Pyrénées-Atlantiques : Aller au-delà du nouveau logo proposé par le Comité Départemental du Tourisme ?

le-nouveau-logo-du-comite-departemental-du-tourisme_1784182_800x400La presse revenait, il y a quelques temps*, sur les projets du CDT des Pyrénées-Atlantiques de lancer un nouveau logo pour promouvoir le tourisme dans le département.

Les différences, entre le logo actuel et le logo proposé, frappaient immédiatement. Aux Pyrénées ayant les pieds dans l’Atlantique de l’ancien se substituerait une «espèce d’ardoise », coupée en deux par des traits rouges et blancs, rappelant les sentiers de Grande Randonnée, et portant les mentions « Béarn Pyrénées » à gauche et « Pays Basque » à droite.

Il n’est pas certain que, pour le touriste potentiel « du nord », national ou international, ce nouveau logo suggère quoi que ce soit. La notoriété de notre département tient plus à des pratiques de la montagne, de la mer, à un art de vivre, à des paysages qu’à des régions historiques et en particulier pour le Béarn. C’est ce que suggérait le logo avec les Pyrénées « plongeant » vers l’Atlantique.

l-ancien-logo_1784183

De plus, vu depuis Paris, Amsterdam ou Paimpol, il est probable que l’intérêt du touriste pour notre région ne se limite pas au Béarn et/ou au Pays Basque. Des sites comme Lourdes, Gavarnie (classé UNESCO), Dax, la côte landaise sont autant de destinations qui, vues du nord, sont toutes « dans le même coin ». Que vendre donc à l’extérieur pour avoir une forte industrie du tourisme dans la région ? Surement plus que le Béarn et le Pays Basque…

On peut donc se demander si le Comité départemental du Tourisme des Pyrénées-Atlantiques, pris en tenaille entre ses deux « provinces historiques », a toujours une logique économique et laquelle ? La journée de déplacement à cheval ?

La suppression programmée des départements permettra-elle de mettre de l’ordre dans l’utilisation des ressources financières et humaines engagées pour valoriser notre territoire à l’extérieur ? On ne peut que le souhaiter.

Demain, à qui la compétence tourisme ? Aux agglos, départements, régions ou à des syndicats représentants un intérêt économique commun allant au-delà des diverses strates administratives qui sillonnent notre territoire ?

Au pays des Trois Mousquetaires, leur fameux « Un pour tous, tous pour un » gagnerait à être repris par l’ensemble des professionnels du tourisme d’un territoire pertinent, allant au-delà du département des Pyrénées-Atlantiques. Pourquoi pas au niveau du Bassin de l’Adour ?

– par Bernard Boutin

* http://www.sudouest.fr/2014/04/28/tourisme-un-nouveau-logo-pour-les-basques-et-les-bearnais-1538622-4710.php

* http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2014/03/12/infographie-tourisme-le-bearn-aura-sa-propre-campagne-de-communication,1183887.php

* http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2014/04/30/le-bearn-reste-peu-connu-des-touristes,1191826.php

 

Escapade navarraise

DSCF1839Malgré les changements climatiques, cela reste toujours vrai : il suffit de « cruzar el Pirineo *» pour laisser la grisaille au nord et retrouver le soleil au sud. Direction les « Bardenas Reales », à 3 heures des Pays de l’Adour, dans le Sud-Est de la Navarre.

Comme chaque année, les champs, en Navarre comme dans l’Aragon voisin, se couvrent de blé et des millions de coquelicots ondulent au vent. Les villages, tous en pierre, burinés, se perchent sur des promontoires. Il s’agit de conserver la terre, « plane et utile », à l’agriculture et de vivre groupé en cas de danger. Au centre de la « población », invariablement une belle et imposante église de style roman et une « casa consistoriale** ». Pas d’agitation dans ces vieux villages dont une grande partie de la population a émigré, attirée par les mirages des grandes villes proches : Saragosse et Pampelune.

Retour sur histoire : La Navarre a 10.000 km2 et moins de 650.000 habitants dont 350.000 pour la seule agglomération de sa capitale, Pampelune. La « communauté forale » est régie par d’anciens droits hérités du Moyen Âge. Les langues Basque et Espagnole s’y côtoient. Le Basque n’est langue officielle qu’au nord et au nord-ouest d’une province qui n’a jamais souhaité rejoindre l’Euzkadi, le Pays Basque espagnol composé du Guipuzcoa, de la Biscaye et de l’Alava. La Navarre est fière de ses traditions, de ses « fors », de son royaume médiéval fondé par les Vascons en 824 qui restera indépendant jusqu’au XVIe siècle, de sa gastronomie, de ses vins.

Traverser la Navarre, c’est voir des paysages magnifiques et autant de villages, où l’on a envie de s’arrêter pour aller à la rencontre de ses vieilles pierres. Rien de bien moderne en Navarre, en dehors de Pampelune et… d’immenses champs d’éoliennes et de panneaux solaires. Des vues partout dégagées, de l’authenticité assurée et une surprise : la zone des « Bardenas Reales ». Citons Wikipedia : « Situé au sud-est de la Navarre, le désert des Bardenas Reales, vaste zone de 42.000 ha entre Tudela et Carcastillo, offre des paysages uniques en Europe, caractérisés par une végétation particulière ainsi que par des formations rocheuses impressionnantes dues à l’érosion, phénomène ici récurrent. Le « Castildetierra » en est la manifestation la plus emblématique. Sans oublier les massifs du Rallon et de la Pisquerra, qui donnent au randonneur qui les parcourt l’impression d’évoluer dans les paysages mythiques de l’Ouest américain comme Monument Valley. »

Les Bardenas se parcourent à pied, en vélo, en moto pour le plus grand bonheur des pratiquants, très souvent des français, qui viennent trouver là un dépaysement total avec leur vert pays. Pour y accéder, mieux vaut contacter le centre d’informations des visiteurs à quelques kilomètres d’Arguedas, à l’entrée des Bardenas. Voir : ICI. Pour mieux se faire une idée sur les lieux, internet regorge de photos. Plus sur AltPy : Voir ICI.

Un bémol, toutefois, le cœur même des Bardenas, est zone interdite, car occupé par les militaires espagnols qui en ont fait une zone de tir pour leur aviation. Il n’est pas rare de voir des F16 et vautours fauves se croiser dans le ciel ; vautours, qui ne semblent pas effrayés par le rugissement des réacteurs !!! L’aspect grandioses du site fait vite oublier cette modernité envahissante mais loin d’être permanente.

