Les élus béarnais veulent la peau de l’ours !

l-ours-cannelito-11-ans-entre-les-vallees-d-aspe-et-d-ossau   Il est des matins où la lecture de La République fait bondir. « Pyrénées-Atlantiques : la carte des 100 communes opposées à l’arrivée d’ourses ». Ainsi donc une ribambelle d’élus prennent position pour l’élimination de l’ours en Aspe Ossau.

 J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer sur ce sujet il y a bien longtemps, sur Alternatives Pyrénées, en mars 2010. Tout était dit dans mon texte : « Ours saumons, anguilles, même combat ! » (cliquer sur le titre)

Aujourd’hui la signature de ces 100 maires montrent à quel point le Béarn est arriéré et ignore les nécessités écologiques.

Mais tout d’abord on se demande bien à quel titre l’immense majorité de ces communes signent un manifeste alors qu’elles n’ont jamais vu un ours sur leur territoire, même quand il y en avait une cinquantaine en Aspe Ossau !

D’ailleurs je ne suis pas du tout sûr que les populations soient en accord avec ces prises de position ridicules.

Ce qui est sûr c’est que la très grande majorité des Français est favorable au maintien de l’ours dans les Pyrénées. Ce qui est sûr c’est que c’est cette majorité qui subventionne largement les communes concernées par la réintroduction. De même que c’est cette majorité qui achète les fromages Ossau Iraty et subventionne fortement le pastoralisme.

Tout a été écrit sur ce débat qui fait rage depuis des années. Mais je voudrais insister sur un point qui n’est pas suffisamment connu. En estive, les pertes de brebis sont nombreuses (accidents, chutes, maladies, etc.). En moyenne elles représentent 2 à 3% des brebis en estive. Il y a plus de 80 000 ovins (chiffres de 2012 donc sans doute plus. ainsi que 22 000 bovins) en Aspe Ossau soit une perte d’environ 1600 brebis par été. Les deux ours actuels n’ont fait aucun dégât ces deux dernières années. Ne peut-on pas admettre une perte de quelques dizaines de brebis, largement indemnisées par ailleurs, pour repeupler Aspe Ossau avec une douzaine d’ours ?

Pourquoi ces basco béarnais ne comprennent pas que l’ours est une chance ?

Il faut les envoyer en stage chez les Massaïs, à moins qu’ils persistent et souhaitent aussi la disparition des lions, tigres, éléphants, gorilles et autres animaux sauvages.

Ce qui est sûr c’est que dans tous les pays d’Europe (Slovénie, Roumanie, Italie Espagne, …) les populations, y compris les éleveurs, vivent sans problème avec des populations d’ours bien plus nombreuses, tout en permettant un développement touristique fort grâce à l’ours.

Les élus et bergers Béarnais seraient-ils les plus arriérés d’Europe ?

Daniel Sango

Crédit Photo : FIEP . Cannelito, le dernier né en Béarn

Sur le chemin de Saint Jacques

L’actualité n’est guère souriante : nos voisins italiens ont choisi une alliance improbable et périlleuse où les extrêmes vont imposer leur dure loi. De l’autre côté des Pyrénées ce n’est guère mieux une coalition de circonstance remet en selle les indépendantistes catalans ; elle est conduite par celui qui se voulait le champion de l’unité espagnole. Bref les nuages s’amoncellent sur le ciel européen que déjà l’Angleterre a abandonné et dont les pays de l’est torpillent les valeurs. Mais d’autres diront mieux que moi ce climat anxiogène qui encourage l’éloge de la fuite…

Peut-être est-ce la raison qui conduit tant de marcheurs sur les Chemins de Saint Jacques. On les compte désormais par centaines de milliers de tous âges, milieux sociaux et pays ; de tous les continents aussi. Faisons le lit d’une idée reçue : le pèlerinage n’est pas un pèlerinage au sens religieux du mot ou seulement pour une petite minorité de ce flot ininterrompu. Et les marcheurs d’aujourd’hui ne ressemblent en rien à ceux qui les ont précédés, pressés de se rendre sur la tombe de l’apôtre pour expier leurs fautes. Ceux-là se déplaçaient dans un contexte beaucoup plus dur, vêtus de rien, se nourrissant d’aumônes, victimes des brigands et des pandémies en tout genre. Ils tombaient comme des mouches.

Non ! Aujourd’hui, cela n’a plus rien à voir et le « chemin » n’est plus de larmes. C’est une sorte d’aventure sans risque où l’on trouve une solution rapide aux problèmes concrets qui se posent. Ainsi, même s’il y a une course à « l’albergue », refuge nocturne, s’il n’y a pas assez de places et qu’aucune autre possibilité n’existe, le maire du village fera ouvrir la salle des fêtes… Il y a aussi une véritable entraide entre les marcheurs qu’elle soit morale ou même matérielle : « prête moi ta crème solaire je te passe mon sparadrap pour tes ampoules ». Ainsi la marche se fait dans la bonne humeur, la détente, l’effort aussi, la découverte des paysages sauvages parfois et splendides mais surtout la rencontre avec l’autre. C’est peut-être avant tout ce que l’on cherche sur le « camino » : parler –contre toute attente-, échanger, rencontrer…

C’est sans doute un besoin profond de l’être humain que ces rencontres inattendues. Un besoin frustré dans le monde moderne. Certes le téléphone portable a pris une place importante sur le chemin mais il n’est plus une obsession et le soir dans l’albergue ou l’hostal, affamé, en engouffrant le roboratif « menu del peregrino » les échanges sont souvent émouvants, personnels, authentiques, en tous les cas.

Je voudrais évoquer ici les belles rencontres faites en compagnie de mes amis palois : celle de Fred un « ostéopathe intérimaire » de 50 ans venu de Perpignan, sur le chemin depuis 50 jours pour lequel « cela s’imposait » et qui communique chaque dimanche avec sa famille par Facebook. Pour Alain, poissonnier l’essentiel c’est le retour et il se fera à pied. « Pourquoi le « chemin » ? … Il le fallait ». Il n’en dira pas plus mais changera de vie à l’arrivée. Elly vient du Massuchets et elle fait le chemin avec sa classe de biologie. Elle aime parler français, la langue de ma mère. Pas d’angoisses métaphysiques ou religieuses, elle marche comme une flèche malgré une tendinite. Si heureuse de découvrir la vie dans ce qu’elle a de plus vraie. Petite blonde fragile, Joan originaire de Caroline du Sud donne des cours d’Anglais à Bordeaux. Elle a 22 ans à peine et elle avance seule et déterminée dans la vie comme sur le « chemin » où elle est arrivée un peu par hasard. Elle ne s’y sent jamais seule.

