Brigitte et Emmanuel vont au ski

Le petit Macron slalome entre 20 gendarmes et le charmant ensemble rouge de Brigitte, sa première dame. La moitié des télévisions du globe relate l’événement. Ceci dans la modeste station de la Mongie dans laquelle il a de solides attaches familiales et affectives. Son épouse a, elle, une maison au Touquet. A eux deux ils couvrent l’axe nord sud de l’hexagone.

Les mauvaises langues diront qu’il s’agit de communication, de contrebalancer un côté trop parisien, trop urbain, pas assez champêtre.

Peut-être, maintenant que l’histoire sans fin de Notre Dame des Landes semble abandonnée, ce passage dans nos somptueuses Pyrénées est aussi une occasion de débrayer. Tout simplement.

EM : Ma chère amie pour l ‘aéroport à Notre Dame des Landes j’ai pris ma décision. Nous allons définitivement abandonner le projet.

BM Je vois que même le temps d’une descente d’une piste rouge tu continues à réfléchir au destin du pays.

Ici entre Béarn et Pyrénées j ‘aurais cru que tu traiterais le dossier le l’ours pour lequel je reçois des centaines de le lettres.

EM :Eh bien, ma douce amie, tu me croiras si tu veux mais des ours nous en avions parlé avec Trump à Paris. A ma grande surprise il connaissait un peu la France, mal l’Europe et un peu nos montagnes et les ours de chez nous et même le nom des Pyrénées dans lesquelles ils gambadent.

Très sérieusement il m’a suggéré de construire un mur qui en ferait le tour .

DT : Mon garçon Je vous propose de monter un business avec une entreprise franco-américaine qui construira le mur entre le Mexique et les USA, d’une part et, d’autre part, entre l’Espagne et la France.

avec cela nous ferons exploser wall street et la bourse de Paris .

Pierre Yves Couderc

Oloron le 28/01/2018

Crédit photo : Pierre et vacances

Nous sommes le 23/02 les bans sont proclamés !!!

bagneresgrandsthermesMonsieur PYC a décidé de se conformer à la nouvelle ligne éditoriale de la maison Altpy. Non seulement il se concentre sur le Béarn et les Pyrénées, mais encore, sur sa classe politique et sa citoyenneté en général. Et comme Coluche qui voulait laver plus blanc que blanc il annonce les événements par avance sans que personne ne les ait vus approcher. Pas un marabout ou un diseur de bonnes aventures mais un véritable prophète de la politique de la France et de la Navarre.

Son dernier article du 04/02 proclamait « François et Emmanuel : fiancés du printemps, mariés avant l’été ? ». Même Gala et Voici n’avaient vu venir le scoop. BFM et I télé trop loin, trop parisiens. Les sondeurs ils n’osent plus rien dire et leur science est toute à reconstruire. Ils se cachent car ils tiennent sinon à la vie, du moins, à leur honneur.

Nous sommes le 23/02 les bans sont proclamés et la formidable machine médiatique ne parle plus que de Pau et de Bagnères et pas seulement dans la République de chez nous (cf des Pyrénées).

Et alors quel rapport d’Emmanuel avec nos Pyrénées ? Nous le disions c’est la grand-mère, principale d’un collège du côté de Bagnères de Bigorre, qui aurait éveillé sa sensibilité (très ténue) de gauche. Un endroit (Bagnères) où il revient souvent avec Brigitte et les gosses et qu’il apprécie. Pau et Bagnères presque des voisins de palier.

Au plan politique nous avions souligné leurs attaches centristes, sociales et européennes. Nous disions :

Ce sont deux centristes sociaux et européens mais plus ou moins libéraux. En effet on devine chez Macron une certaine fascination pour le libéralisme qui heurte toujours l’inconscient politique français. Et aussi un certain amour de la globalisation qui a montré toutes ses limites surtout avec l’avènement du terrible Donald aux USA et du Brexit anglais.

Mais là il y a certainement un hiatus, sans doute lié à l’âge et à la formation, et l’affaire marchera (ou pas) non pas comme un binôme mais comme un complément. Les meilleurs couples fonctionnent sur ce modèle. Macron amène son énergie, son brio, sa vaste culture économique, son culot ; Bayrou son expérience du terrain et de la vie politique nationale et locale et des assemblées. De plus, sa droiture semble particulièrement appréciée des électeurs et des électrices.