Pour ceux qui ne souhaitent pas randonner, on pourra toujours s’intéresser aux nombreuses « bodegas » à vins que l’on trouve un peu partout (Olite est une bonne étape), aux revendeurs de fromages de brebis et de chèvres, aux biscuiteries traditionnelles et à leurs « tortas », aux pressoirs d’huile d’olive ou aller déguster « una trucha a la Navarra » (truite panée et cuite dans une tranche de jambon).

Quelques haltes, d’une liste qui doit pouvoir être largement développée : Javier, lieu de baptême de St François Xavier, ami d’Ignace de Loyola, cofondateur de la Compagnie de Jésus, Sanguesa, Ujué, Sos del Rey Catolico (en Aragon mais à « frontière » avec la Navarre), pousser plus loin vers Uncastillo, les Mallos de Riglos aragonais etc. Plus sur AltPy : Voir ICI.

Dormir sur place

L’Hostal « Txapi Txuri » à l’entrée de Murillo del Fruto, en venant de Carcastillo, propose de très agréables chambres modernes et une table excellente. Le pari de Suzi, Kerman et Silvana : offrir le meilleur de la région. Des produits bio, locaux. Des produits frais et sains. L’huile d’olive que l’on y consomme est faite sur place. Accueil aimable et conseils pour tous. Une équipe qui a compris que pour bien marcher, un peu au milieu de nulle part, mieux vaut offrir de l’excellence. Référencé sur TripAdvisor, les commentaires donnent à 10 sur 10 à « Txapi Txuri ».

Le sud-est de la Navarre : une destination facile, un dépaysement total, pour oublier la grisaille du week-end prochain…

– par Bernard Boutin

* traduction : traverser les Pyrénées

** traduction : maison du peuple (ou Mairie)

Plaidoyer pour des régions françaises historiques et culturelles

L’arrivée de Manuel Valls à Matignon a ouvert la perspective d’une réorganisation des régions française, avec un objectif d’en diminuer le nombre d’ici 2017. Depuis, nombre de propositions ont été faites sur des principes géographiques ou démographiques : superficie, population, poids économique, etc.. C’est oublier que les entités administratives tirent leur légitimité d’autres critères qui sont essentiellement l’histoire et la culture, des sujets tabous depuis le découpage des départements de la révolution dont l’objectif était de détruire les anciennes régions historiques, et par là même toute forme de particularisme néfaste à la nouvelle république « une et indivisible ».

Regions francaises  criteres culturels et historiques
Carte de l’auteur

La conséquence est aujourd’hui évidente : si certains départements ont une identité car recoupant des régions culturelles ou historiques – c’est le cas du 64 avec le Béarn et le Pays Basque – d’autres en revanche n’existent que parce qu’ils ont des limites administratives (le « Tarn et Garonne » par exemple), et ceci est encore plus évident pour les régions, qui, en dehors de la Bretagne, de la Corse et de l’Alsace, ne forment que des agrégats improbables de territoires aux histoires et cultures différentes. Le cas de l’Aquitaine, que j’ai développé dans l’article « L’Aquitaine existe-t-elle ?» en est l’exemple par excellence, regroupant des parties incomplètes des anciennes Guyenne, Gascogne, Navarre et Béarn, et pas moins de 5 langues régionales : basque, gascon, languedocien, saintongeais, limousin. Il en découle au mieux un désamour des régions, au pire un désintérêt total, que les conseils régionaux s’efforcent de combler par des publicités commerciales tape-à-l’œil. Ces régions n’ont pas d’identité. Qui en effet se dit « Aquitain », ou « Midi-Pyrénéen » ou « Pacaïen » ?
Afin de résoudre ce problème, il faut donc donner une légitimité historico-culturelle à nos régions, et c’est dans cet esprit que je propose deux cartes, l’une sur une base uniquement historique, et l’autre sur une base historico-linguistique, mais tout en respectant, pour plus de réalisme, deux contraintes : celle de ne pas redécouper les départements, certes imparfaits, mais auxquels peu de monde veut toucher, et celle de réduire de moitié ou quasiment le nombre de régions françaises.

La première carte propose une version « historique », et 13 régions métropolitaines. Quelles en sont les principales caractéristiques ? Au sud, quatre régions en plus de la Corse (qu’il est impossible, tout le monde en conviendra de regrouper au continent). C’est d’abord une région « Gascogne – Guyenne – Euskadi », qui regroupe l’essentiel de ces anciennes provinces (à l’exception de l’Aveyron, autrefois en Guyenne, et qui serait trop excentrée), mais qui a surtout le mérite de regrouper dans la même entité le Béarn, les Landes, le Gers et la Bigorre, et ainsi de reconstituer l’ancienne Novempopulanie des romains. La région « Languedoc – Roussillon », bien plus large qu’aujourd’hui, incorporerait l’ancien Languedoc et une partie de la Guyenne ainsi que le Roussillon. La région Provence – Dauphiné comprendrait l’essentiel de ces deux pays, et enfin « Auvergne – Limousin » reprendrait les deux régions éponymes actuelles. Ailleurs, les faits notables sont une régions Bretagne historique, une grande Normandie, une grande Bourgogne comprenant la Savoie, l’alliance de la Champagne à l’Alsace en passant par la Lorraine, une grande région Anjou-Maine-Poitou qui inclurait aussi la Saintonge et l’Angoumois, ou encore une région « Orléanais-Berry » au centre. Pour finir, l’Ile de France, entité se suffisant à elle-même, resterait telle qu’elle est aujourd’hui.