Les quatre chums des « Trois Rivières » ont les pieds en compote et cela ne les empêche pas, en bon Québecois, de vider de gouleyantes pintes de bière en arrivant à l’étape. Ils font des étapes de trente kilomètres : « le billet d’avion ne dure qu’un mois, il faut qu’on arrive au bout ». Le fiston si heureux d’accompagner son père et ses amis n’est pas dernier à lever le coude. Pour lui c’est une épreuve initiatique qui le fera entrer définitivement dans le monde des adultes. Il faudrait aussi évoquer Andrew venu du Manitoba, nos amies Colombiennes ou cet Equatorien, qui, désormais à la retraite va rejoindre sa patrie après avoir passé le plus clair de sa vie en Allemagne. Décision prise sur le « chemin »… ?

Que seraient devenus les villages, les paysages, les champs traversés s’il n’y avait eu le « chemin », désormais patrimoine mondial de l’humanité ? Sans doute auraient-ils été abandonnés aux herbes folles ou, au contraire, aux défoliants, ravagés par le progrès, cités anonymes, routes bétonnées… L’âme de ces terres mystérieuses aurait laissé place à cette modernité trop louée. Là se trouve le miracle : l’essentiel de cette route a été gardé dans son jus. Les maisons aux balcons étroits, les plafonds des albregues aux longues poutres de châtaigniers, les troupeaux de vaches qui barrent les routes, les ponts moyenâgeux rebâtis, jusqu’aux amas de pierre évoquant le souvenir de tel ou tel tombé en ce lieu sauvage… tout ce décor anime la réflexion, pousse au recueillement, aide au retour sur soi-même. Il s’en dégage, même sous la pluie, une mélancolie douce et plus prosaïquement une économie consolidée un peu utopiste –baba comme on dit désormais- qui fonctionne et qui est bien sympathique.

Sur le Chemin de Saint Jacques on découvre que le monde réel n’est pas forcément celui qu’on croit… Les peuples y sont en marche, dans la paix, l’amitié et les individus, paisibles, y trouvent une certaine réconciliation avec eux-mêmes. N’est-ce pas une raison d’espérer ?

Pierre Vidal

Le tourisme, l’activité préférée de nos élus

cdt64-140201-aff-be-bearn-a4-31415289226-realisation-fancybox   C’est fou comme le tourisme préoccupe nos élus. Il faut dire que pour des personnes comme beaucoup d’entre eux n’ayant pas souvent travaillé dans la vraie vie, on peut s’en déclarer spécialiste sans effort. Et c’est ce qu’ils font dans un désordre où le comique le dispute à l’inefficacité.

Dans le cadre de la création de son nouveau royaume du Pays de Béarn, c’est à Arudy qu’Henri Bayrou est allé porter la bonne parole.

« À la question « Que pouvons-nous faire ensemble plutôt que tout seul ? », le président a proposé dans un premier temps, une rencontre des différents offices de tourisme du Béarn afin de se fédérer et ainsi unir leur forces pour, dans l’avenir, créer un site commun dédié à répertorier tout l’événementiel pour une promotion touristique globale et efficace en Béarn. » (Sud Ouest 24/4)

Un projet vraiment marquant avec des objectifs ambitieux … Voilà qui justifie bien la création d’un échelon de plus dans l’invraisemblable mille feuille français, l’organisation la plus stupide et inefficiente possible !

Il est vrai qu’il est plus facile de jouer les touristes que de créer de vrais emplois, chose qu’aucun politique n’a jamais fait en Béarn, quoi qu’ils en disent. Enfin, sauf dans les communes et intercommunalités où là, ça déborde !

Bien sûr le tourisme intéresse tous les Maires de l’agglomération et Pau en est le leader : « Pau Pyrénées Tourisme, est le lieu incontournable pour qui veut découvrir les multiples facettes de la Porte des Pyrénées. L’Office de Tourisme possède une antenne au centre-ville de Pau et une autre à Lescar. »(Agglo de Pau)

Mais il faut aussi compter sur le Département …

« Le Conseil Départemental a positionné le Tourisme comme un axe fort de développement de son territoire. La Loi NOTRe, dans le cadre des compétences partagées, a conforté les départements comme un des partenaires majeurs d’une politique touristique publique partenariale.

Dans ce cadre, nous nous sommes engagés à prendre en compte les différentes réalités des Pyrénées – Atlantiques, au plus près des acteurs économiques et de nos territoires touristiques. C’est ainsi que deux instances de consultations et de débat ont été mises en place : le Conseil de Destination Béarn Pyrénées et le Conseil de Destination Pays basque. »(Conseil Départemental des PA)

Bon, il faudrait savoir… commune, agglo, Pays de Béarn et Département ! Le tourisme, une sacré spécialité politique…

Il faut dire qu’au département, au poste de Président du Conseil de Destination Béarn Pyrénées on trouve un spécialiste avec l’inénarrable Maire de Laas et ses pitreries.  Quelle équipe !

Ce mardi 29 mai on apprenait que Jacques Pédehontaa devenait Président de l’Agence d’Attractivité et de Développement Touristique du Conseil Général des PA (AaDT). Le pôle touristique du Département compte une trentaine de personnes. Une promotion pour le Maire de Laas, une des communes les plus endettées de France par habitant.

Avec la promotion du Béarn via le tour de France d’Henri IV, spécialité de notre élu, touriste en chef, l’attractivité d’un Béarn moderne est en bonne voie. Henri Bayrou roi du Béarn devra t il déclarer la guerre au Prince de Laas pour affirmer la supériorité du Pays de Béarn ?