Au physique comme au moral les hommes se distinguent et se complètent. Macron comme un furet toujours le nez au vent à la fois banquier d’affaire, musicien, fils d’un professeur de médecine mais aussi sympathique et accessible.

Bayrou, lettré encore que fils de paysan, agrégé de lettres, ministre très jeune mais avec une épaisseur provinciale notre archange de Bordères reste un digne représentant de la Gascogne et de la France. Celle bien sûr d’Henri IV et de la proclamation de l’édit de Nantes.

Un bon équilibre au final qui devrait plaire aux français et leur faire comprendre le charme de la cohabitation contre la violence bloc contre bloc.

Alors si vous avez trois sous je vous conseille de parier entre vous, sinon vous pouvez toujours aller boire une bière à la place d’armes à Orthez, mais cela n’est pas bon pour la santé et beaucoup moins rigolo.

Pierre Yves Couderc
D’Emmanuel à François
Oloron le 25/02/2017

François et Emmanuel

palais_de_l_elysee_0005Fiancés du printemps, mariés avant l’été ?

Dans son dernier article notre ami PYC glosait sur les relations entre les hommes et les animaux aux Pyrénées.

Mais, pour coller plus à l’actualité, nous avons ici, dans les Pyrénées occidentales, deux hommes qui ont dans leurs mains rien moins que le destin de la France. A savoir l’accès à la plus haute fonction : celle de président de la République. On peut rappeler que, autrement, il s’agirait d’une reine. Une souveraine qui ne serait pas Anne de Bretagne mais un certaine Marine toute de bleu vêtue .

Nous avons donc, primus inter pares, en ce qui concerne le caractère béarnais François Bayrou, 65 ans, l’archange de Bordères, maire de Pau et ancien président du conseil général. Incidemment l’auteur d’une très honnête biographie d’Henri IV certainement le plus populaire et, sans doute, le meilleur des 40 rois qui firent la France. Il faut reconnaître que dans ce challenge il ne joue qu’un rôle de supplétif, de connétable ou de porte-flingue, néanmoins avec des atouts considérables à savoir avoir obtenu aux présidentielles de 2007 environ 20 % et 10 % à celles de 2012.

A l’évidence dans ce jeu, en cette année de grâce de 2017, il ne peut jouer qu’une place de faiseur de roi au service du bouillant Emmanuel Macron, venu du grand nord quelque part du côté d’Amiens ou du Touquet. Plus jeune, plus brillant, philosophe, énarque inspecteur des finances et parmi les plus brillants des banquiers d’affaire.

Et, en plus, sympathique et avenant. Et alors quel rapport avec nos Pyrénées ? Et bien c’est sa grand-mère, principale d’un collège du côté de Bagnères-de-Bigorre, qui aurait éveillé sa sensibilité (très ténue) de gauche. Un endroit (Bagnères) où il revient souvent et qu’il apprécie.

Tous les deux, le petit Macron, classé numéro deux dans les sondages, et l’archange de Bordères qui peut amener une bonne part de ceux qui, un jour, ont voté Modem ont une carte à jouer.

Et surtout surgit la descente aux enfers de François Fillon le mari de cette pauvre Pénélope qui en leur pimpant manoir, lui tricote des pulls pour l’hiver ainsi qu’à leurs enfants pour une très honnête rétribution. Avec tout cela les carottes sont presque cuites.

Sur le fond ce sont deux centristes sociaux et européens. Même si on devine chez Macron une certaine fascination pour le libéralisme qui heurte toujours l’inconscient politique français. Et aussi un certain amour de la globalisation qui a montré toutes ses limites surtout avec l’avènement du terrible Donald aux USA et du Brexit anglais.

Pierre Yves Couderc

Oloron le 04/ 02/ 2017

Des ours, des rats, des hommes, en Béarn et aux Pyrénées.

salamander-1126591_1280Dans un article précédent monsieur PYC posait la question un peu iconoclaste : l’homme et sa femelle, des animaux comme les autres ?

En 2013 (et oui le temps passe vite) sur le présent site, pour présenter les Pyrénées, ce diable de PYC écrivait sous le chapeau : les Pyrénées, définition à l’usage des politiques et des poètes (Chapitre 1 et 2). Tout cet environnement naturel, très généreusement arrosé, de manière continue dans la partie occidentale, de manière plus violente vers l’orient, engendre des biotopes d’une richesse exceptionnelle. Des biotopes sans équivalent de par le vaste monde, en suivant les gradients des altitudes et des températures.