Régions base historico-culturelle

La deuxième carte essaie d’allier les principes historiques et culturels, ou plus précisément historiques et linguistiques. Si les langues régionales ne sont plus beaucoup parlées, elles n’en constituent pas moins un élément identitaire important (François Bayrou ne chantait-il pas beth ceu de Pau le soir de sa victoire aux dernières élections municipales de Pau ?). Quelles sont les différences par rapport à la précédente carte historique ? D’abord il y aurait 14 régions au lieu de 13, mais on n’est pas à une région près. Au sud : une « Gascogne – Euskadi » plus petite que la version historique, car centrée sur l’aire des langues gasconne et basque. Il aurait été préférable d’y incorporer les régions gasconnes des Comminges et du Couserans, mais cela aurait impliqué d’y rattacher la Haute-Garonne et l’Ariège en entier, alors que ces deux départements sont principalement de culture languedocienne ; une région Languedoc regroupant parlers languedociens et catalans, comprenant le Lot, mais pas le Gard ; une région Provence qui perdrait l’Isère mais qui gagnerait le Gard, et une grande région Auvergne – limousin, qui s’étendrait de la Dordogne à l’ouest, jusqu’à l’Ardèche à l’Est. Pour les autres régions françaises, la principale différence avec la carte historique serait dans le maintien d’une entité « Rhône-Alpes » correspondant aux parlers arpitans équivalents à ceux de Suisse romande, la Bourgogne ne regroupant plus que l’ancien duché et l’ancien comté de Bourgogne.

Régions base historico-linguistique

Cet exercice, tout théorique qu’il a l’air, n’est pas dénué de fondement. En effet, comment ne pas voir que les critères historiques et culturels sont ceux qui ont été retenus depuis longtemps par tous nos voisins : Allemagne, Espagne, Grande-Bretagne et Italie pour ne citer qu’eux. Mais en France, tout ceci n’est-il qu’utopie naïve ? Oui sans doute, car la mentalité actuelle de nos élites issues d’un système bicentenaire républicain centralisateur et jacobin aurait du mal à accepter d’intégrer des critères autres que ceux, insipides et froids, des chiffres démographiques et économiques et des données géographiques brutes et linéaires. Il ne faudra pas s’étonner, dès lors, que les citoyens se désintéressent du destin de leur région, ne vibrent pas à l’évocation de son nom, ne la défendent pas lors de leurs voyages à l’étranger, ou enfin n’aillent pas voter pour des représentants d’une entité virtuelle qui ne leur dit rien. Les budgets indécents engagés par les élus de ces collectivités au frais des contribuables pour faire croire qu’il existerait une région « Midi-Aquitaine » (regroupement possible des actuelles Aquitaine et Midi Pyrénées) n’auront au final pas plus d’efficacité qu’une publicité pour ultra brite : une marque sera créée, mais il n’y aura personne pour crier le nom de sa région, tel l’illustre feu 5ème régiment d’infanterie « En avant, Navarre sans peur !», sur les terrains des batailles de Valmy, de Wagram ou de la Marne…

 

– Par Emmanuel Pène – le 23 avril 2014

Twitter @epene64

Municipales 2014 – Déferlante bleue dans le Bassin de l’Adour

capture-d_c3a9cran-2014-02-05-c3a0-17-00-26Au terme du deuxième tour des élections municipales 2014, la droite prend ou conserve le contrôle de la grande majorité des villes du Bassin de l’Adour : Bayonne, Biarritz, Hendaye (bascule), Anglet (bascule) pour le Pays Basque; Pau (bascule), Oloron (bascule), Orthez (bascule) pour le Béarn; Mont-de-Marsan dans les Landes ; Tarbes en Bigorre. La gauche ne conserve qu’Auch et Dax parmi les grandes villes du Bassin de l’Adour et gagne Lourdes avec Josette Bourdeu face au maire sortant Jean-Pierre Artiganave (centre droit), handicapé sur sa droite par la présence d’un candidat du FN.

Ces résultats dans les principales villes du Bassin de l’Adour, confirment, au niveau local, l’effet de balancier vers la droite observé partout en France. Cela aura des conséquences au niveau de la gestion des départements qui sont tous, pour le moment, entre des mains d’exécutifs de gauche : Gers, Landes, Pyrénées-Atlantiques et Hautes-Pyrénées.

– par Bernard Boutin

Le deuxième tour à Bayonne, 44.331 habitants : Jean-René ETCHEGARAY (UDI) succède à Jean Grenet (UDI)
Deuxième tour 2014 :
Liste Union de la Droite Jean-René ETCHEGARAY « Bayonne un temps d’avance »                   46,21 % 5480 voix
Liste Socialiste Henri ETCHETO Bayonne ville ouverte                                                                 43,92 % 5209 voix
Liste Divers gauche Jean-Claude IRIART « Baiona 2014 – projet de vie – projet de ville »           5,71 % 1171 voix

Rappel du premier tour 2014 :
Liste Divers droite Sylvie DURRUTY « Bayonne avant tout »                                               18,54 %
Liste Union de la Droite Jean-René ETCHEGARAY « Bayonne un temps d’avance »         29,98 %
Liste front de Gauche Serge NOGUES « Bayonne, l’humain d’abord »                                5,92 %
Liste Socialiste Henri ETCHETO Bayonne ville ouverte                                                         35,26 %
Liste Divers gauche Jean-Claude IRIART « Baiona 2014 – projet de vie – projet de ville » 10,30 %

Rappel du deuxième tour 2008 :
Centre-droite Jean GRENET                               7570 voix 47,67%
Union de la Gauche Jérôme AGUERRE             6189 voix 38,97%
Div Droite Yves UGALDE                                    2122 voix 13,36%

Le deuxième tour à Biarritz, 25.903 habitants : Michel Veunac (MoDem) succède à David Borotra (MoDem)
Deuxième tour 2014 :
Liste Union de Droite Max BRISSON             6281 voix    48,36 %
Liste Divers Droite Michel VEUNAC               6706 voix   51,64 %

Rappel du premier tour 2014 :

Liste Front de Gauche Mathieu ACCOH             5,25 %
Liste Front National Franck PERRIN                   5,05 %
Liste Divers Richard TARDITS                            10,69 %
Liste Divers Droite Michel VEUNAC                  17,44 %
Liste Union de Droite Max BRISSON                23,36 %
Liste Union de la Gauche Guy LAFITE              16,88 %
Liste Divers Guillaume BARUCQ                         7,26 %
Liste Divers droite Jean-Benoît SAINT-CRICQ 14,88 %

Rappel du deuxième tour 2008 :
Liste Centre-Mo Dem Didier BOROTRA            5575 voix 43.37%
Liste Div droite ean-Benoît SAINT-CRICQ         3848 voix 29,93%
Liste PS Galéry GOURRET_HOUSSEIN               1804 voix 14,03%
Liste Div Gauche Peio CLAVERIE                        1628 voix 12,66%

