Tarbes Municipales 2014 – Questions à Pierre Lagonelle, tête de liste « Tarbes pour Tous »

Photo Pierre LagonelleTant qu’une liste n’est pas déposée à la préfecture, l’électeur n’est pas certain du choix qui lui sera proposé. A Tarbes, les listes qui devraient partir à la conquête de la mairie sont bien entendu celle du Maire sortant, Gérard Trémège qui trouvera sur sa route la liste du Front de Gauche menée par Marie-Pierre Vieu, celle du PS et du PRG conduite par Michèle Pham et une liste proche du MoDem conduite par Pierre Lagonelle.  Ce dernier répond à nos questions.

AltPy – Quel regard portez-vous sur la mandature qui s’achève ?
Pierre Lagonelle – La mandature s’achève avec de très mauvais chiffres. L’emploi est sinistré à Tarbes avec 5.000 demandeurs d’emploi, soit un taux de chômage de 20%, presque le double que la moyenne nationale. Autre sujet d’inquiétude, la diminution de la population de Tarbes et son vieillissement. Tarbes ne compte plus que 42.888 habitants ! Des milliers de Tarbais ont quitté la ville. A ce jour les Tarbais de plus de 65 ans (9.964 personnes) sont bien plus nombreux que les Tarbais de moins de 20 ans (8.905 jeunes). Sur un autre plan, l’information judiciaire ouverte contre le maire de Tarbes et la spectaculaire perquisition menée à la Mairie de Tarbes le mois dernier, ont jeté un trouble dans la population. De mémoire de Tarbais, jamais la Mairie n’avait été perquisitionnée.

AltPy – Quels sont les principaux grands enjeux auxquels est confrontée la ville de Tarbes ?
Pierre Lagonelle – La ville de Tarbes doit retrouver son attractivité. Un effort important a été fait sur le patrimoine immobilier de la ville. Les principaux monuments symboliques ont été modernisés (Musée Massey, Halle Marcadieu, Mairie, Halle Brauhauban), le site de Giat a été ouvert en évitant la création d’une friche industrielle, l’opération façades a redonné des couleurs au centre ville. Cet effort d’embellissement ne débouche malheureusement pas sur une dynamique économique et démographique. Les deux principaux enjeux sont d’inverser la courbe démographique à Tarbes et de concentrer les moyens sur la création d’emplois.

AltPy – Quelles réponses comptez vous y apporter ?
Pierre Lagonelle – Tarbes a la chance de posséder le deuxième pôle universitaire de Midi-Pyrénées avec 5000 étudiants. Chaque année 180 ingénieurs sont formés à Tarbes. Il est indispensable de fixer sur notre ville une partie de ces étudiants qui ont fini leur cursus. Il faut créer une antenne sur le pôle universitaire et aider les étudiants-entrepreneurs dans toutes les démarches administratives à effectuer. Depuis plusieurs années, le Grand Tarbes a baissé la garde sur le marketing territorial. C’est regrettable car un accompagnement très poussé peut permettre lors du prochain mandat l’implantation sur nos zones d’activité d’une vingtaine d’entreprise de 10 à 25 salariés. Il convient aussi de relancer le commerce de centre ville qui souffre énormément. Une action urgente est à conduire sur le stationnement, la circulation et les zones piétonnes. L’ensemble de nos propositions est consultable sur notre site www.tarbespourtous.fr

A@P – Tarbes a perdu 2545 habitants soit 5,5% de la population, entre les deux derniers recensements. Pour mémoire Lourdes a perdu 7% de sa population et Pau 5%. Que proposez-vous pour remédier à cette tendance qui frappe votre ville ?
Pierre Lagonelle – La perte de population de Tarbes est forte, pratiquement 1% par an ! La première mesure est d’agir sur la fiscalité. Notre engagement numéro 1 est de figer la taxe d’habitation et la taxe foncière de Tarbes. Notre ville est plus ‘’chère’’ fiscalement que la moyenne des villes de notre strate et surtout il y a un écart important entre Tarbes et les communes périphériques. De nombreux jeunes couples fuient Tarbes pour s’installer en périphérie. Il est incontournable pour l’avenir de notre cité de réduire cet écart fiscal. Il faut aussi améliorer le stationnement et avoir une politique immobilière plus adaptée aux besoins de la population.