En attendant, le lieu le plus visité de Béarn ne doit rien à ces politiciens tournés vers le tourisme. C’est où ?   Réponse plus loin…

Et ce n’est pas fini, à chaque couche sa crème dans le mille feuille :

« Le tourisme est une compétence politique partagée par plusieurs échelons territoriaux (communes, intercommunalités, Départements, Régions et État) et sa mise en œuvre implique de nombreux acteurs, publics et privés. Il apparaît donc nécessaire d’organiser la stratégie touristique sur le territoire et de mettre en dynamique l’ensemble des opérateurs autour d’une ambition partagée.(Région Nouvelle Aquitaine) »

Vous ne connaissez pas Sandrine Derville, vice-présidente du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine en charge du Tourisme ? Elle dirige l’élaboration du Schéma Régional de Développement du Tourisme et des Loisirs (SRDTL).

« Le SRDTL a pour objectif de définir la stratégie touristique régionale, dans une approche à la fois économique et territoriale, et d’en assurer la cohérence et l’efficacité. »

Il faut bien cela vu l’imbroglio organisationnel…

Mais la Région a au moins un objectif chiffré : « La région attire actuellement 28 millions de touristes par an et veut passer à 32 millions d’ici 2 ans, ce qui pourrait créer 30 000 emplois supplémentaires » (Sud Ouest éco mars 2018)

On n’oubliera pas l’Etat qui a la main sur le secteur touristique et a élaboré un plan pour atteindre 100 millions de visiteurs en 2020.

Pour revenir à notre Béarn, cerise sur le mille feuille, la CCI de Pau s’en mêle aussi en créant le Cluster Tourisme Béarn. N’aurait elle pas confiance dans les politiques, spécialistes  du tourisme ?

« Si ce nouveau Cluster Tourisme Béarn est présidé, animé et coordonnée par la Cci Pau Béarn, son conseil d’administration est largement ouvert aux autres acteurs du tourisme que sont notamment « les représentants des filières professionnelles du tourisme, les autres chambres consulaires, l’aéroport de Pau, ou encore le comité départemental du tourisme », liste Anne-Marie Hauser, en charge du dossier pour la Cci, au côté de Bruno Durroty, Manager commerce service et tourisme à la CCI. » 

Avec tout cela, si Henri Bayrou roi du Pays de Béarn ne devient pas le français le plus connu au fin fond de la campagne du Yunnan, c’est a désespérer !

En attendant et comme d’habitude, les contribuables paieront pour une organisation honteuse où des dizaines de fonctionnaires inutiles se marchent sur les pieds, tout cela pour satisfaire l’ego insatiable de politiciens aux compétences douteuses.

Daniel Sango

Et le lieu qui reçoit le plus de visiteurs en Béarn est … La Cave Coopérative de Gan

250 000 visiteurs, troisième entreprise de France la plus visitée

https://www.cavedejurancon.com/la-cave/visite-de-la-cave.html

Crédit photo : Conseil Départemental des PA

SNCF, bon voyage !

Grève CeRBéRe    La grève à la SNCF s’éternise. Pourtant, la loi modifiant la société et supprimant le statut du cheminot pour les nouveaux arrivants a été votée à une très large majorité.

La CGT et Sud, syndicats politisés et bras armés de l’extrême gauche, perturbent les déplacements des Français dans une grève suivie par moins de 15% des cheminots, principalement les roulants. Ne sachant plus quoi inventer voilà qu’ils imaginent un « vote-action » pour essayer de rendre cette grève acceptable. On posera donc une question claire aux cheminots : « Voulez vous être riche et en bonne santé ou bien pauvre et malade ? » Le suspense est à son comble !

Tout a été dit ou à peu près sur cette pauvre SNCF ( « Cheminots, au boulot ! » cliquer sur le titre), mais pour ceux qui auraient encore un doute sur la nécessité absolue de supprimer le statut, et d’en moderniser le fonctionnement je vous propose une lecture édifiante. Vous y verrez ce que devient une entreprise publique dirigée par la CGT, et vous comprendrez pourquoi elle est obsolète depuis des décennies.

Cette lecture, c’est la brochure émise par Sud Rail à l’attention de ses adhérents, un « Guide pratique des Indemnités, allocations et Gratifications » .

Quatorze pages qui égrènent une invraisemblable ribambelle de primes et autres allocations qui montrent, si cela était nécessaire, la complexité et la rigidité anachronique du fonctionnement de cette entreprise.

Il est étonnant de ne pas y trouver une « Prime de fin de grève », une lacune à combler très vite…

Daniel Sango

Pour lire le Guide pratique cliquer ci après :   brochure_indemnites_2017 SNCF_

 

.

 

Bayrou c’est fou !

dépenses   « Réalisation d’études de faisabilité et de programmation pour la rénovation du palais Beaumont comprenant l’aménagement d’un auditorium », un appel d’offre du 23/4/2018 (voir document en annexe) qui n’est pas passé inaperçu. Jusqu’où peut donc aller André Bayrou ?

J’ai eu l’occasion à de nombreuses reprises de relater la folie inflationniste de l’agglomération paloise en terme de salles de spectacles. On pourra relire : « Pau, la gabegie en spectacle » et « Pau, la gabegie en spectacle: folie au foirail » (cliquer sur les titres)

Cette folie locale avait même attiré l’attention du journal télévisé de la 2 et le reportage démontrait qu’il existait déjà trop de salles sur Pau : « La gabegie en spectacle (suite) » C’était au moment où Jurançon construisait elle aussi sa salle…

Depuis, André Bayrou a confirmé cette addiction avec le foirail, une salle de 500 places et trois salles de cinéma (30 salles de cinéma dans l’agglomération et Billère envisage elle aussi ses salles d’art et essais… )

Mais on n’avait pas tout vu ! Voilà que notre Maire veut refaire le Palais Beaumont (derniers travaux en 2000) avec en point d’orgue une salle de spectacle de 1200 places dédiée, entre autres, à l’Orchestre de Pau Pays de Béarn en remplacement de la salle de 500 places existante…

Ben voyons, soyons logique et économe, on détruit une salle de 500 places au Beaumont et on en construit une également de 500 places au foirail. Puis on en refait une de 1000 à 1200 places au Beaumont !

Notons qu’il ne s’agit dans cette première phase, que d’une étude de faisabilité… qui doit démontrer la « nécessité » d’un tel équipement. En effet, sur le site dédié au Palais Beaumont et à ses activités (http://pau-congres.com/) nul besoin d’une salle de ce format. Il est aujourd’hui parfaitement opérationnel et a reçu des congrès jusqu’à 800 personnes sans problème.

