Le Chant (du coq) de Noël.


DownloadIl était une fois un coq jovial et reconnaissant à Mère Nature de lui donner si belle allure tandis que cocoriquant dès le soleil levant, il offre à multitude d’êtres humains pour le moins reconnaissants de quoi sourire à une douce journée afin d’entamer son avènement dans la joie et la couleur du temps … Ce coq, au demeurant bienveillant avec ses conquêtes auprès de qui il fait la fête, cocorique donc à tue-tête dès le début de la journée, ne cessant de faire le beau face à ses poulettes heureuses d’avoir auprès d’elles ce mâle dont les cordes vocales n’ont rien de désuet.

Un jour, avant que le nouvel an approche et tandis que les Hommes souhaitent voir sourire nombre de leurs proches bien avant que Noël ne vide leurs poches, certains d’entre eux décidèrent d’entraîner la basse-cour et le gallinacé à sa tête sur une Place Royale de la Ville où le Village de Noël est installé … ceci afin de réjouir les badauds et les enfants de passage venus admirer celui qui, la crête hérissée, la plume garnie et bien relevée, ses pattes rehaussées et tenant de ses ergots sa fierté chante dés le matin et pour la postérité.

Seulement voilà, le pauvre coq qui n’a rien d’un fanfaron « se trouve fort dépourvu » et pris d’effroi tandis que son œil appauvri sous les lampions de la ville demeurant allumés, lui donnant la nausée, a le tournis après seulement quelques jours passés dans ce Village de Noël où hélas, il n’est pas né, ni roi.

A ce jeu-là, le pauvre coq déboussolé ne cesse de cocoriquer, il cocorique tant sous les lumières du monde trépidant, et qu’il ne connait pas qu’il donne de la voix du soir au matin au risque de déplaire à quelques citadins fâchés avec le regain et ce qui hume bon le foin … la ferme et ses bons samaritains !

Moralité, j’espère qu’un hurluberlu des plus tordus parmi les humains peu enclins au chant du coq n’aura pas l’idée bête et saugrenue de confondre le bel animal avec un chapon, du reste, des plus originaux, mais qui nous le savons, finira ses jours dans le chaudron servant à l’appétit de gais lurons sur une tablée sacrificielle dont les humains sont friands à Noël.

– par Samie Louve.

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