Le deuxième tour à Dax, 20.299 habitants : Gabriel BELLOCQ PS réélu
Deuxième tour 2014 :
Liste Union de la Droite Jean-Pierre BASTIAT          42,64 %
Liste Union de la Gauche Gabriel BELLOCQ            49,34 %
Liste Front National Christophe BARDIN                   7,98 %

Rappel du premier tour 2014 :
Liste Union de la Droite Jean-Pierre BASTIAT        38,87 %
Liste du Parti de Gauche Didier ZARZUELO             5,95 %
Liste Union de la Gauche Gabriel BELLOCQ          44,57 %
Liste Front National Christophe BARDIN               10,62 %

Rappel du deuxième tour 2008 :
Union de la Gauche Gabriel BELLOCQ         5468 voix 56,28%
UMP Jacques FORTE                                       4247 voix 43,72 %

Le deuxième tour à Lourdes, 14.282 habitants : Josette BOURDEU PS élue
Deuxième tour 2014 :
Liste Front National Claude HEINTZ                                 640 voix    8,37 %
Liste Union de la Droite Jean-Pierre ARTIGANAVE        3249 voix  42,50 %
Liste Divers Gauche Josette BOURDEU                          6706 voix   51,64 %

Rappel du premier tour 2014 :
Liste Front National Claude HEINTZ                           12,57 %
Liste Union de la Droite Jean-Pierre ARTIGANAVE    38,30 %
Liste Divers Jean-Pierre AUGUET                                   7,53 %
Liste Divers Gauche Josette BOURDEU                       41,67 %

Rappel du deuxième tour 2008 :
UMP Jean-Pierre ARTIGANAVE                                  4092 voix 51,05%
Union de la Gauche Josette BOURDEU                     3924 voix 48,95%

Le deuxième tour à Orthez, 10.886 habitants : Yves DARRIGRAND élu
Deuxième tour 2014 :
Liste Union de la Droite Bernard CAZENAVE            898 voix  16,84 %
Liste Divers Gauche Yves DARRIGRAND                  2257 voix  42,34 %
Liste Socialiste Emmanuel HANON                          2176 voix  40,82%

Rappel du premier tour 2014 :
Liste Union de la Droite Bernard CAZENAVE             25 %
Liste Divers Gauche Yves DARRIGRAND                    31,60 %
Liste Socialiste Emmanuel HANON                            37 %
Liste Extrême Gauche Eric DELTEIL                              6 %

Rappel du deuxième tour 2008 :
Liste PS Bernard MOLERES                         3499 voix 61,05%
Centre-droite Thierry ISSARTEL                 2232 voix, 38,95%

Le deuxième tour à Oloron-Sainte-Marie, 10.854 habitants : Hervé LUCBEREILH élu
Deuxième tour 2014 :
Liste Union de la Gauche Bernard UTHURRY         3066 voix  49,93 %
Liste Divers Droite Hervé LUCBEREILH                    3074 voix  50,07 %

Rappel du premier tour 2014 :
Liste Union de la Gauche Bernard UTHURRY          43 %
Liste Union de la Droite Daniel LACRAMPE             24 %
Liste Divers Droite Hervé LUCBEREILH                    31 %

Rappel du deuxième tour 2008 :
Union de la Gauche Bernard UTHURRY             3290 voix 50,92%
UMP Hervé LUCBEREILH                                      3171 voix 49,08%

Municipales 2014 – Le premier tour dans les principales villes* du Bassin de l’Adour

capture-d_c3a9cran-2014-02-05-c3a0-17-00-26Municipales 2014 : les résultats des principales villes du Bassin de l’Adour Auch, Bayonne, Biarritz, Dax, Lourdes, Mont-de-Marsan, Orthez, Oloron et Tarbes. Sont réélus, dès le premier tour, les maires de Auch (PS), de Mont-de-Marsan (MoDem) et de Tarbes (UMP). Percée du FN dans 2 villes de notre région : Lourdes où le candidat fait 12,57 % et Dax 10,62 %. Ces candidats peuvent se maintenir au deuxième tour et ainsi « compliquer » les traditionnels duels gauche/droite. A noter qu’à Biarritz, 5 listes pourraient se maintenir pour le deuxième tour.

Le premier tour à Auch, 21.871 habitants : Le maire PS élu dès le premier tour
Elu avec 62,10 % des suffrages en 2008, le Maire PS d’Auch, Franck Montaugé est réélu avec 51,89 % des voix. Une baisse de 10 % des voix par rapport à 2008 mais qui n’empêche pas sa réélection.

Liste UMP Christel DULHOSTE                      13,43 %
Liste Extrême Gauche Joëlle REYNAUD          8,67 %
Liste Divers Droite Pierre TABARIN                17,5 %
Liste DIVERS Alexis BOUDAUD                        8,51 %
Liste Socialiste Franck MONTAUGE               51,89 %

Rappel Municipales 2008 second tour :
Union de la Gauche Franck MONTAUGE 5523 voix 62,10 %
Divers droite Pierre TABARIN 2273 voix 25,56 %
UMP Henri SANTISTEVA 1098 voix, 12,35 %

Le premier tour à Bayonne, 44.331 habitants : La gauche pourrait gagner Bayonne dimanche prochain.
L’enjeu : Qui pour prendre la suite de la « saga GRENET » sur Bayonne ? Une saga de 55 ans. Pour mémoire, Henri Grenet, père de Jean Grenet, actuel Maire, a été Maire de Bayonne sans discontinuer de 1959 à 1995, année à partir de laquelle son fils a pris la suite.
En 2012, au premier tour des élections présidentielles, François Hollande avait rassemblé 31,18% des votants là où le candidat UMP se hissait à 24,55%.
Le premier tour place le candidat du PS en tête avec 35,36 des voix qui additionnées à celles de Front de Gauche et des Aberzales fait un total de 51,48 %. La gauche pourrait gagner Bayonne dimanche prochain.

