Pau, ce 18 juin


imagesAujourd’hui, 18 juin 2013, c’est à peine si dans sa rubrique «d’autres 18 juin », le journal évoque ce 18 juin 1940. Parmi les jeunes sont-ils nombreux à savoir ce que signifie cette date ?

 Une cérémonie a eu lieu aujourd’hui à Pau pour célébrer cet anniversaire et, fait significatif, l’élu qui avait été désigné pour représenter la municipalité, était absent.

 A Londres, le Général de Gaulle lance à la BBC son premier appel à la résistance. Peu se souviennent aujourd’hui combien cet appel, face à l’invasion des troupes allemandes, était porteur d’espoir. « Mais l’espérance doit-elle disparaître ? ».

Il faut se replacer dans un contexte où le peuple de France était humilié et incapable de trouver en lui les ressources pour se relever, faire face et retrouver un honneur perdu.

Il a fallu un homme, seul depuis Londres en dehors des limites de son pays, habité par la grandeur de la France, pour lancer un mouvement de résistance, de la résistance des hommes et de femmes de son Pays face à un ennemi tout puissant installé sur son territoire.

La suite on la connaît, on sait surtout ce qu’a été ce général de brigade qui, créateur de la cinquième république, a présidé aux destinées de son pays de 1958 jusqu’en 1969.

C’est vrai qu’à cette époque l’honneur avait un sens, le sens que l’on donne au mot gaullien et qu’on s’applique à ne pas confondre avec le mot gaulliste. Ainsi on ne pouvait confondre l’honneur avec les honneurs.

Nos politiques actuels qui veulent renouer avec le régime des partis seraient bien inspirés de se souvenir.

                                                                                               Pau, le 18 juin 2013

 

                                                                                               Par Joël BRAUD

5 commentaires sur « Pau, ce 18 juin »

  1. Merci M. Boutin pour ce rappel plein de dignité.
    Je vais même plus loin que votre dénonciation de la confusion entre l’honneur et les honneurs; pour combien de politiques, le principal c’est le « tos », l’auge pleine où le porc se précipite ? Et le mot n’est pas nouveau, c’est le chansonnier béarnais Xavier Navarrot (1799-1862) qui en usait déjà !

    1. Merci à vous M. Lafitte. Juste une précision la formule « Plus d’honneur que d’honneurs » est la devise de la famille Adhémar; elle est gravée dans la pierre au château de Grignan dans la Drome. Rendons à César…
      Joël BRAUD

      1. Toute mes excuses, M. Braud, pour avoir attribué votre billet à M. Boutin; dont je venais de lire un article… On prête aux riches !
        Bien cordialement,
        J.L.

  2. si, j’ai bien compris même les élus ne se souviennent plus du 18 juin.

    lamentable!!!

    on nous dit « la maire est bloquée a PARIS » résultat d’un cumul des mandats

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