AltPy – En quoi votre méthode de gouvernance serait-elle différente de l’équipe municipale actuelle ?
Pierre Lagonelle – Tarbes doit mieux réfléchir à ses investissements. La période où l’on faisait de l’embellissement pour le plaisir des yeux doit cesser. Ma méthode de gouvernance sera basée sur la modération fiscale et sur la priorité donnée à l’investissement capable de générer des emplois. Si je prends l’exemple du Musée Massey, la rénovation du bâtiment est réussie, mais cela n’a pas amené un flux de touristes ni créé un seul emploi. C’est un échec populaire au niveau de la fréquentation et des activités induites. Désormais chaque fois que l’on investit de l’argent public il faut se poser la question de l’activité que cela va créer.

AltPy – Elu, quelle place donnerez-vous au conseil de quartier, référendum d’initiative populaire ou toute autre méthode pouvant amener les citoyens à participer à la vie de la cité ?
Pierre Lagonelle – Il ne faut pas tomber dans l’angélisme. Gérer une ville de la taille de Tarbes nécessite de la cohérence et des lignes directrices. Les élus doivent prendre leurs responsabilités. Je ne crois pas trop aux référendums d’initiative populaire. Par contre je crois à l’écoute et à la concertation avec les citoyens avant les prises de décisions importantes. Une ville se construit avec ses citoyens, pas contre eux. Il faut donc faire des réunions de quartier, expliquer ce que l’on veut faire, recueillir les remarques de tous et retenir les bonnes idées qui remontent. Les conseils de quartier tels qu’ils existent à Tarbes actuellement ne sont malheureusement qu’un relais de la communication municipale et n’amènent pas grand chose en termes de démocratie locale.

AltPy – Elu, quel rôle êtes-vous prêt à donner à l’opposition municipale ?
Pierre Lagonelle – L’opposition municipale doit être respectée sur le fond et la forme. Il est difficile d’être opposant au sein d’un conseil municipal. Si l’opposition est constructive, un rôle peut être accordé lors du travail des commissions municipales. Une coproduction de certains choix peut être obtenue. L’opposition doit aussi avoir un espace d’expression dans les différentes publications municipales. Trop souvent la communication municipale se transforme en propagande du maire sortant et cela crée un déséquilibre démocratique contre lequel il est difficile de lutter.

AltPy – Comment envisagez-vous la place de votre ville dans le cadre de l’agglomération ? Quelle est votre position par rapport à la Présidence de celle-ci ?
Pierre Lagonelle – Tarbes est la ville centre du Grand Tarbes, son poids est considérable. Il faut résister à la tentation du rapport de force et jouer collectif. Le Grand Tarbes doit mettre en place des projets d’intérêts réellement communautaires et éviter le saupoudrage sur les différentes communes. Si un projet amène une plus-value au Grand Tarbes, il faut le faire à l’endroit le plus utile et performant, en évacuant d’autres paramètres politiques ou personnels. La loi électorale vient de modifier les modes de désignations des conseillers communautaires, cela peut faciliter une conscience plus aiguë d’appartenir à une vraie communauté plutôt que d’être un représentant de sa commune et de ses intérêts. Réponse dans quelques semaines !

AltPy – Que proposez-vous pour développer concrètement la relation Béarn-Bigorre ?
Pierre Lagonelle – La relation Béarn-Bigorre existe déjà au niveau éducatif et universitaire. Il reste du travail au plan économique et administratif. Tarbes peut imaginer créer des synergies avec le bassin d’emploi palois afin de créer de l’émulation et conquérir des marchés régionaux et nationaux en mutualisant des compétences et des moyens. On peut mener des combats communs au niveau des transports. L’autoroute existe déjà, on peut espérer une desserte LGV avec un barreau Béarn-Bigorre. Concernant les aéroports, Pau compte 610.000 passagers par an, et Tarbes-Lourdes-Pyrénées 410.000 passagers. L’union aurait fait la force mais il est trop tard pour prévoir un projet d’aéroport unique, essayons là aussi, des complémentarités intelligentes. Il faut souhaiter l’élection de François Bayrou à Pau, c’est un homme d’envergure nationale qui peut impulser une dynamique au-delà de sa ville.

AltPy – Question ouverte au sujet de votre choix
Pierre Lagonelle – Est-ce la Section Paloise ou le TPR qui va remonter le premier en Top 14 ?
La Section Paloise a acquis une expérience certaine avec ses deux finales perdues en 2012 et 2013. Elle dispose d’un groupe homogène et de qualité. Le TPR bataille lui pour être dans les cinq premières places qualificatives, ce n’est pas encore acquis mais l’équipe est plus étoffée que l’an dernier et dispose de nombreux talents. La fin de saison s’annonce passionnante avec un derby retour au Stade du Hameau qui drainera la foule des grands jours !