Mais faisons confiance à l’entreprise qui gagnera le marché pour démontrer que cette nouvelle salle de spectacle sera très rentable… pour le constructeur, ( peut être elle-même d’ailleurs…). Il faudra regarder de près l’étude économique de ce projet. On notera également que cet appel d’offre fait l’objet d’une « procédure adaptée » qui permet des libertés avec la procédure « formalisée ».

Il est quand même scandaleux de voir que tous ces équipements existent déjà à Pau. Des salles de 200 à 500 places, il y en a partout. Et le Zénith peut se moduler à partir de 650 places : « Le Zénith est d’une capacité modulable de 650 à 4 500 places assises maximum et jusqu’à 7 000 places en configuration assis/debout. «  (La République du 12/4/2012) : http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2012/04/12/zenith-de-pau-plein-de-nouveautes-pour-les-20-ans,232151.php

L’argument avancé pour justifier une salle de 1200 places pour l’OPPB est « Chaque concert doit être joué trois fois pour répondre à la demande ». Vraiment curieux…pourquoi alors ne pas faire ces concerts au Zénith dans une jauge à 2000 places ou plus avec un tarif plus bas s’il existe un tel engouement ? Argument totalement inacceptable ! Et qu’on ne parle pas d’acoustique ou autre snobisme musical, les concerts du nouvel an au Zénith y sont très appréciés. Et n’oublions pas que cet orchestre coûte déjà trop cher, 1,5 millions d’euro tous les ans pour le contribuable sans compter l’argent des sponsors qui est en fait celui des consommateurs…

Evidemment, toutes ces salles paloises sont sous utilisées.

Quant à l’aspect financier pour le contribuable, le bilan est déjà calamiteux. L’investissement est bien sûr fait à fond perdu et en prime l’exploitation des salles est déficitaire. Regardez le projet du foirail : investissement à fond perdu, le Méliès lourdement déficitaire et qui ne paie aucun loyer alors qu’il est possible de faire différemment, sans qu’il en coûte un sous au contribuable ( « La gabegie en spectacle : Folie au foirail » )

Excepté pour le Zénith, les spectacles sont aussi en grande majorité subventionnés par le contribuable (ou mieux totalement payés par lui comme à Billère où de nombreux spectacles sont gratuits).

Les citoyens (et avant tout l’opposition, aujourd’hui en vacances) doivent exiger un bilan financier transparent et complet des coûts de toutes ces salles de spectacle et s’opposer à cette gabegie.

La dette de Pau s’envole, Bayrou ne tient absolument pas ses promesses électorales en particulier celle de ne pas augmenter les impôts puisqu’il utilise la dette, les impôts de demain.

Pire il ne traite pas des problèmes majeurs de l’agglomération tels que les milliers de logements vides et insalubres du centre ville ou l’indispensable seconde ligne de « Fée Bus » (et les parkings relais) sans laquelle la première ne sert strictement à rien. Et ne parlons pas de la réalisation d’un vrai périphérique indispensable comme dans toutes les villes modernes ainsi qu’une liaison intermodale rapide avec l’aéroport. Mais tout cela c’est bien plus difficile. Pour faire une salle de spectacle ou des tribunes au Hameau il suffit de sortir son carnet de chèque, enfin celui des Palois. Les travaux indispensables pour faire de Pau une ville moderne sont autrement plus longs et complexes. Contrairement à ce que voudrait faire croire François Bayrou, Pau ne se « métamorphose » pas, Pau vieillit et se maquille…

Bayrou a choisi la facilité et le clinquant, comme toujours. Les contribuables palois paieront.

Daniel Sango

« Réalisation d’études de faisabilité et de programmation pour la rénovation du palais Beaumont comprenant l’aménagement d’un auditorium » Cahier des clauses techniques particulières. Cliquer ci dessous :

Beaumont AO

 

Directeur des Halles de Pau, ce poste mystérieux qui fait débat

halles    Depuis quelques semaines les blogs régionaux se posent des questions sur l’utilité de ce poste et la coïncidence avec la nomination de Sophie Borotra. Mais il est difficile d’obtenir une réelle transparence sur la réalité. Pourquoi ?

Nous avons longuement évoqué cette affaire dans nos articles précédents ( « Sophie Borotra, un scandale aux Halles de Pau ? » puis « Directeur des Halles de Pau un poste injustifié » et «  Vous lisez n’importe quoi, un brin de sourire » ), mais les zones d’ombre restent importantes. Joël Braud dans sa demande d’éclaircissements « A Monsieur Jean Paul Brin » n’a hélas toujours pas reçu de réponse.

On ne peut que s’étonner que les media locaux (La République, Sud Ouest, France Bleue Béarn ) restent muets sur cette affaire. Enfin, s’étonner non, puisque cela est maintenant une habitude.

Rappelez vous le problème de la surcapacité paloise concernant les salles de spectacles à Pau, plus que jamais d’actualité. Personne à Pau sauf quelques lanceurs d’alertes sur Alternatives Pyrénées pour dénoncer la gabegie incroyable. Personne à la Mairie pour défendre la construction d’une nouvelle salle au Foirail après la petite dernière à Jurançon. Personne pour nous dire le taux d’occupation de ces salles : combien de soirées sont elles utilisées par an ? Ce serait trop scandaleux et les contribuables pourraient s’indigner. Il a fallu que ce soit le journal télévisé de 20h00 de la 2 qui montre cette gabegie, confirmée dans le reportage par les organisateurs de spectacles palois ( « Pau: la gabegie en spectacle (suite) »).

Il en est de même pour l’affaire Sophie Borotra, il faut que ce soit Médiapart qui vienne enquêter pour obtenir quelques bribes d’information par un média professionnel national : « L’embauche qui plombe Bayrou à Pau »

https://www.mediapart.fr/journal/france/250418/l-embauche-qui-plombe-bayrou-pau?onglet=full

On n’y apprend pas grand chose de plus excepté quelques détails sur la prestation passée de Sophie Borotra. Et JP Brin de conclure : « Quelle est l’irrégularité qu’il y a à voir Sophie Borotra recrutée comme directrice de la SPL ? Je demande une seule chose : en quoi c’est illégal ? ». Rien d’illégal bien sûr, pour le moment.