Ce dont il est aujourd’hui question c’est la relation des hommes aux animaux dans l’espace béarnais que nous élargirons aux Pyrénées occidentales.

Mais comme nous l’a appris monsieur de la Fontaine, il y a des rats des villes et des rats des champs. Monsieur de la Fontaine, maître des eaux et forêts, fort peu pyrénéen au demeurant, mais trousseur de sonnets incomparables (le long d’un clair ruisseau buvait une colombe…etc) entre autre le plus charmant et le plus simple des poètes. Celui qui écrivit le meilleur des français : aérien, précis, et bucolique, oserons-nous dire.

A noter que notre ami rattus est une espèce commensale de l’homme qu’on trouve plus dans les habitations ou dans les égouts qu’en pleine nature .

Dans notre Béarn nous pourrions préciser les catégories de «biotopes» dans lesquelles on trouve tout ce monde animal (les hommes, les rats, les desmans, les ours, les ourses, les isards et des centaines d’autres espèces).

Nous distinguerons les villes, la campagne et le piémont, et, enfin, la haute montagne sur jusqu’à des altitudes frôlant les 3 000 mètres où grouille tout ce monde divers et multiple. A l’évidence pour la flore et, en conséquence pour la faune, une succession de paradis. Pour ne pas trop se compliquer nous insisterons sur les mammifères dont, faut-il le rappeler, la moitié des populations a fondu en quelques dizaines d’années. Avec l’arrivée au pouvoir à Washington du terrible Donald et tous ces pic-sous qui l’entourent on peut craindre que ce processus mortifère et hélas mondialisé ne s’accélère. D’autant que le nouveau président a déclaré ne pas croire au réchauffement climatique. La solution serait peut-être d’exporter quelques canards de notre Gascogne, porteurs de la grippe aviaire pour nous débarrasser de ce Donald rouquin et de sa troupe malfaisante.

Mais revenons à nos moutons. Moutons dont la montagne est submergée l’été et qui descendent souvent en camions, sur le piémont et dans la plaine le reste du temps. Les isards, voire les plus rares bouquetins, quelque part leurs frères sauvages, sont capables d’affronter la neige et le blizzard de la mauvaise mauvaise saison. Il est vrai beaucoup plus en forêt que dans la montagne pierreuse.

Sur la montagne, bien sûr, comme un symbole et comme un seigneur formidable règne lou moussu (qui n’a rien à voir avec Jean Lassalle) l’ours formidable malgré son apparence un rien débonnaire ; l’ours sur lequel Michel Pastoureau, le remarquable historien des couleurs, a commis un ouvrage passionnant L’Ours. Histoire d’un roi déchu. Il explique que notre ami l’ours était, dans toute l’Europe, le roi des animaux jusqu’à ce que, au tournant du moyen-âge, il fût supplanté par le lion que les seigneurs du temps avaient sans doute aperçu en orient. L’ours était alors si commun que Gaston Fébus ne crut pas utile de décrire son apparence dans son livre de chasse tellement il abondait .

Mais descendons vers la ville. Prenons l’exemple des agglomérations de Tarbes et de Pau. Ces agglomérations sont principalement peuplées de bipèdes ce qui est plutôt une rareté sur la terre. C’est sans doute pourquoi sur les routes et dans les rues ils se déplacent plutôt à quatre roues. Sans doute pour s’apparenter à leurs frères et sœurs mammifères généralement dotés de quatre pattes. Bien sûr nous parlons des hommes et de leurs dames. Avec ce système ils consomment pour se déplacer, plutôt à petite vitesse, infiniment plus d’énergie que le déplacement ne le demanderait. Sans parler du stress et de l’énervement .

Mais les hommes dans les villes ont un penchant; la biophilie à savoir l’amour des choses naturelles et, singulièrement des animaux si bien que leurs maisons et leurs appartements sont peuplés de chats et de chiens, de poissons rouges, de perruches et depuis quelques temps de boas ou de varans.

Pourtant, d’après les meilleurs scientifiques, nous les hommes ne serions pas des ours qui, comme nous, sont omnivores plutôt malins et ne dédaignent pas le miel et la station debout mais de grands singes un peu comme des gorilles, des orangs-outans voire des chimpanzés.

Alors nous serions vraiment différents car des singes en Béarn ou en Bigorre il n’y en a qu’au zoo d’Asson et encore ce sont surtout des ouistitis rigolos, des lémuriens émouvants, ou des des gibbons acrobates et joueurs.