– propos recueillis par Bernard Boutin

Pays de l’Adour, Municipales 2014 – Questions à…

Capture d’écran 2014-02-05 à 17.00.26Les interviews d’AltPy des candidats aux élections municipales de mars 2014 dans les principales villes du Bassin de l’Adour.  

28 février
Biarritz Municipales 2014 – Questions à Michel Veunac, tête de liste du « Rassemblement pour Biarritz » : ICI

26 février
Pau Municipales 2014 – Questions à Georges De Patchère,  tête de liste « Pau Bleu Marine »  (réponses de Pierre Esposito, porte-parole de la liste Pau Bleu Marine » : ICI

25 février
Pau Municipales 2014 – Questions à Olivier Dartigolles, tête de liste de « une ville pour nos vies » : ICI

24 février
Pau Municipales 2014 – Question à Yves Urieta, tête de liste de « Pau Avant Tout » : ICI

22 février
Biarritz Municipales 2014 – Questions à Guy Lafite, tête de liste « Esprit de Biarritz ! » : ICI

20 février
Pau Municipales 2014 – Questions à Martine Lignières-Cassou sur les thèmes des Pratiques, de la Transparence, de l’Ethique et de la lutte contre la Corruption et contre le Clientélisme : ICI

14 février
Mont-de-Marsan Municipales 2014 – Questions à Céline PIOT, tête de liste « Mont2Gauche  » : ICI

12 février
Biarritz Municipales 2014 – Questions à Richard Tardits, tête de liste de « VIVRE BIARRITZ »  : ICI

5 février
Biarritz Municipales 2014 – Questions à Jean-Benoît SAINT-CRICQ, tête de liste de « BIARRITZ ENSEMBLE » : ICI

1er février
Auch Municipales 2014 – Questions à Pierre TABARIN, tête de liste de « Auch la vie »  : ICI

24 janvier
Orthez Municipales 2014 – Questions à Yves DARRIGRAND, tête de liste « Oser Choisir »  : ICI

18 janvier
Tarbes Municipales 2014 – Questions à Pierre LAGONELLE, tête de liste « Tarbes pour Tous » : ICI

Recensement – Pau, Lourdes, Tarbes plus en difficultés que les autres grandes villes du Bassin de l’Adour

nouveau_logo_insee_0Indiscutablement la côte semble avoir plus la « cote » que les Pyrénées. Entre les deux derniers recensements (2006 et 2011), les département des Landes a vu sa population augmenter de 7% pendant que les départements des Hautes-Pyrénées ne progresse que de 1% et les Pyrénées-Atlantiques de 3%.

Parmi les villes dont la population est supérieure à 10.000 habitants, au niveau des Landes : Mont-de-Marsan progresse de 5% et sa voisine St Pierre-du-Mont passe de 8171 à 9081 habitants soit plus 11,1%. Une forte croissance. Dax baisse un peu : – 2% mais voit son importante voisine, Saint-Paul-les-Dax grimper de 6%. Tarnos : +5%, Capbreton +7% (8087, contre 7565 en 2006) et Soorts-Hossegor + 5% (3758 contre 3586 en 2006) confirment la « bonne » tendance générale du département des Landes. (A noter qu’un tableau joint au bas du sujet reprend le détail de tous les chiffres)

Dans la Côte Basque, la surprise vient de la très côtière et frontalière Hendaye qui gagne 14% de population et près de 2.000 habitants en 5 ans. Probablement, l’implantation de nombreux Espagnols explique cette forte hausse. Un effet que ne retrouvent ni Anglet (plus 2%), Bayonne (population stable) et encore moins St Jean-de-Luz (-5%), ni Biarritz (-3%). Les villes les plus touristiques de la Côte Basque sont-elles devenues trop chères ?

Les villes béarnaises progressent modestement (environ 5% pour Lons, Orthez et Lescar) ou se maintiennent (Billère, Oloron). Seule Pau décroche avec une perte de plus de 4.000 habitant soit -5%. Plus forte baisse en volume dans le Bassin de l’Adour.

Pour autant, le décrochage en pourcentage est plus accentué encore à Tarbes – 6% et Lourdes -7% (-2545 et -983 habitants respectivement). Les villes bigourdanes sont à la peine. Ces deux communes subissent fortement la concurrence des périphéries puisque, malgré elles, le département lui-même progresse légèrement : plus 1%.

Dans le Gers qui progresse de 4%, la ville d’Auch, seule ville de plus de 10.000 habitants dans le département, voit sa population augmenter légèrement : + 2% à 21.871 habitants.