Et que font nos media locaux ? Silence radio … Au contraire, c’est le moment que choisit la Mairie pour faire paraître quatre pleines pages de publicité sur la soi-disant métamorphose de Pau sur La République du mercredi 25 avril. Une interview de François Bayrou digne des meilleures républiques bananières… Qui paye ces quatre pages publicitaires qui ne sont que des tracts de campagne électorale ? François Bayrou de sa poche ? On l’espère car le contribuable n’a rien à voir ni a apprendre dans cette publicité, il existe déjà suffisamment de publicité dans les media de la ville, journal et site Internet. Il faudra quand même le vérifier…

On comprendra bien sûr qu’en conséquence ce journal élude l’affaire qui touche un très bon client …

Mais cette affaire est loin d’être terminée. Il existe sûrement des fonctionnaires, des personnes qui ont des choses à dire sur les péripéties de cette affaire. Ils sont les bienvenus sur Alternatives Pyrénées dont les colonnes sont accessibles à tous. A moins qu’ils ne préfèrent la protection des sources que propose Médiapart :

« Si vous avez des informations à nous communiquer, vous pouvez nous contacter à l’adresse enquete@mediapart.fr. Si vous souhaitez adresser des documents en passant par une plateforme hautement sécurisée, vous pouvez vous connecter au site frenchleaks.fr. » (Article de Médiapart cité plus haut)

On attend bien sûr des positions un peu plus actives de la part des contre-pouvoirs, à commencer par une opposition qui sommeille dans l’attente des prochaines élections. Elle n’a donc aucun informateur parmi les fonctionnaires qui ont traité ces contrats ?

Pourquoi n’existe-t-il pas une exigence forte de la part du PS pour obtenir une transparence totale ?

Et les Républicains ? Rien à dire ? En vacances ?

Et que dire des marcheurs des Pyrénées Atlantiques totalement inexistants face à un président du MoDem qui est le contraire de ce qu’ils défendent comme profil d’élu ?

Au delà des politiques, que pensent les commerçants des Halles ou les syndicalistes de la ville de Pau ?

Pour terminer sur le fond de cette affaire, ce qui est peut être le plus scandaleux, c’est que ce poste n’est pas justifié. Les Halles neuves sont analogues aux Halles anciennes. Rien de nouveau, des commerçants et des producteurs en nombre analogue. Il n’y avait pas de Directeur avant et surtout pas de gestionnaire d’un niveau Bac + 5 à 4000 euros par mois embauché pour deux ans a partir de juillet ! Pour quoi faire ?

Quand à l’attractivité des Halles, elle n’est qu’un élément dans le travail de Philippe Sinapian récemment embauché au poste de Directeur de l’Attractivité et du Développement Economique et qui lui dispose d’un CV flatteur. S’occuper des Halles ne nécessitera pour lui que quelques minutes par jour…

Affaire à suivre …

 

Daniel Sango

Crédit Photo: eterritoire

« Vous lisez n’importe quoi ! » Un brin de sourire

Brin France 3 région   Le poste de Directeur des Halles continue d’agiter le microcosme politique palois. Il serait dommage qu’Alternatives Pyrénées n’y apporte pas un grain de sel supplémentaire d’autant que certains, on ne sait pourquoi, ne nous aiment pas.

« Bisque, bisque Basque » notre collègue rend compte de son interview constructif avec JP Brin dans son article : « Bayrou engage Sophie à l’insu de son plein gré »

Alternatives Pyrénées y est cité :

« – Alternatives Pyrénées semble penser que ce poste, avec la présence de Philippe Sinapian à la mairie, n’a pas de raison d’être.

– (Jean-Paul Brin monte dans les tours) Bien sûr, si vous lisez n’importe quoi ! (Merci pour les confrères !) C’est un équipement totalement nouveau où nous avons besoin des compétences de Sophie Borotra. L’appel à candidature s’est fait en dehors de nous. Ce sont les services qui ont voulu Sophie Borotra. François Bayrou n’a appris son recrutement qu’une fois qu’il a été effectué. »

Cette réponse ressemble à celle de Virenque pris à l’insu de son plein gré. Commentons la.

« Bien sûr, si vous lisez n’importe quoi !«  Là on est d’accord, lire Alternatives Pyrénées c’est perdre son temps, mais cela amuse certains de nos lecteurs…  vraiment monsieur Brin vous nous fendez le cœur !

 « C’est un équipement totalement nouveau » Une grave erreur de vocabulaire pas normale pour vous. C’est un équipement neuf, oui, mais pas nouveau. Les Halles sont inchangées mes grands parents qui y avaient leur magasin n’y seraient pas perdus.

 « où nous avons besoin des compétences de Sophie Borotra. » Double affirmation. Pour les compétences de Sophie on vous laisse juge mais sur la Côte Basque certains ont l’air d’avoir un avis contraire (et elle est loin du bac + 5 demandé…). Par contre concernant le besoin, là ce n’est pas défendable. Relisez mon article  » Directeur des Halles de Pau un poste injustifié » et apportez donc point par point des arguments contraires.

 « L’appel à candidature s’est fait en dehors de nous. » Nous n’en doutons pas une seconde. Alors pour montrer le côté équitable de ce recrutement donnez nous les CV détaillés des 40 candidats qui auraient déposé un dossier, les noms des membres du jury…etc. Soyez complètement transparent sur cette affaire.

 Quand à la dernière affirmation :

« François Bayrou n’a appris son recrutement qu’une fois qu’il a été effectué. »

Un brin de sourire

 Daniel Sango

Crédit photo: France 3 Région

Directeur des Halles de Pau : un poste injustifié.

 

Bayrou l'internaute    Dans notre précédent article « Sophie Borotra, un scandale aux halles de Pau ? «  nous avons fait le point sur cette affaire dont un volet antérieur se poursuit au tribunal de Pau. Mais il faut se poser une question fondamentale : ce poste nouveau est-il réellement justifié ?

Dans cette affaire plane un doute sur le rôle de François Bayrou, a t-il favorisé la fille de son ami pour lui fournir un emploi ? A ce jour rien ne prouve que celui qui veut moraliser la politique soit coupable. Pas plus que les emplois fictifs du MoDem le soient.