Bon nous ferons l’impasse sur l’étage moyen de 300 à 3000 mètres peut-être le plus riche. Nous aurions aimé parler des pipistrelles, des scarabées dorés, des hermines merveilleuses, des gypaètes barbus, des salamandres qui illuminent les bois des tritons et des loutres qui nagent dans les ruisseaux.

Mais il convient de savoir se contenir. Au risque nous, pauvres grenouilles souvent urbaines, d’éclater de suffisance en essayant de se laisser croire aussi savantes que le bœuf voire des meilleurs naturalistes .

Pierre Yves Couderc
De Martin à Léo,
De Léo à Popi
Oloron le 29/01/ 2017

Le Béarn, la France : politique et religion

gaveorthezDans le débat public la religion fait un come-back remarqué. Cela, d’une part, à cause sans doute de ce qu’il est convenu d’appeler l’islamisme, d’autre part à cause des propos de François Fillon. (au passage que de François !!!)

(Fillon qui ne semble plus se rappeler qu’il est passé par le gaullisme social, Bayrou, l’archange de Bordères, François le pape italo-argentin nouvel icône comme Gandhi ou Mandela).

Bon, revenons à nos moutons voire à nos agneaux (agnus dei qui tollis Fillon et Bayrou connaissent sûrement la suite .) puisque monsieur Fillon, le chevalier à la triste figure, souvent un peu morose possessionné dans la Sarthe, abonné à la seconde place sous Philippe Séguin et sous Nicolas Sarkozy, vainqueur de la primaire de la droite, s’est déclaré gaulliste et chrétien .

Gaulliste, à droite comme à gauche, cela ne mange pas de pain et cela pose son homme. Le mélange des deux pourquoi pas sinon qu’en France et en Béarn c’est beaucoup plus inhabituel.

En Béarn l’archange de Bordères, actuellement maire de Pau, appartient à cette frange qu’on appellerait en Allemagne ou en Italie des démocrates chrétiens. Une frange modérée en économie et sur les valeurs traditionnelles d’essence chrétienne, une frange aussi européenne avec l’Europe vue d’abord comme un espace de paix et, secondairement, comme un marché commun.

Rappelons que les pères de l’Europe Konrad Adenauer, le Luxembourgeois Joseph Bech, l’Italien Alcide De Gasperi, et les Français Jean Monnet, Robert Schuman et aussi de Gaulle participaient largement de cette idéologie plus spécifiquement sur l’aspect chrétien.

Mais dans tous les cas de manière privée et jamais comme une idéologie proclamée.

En France plus qu’ailleurs où la laïcité et la séparation de l’église et de l’état sont plus fortement affirmées.

En cela on peut imaginer que l’inconscient politique et religieux en reste fortement influencé. En effet les protestants sont fortement imprégnés de laïcité et de républicanisme. Aussi cette confusion cette « Mesclagne » dit on ici et en Gascogne, choque sans doute plus qu’ailleurs.

Mais le jeu politique ce n’est évidemment pas une histoire de curés ou de pasteurs (sauf, peut-être, à Orthez la Rome ou la Mecque du protestantisme béarnais) mais c’est une histoire de ruses et de stratégies et au delà bien sûr, faut-il espérer, de convictions et de valeurs.

A ce jeu le pourtant placide François de Bordères, plus qu’aucun autre politique, est tout à coup excité comme une ourse défendant ses oursons quand la saison des élections présidentielles approche.

Il est vrai qu’en 2007 avec presque 20% il faillit emporter le gros lot et qu’en 2012 il atteignit 10 % malgré la guerre menée contre lui par le petit Nicolas .

Alors en 2017 d’aucuns l’ont vu marié avec Fillon .

Mais justement la proclamation de sa foi catholique les a brouillés (c’est, du moins, la version officielle) d’autres (ceux qui savent toujours tout ) le voient bien en renfort du petit Macron.

Peut être a-t-il compris que son tour était passé. Et puis ce bouillant jeune homme qui n’est ni de droite ni de gauche, une manière de s’affirmer centriste sans le dire est un peu de son camp. Et ce dernier bien qu’élevé chez les jésuites pense que toutes les religions comme la laïcité ont leur place.

Ce qui ne mange pas de pain .

Pierre Yves Couderc
Entre François et François

Les bûches de Joël et l’économie circulaire.

elagage-04Dans son dernier article monsieur Braud attirait l’attention sur l’arrêt, de facto, du ramassage des branches mortes des particuliers sans doute élaguées ou tombées au sol.