Liste Divers droite Sylvie DURRUTY « Bayonne avant tout »                                                  18,54 %
Liste Union de la Droite Jean-René ETCHEGARAY « Bayonne un temps d’avance »             29,98 %
Liste front de Gauche Serge NOGUES « Bayonne, l’humain d’abord »                                     5,92 %
Liste Socialiste Henri ETCHETO Bayonne ville ouverte                                                             35,26 %
Liste Divers gauche Jean-Claude IRIART « Baiona 2014 – projet de vie – projet de ville »     10,30 %

Rappel Municipales 2008 :
Centre-droite Jean GRENET 7570 voix 47,67%
Union de la Gauche Jérôme AGUERRE 6189 voix 38,97%
Div Droite Yves UGALDE 2122 voix 13,36%

Le premier tour à Biarritz, 25.903 habitants : L’UMP fait mieux que le MoDem, parti de Didier Borotra qui ne se représentait pas.
L’enjeu : Qui pour succéder à Didier Borotra (MoDem), 76 ans et emblématique maire de Biarritz depuis 1991 ?
En 2012, au premier tour des élections présidentielles, François Hollande avait recueilli 24,88% des suffrages là où Nicolas Sarkozy recueillait 37,34%.
Max Brisson, UMP arrive en tête et 5 candidats peuvent rester en lice pour le deuxième tour. Des tractations vont avoir lieues et il est probable que des fusions de listes de fassent. En tout état de cause, Biarritz devrait rester à droite.

Liste Front de Gauche Mathieu ACCOH              5,25 %
Liste Front National Franck PERRIN                    5,05 %
Liste Divers Richard TARDITS                             10,69 %
Liste Divers Droite Michel VEUNAC                   17,44 %
Liste Union de Droite Max BRISSON                 23,36 %
Liste Union de la Gauche Guy LAFITE               16,88 %
Liste Divers Guillaume BARUCQ                          7,26 %
Liste Divers droite Jean-Benoît SAINT-CRICQ   14,88 %

Rappel Municipales 2008 second tour :
Liste Centre-Mo Dem Didier BOROTRA 5575 voix 43.37%
Liste Div droite ean-Benoît SAINT-CRICQ 3848 voix 29,93%
Liste PS Galéry GOURRET_HOUSSEIN 1804 voix 14,03%
Liste Div Gauche Peio CLAVERIE 1628 voix 12,66%

Le premier tour à Dax, 20.299 habitants : Le Maire PS sortant en ballotage plutôt favorable
Gabriel Bellocq, PS et maire sortant, réalise 38,87 % des voix et peut compter sur les 5,95 % de voix du Parti de Gauche. Le candidat du FN peut rester en lice puisqu’il fait 10,62 %. On ne voit pas dès lors comment Jean-Pierre Bastiat pourrait surmonter son handicap dans une triangulaire.

Liste Union de la Droite Jean-Pierre BASTIAT         38,87 %
Liste du Parti de Gauche Didier ZARZUELO              5,95 %
Liste Union de la Gauche Gabriel BELLOCQ           44,57 %
Liste Front National Christophe BARDIN                 10,62 %

Rappel Municipales 2008 second tour :
Union de la Gauche Gabriel BELLOCQ          5468 voix 56,28%
UMP Jacques FORTE                                        4247 voix 43,72 %

Le premier tour à Lourdes, 14.282 habitants : Une élection à suspens

Avec un Front National à plus de 12 %, un maire sortant, Jean-Pierre Artiganave, en deuxième position (38,30%) derrière la représentante du PS, Josette Bourdeu (41,67 %), il est difficile de prévoir qui sortira premier du deuxième tour. Le FN se maintiendra-t-il tout d’abord ?

Liste Front National Claude HEINTZ                          12,57 %
Liste Union de la Droite Jean-Pierre ARTIGANAVE   38,30 %
Liste Divers Jean-Pierre AUGUET                                 7,53 %
Liste Divers Gauche Josette BOURDEU                     41,67 %

Rappel Municipales 2008 second tour :
UMP Jean-Pierre ARTIGANAVE 4092 voix 51,05%
Union de la Gauche Josette BOURDEU 3924 voix 48,95%

Le premier tour à Mont-de-Marsan, 31.388 habitants : La Maire MoDem rélue
En 2012, au premier tour des élections présidentielles, François Hollande avait récolté 34,08% des votes en 2012 alors que Nicolas Sarkozy atteignait 24,9%.
Beau succès pour Geneviève DARRIEUSSECQ qui est confortablement réélue avec 55,77 % dès le premier tour.

Liste du Front de Gauche Céline PIOT                           5,3 %
Liste Front National Julien ANTUNES                             8,8 %
Liste Union de la Gauche Renaud LAHITETE               29,8 %
Liste Union de la Droite Geneviève DARRIEUSSECQ  55,77 %

Rappel Municipales 2008 second tour :
Centre Droite Geneviève DARRIEUSSECQ 7545 voix 52,88%
Union de la Gauche Philippe LABEYRIE 6723 voix 47,12%

Le premier tour à Orthez, 10.886 habitants : Une triangulaire à venir au résultat improbable
Le maire PS Bernard MOLERES ne se représentait pas. Son adjoint aux finances, Emmanuel Hamon fait 37 % des voix devant Yves Darrigrand 31,60 % et le MoDem 25 %. Difficile de prévoir quel sera le prochain Maire d’Orthez.

Liste Union de la Droite Bernard CAZENAVE     25 %
Liste Divers Gauche Yves DARRIGRAND            31,60 %
Liste Socialiste Emmanuel HANON                    37 %
Liste Extrême Gauche Eric DELTEIL                      6 %

Rappel Municipales 2008 second tour :
Liste PS Bernard MOLERES 3499 voix 61,05%
Centre-droite Thierry ISSARTEL 2232 voix, 38,95%

Le premier tour à Oloron-Sainte-Marie, 10.854 habitants : La droite est majoritaire
En 2012, au premier tour des élections présidentielles, François Hollande avait récolté 34,19% des votes en 2012 alors que Nicolas Sarkozy recueillait 18,21%.
Si Daniel Lacrampe qui atteint 24% des voix se désiste en faveur de l’ancien maire, Hervé Lucbereilh qui recueille 31%, il se pourrait que Bernard Uthurry, maire PS sortant ne soit pas reconduit. Que fera Daniel Lacrampe ?

Liste Union de la Gauche Bernard UTHURRY    43 %
Liste Union de la Droite Daniel LACRAMPE        24 %
Liste Divers Droite Hervé LUCBEREILH               31 %

Rappel Municipales 2008 second tour :
Union de la Gauche Bernard UTHURRY 3290 voix 50,92%
UMP Hervé LUCBEREILH 3171 voix 49,08%

Le premier tour à Tarbes, 42.888 habitants : Le Maire sortant élu dès le premier tour
En 2012, au premier tour des élections présidentielles, Nicolas Sarkozy avait rassemblé 22,68% des voix alors que François Hollande recueillait 32,9%. Dans une ville de gauche (aux élections présidentielles), le très UMP Maire de Tarbes, Gérard Trémège, est élu pour la troisième fois par les Tarbais.