Au total, les 4 départements traversés par l’Adour voient leur population passer de 1.408.787 habitants à 1.462.658 habitants soit plus 3,8 % et 53.871 résidents de plus en 5 ans. A noter toutefois que le département des Landes croît plus vite en volume que celui des Pyrénées-Atlantiques sur la période : plus 25.102 habitants contre 19.759. Les Hautes-Pyrénées font moins bien que la tendance générale avec une faible augmentation de 2.092 habitants.

Pour finir, 53.871 résidents de plus en 5 ans, dans les 4 départements traversés par l’Adour, signifie combien de milliers de voitures en plus qui circulent sur les routes ? Combien de logements supplémentaires à construire ? Quel pourcentage de terre agricole amputé ?

L’augmentation de population d’un territoire est-elle une fin en soi ?

– par Bernard Boutin

PS : Il est dommage que l’INSEE de donne pas ses chiffres par bassins de vie pour une analyse plus fine.  Elle doit pouvoir être faite, si vous en avez le courage (je ne l’ai pas) et un bon tableau EXCEL : la source : http://www.insee.fr.

Tous les chiffres sont repris dans le tableau ci-dessous (cliquer dessus pour agrandir) :

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Aéroports, ça vole bas !

avionsNotre millefeuille local se réveille, certains de nos politiques sortent de leur douce léthargie. Les Conseils Généraux des Pyrénées Atlantiques et des Hautes Pyrénées se rendent enfin compte de l’anomalie coûteuse que constituent deux aéroports à 35 km de distance l’un de l’autre.

Cela fait pourtant plusieurs décennies que n’importe quel citoyen normal a compris que deux aéroports à 35 km de distance cela ne peut fonctionner durablement.

Cela fait 5 ans que la Cour des Comptes dans son rapport de juillet 2008 « Les aéroports français face aux mutations des transports aériens », a clairement indiqué le chemin à prendre :

« Les analyses menées par les juridictions financières ont néanmoins montré que la quasi totalité des aéroports décentralisés sont en déficit chronique. Ils ne traitent qu’un faible trafic et assurent le maintien de leur activité essentiellement grâce aux subventions des collectivités territoriales, en particulier pour ce qui concerne les investissements. Quant aux douze grands aéroports régionaux, ils sont pour la plupart tout juste en équilibre financier alors que le nombre de passagers accueillis devrait leur permettre de dégager des profits. »

Et la demande aux collectivités territoriales qui est de : « rationaliser et formaliser une stratégie de développement des aéroports décentralisés et des infrastructures associées » est tout aussi claire.

Et ceci vaut pour les aéroports français isolés, alors imaginez pour notre doublon local !

Il y a plus de trois ans, que cette situation ubuesque était dénoncée dans AP : « Un aéroport ça va, trois, bonjour les dégâts«  (AP du 12 Avril 2010).

Cela fait des décennies que nos politiques locaux, par égoïsme coupable font preuve d’une incapacité totale à gérer ces infrastructures redondantes, puisant sans cesse dans la manne de nos impôts pour subventionner à fonds perdus deux aéroports.

Ce qui est encore plus surprenant, c’est que ce réveil touche le Conseil Général, dont ce n’est absolument pas la compétence !

« Cela n’a que trop duré, estime Michel Pélieu. Pour le président PRG du conseil général des Hautes-Pyrénées, les aéroports de Pau et Tarbes-Lourdes, voisins de palier, n’ont plus les moyens de se concurrencer frontalement. »(La Rép du 6/11/2013).

Il faut dire que les préconisations sont des plus vagues et homéopathiques :

« En tout cas, si rien n’est fait, il y aura des « morts » !  Dans un contexte de raréfaction de l’argent public, il faut donc penser différemment. Trouver des complémentarités plutôt que de se faire la guerre car, sinon, c’est du perdant-perdant ! »

Le remède est pourtant simple, connu de tous les industriels qui gèrent plusieurs sites : il y a un aéroport de trop…

Mais notre millefeuille est une jungle inextricable…

Car c’est la Région  qui est en charge de cette gestion…

Nous avons même la chance d’avoir le Vice-Président de la Région Aquitaine en charge des infrastructures qui est aussi Maire d’Oloron-Sainte-Marie, et, cerise sur le gâteau, est aussi Président du Syndicat Mixte en charge de l’aéroport de Pau !!!!

Ohé! on se réveille ?

Faisons confiance à nos élus, ils vous parleront de réunir demain, ou après demain Pau Tarbes et Lourdes dans une vaste agglomération qui deviendra le phare du Sud-Ouest, capable de rivaliser avec Bordeaux ou Toulouse, mais sont incapables de résoudre des problèmes aussi simples que créer une agglomération Pau Pyrénées cohérente, conforme au bassin de vie, ou résoudre le problème récurrent de deux aéroports à 35 km de distance.