Il ajoutait : « La thèse qui voudrait que ces branchages soient broyés ne manque pas d’intérêt. Le paillage des massifs y trouverait un avantage mais au prix d’un investissement parce qu’il faut bien un appareil pour le réaliser. Voyez il y a beaucoup de questions en suspens à propos d’une décision qui paraît à première vue anodine. »

De fait apparaît, et c’est nous qui reprenons la parole autour de cet exemple, toute la notion d’économie circulaire qui va devenir une nécessité  à court terme, si l’on veut que la planète ou plutôt les humains qui la peuplent perdurent encore quelques milliers d’années.

Ce qui est proposé c’est le broyage des branches une notion qui valorise si peu que cela soit la matière récupérée. Certes il convient de trouver le meilleur modus operandi, l’action la plus économiquement optimisée. Cela doit pouvoir se faire.

De fait à partir du moment où l’on valorise c’est à dire où l’on fait rentrer de la monnaie autour d’une matière voire d’une action citoyenne tout fonctionne mieux.

A ce propos rappelons nous les années 70 où surgirent, de toutes parts, les supermarchés et leurs inévitables files de caddies que l’on retrouvait partout dans la ville voire dans les rivières ou les massifs floraux.

L’idée géniale et d’une simplicité biblique fut d’engager obligatoirement une pièce de 1 F pour que les caddies soient rangés et la modeste pièce récupérée.

L’intérêt c’est que la dite économie circulaire est, de par le monde, la préoccupation majeure des villes des villages ou, à tout le moins, des agglomérations en lien naturellement avec le système économique. C’est la bonne échelle pour traiter la question, sauf peut-être pour notre ami Donald le héros de l’Amérique profonde… Encore qu’il n’est pas dit qu’on puisse faire du business avec du recyclage et qu’ il ne revoie pas sa copie…
Dans le rayon des choses simples revenons autant qu’il est possible à la notion de consigne. Même idée on optimise un bien sans valeur au départ en le monétisant. Dans cette notion de consignes pensons à tous les portables usagés qui traînent dans les tiroirs.

Là ce sont des objets de valeur de par leur complexité et surtout de par les métaux rares qu’ils recèlent. Une vraie mine d’or pour l’économie circulaire. On peut imaginer à l’achat des consignes de + de 20 euros qui feraient tourner le système en accéléré. Osons dire que tout bien considéré c’est un système plus efficient que les simples dons des appareils usagés.

C’est ainsi que dans des pays pauvres ou moins pauvres les enfants récupèrent les canettes en aluminium pour les revendre en vue de recyclage.

Des villes comme Hambourg ou San-Francisco en sont des exemples marquants avec une idée de 100 % recyclage ou dit autrement d’économie circulaire.

L’idée ultime est que les déchets n’existent pas mais doivent se fondre à nouveau dans le circuit productif. A ce propos on peut noter que c’est ainsi que la nature fonctionne.

Pareillement, on pourrait économiser certains frais engagés par les services municipaux dans une région qui regorge de grimpeurs bien équipés et qualifiés. En effet les décorations de Noël, qui pour chacune d’elles, immobilisent une nacelle et au moins quatre personnes pour la servir pourraient être posées par des petites compagnies privées spécialisées dans l’escalade et la pause d’objets en tout genre.

C’est un sujet immense que les branches entassées de Monsieur Braud ont bien voulu soulever.

Pierre Yves Couderc entre vous et moi
Entre le foie gras et la messe de minuit
le 25/12/2016

La bûche de Noël ou l’embrasement du monde.

alep2En cette année le monde brûle.

Aux Etats-Unis Donald a été élu.

Vladimir le tsar de toutes les Russies a bien décidé de devenir le maître du monde et au fond à tous les deux cela leur convient.

L’archange de Bordères, lui, il ne suit pas trop tout cela. Ce qui le tracasse c’est savoir s’il va y aller (aux présidentielles). Sinon c’est Emmanuel et son nom de Jésus, le jeune mari de Brigitte qui va emporter le centre d’autant qu’il est plus jeune et très intelligent. Et l’ami Alain l’autre régional de l’étape s’est un peu planté entre la primaire et le premier tour.

A Donald on a dit que la terre à force de se réchauffer allait perdre toute sa vie. Il n’y croit pas et de toute façon cela ne fait pas baisser les actions. Au fond à Vladimir et à Donald peut leur en chaut.