En attendant que les choses se clarifient on peut tout de même s’interroger sur les faits et la création de ce poste de Directeur des Halles. De quoi s’agit-il ? Des réponses nous sont fournies par l’appel à candidature.

« Missions :

Au sein de la Direction de l’Attractivité et du Développement économique, le Directeur des Halles sera chargé de gérer les relations avec les commerçants et d’assurer la commercialisation des étals. 

Il sera garant du bon fonctionnement technique du bâtiment, il pilotera et mettra en œuvre toutes actions visant à générer du trafic clients dans les halles.

Il définira et exécutera le budget de fonctionnement et d’investissement. »

Quant on regarde ces missions, on ne peut qu’être abasourdi. La commercialisation des étals : c’est fait, la relation avec les commerçants, c’est fait. Gérer les budgets, vu que l’investissement est fait, il s’agit de gérer les loyers : enfantin. Actions visant à générer du trafic client, c’est surtout le job des commerçants.

Ce job ticket est vide ! Ce poste ne sert à rien !

Alors on essaye de faire du remplissage en listant un grand nombre d’activités plus dérisoires les unes que les autres. J’ai une pensée pour le rédacteur de ce paragraphe qui a dû aller puiser au fin fond de ses circonvolutions cérébrales pour sortir un tel « florilège » de banalités.

« Activités :

– suivre la bonne exécution des conventions d’occupation du domaine public
– organiser des réunions avec les commerçants et étaliers
– anticiper l’évolution de l’occupation des étals et suivre le plan de marche des halles
– prospecter de nouveaux concepts

– établir les contrats avec les prestataires de service (sécurité, maintenance, entretien, assurance, tri des déchets, communication,….)
– suivre la bonne exécution des contrats
– définir un plan d’investissement en lien avec le service constructions publiques

– définir un plan de communication et plan markéting
– définir et mettre en œuvre un programme d’animations commerciales
– développer des actions complémentaires (privatisation des halles, repas,….)

– définir et exécuter le budget de fonctionnement et d’investissement des halles »

Rien de neuf si ce n’est une dilution des missions, dont certaines folkloriques, et surtout pour la majorité des tâches qui existaient déjà et étaient effectuées par les fonctionnaires en place. Mais ce qui est époustouflant c’est la qualification demandée pour ces missions très simples :

« Profil :
– Bac + 5 ou expérience professionnelle équivalente
– Formation dans le domaine du markéting, du développement commercial
– Compétences techniques liées à la gestion d’un équipement commercial, au développement d’un équipement commercial alimentaire
– Maîtrise des techniques d’animations, de négociations et de communication – marketing, marché alimentaire
– Qualités relationnelles et rédactionnelles, rigeur, sens de l’organisation et de l’initiative, discrétion et confidentialité, autonomie, polyvalence et disponibilité. »

Forcément, car il faut bien justifier le salaire proposé :

« Conditions d’exercice :
CDD évolutif
Rémunération : 45K€ à 50K€ »

Ben voyons 4000 euros par mois pour ce petit job tranquille ! C’est vraiment se moquer du monde et des contribuables palois.

On notera au passage que Sophie Borotra ne dispose ni du niveau de diplôme nécessaire, ni de l’expérience correspondante. On lui attribue un bac + 2 et pas d’expérience professionnelle sérieuse si l’on en croit Mediabask du 12/4/2018 qui évoque son procès concernant ses prestations pour la Cité de l’Océan à Biarritz : « Sophie Borotra récompensée par Francois Bayrou à Pau « 

« Pour mémoire, le tout frais cabinet de Sophie Borotra avait obtenu 35.000 euros de contrats pour relancer la balbutiante Cité de l’Océan fondée par le paternel. Une mission qui avait, selon la défense, consisté à renégocier des contrats d’assurance et de téléphonie, sans bureau sur place, ni rédaction de rapports.

« A la barre, Didier Borotra – au moment de l’attribution maire et président de ladite Cité- avait juré ses grands dieux qu’il n’était absolument pas au courant de l’embauche. Une embauche qui traçait une nouvelle voie royale, aux côtés des plus réputées écoles de commerce, celle du DUT techniques de commercialisation, seul diplôme de la postulante. En communication en revanche, Sophie Borotra semble avoir quelques progrès à faire. »

Ce n’est pas le plaidoyer de François Bayrou dans Sud Ouest qui change les faits, d’autant que l’appréciation des commerçants sur son action durant les trois années passées est plus que remise en question si on en croit « Bisque, bisque basque » :

« Ce commerçant palois, croisé ce matin aux halles de Pau, était mort de rire à la lecture de Sud Ouest (14/4) : « Il n’y a que deux commerçants sur cinquante-trois aux Halles qui sont à peu près favorables à Sophie Borotra et, par un hasard incroyable, ce sont ces deux-là que le quotidien a interrogées ». ( « La véritable histoire de Sophie Borotra »  Bisque bisque basque 16/4/2018 )

J’ai eu l’occasion de mettre en avant la gestion calamiteuse de François Bayrou concernant le personnel de la ville de Pau et de l’Agglomération. Gabegie indigne : « Coûts du personnel à Pau : Bayrou absent! » (AP du 18 mars 2018). Le laxisme continue, à moins que ce ne soit un beau cadeau pour un ami, ce que l’on n’ose imaginer venant d’un ancien Ministre de la Justice, chantre de la moralisation de la vie politique.

D’ailleurs, je suppose que les candidats ont dû être nombreux pour un poste tranquille si bien rémunéré…

Dites nous donc Monsieur Bayrou les noms et CV des candidats recalés ?

Mais il faut aller un peu plus loin dans la création de ce poste inutile.

Vous avez peut être lu trop vite les Missions qui commencent par : « Au sein de la Direction de l’Attractivité et du Développement économique »

Car il existe une Direction…Oui, j’aurai l’occasion de revenir sur l’organisation des Directions à la ville de Pau, ville qui dispose plus de Directeurs que toute multinationale française…

Il existe donc un Directeur de l’Attractivité et du Développement économique…

Souvenez-vous, il y a quelques mois Bayrou a recruté Philippe Sinapian pour ce poste. Il était alors Directeur du Carrefour Lescar qui se transformait avec une grosse extension de la galerie marchande.