Quand je vous dis que notre millefeuille est d’une efficience remarquable…

Quand les citoyens s’éveilleront…

– par Daniel Sango

Tarbes à graffs

imgp0227En parallèle a ce qui se passe actuellement à la Tour XIII (Paris XIIIème), relayé par nombre de médias, et c’est tant mieux, les arpenteurs se sont contentés d’aller jeter un œil à Tarbes, où la bande du 65ers s’est offerte un beau panneau du côté de l’Arsenal. Moins récent, quelques plaques à l’arrière du stade Trélut, également intéressantes et bien faites. Plus deux ou trois c.nneries qui n’ont rien à voir, juste pour le plaisir.

C’est : ICI

– par AK Pô + RS (ange tutélaire des petits riens)

TMB-méthanisation, ce que l’on nous cache…

arivem-13nov12-4Partout, ces usines sont présentées par leurs promoteurs comme la solution d’avenir au traitement des déchets, en tant qu’alternatives à la mise en décharge et à l’incinération, produisant en plus du gaz et du compost, à partir de nos poubelles de tous les jours.

Mais lorsque l’on regarde les usines existantes, les rapports officiels, les études techniques, les travaux réalisés par les associations de défense de riverains et de défense de l’environnement, les avis du monde agricole, le témoignage d’élus de tous bords, le vécu et le témoignage des riverains, ainsi que les articles de presse, la réalité est bien différente !

A partir de tous ces éléments, il apparaît que les usines de TMB-Méthanisation sont :

Un scandale agricole et alimentaire :

· Le digestat (résidu des digesteurs), dont l’épandage est prévu sur les terres agricoles (interdit chez nos voisins européens), est toxique, porteur de métaux lourds, plastiques et verres. Les terres agricoles vont irrémédiablement être souillées. Et même mélangé à des déchets verts pour arriver à la norme Européenne NFU 44 051, il se trouvera, dans un mètre cube de ce compost, l’équivalent de 2,7 kg de plastiques et 5 kg de verre et métaux, ainsi que d’autres contaminants comme des métaux lourds (mercure, cadmium, etc.)…

Un scandale environnemental :

· Les usines de TMB-Méthanisation ne sont pas une alternative à l’incinération et à la mise en décharge, et n’en diminuent pas la part, contrairement aux exigences européennes et nationales.

· Avec le bouchage récurrent des digesteurs, la matière fermentescible n’est plus traitée, et est enfouie brute en décharge, en contradiction avec les exigences européennes et la sauvegarde de l’environnement.

· La filière de la méthanisation va être totalement décrédibilisée, alors que cette filière est prometteuse, lorsqu’elle traite des biodéchets (déchets organiques triés à la source, jamais mélangés avec des plastiques, verres, métaux lourds…), loin de toute habitation (en raison des nuisances et risques d’incident industriel).

· Ces usines sont contraires au recyclage et à la valorisation des déchets, empêchant le développement du tri à la source, seule solution pour permettre une gestion durable et satisfaisante de nos déchets.

Un scandale social et humain :

· Ces usines produisent des nuisances olfactives et auditives récurrentes, ressenties à plus d’un kilomètre et demi à la ronde.

Outre la pénibilité de ces nuisances, ces dernières ont de graves conséquences :

· Un impact sanitaire grave (risques endocriniens, respiratoires, etc), la santé des habitants et travailleurs riverains, ainsi que des employés de l’usine, étant substantiellement altérée.

· Une atteinte à la valeur des biens immobiliers des habitants et entreprises riveraines de l’usine.

· Les entreprises riveraines de ces usines finissent par fuir.

Un scandale sécuritaire :

· Ces usines sont des usines à gaz au sens propre du terme. Des risques d’incident industriel, incendies ou explosions, existent, et ont été constatés sur de nombreuses usines en Europe. La vie des riverains peut se trouver menacée si ces usines sont construites proches des habitations et centres d’accueil du public.

Un scandale financier :

· Sur les usines existantes, le dépassement de budget est compris entre 50% et 120%.

· Afin de pallier les nuisances, des dizaines de millions d’euros sont dépensés systématiquement, sans résultat probant.

· Il faut payer pour l’exploitation, mais aussi pour enfouir le compost en décharge, et pour dédommager l’exploitant du manque à gagner en raison de l’impossibilité de vendre ce produit toxique.