En attendant, Vladimir avec constance et application massacre les amis de son ami Assad le président de la Syrie, le chef des Alaouites. Au début c’était officiellement pour s’attaquer à Daesh mais pour cela il y a les Français, les Américains, les Kurdes et même les Iraniens. On peut penser qu’avec ce grand naïf de Donald il ramassera les billes ou alors ils feront un deal ensemble. Attention avec son nom et son look de poulet qui a mal digéré sa grippe aviaire on aurait certainement tort de le sous-estimer.

Alors nous, pauvres humains, pauvres pyrénéens, beaucoup moins malheureux que beaucoup d’autres, que dire ? Que faire ? sûrement préparer la bûche de Noël et s’en délecter.

Aller voir à la montagne si, avec cette chaleur persistante, les ours ont déjà attaqué leur hibernation… certainement pas. Mais de la montagne peut-être verrons-nous les Soukhoï revenir du moyen orient et les rafales aller se poser à Mont-de-Marsan.

Rentrer en soi-même, méditer ; c’est bien, parfois utile…

L’année dernière à cette époque Monsieur PYC avait longuement développé sous forme de contes des histoires amoureuses et cruelles mais aussi religieuses ou animales (des ourses en l’occurrence). Certains avaient apprécié d’autres moins…

Mais tout d’un coup j’y pense comme chef d’État il n’y a pas que Donald et Vladimir il y aussi François (pas celui de Bordères) François le pape italo-argentin ennemi des puissants et surtout des puissances d’argent.

Son idole à lui, celui qu’il cite à tout moment c’est Jésus le Nazaréen, un Juif fils de Marie et de Joseph. Pour tout avouer c’est lui François qui m’avait raconté ces petits sonnets en Espagnol que je m’étais permis de traduire à la Noël dernière.

Pour se venger Jésus a décidé de sauver le monde.

et de créer une nouvelle religion
qui protège la femme adultère
qui paie l’ouvrier de la 25ème heure
autant que celui qui fait ses 35 heures
qui chasse les marchands du temple
qui multiplie les pains
et ces drôles d’histoires qui font bailler les enfants
de Nazareth à Lannemezan.

Jésus est syrien juif et syriaque
il parle couramment l’araméen, l’occitan bigourdan
et, assez mal, le catalan.
Il comprend même la langue de l’occupant romain
contre lequel les gamins lancent des pierres et les gamines des œillades.

Alors je prends mes responsabilités et je m’engage

Jésus président
Marie à L’ONU

Pierre Yves Couderc entre Bagnères et Pau
Entre François et Emmanuel
Entre Babeth et Brigitte

avec l’aimable participation de Donald et de Vladimir.

François, roi du Béarn, Emmanuel en marche tous les deux ?

marche-nordiqueJe vois que notre ami François Bayrou, l’illustrissime archange de Bordères, le paysan universitaire fait le buzz sur le présent site.

Monsieur PYC semble avoir moins de succès avec des chroniques pourtant écrites avec application comme Paranoïa qui, il est vrai, parlent du désespoir du monde dominé par les Poutine, les Assad, les Erdogan , et l’inénarrable Donald : le canard président qui tweete encore plus vite qu’il ne dégaine.

Alors pourquoi ne pas revenir dans notre pré carré en faisant un parallèle entre François et Emmanuel .

Évidemment François de Bordères est le roi actuel, maire de la cité et ex-président du Parlement de Navarre ; plusieurs fois candidat à la présidence de la République.

Quant au petit Emmanuel il a de solides attaches en Bigorre.

Ses grands-parents maternels sont originaires de la région de Bagnères-de-Bigorre, où il séjourne occasionnellement. Il affirme que c’est à sa grand-mère, principale de collège, qu’il doit son engagement à gauche.

Ce qui les rapproche et ce qui les différencie :

Globalement on peut les situer au centre avec des valeurs cardinales que sont :
– le social
– l’Europe
– et une dose plus ou moins affichée de libéralisme
– peut-être un fond de catholicisme

Sans oublier une ambition voire une obsession très forte pour le poste de président de la République. Qui sait de celui de l’Europe un jour ?

Mais certainement pas le même centre ;

D’ailleurs Emmanuel ne se situe pas entre la gauche et la droite mais ni à gauche ni à droite. Historiquement François a toujours ou presque fait alliance à droite depuis qu’il faisait cause commune avec les giscardiens. Et même il aurait voté Hollande contre Sarkozy, il est vrai son ennemi intime.