Liste Union de la Droite Gérard TREMEGE              52 %
Liste Divers Gauche Michèle PHAM-BARANNE       18 %
Liste MODEM Pierre LAGONELLE                             11 %
Liste Front de Gauche Marie-Pierre VIEU               14 %
Liste Extrême gauche François MEUNIER                 5 %

Rappel Municipales 2008 second tour :
UMP Gérard TREMEGE 10673 voix 54,34%
Union de la Gauche Jean Galvany 8968 voix 45,66%

* Le premier tour dans les principales villes* du Bassin de l’Adour : en dehors de Pau. Pour Pau, aller à : La Chronique 9 – Le vent du changement

Mont-de-Marsan Municipales 2014 – Questions à Céline PIOT, tête de liste « Mont2Gauche »

Capture d’écran 2014-02-14 à 14.41.42

Céline Piot, tête de liste de Mont2Gauche a été tirée au sort parmi les membres du Front de Gauche montois intéressés à prendre cette position. Professeur d’histoire-géographie au lycée Despiau, Montoise depuis 13 ans, la candidate trouvera sur sa route Renaud Lahitète, avocat et conseiller général du canton de Mont-de-Marsan sud qui conduira la liste socialiste et bien entendu Geneviève Darrieussecq, maire MoDem sortante qui compte bien conserver son poste.

AltPy – Quel regard portez-vous sur la mandature qui s’achève ?
Céline PIOT – Après des années d’immobilisme, la mairesse actuelle (MoDem/UMP) aurait pu mieux faire, victime d’une politique d’austérité que pourtant elle accompagne. Elle s’inscrit dans une politique globale qui a accepté un budget correspondant à la restriction des services publics parce que, quoiqu’on en dise, le local et le global ne peuvent être déconnectés. Sa mandature est celle des paradoxes : comment peut-on, dans un même temps, dire vouloir rénover le centre-ville et étrangler son activité ?
En outre, certains emprunts dits « toxiques » ont été souscrits. Les finances des collectivités locales se trouvent alors inféodées aux banques et aux organismes de crédits privés.

Quels sont les principaux grands enjeux auxquels est confrontée la ville de Mont-de-Marsan (en dehors du thème de l’emploi) ?

Comme pour beaucoup d’autres agglomérations, on assiste à la dévitalisation du centre-ville parallèlement au développement de deux grandes zones commerciales à la périphérie de la ville (Malage au nord et Grand Moun au sud). Concrètement, cela tue les commerces, donc les emplois qui vont avec, et aussi la vie sociale locale. À quoi bon prôner le samedi piétonnier si a été provoqué le dépôt de bilan des commerces ?
Un autre enjeu est celui d’engager la commune dans le déploiement des services publics, plutôt que dans leur privatisation. La question des nouveaux rythmes scolaires dans les écoles primaires est liée. On peut se demander à quoi sert finalement l’argent public ? En outre, à force de prestations commerciales standardisées achetées par la municipalité, on dépersonnalise complètement ce que pouvait être la vie montoise.
Nous constatons aussi que la population de Mont-de-Marsan vieillit. Il faut donc créer des solidarités nouvelles et intergénérationnelles.
Mont-de-Marsan est également très déshéritée dans le domaine culturel. Des états généraux de la culture doivent être organisés. Il faut savoir chercher les compétences et les forces vives existant sur place (nous avons une école de cinéma, une école de design, des artistes et des artisans d’art locaux qui sont ignorés alors qu’ils devraient être intégrés dans la dynamique de la cité).

Quelles réponses comptez-vous y apporter ?
Concernant les finances locales, prendre la responsabilité des affaires publiques suppose la pleine clarté sur la nature de la dette publique de la ville et la légitimité de l’encours de la dette. Nous nous engageons donc à mettre en place les conditions d’un audit de la dette publique afin de reprendre en main les sommes colossales qui sont gaspillées pour rembourser des intérêts spéculatifs et à orienter les financements municipaux vers ce qui développe le véritable intérêt général (par exemple : les besoins sociaux, la transition écologique).
Nous voulons aussi, à l’échelle locale, reposer les bonnes questions : produire, oui, mais avec quelle utilité sociale et pour qui, produire quoi, produire et consommer comment ? Concrètement, cela signifie que nous développerons intelligemment la géothermie, aux coûts moins élevés que les moyens de chauffage « classiques » ; que nous développerons également, d’une part, des jardins et potagers municipaux capables d’alimenter la restauration collective (cantines municipales, restauration des écoles et des maisons de retraite), d’autre, part, les partenariats égalitaires avec les producteurs locaux déjà existants et tout à fait capables de répondre à ce besoin (afin de faire appel à des circuits courts et donner ainsi de la force aux entrepreneurs locaux).
Cela revient à agir sur le terrain en promouvant des principes plus généraux qui peuvent paraître lointains, tels que l’écosocialisme ou la culture d’éducation populaire. Un traité ultra-libéral se signe en haut lieu ; localement, nous pouvons le temporiser, voire y résister. Mont-de-Marsan peut devenir une ville où la résistance aboutit aux initiatives concrètes qui savent enrichir au vrai sens du terme et être à la fois égalitaires et solidaires.
Cette politique passe donc par la défense et le développement des services publics qui assurent la cohésion sociale, de la crèche au service funéraire, via l’école, l’hôpital et les transports. Leur accès doit être gratuit ; alors qu’il est, aujourd’hui, deux fois payant, la première fois par le biais des impôts, la seconde par l’obligation de devoir s’acquitter d’un chèque au moment de l’utilisation du service. Nous créerons une maison de la santé pour pallier les carences criantes en médecins dans le nord de la ville ; nous développerons la capacité d’accueil des personnes âgées ; pour l’hôpital, nous nous opposerons aux restructurations consécutives à la loi Bachelot ou loi HPST qui, au nom d’une rationalisation de l’offre de soins, impose une mutualisation des moyens ayant pour conséquence des suppressions de postes, un épuisement du personnel ainsi qu’une dégradation et une inégalité dans l’offre de soins …