Mesdames, Messieurs élus des Hautes-Pyrénées, vous qui avez voté en faveur du projet de l’UTV 65 (Unité de traitement et de Valorisation), ou qui héritez de ce dossier. Devons-nous considérer le TMB-méthanisation, comme un cadeau de remerciement que vous faites à celles et ceux qui vous ont installés dans le magnifique fauteuil que vous occupez ?

Gardez bien à l’esprit que dans ce dossier, votre mutisme et votre esprit corporatiste, vous rendent coupables de complicité passive !!

– par Patrick Maillot

Président de l’A.D.R.I.S.E

A lire aussi : http://alternatives-pyrenees.com/2013/09/15/usine-de-tmb-methanisation-de-borderes-sur-lechez/

Crédit photo : http://ecologieivryseineamont.fr/3223/

Ibos, le dimanche

Non, Ibos n’est pas qu’un centre commercial dans lequel affluent les masses en quête de nécessités suggérées, de promos bidonnées et d’épargnes fantômes, lieux où plus on dépense plus on est censé gagner en ristournes un pouvoir d’achat illusoire.

Non, Ibos n’est pas qu’une ZAC développée au bord de la rocade, à l’entrée ouest de la A64, qui regroupe quelques PME, un lycée dédié et deux hotels, un site logistique (etc), une ZAC qui s’inscrit dans un développement urbanistique serein et certainement idéal pour l’économie locale(plusieurs entreprises tarbaises ou péri s’y sont installées, au départ), un truc propre et espérons-le, efficace.

Ibos est un village qui joue avec ses murs, hauts hauts hauts murs maçonnés avec les pierres polies des rivières jointes au ciment rustique, ses portails majestueux (comme partout dans ces régions sauvageonnes, Béarn, Bigorre, Pays Basque), ses cours en galets, pour les ancestrales, en pavés granite pour les rénovées; et, souvent cachées aux passants, des bâtisses et des espaces pleins d’opulence et de charme. Ou le parfait contraire: l’abandon et la décrépitude.

Pourtant, dans cet espace, pas un chat, ou presque. Des voitures qui passent, des gosses qui s’ennuient.  Rares, des vieux, deux ou trois, qui traînent et épient la vie disparue. Des vieux que l’on n’emmène pas au centre commercial (le samedi et qui sait, bientôt,le dimanche?), qui gardent le village en regardant , à l’heure méridienne, saint Laurent jouer avec les pigeons de la Collégiale (fermée ce jour-là).

Alors, Ibos ressemble à un village beau et triste pour celui qui y passe et s’y promène. Mais ce n’est qu’une impression, sachez-le. Dans le canal l’eau murmure une chanson qui traverse le village de part en part,  un genre de psaume qui jadis, le dimanche, montait jusqu’au sommet d’un des clochers, celui qui retransmet sur le paratonnerre de la Collégiale le chant des fées et des pays heureux du Sud profond .

Addendum (l’homme d’Aden) :

Si certains sont OK pour bosser le dimanche, où est le problème (beaucoup de « métiers » travaillent déjà le WE) ? Le problème est plus dans la chalandise dominicale, semble-t-il. La société de consommation (terme générique) et les aléas, ou pseudos aléas de la vie quotidienne ont fait en sorte qu’ont fini par émerger à la fois un désir/besoin immédiat et un manque total de gestion saine du budget familial. Il manque une vis pour finir d’installer la planche de l’étagère, il manque le kilo de sucre pour les confitures, la plinthe pour terminer le salon, et rien ne peut attendre. Bref dimanche est là et comme tout se fait au coup par coup, forcément quelque chose est passé à l’as, pierre angulaire d’un parfait dimanche de bricoleur. Oui, c’est dimanche, les cloches sonnent et le tocsin résonne dans les familles : il manque la pièce maîtresse, vite, filons l’acheter, c’est ouvert, et tant que l’on y est, profitons-en pour acheter ce dont on aura besoin plus tard, d’autant qu’il y a des promos d’enfer.

Raisonnement simpliste, j’en conviens. Mais si personne ne se ruait dans ces grandes enseignes lors d' »ouvertures exceptionnelles, de rabais à 75% » , si les publicités papiers, audios, visuelles, ne poussaient les clampins à s’y rendre, tout le monde dormirait sur ses deux oreilles le dimanche matin. Mais bon, demain est tellement loin que penser se joue aujourd’hui à la minute près.

Et c’est ainsi que 2014 nous prépare une grande claque, car nous faisons de notre vie d’une petite clique un grand clac.