Emmanuel et son joli prénom biblique (d’Emmanuel à Emmanuelle) c’est une fusée venue de nulle part jamais élu mais passé directement au poste, pas tout à fait anodin, de ministre de l’économie. Il est vrai qu’inspecteur des finances il est passé par la banque Rothschild soit le fleuron de la banque d’affaire où, nous dit-on, il fit des merveilles et, subséquemment, gagna beaucoup d’argent. Entre temps de son Amiénois natal il était passé  par Henri 4 et l’ENA.

Un garçon bien sous tout rapport qui joue du piano et même au football et qui obtint un DEA de philosophie.

Un garçon sympathique et plein d’allant qui détonne dans un monde politique un peu gris. Un garçon un peu original qui a épousé sa professeure de français âgée de plus de 20 ans que lui.

Mais surtout un homme jeune ce qui, en France au moins, est une exception. Peut-être un nouveau Giscard un nouveau Kennedy ou un nouvel Obama.

Mais ce qui détonne c’est son programme pour autant qu’au jour d’aujourd’hui il y en ait un. De plus, pas de parti ou même de mouvement en dehors du fantomatique mais peu consistant « En marche » avec un côté, il faut le reconnaître, très bon chic bon genre, très parisien, et très start-up tarte à la crème qui peut énerver.

De plus quel est son programme sur l’écologie, la politique militaire, l’enseignement supérieur ?

On serait heureux de le savoir.

Mais des idées originales comme faire travailler plus les jeunes que les anciens, éventuellement ne pas fixer un âge légal de départ à la retraite. Ou encore supprimer certaines charges sociales sur le travail pour les transférer sur la CSG afin de redonner du pouvoir d’achat aux travailleurs. Au demeurant une vraie mesure sociale disons de gauche.

Et puis des sujets tabous comme le mystérieux libéralisme qu’on peut espérer différent d’un capitalisme exacerbé. On aimerait savoir ce qu’il en est, le cas échéant, avant de glisser un bulletin dans l’urne.

Quant à l’archange on suppose qu’il faut regarder les programmes précédents, ou peut-être, celui d’Alain Juppé qu’il a fortement soutenu. Hélas c’est ce triste Fillon, il y a très longtemps gaulliste social reconverti droite dure, qui est sorti du chapeau .

Mesdames messieurs, Palois et Bigourdans, faites vos jeux la roue est lancée.

Pierre Yves Couderc
Entre Bagnères et Pau

Entre François et Emmanuel
Entre Babeth et Brigitte
le 10/12/2016

Paranoïa

vierge-enfantIl y a des années comme cela où, sans être paranoïaque, l’inquiétude vous ronge et où on a l’impression que tout le monde peut basculer vers l’enfer, que c’est même probable.

Pour tout dire cette année 2016 qui se termine nous fait penser à 1933. L’année où le pouvoir a été abandonné à Hitler par par Franz von Papen.

Comme par hasard une année où une crise boursière, venue des Etats-Unis, a brisé l’économie capitaliste d’abord puis l’économie réelle ensuite. Une année où il n’ a pas semblé opportun de sauver les banques et où jusqu’à Roosevelt les présidents américains étaient républicains .

D’abord chez nos amis russes qui, sous la férule de Vladimir Poutine, regagnent subrepticement leur empire sans l’ombre d’une émotion et avec méthode : annexion de la Crimée, soutien aux nationalistes russes en Ukraine, élection de présidents pro russe en Bulgarie et en Moldavie.

Et pour couronner le tout soutien au terrible président Assad en Syrie en tuant et massacrant des supposés terroristes, des femmes et des enfants et en détruisant tous les hôpitaux à Alep ou ailleurs. Tout cela, sans doute, pour reprendre pied dans la région et une ouverture sur la méditerranée… une vieille obsession du monde russe… une horreur absolue dans un pays de très vieille et noble civilisation .

Ensuite chez nos amis anglais qui par un Brexit irréfléchi ont creusé leur propre tombe et, sans doute, celle de l’Europe. Certes nous nous sommes souvent affrontés avec nos dits amis anglais mais jamais deux peuples européens n’ont été si proches. L’empire Plantagenêt, celui de Richard Cœur de Lion courait du nord des îles britanniques jusqu’à la Navarre et les rois d’Angleterre étaient couronnés en français. Notre Nouvelle Aquitaine était le cœur d’un vaste conglomérat angevin, normand et anglo-saxon.