Mais lui, comme on dit, c’est une pointure, un vrai CV d’un ingénieur de haut niveau qui n’a jamais connu la douce torpeur des collectivités territoriales :

Polytechnique, PSA : Audit Manager, puis Project Manager, Canal + : Controling Manager, puis Carrefour.

Ce serait sympa de connaître le choc culturel qu’il a dû ressentir dans une collectivité où l’absentéisme a dépassé 16% … Et la couleuvre qu’il a dû avaler pour récupérer Sophie Borotra. Car soyons clair, le poste de Directeur des Halles, Philippe Sinapian le tient lui-même simplement en y passant le temps qu’il met tous les matins pour boire son café au bureau, en plus de son travail normal.

D’ailleurs il est sous employé… Pour confirmer ce que j’avance il suffit de lire la République du 28 mars :  » Philippe Sinapian, actuellement directeur de l’attractivité et du développement économique de l’Agglo, assurera temporairement la direction de la SPL Palais Beaumont – Parc des expositions et de la SEM Pau Événements (le Zénith). « 

Aujourd’hui, il a même le temps d’assurer le job de deux Directeurs en plus du sien ! Alors quand on aura nommé deux Directeurs de plus il pourra sans problème gérer les Halles qui sont dans sa Direction…et bien plus.

On le voit, ce poste est totalement inutile. C’est un gaspillage d’argent public scandaleux. Et la motivation qui sous tend la création de ce poste n’en est que plus douteuse.

François Bayrou n’a qu’une porte de sortie dans cette affaire : la suppression de ce poste inutile. Et le plus tôt sera le mieux.

Daniel Sango

Bayrou et les réformes

   Dans son article « La réforme », Pierre Vidal mélange deux démarches totalement différentes, celle de l’Etat qui est une vraie évolution courageuse du fonctionnement de l’Etat et de la société, et celle de l’agitation dépensière de Bayrou à Pau. L’une est complexe et difficile, elle sera bénéfique, l’autre est aisée et mortelle pour Pau.

Je ne reviendrai pas sur les détails de l’action de Macron, c’est une démarche indispensable mais ô combien difficile dans un pays où une partie des citoyens, des syndicats, croient encore aux vertus d’un socialisme d’une autre époque, d’ailleurs disparu de la surface de notre planète. Elle est indispensable pour que la France se hisse au niveau de ses voisins qui ont des années d’avance sur nous. Elle est faite au détriment de la popularité, sans arrière pensée vers une carrière politique, sans penser à une ré élection, et c’est assez nouveau. Mais il reste beaucoup à faire, en particulier diminuer drastiquement de 10 points de PIB notre dépense publique.

A Pau, André Bayrou fait le contraire, il ne s’attaque pas aux vrais problèmes du bassin de vie. Il papillonne, dépense à tout va, endette la ville et l’agglomération : tout pour le clinquant, l’inutile, le facile, la démagogie. C’est le comportement de nos vieux politiciens professionnels, ceux dont la France ne veut plus.

Voyons donc ce que fait André Bayrou. Il se trouve d’abord que certains investissements étaient inéluctables.

Les Halles, il fallait bien les refaire, ce dossier traîne depuis des années, on ne pouvait plus reculer. Sont elles trop grandes ? Trop chères ? On ne se battra pas là dessus.

Pour Fée Bus c’est encore plus caricatural, je l’ai écrit moult fois, le projet est lancé depuis 2003 !!! (Cliquer sur :  2003 on bouge ). Les deux lignes et leurs parkings relais devraient être en service depuis plusieurs années…  Le projet s’est ensuite raccroché in extremis (dernier projet éligible) à une série de réalisations subventionnées par l’Etat (par le péage à portiques…), le coup était parti.

Rappelons quand même que François Bayrou a été élu en étant contre ce projet … Et surtout il faut dire ici que le projet initial, le seul cohérent et qui a un sens, ne peut se concevoir sans la seconde ligne, la plus importante puisqu’elle draine l’agglomération est/ouest et aussi les parkings relais qui justifient ces énormes travaux.

Or aujourd’hui on fait le plus facile (ligne courte Nord Sud sur la pénétrante où existent les voies pour le passage en site propre) la plus inutile, puisque sans parking relais au Nord. L’Agglomération de Bayrou, le dépensier, a-t-elle les moyens financiers de se lancer dans la suite ?

Comptez sur Bayrou pour reporter ces travaux aux calendes grecques car ils sont plus difficiles (voies en site propre bien moins évidentes) et surtout sans financement dans une ville dont il a déjà doublé l’endettement (et ce n’est que le début) et une agglomération exsangue qui n’a plus aucune marge de manœuvre (« Bayrou double les impôts à Pau » AP du 11/03/2018). Les habitants des autres communes seront cocus une fois de plus, ils auront payé pour une ligne intérieure à la ville de Pau et n’auront rien pour eux …

Pour Pau, les vraies réformes cela serait :

– Une agglomération homogène correspondant au bassin de vie donc avec Montardon, Serres Castet, Sauvagnon. (« Pour une agglomération multipolaire équitable » AP du 12/1/2010). Une agglomération où la mutualisation a des objectifs à 10 ans vers une intégration maximale avec de réelles et importantes économies d’échelle.

– Une optimisation des coûts de fonctionnement en particulier de la masse salariale (mais là il faut du courage …) pour équilibrer les investissements ( « Coûts du personnel : Bayrou absent ! » AP du 18/3/2018)

– Etablir des relations privilégiées et organisées avec Tarbes notre voisine

– Une fédération complète des communes limitrophes : Fusion de Pau avec ses voisines immédiates (Billère, Lons, Bizanos, …) pour une vraie logique et une diminution des coûts.

– Une réelle réfection de l’habitat en centre ville où l’on trouve des milliers de logements insalubres et vétustes, inoccupés (énorme chantier où rien n’est fait…)

– Une vraie organisation multimodale des déplacements avec un vrai périphérique à deux fois deux voies prolongé au nord jusqu’à l’aéroport et au sud jusqu’à Gan.

– etc…

Mais tout ceci c’est du travail, long et peu spectaculaire rapidement. Et Bayrou n’aime pas les vrais défis, les vrais réformes.