L’imagerie est ici : http://altpyphot.wordpress.com/2013/09/28/ibos-le-dimanche/

Photos S@tie et AK Pô

29 09 2013

 

« Les années drones »

Capture d’écran 2013-08-01 à 22.43.54

Eric et Sébastien Martin, gèrent OTIDEA, une agence « multimédia » basée à Tarbes. L’un est plus un homme d’image, l’autre plus un homme de technique. Ensemble, en partenariat avec l’ENIT (Ecole Nationale d’Ingénieurs de Tarbes), ils ont mis au point des drones qui permettent de réaliser des vidéos professionnelles dont les champs d’application paraissent sans fin.
AltPy se devait d’un petit coup de chapeau à une équipe solide qui ne craint pas les challenges et lance là un produit qui, très vite, fera partie du quotidien de nombreux entrepreneurs et collectivités. Les médias parlaient déjà depuis longtemps de drones militaires, place donc maintenant aux drones civils. 
Rencontre avec Eric Martin, qui, avec son frère Sébastien, assurent aussi par leur logiciel, l’envoi très régulier des newsletters d’Alternatives Paloises d’abord et d’Alternatives Pyrénées maintenant.

AltPy – Vous venez de présenter un « drone » à ERDf pour surveiller son réseau. Comment vous est venue l’idée de développer cet engin alors que votre métier de base tourne autour de la création et la gestion de sites internet ?
Eric Martin – Notre métier de base est en fait la communication « multimédia ». Bien entendu une grosse partie de notre activité est basée sur la conception de sites internet mais à côté de cela, nous avons des prestations de création graphique, de marketing mais aussi de vidéo. A l’origine, j’ai une formation audiovisuel et nous nous sommes souvent dit que, quand nous faisions des prises de vue au sol, cela pourrait être intéressant d’avoir un système pour prendre des vues plus hautes sans avoir à  passer par des grues ou des hélicoptères.
Par de la recherche et de la veille, nous nous sommes rendus compte que les nouvelles technologies avaient évolué et permettaient maintenant d’embarquer des caméras sur des engins pouvant comporter plusieurs moteurs ou plusieurs rotors.

AltPy – Quels ont-été les problèmes techniques principaux rencontrés pour mettre au point ces drones « évolutifs »?
Eric Martin – Il y a un parallèle intéressant. Autant pour les sites internet, nous essayons de trouver des solutions correspondantes aux besoins du client ou à notre problématique en interne, autant pour les appareils, nous avons voulu les adapter en fonction, là aussi, des besoins.

Dans certains cas, nous utilisons des petits drones en configuration 4 moteurs et caméra légère et dans d’autres, nous utilisons 8 moteurs pour des caméras plus importantes.

AltPy –  Avec quelle énergie fonctionne le drone et où avez-vous trouvé les éléments nécessaires pour les mettre au point ?
Eric Martin – Ils fonctionnent à l’énergie électrique. Les moteurs électriques ont énormément évolués. Ils consomment beaucoup moins, ont de meilleurs rendements avec des batteries de plus en plus puissantes.
Le cœur d’un drone, c’est toute l’électronique qu’il embarque : Un cumul de technologies et de composants qui vont permettre de gérer toute la stabilité du drone. Nous l’avons mis au point en interne et avec la collaboration d’élèves de l’ENIT qui sont intervenus en soutien pour le projet.
Les drones évoluent sans cesse. Nous en sommes au quatrième. Au fil des mois, les composants changent et nous n’arrêtons pas de modifier les engins.
Beaucoup d’électronique vient depuis la Chine qui est en avance sur la France à ce niveau-là. De même pour une grande partie de la motorisation. Mais la conception, qui est plutôt bonne, est bien française !

AltPy –  Pendant le vol du drone, peut-on contrôler les images filmées ?
Eric Martin – Sur tous les vols, nous avons un moniteur de retour au sol. Nous voyons exactement, en temps réel, ce que filme la caméra ce qui permet d’orienter, si nécessaire, soit le drone, soit la caméra qui peut être dissociée de son axe.
Il y a toujours aussi un pilote qui accompagne le drone. Il doit avoir un brevet de pilotage et chaque drone doit obtenir une autorisation de la DGAC. La législation est contraignante mais elle va dans le sens, nécessaire, d’une plus grande sécurité.

AltPy – Quel est le champ des applications potentielles ?
Eric Martin – Plus nous avançons dans notre projet, plus nous découvrons des champs d’application intéressants et utiles. En vue aérienne, nous avons déjà inspecté des vignes pour détecter des maladies. L’inspection de panneaux photovoltaïques est aussi une autre application intéressante. L’ONF est intéressé par nos images pour des inspections plus rapides (NDLR : cas des couloirs d’avalanches). ERDF peut soit contrôler ses lignes, soit ses pylônes.
La notion de sécurité est aussi importante puisque l’on déplace une machine en vol plutôt que des hommes sur des lieux compliqués d’accès. Le drone peut donc opérer rapidement. Toujours sous le contrôle de l’homme.