Et puis chez nos alliés américains l’élection surprise d’une sorte de clown venu de nulle part avec, il est vrai, 2 000 000 d’électeurs en moins que sa rivale. Mais c’est un système qui date du 18ème siècle qui veut cela. Un homme au cheveux jaunes et au prénom de canard (Donald Trump) et au teint bistré une sorte de Boris Johnson (l’ancien maire de Londres) en moins distingué et moins instruit une sorte de cow-boy de tous les états de l’intérieur qui l’ont élu. Un milliardaire qui , légalement, semble-t-il, n’a pas payé d’impôts depuis 8 ans .

Mais là nous ne sommes pas dans une super production un blockbuster qui encombre, de par le monde, les écrans des cinémas et des télévisions bas de gamme mais dans une réalité où se joue le sort du monde .

De plus un climato-sceptique comme le dernier Sarkozy (avec les résultats afférents). De plus raciste et misogyne, homme à femmes, ce qui n’est pas un défaut en soi une sorte de DSK avec la compétence économique en moins.

Alors fêtons les fêtes en espérant que la grippe aviaire n’ait pas, depuis lors, contaminé toutes les volailles dindes chapons oies etc ….

Soyons positifs et reprenons notre texte du 21/12/2015
Jésus est syrien juif et syriaque
il parle couramment l’araméen, l’occitan bigourdan
et, assez mal, le catalan
il comprend même la langue de l’occupant romain
contre lesquels les gamins lancent des pierres
et les gamines des œillades
mais aussi le grec et le sanskrit

Et même si nous sommes plus sensibles à la religiosité qu’aux dogmes qu’à l’histoire sainte comme dirait Hubert Reeves.

Ajoutons tout de même que la paix soit sur la terre.

Que les Trump, les Hassad, et les Poutine laissent encore quelques années à notre terre. Que les méchants soient punis et les humbles secourus… Qu’encore, pour des milliers d’années, les papillons les oiseaux de paradis et les gypaètes soient plus nombreux dans les cieux que les rafales Sukhoi ou autres F15.

Beati pauperes spiritu.

Et PYC de dire à Marie-Madeleine

Mon ange; mon petit chat
ma sublime infirmière, ma petite femelle
fait comme ta cousine Marie…

Et cela c’est quoi, monsieur PYC, une fantaisie ? Ici c’est un site sérieux et citoyen… on est pas sur meetic.

Pierre-Yves Couderc

Le secret ultime

Pour un bon article, pour un bon discours voire pour l’ébauche d’une galéjade amoureuse….
Que dire, que faire ?

On a un peu reproché à monsieur PYC d’être trop bavard, trop personnel, de trop parler de lui de ne pas être centré sur le grand Pau, parfois sur ses douleurs affectives.

D’avoir un style un peu trop amphigourique …

Trop bavard, trop long, il s’appliquera désormais à compter ses mots et ses phrases pour ne pas fatiguer le lecteur : un certain ordre des choses, certains duraient un bon marketing, l’exigent … soit…

Pourtant depuis 2012 PYC sur cet honorable site  a bien noté qu’Alternatives Paloises était devenues Alternatives Pyrénées ce  qui permettait d’écrire sur l’ours (3 articles un peu compliqués il est vrai) sur les cathares et sur des écrivains nés aux Pyrénées comme le si poétique  Francis James et l’extraordinaire Henri de Monfreid. Francis James est un poète délicat, Monfreid un bandit lumineux et génial.

Et même d’écrire sur les Pyrénées en tant que massif : Définition à l’usage des politiques et des poètes (chapitres 1 et 2)

En politique si l’on s’en  réfère aux deux champions de la droite il en est un qui se débauche dans la parole et l’agitation, l’autre, dans le propos mesuré et toujours bien droit dans ses bottes dans un français impeccable. Le premier est parfois en bisbille avec la locution voire la syntaxe  voire la grammaire.

Souvent les grands hommes parlent peu. Le silence ainsi développé donne du relief aux paroles et les magnifient. De Gaulle, Mitterrand parlaient peu  Henri 4 parlaient beaucoup ce dernier en gascon ou en français mais il est vrai souvent pour compter fleurettes… ou même au temple en français ou en béarnais et en latin aux églises.

Je pourrais un peu plus parler d’Oloron mais il existe l’excellent Oloron blog de Joël Adam. Et puis dans ce pays de vaches et de moutons c’est bien connu l’herbe est plus verte ailleurs.

Hou là là il faut arrêter ma plume cela va être trop long on va me disputer et même oublier de publier mon article

Pierre Yves Couderc
Oloron le 16 /11/2016