Il est plus facile de créer un Pays de Béarn, totalement inutile, sur réaliste, dans un mille feuille territorial dont seule la France a le secret.

Il est plus facile de construire des tribunes pour les gladiateurs, une énième salle de spectacle alors qu’il existe un zénith modulable à partir de 1000 places et une ribambelle de salle non utilisées.

Il est plus facile de construire trois salles de cinéma supplémentaires dans une agglomération qui en compte déjà 30 ( « Pau, la gabegie en spectacle : Folie au Foirail » AP du 15/2/2016).

Mais la folie furieuse continue, on apprend que Billère veut construire aussi trois salles de cinéma Art et Essais et une salle de spectacle !!! Pourquoi pas, plus on est de fou., et tant qu’il y a des contribuables pour payer… Rappelons quand même que la culture est une compétence de l’Agglomération et que le Méliès est largement subventionnée par celle ci… Quel merdier ! Un point positif cependant pour Billère, ils veulent travailler avec Utopia dont j’ai souvent parlé comme référence, chaîne indépendante et non subventionnée.

Il faut que les citoyens qui payent des impôts (hélas ils ne sont pas nombreux et endormis) se révoltent ! Une telle gabegie ne peut avoir lieu, Pau a déjà fait le 20h00 de la 2 et sera à nouveau la risée de toute la France. Car en plus, ces investissements qui seront inutilisés dans leur ensemble, génèrent toujours plus de coûts de fonctionnement pour des activités qui ne vivent que grâce aux subventions publiques !

Construire des maquettes pour montrer un Pau futuriste est un jeu d’enfant, une mystification quand les financements n’existent pas, et l’agitation coupable d’André Bayrou n’a rien à voir avec les vraies réformes.

A la réforme Monsieur Bayrou.

Daniel Sango

2003 on bouge

Crédit photo : L’Internaute

Transparence dans nos communes : si on allait voir ?

site Internet    La transparence est enfin dans l’air du temps une bataille qui est menée par AP depuis des années. Récemment encore il a fallu relancer la CDAPP pour obtenir en ligne les informations financières de base ( « Transparence à Pau, c’est pas clair! » AP du 4 mars 2018) Mais qu’en est-il dans les communes de l’agglomération et autour de Pau ?

Lorsque l’on visite les sites Internet de nos communes, on est impressionné par la foule d’informations. Mais à bien y regarder, certes on y trouve souvent des informations pratiques, administratives, mais c’est surtout un programme d’activités, de sorties culturelles ou sportives, les chroniques des dizaines d’associations, de l’aquarelle aux sorties des aînés, …etc.

Si l’on veut s’informer sur le vrai fonctionnement, là c’est beaucoup plus problématique. Certes toutes les délibérations des Conseils municipaux y sont, c’est obligatoire. Mais si vous voulez des informations précises sur l’évolution des finances durant les 5 dernières années, ou si vous souhaitez savoir quelles sont les économies en personnel qui ont pu être faites grâce à la mutualisation dans l’intercommunalité, là c’est une autre paire de manches… C’est pourtant avec ces informations que l’on peut juger de la qualité de la gestion des élus. Il existe aussi un journal local, mais comme il est réalisé par l’équipe en place on n’y voit que le bon côté de l’action municipale…

Au sujet de ces sites Internet, il est étonnant de voir que chaque commune a un site différent avec une architecture différente, donc commandé a une société informatique différente. Pourquoi nos Maires, par souci d’économies ne proposeraient ils pas à nos 36 000 communes trois sites types suivant la taille de la commune ? Nos Maires sont regroupés dans une Association pour défendre leur communauté, ils pourraient penser d’abord à faire des économies d’échelle…

Mais revenons au fond des choses. Depuis des années la transparence est un sujet sur lequel les Maires freinent, comme si partager l’information revenait à partager le pouvoir… Pourtant, au niveau de l’Etat, les choses ont progressé et la loi NOTRe prend clairement position pour que le citoyen puisse accéder à toute la vérité financière, facilement.

« Le décret précisant les modalités de mise en ligne des documents budgétaires des collectivités vient d’être publié ce samedi et est entré immédiatement en vigueur. L’objectif est de permettre aux citoyens de disposer « d’informations financières claires et lisibles ». Les documents budgétaires « doivent être accessibles, lisibles et conformes aux documents soumis à l’organe délibérant », précise le décret. Ce dernier s’inscrit dans le cadre de l’application de l’article 107 de la loi Notre et de l’article 35 d’actualisation du droit des Outre-mer.
Il précise que les documents d’informations budgétaires et financières des communes doivent dorénavant être mis en ligne sur le site internet de la commune, « lorsqu’il existe », dans des conditions garantissant « leur accessibilité intégrale et sous un format non modifiable », « leur conformité aux documents soumis à l’organe délibérant de cette collectivité » ainsi que « leur bonne conservation et leur intégrité ». Ils doivent être également accessibles « gratuitement » et « facilement » par le public, « pour leur lecture comme pour leur téléchargement », indique le texte du gouvernement. La mise en ligne de ces informations doit, par ailleurs, intervenir « dans un délai d’un mois » à compter de l’adoption par le conseil municipal des délibérations auxquelles elles se rapportent. » (Maire Info 27 Juin 2016)

Quels sont les documents officiels disponibles ?

Au niveau budgétaire on dispose :

– des orientations budgétaires (2018)

– du budget 2018 (M 14) (ou sera voté très vite)

– les budgets antérieurs

– Les Comptes Administratifs qui traduisent ce qui a été réellement réalisé les années précédentes (2017 a été ou sera validé prochainement)

– des délibérations du Conseil municipal (sont sur les sites des Mairies, c’est obligatoire)

Ces documents sont disponibles sous forme numérique et il est très facile en quelque clics de les mettre sur le site de la Mairie.

Quelle est la situation dans l’agglomération paloise ? Nous allons examiner la situation sur les principales communes de l’agglomération : Lescar, Lons, Billère, Jurançon, Gelos, Mazères-Lezons, Idron, Lee, Gan et quelques voisines : Serres-Castet, Montardon, Morlaas.

Mais vous aussi dites nous donc ce qu’il en est dans votre commune !

Résultats dans quelques jours… couronnes de lauriers et bonnets d’ânes…

 Daniel Sango