AltPy – Pour le moment, vous louez des heures d’utilisation de votre drone. Pensez-vous en lancer une fabrication en nombre pour le commercialiser ? 
Eric Martin – Nous vendons plutôt notre prestation puisque nous venons toujours sur place. Pour ce qui est de fabriquer, nous sommes sollicités même par des fonds d’investissements. Il y a beaucoup d’intérêt pour les investisseurs vu le champ d’applications. (NDLR : à ce titre, voir la vidéo ci-dessous, qui montre de nombreuses applications très différentes dont une concerne les dégâts provoquées par les inondations dans la vallée de Barèges et qui intéresse à ce titre les Travaux Publics).
On se refuse de se lancer aujourd’hui dans la fabrication en série qui a ses propres problématiques (suivi de production, commercialisation, SAV etc.). Nous préférons nous concentrer sur de la prestation « à la carte ». Ce que nous savons faire.
A chaque tournage, comme pour les sites internet, nous avons un besoin particulier qui appelle à de nouveaux développements pour que les drones soient toujours plus opérationnels. Nous avons 4 drones différents à ce jour.

AltPy – Ces premiers drones vous ont-t-ils donné des idées pour de nouveaux développements ?
Eric Martin – Nous avons pleins d’idées dans les cartons mais les laissons de côté pour l’instant…

AltPy – Quelle est la réaction des clients face à ce nouveau moyen ?
Eric Martin –  Chaque fois que nous le présentons à des clients différents, nous leurs ouvrons de nouvelles voies. Nous sommes curieux de voir jusqu’où cela va aller.

– propos recueillis par Bernard Boutin

le site d’OTIDEA : http://otidea.com
Contact : Eric Martin 05 62 44 22 34
OTIDEA dans la Dépêche du Midi  (drone en photo : 6 moteurs, moins de 4 kgs)

Tarbes nous montre la voie

Je viens d’expérimenter la rocade Nord-Ouest de Tarbes qui a été inaugurée le mois dernier. Une très belle réalisation, bien intégrée et bien paysagée. Très utile aussi, puisqu’elle permet au trafic venant du Nord d’éviter la traversée fastidieuse de Tarbes pour rejoindre l’aéroport, l’autoroute A64  et bien entendu les stations pyrénéennes. Avec la déviation de Maubourguet aujourd’hui bien installée c’est un temps précieux qui sera gagné depuis Aire-sur-l’ Adour ce qui rendra plus attractives encore les belles stations des Hautes Pyrénées depuis Bordeaux. Qui préférera s’empiler à Gan puis à Oloron pour rejoindre Gourette ? Je n’ai pas entendu parler de barrages filtrants, de banderoles déployées, de Code-Bigorre , d’associations diverses et de mairies transformées en villages gaulois, lors de la réalisation de cet équipement de 6 km en périphérie urbaine.

Son coût comprenant la réalisation de 7 ouvrages d’art s’est élevé à 36 M€ (hors acquisition de l’emprise) financés par un PPP (Partenariat Public Privé) remboursable en 20 ans par le CG des Hautes Pyrénées. Un benchmark utile pour évaluer le coût d’une liaison Pau-Oloron (27km) sur laquelle nous continuons à procrastiner, tandis que nos voisins, amis , cousins et désormais alliés bigourdans, avancent tranquillement et organisent magnifiquement l’accès à leur aéroport et à leur domaine skiable.

Bref, une belle réalisation qui simplifiera certainement la vie des Palois qui se rendront cet été à Jazz in Marciac et qui ne sont pas négociants en virages professionnels ! C’est désormais tout droit et sans un feu rouge depuis Pau par l’ A64 et jusqu’à Marciac !

http://www.cg65.fr/UploadFiles/publications/2665/DP_Rocade_Nord-ouest.pdf.V3.aspx

Inondations Pyrénées : Deux façons pour faire un don !

Capture d’écran 2013-06-28 à 08.08.01Suite aux inondations, Tarbes organise un grand concert de solidarités dont les bénéfices seront reversés aux sinistrés. Ce sera le lundi 1er juillet à 19h Halle Marcadieu.

Pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer, l’association « Pays de l’Ours – Adet » a ouvert une page spéciale pour reçevoir des dons qui seront reversés en totalité aux sinistrés.

L’association s’engage à rendre compte des sommes collectées et de leur utilisation via son site internet.

C’est maintenant ou jamais !

http://www.solidarite.paysdelours.com

concerttarbes