L’emploi est la préoccupation première des Français et donc des Montois. Élue, quelles actions souhaitez-vous engager pour favoriser la création d’emplois ?
On pourrait imaginer qu’une ville ne peut pas créer plus d’emplois que l’échelon national. C’est faux, nous pouvons agir. En ligne de conduite, il faut réapprendre à penser d’une façon systématiquement solidaire avec tous les entrepreneurs de notre territoire, existants ou potentiels (commerçants, chefs d’entreprise, porteurs de projets). Ce qui veut dire : savoir les connaître et tisser des liens avec eux, entendre ce qu’ils ont à dire et porter les projets forts à l’échelle de la Communauté d’agglomération où se jouent les décisions.
Il nous faudra tout faire, à notre niveau de compétence, pour libérer du foncier, de l’immobilier, quand cela doit servir l’intérêt général, et pour intervenir légalement quand nous constaterons que des baux commerciaux deviennent inaccessibles ou que des bâtisses pourrissent dans nos rues.
Tout faire aussi pour que les appels d’offres n’excluent plus les petites entreprises et favorisent les « puissants », ce qui devrait normalement déjà être en application (Code des marchés publics). Nous souhaitons favoriser une réponse de proximité et les circuits courts.
Il faut repenser l’organisation du centre-ville (circulation ; harmonisation voitures/vélos/piétons ; stationnement), mais, cette fois-ci, en écoutant ce que les intéressés ont à dire et non en imposant par la force des projets déjà ficelés. Il faut instaurer un dialogue réel avec les commerçants, les soutenir et cesser de plaquer des obligations ou interdictions absurdes qui brident leurs initiatives et/ou leur dynamisme. Rappelons que quand on donne la faveur à de gigantesques centres commerciaux hors de la ville, on ne rejette pas ces commerces du centre à l’extérieur, mais on les condamne au dépôt de bilan car le prix à payer pour s’installer dans une galerie marchande est prohibitif.
Toujours dans le même esprit, il faut savoir valoriser les compétences et aptitudes que nous avons déjà sur place. L’exemple type est celui du personnel municipal. En son sein, nous avons de vraies compétences. La mandature actuelle les déshérite souvent de leur pouvoir d’action pour donner la préférence systématique à des prestataires commerciaux extérieurs au département. Plus on externalise et loin, sous prétexte d’économie, plus on appauvrit la capacité d’emploi local.
L’action culturelle, un des premiers gisements d’emplois du PNB (car la culture ne doit pas uniquement être que de la consommation mais aussi de la création) et la vitalité des services publics permettront aussi l’impulsion d’une dynamique nouvelle en matière d’emplois. La réforme des rythmes scolaires est emblématique de ce qu’est la fabrication de la précarité : on embauche sans réflexion des intermittents qui se retrouveront « sur la touche » sans avoir pour autant pu bâtir de vrais projets dans le long terme autour des enfants. Il est de notre responsabilité de tout faire pour que l’application de cette loi ne soit pas l’occasion d’une territorialisation des compétences périscolaires mais qu’un véritable service public national soit rétabli pour la prise en charge des enfants ; à défaut nous nous engageons à garantir l’égalité des enfants par un service public local qui les protège de toutes les prédations.
Nous travaillerons avec les associations de chômeurs et les services de l’État pour que la municipalité participe à la reconstruction des chômeurs et à leur recherche d’emploi. Nous développerons les sociétés coopératives ouvrières et les sociétés coopératives d’intérêt collectif.
Les compétences municipales doivent donc être orientées vers la cohésion sociale.

En quoi votre méthode de gouvernance serait-elle différente de celle de l’équipe municipale actuelle ?
Le terme de « gouvernance » pose problème. Nous considérons véritablement que ce n’est pas un/e maire qui est choisi/e, mais une équipe. La liste Mont2Gauche est constituée d’un collectif qui ne se résume pas à un mot le simple temps d’une campagne électorale. Notre mode de fonctionnement ne sera donc pas celui d’un chef qui décide seul ou donne l’illusion de l’équipe et de la démocratie. Nous avons appliqué d’emblée ce principe élémentaire en choisissant notre tête de liste par tirage au sort ! Non parce que personne ne voulait s’engager, mais par esprit démocratique et par respect pour l’égale dignité des éligibles.
Nous refusons l’idée que, une fois élus, nous capturerons le pouvoir en décidant de tout. Au contraire, nous voulons consulter le citoyen en appliquant les règles de la démocratie participative (votation, groupes de travail…). Mais la consultation n’est qu’un stade. La recherche de solutions concerne tout le monde. Il convient donc d’organiser des structures de réflexion sur les orientations souhaitables de l’avenir de la cité afin de cesser de mettre en scène une démocratie qui ne l’est pas et dans laquelle nous, citoyens, nous ne pouvons que subir ce qui est déjà décidé en haut lieu.
Avez-vous trouvé sur le site Internet de l’équipe municipale actuelle autre chose qu’une vitrine presque publicitaire ? Si vous voulez exprimer une voix, aucune page ne vous en donne la possibilité.

Quel rôle êtes-vous prête à donner à l’opposition municipale ?
Qu’entendez-vous par « opposition » ? Puisque les citoyens ont voté, puisque la constitution du conseil municipal a obéi aux règles des proportions, on aboutit à une véritable équipe représentative des idées de la population, et non à un règne souverain. Ce que vous appelez « opposition » serait opposé à qui ? Se poser ce genre de question revient à mépriser le résultat du vote et s’imaginer par avance qu’être maire signifie être dans une position de pouvoir absolu. « L’opposition » aura donc sa place dans les commissions. Personne ne détenant la vérité, nous écouterons et prendrons en compte les propositions qui nous paraîtraient intéressantes.

Quelle place donnerez-vous au conseil de quartier, référendum d’initiative populaire ou toute autre méthode pouvant amener les citoyens à participer à la vie de la cité ?
La démocratie participative est un pléonasme et, dans tous les cas, ne peut pas se résumer à un simple questionnaire dont les réponses sont présupposées et les conclusions préalablement élaborées. Notre élection ne sera donc pas pour nous un permis de gouverner à notre guise pendant six ans. Nous nous engageons à associer étroitement les habitant.e.s aux décisions importantes et à organiser régulièrement des référendums locaux sur des questions nouvelles ou imprévues qui surgiraient durant le mandat. Plus largement, nous développerons les votations citoyennes sur les sujets d’intérêt municipal. Celle de l’utilité et du financement de la LGV est emblématique du déficit démocratique actuel. Nous considérons que la population n’est pas suffisamment informée et nous proposerons un vrai débat démocratique sur cette question.
Nous développerons les commissions consultatives des services publics locaux extra municipales avec des usagers directement élus pour que les gens se réapproprient la politique. Une relation de confiance, et non un échelon hiérarchique d’interpellation supplémentaire, est la nouvelle dimension à apporter à la vie de quartier. En effet, la pédagogie et l’information lisible sont le début de la démocratie participative. À l’heure actuelle, en tant que citoyens, nous entendons constamment une succession de « c’est impossible », « c’est obligatoire », « c’est utopique », et nous prenons l’habitude de considérer ces poncifs pour argent comptant. La démocratie participative ne se contente pas de lancer des objections avec un implicite « vous n’y connaissez rien, laissez-nous penser à votre place » ; elle donne accès au savoir et à la compréhension des systèmes. En pratique, c’est, par exemple, impliquer un groupe de travail composé d’habitants volontaires dans les finances locales et la réalisation du budget : pédagogie et apprentissage pour eux, ouverture et oxygène pour l’équipe municipale ; cela se déclinant pour tous les sujets cruciaux.

Comment envisagez-vous la place de votre ville dans le cadre de la Communauté d’Agglomération du Marsan ? Quelle est votre position par rapport à la Présidence de celle-ci ?
La Communauté d’agglomération, par définition, possède le pouvoir d’action sur la majorité des grands sujets touchant à la ville. Mais cette dernière conserve des compétences.
En outre, il ne faut pas opposer Mont-de-Marsan, qui serait une « ville centre », et les petites communes voisines car celles-ci sont en plein essor démographique.
Mais il faudra tout de même veiller à éviter une métropolisation trop importante et dénoncer le fait que ces petites communes aient perdu un nombre de délégués en raison du choix de l’actuelle présidente de la Communauté d’agglomération, également mairesse de Mont-de-Marsan, qui a imposé 28 délégués communautaires pour sa ville. Nous voulons donc des rapports équilibrés et non autoritaristes qui « vandaliseraient » les autres communes dont nous avons du reste besoin pour les circuits courts. S’ils se doivent de porter les projets forts concernant Mont-de-Marsan auprès de la Communauté d’agglomération, les délégués communautaires montois se doivent de respecter l’égalité entre la grande aire urbaine que nous représenterons et les villages environnants. Réfléchir « agglo », c’est penser à une organisation collective qui aidera positivement afin de créer des dispositifs et des emplois communs.

Question ouverte au sujet de votre choix.
Que peut vouloir dire une liste Mont2Gauche pour les électeurs montois ? Une alternative et la conscience qu’il n’y a pas de fatalité à subir.
Notre société est devenue difficile à décoder, peu accessible et infiniment peu partageuse. Nos dirigeants se sont habitués au mépris de ce que nous sommes et vivons au quotidien et, nous, nous nous sommes habitués à être confrontés aux perpétuelles objections telles que « On ne peut pas faire parce que… ». La moindre vision différente des réalités est balayée d’un revers de la main et mise au rang des utopies. Une liste Mont2Gauche, c’est relever la tête et décider de conjuguer « Et si ? », disposition d’esprit nettement plus ouverte et inventive, incontestablement productive dès lors qu’on reste les pieds sur terre et qu’on accepte toutes les intelligences. Voter dans ce sens ce n’est pas aller contre des gens, mais contre un système qui coupe nos ailes, nous épuise et fait souvent dire aux uns et autres que « Cela va finir par craquer ».
Par un de ces retournements sémantiques auxquels la droite nous a habitués, il n’y aurait de « politique courageuse » que celle qui surveille les « dépenses publiques » et contient le « déficit ». C’est au contraire la négation de tout courage politique, qui pille la richesse du peuple pour la transférer dans « les poches » des grands patrons et des banquiers. Cela suffit ! Réapprenons le goût et le sens du courage !
L’origine, le fondement et le fonctionnement de la liste Mont2Gauche correspondent par conséquent à une élection éminemment politique, et nous ne voulons pas faire croire que les élections municipales sont seulement des élections locales. Mont2Gauche, c’est dire non à l’austérité et à la régression sociale, et c’est porter à l’échelon communal et intercommunal un projet de véritable politique alternative de gauche.

– propos recueillis par Bernard Boutin

contact : contact@mont2gauche.fr
https://www.facebook.com/Mont2Gauche
le site : http://mont2gauche.fr

Les rentiers de Bruxelles

 europe drapeauxLes premiers députés européens viennent d’être élus, les médias en parlent peu, les citoyens ne le savent même pas. Et ainsi on voudrait que l’esprit d’Europe pénètre dans nos campagnes ?

Le grand cirque politicien fonctionne à plein depuis plusieurs mois et la démocratie y est bafouée.

Des politiciens professionnels se sont distribué les meilleures rentes qui vaillent : les postes de députés européens, et ceci sans que le moindre citoyen ait voté.

Les gros partis auront deux ou trois élus par région, et la lutte est dure, très dure pour obtenir ces deux premières places qui vous envoient directement à Bruxelles synonyme de rente superbe.

Ainsi va la vie de notre démocratie.

Les réflexions d’une député PS qui ne sera pas reconduite: « Je ne peux pas passer mon temps dans les couloirs de Solférino à plaider ma cause, mais je le paie au final et pourtant à aucun moment je pense que ma place, mon travail était ailleurs qu’au Parlement européen. C’est ce qu’il faut dénoncer. Quand je vois qu’à l’UMP, on hésite entre Alain Lamassoure et Michèle Alliot-Marie, je ne comprends pas. Je ne comprends même pas qu’on puisse se poser la question d’hésiter sur la tête de liste entre Michel Barnier et Rachida Dati. On est la risée de nos collègues européens. »

Ou celle de notre incontestable représentant local : «On recase les battus, on récompense les fidélités, on met à l’abri certains», résume l’eurodéputé UMP Alain Lamassoure.

Et oui, ce sera Michèle Alliot Marie (résidant à Paris) qui sera tête de liste dans notre Grand Sud-Ouest, pour une retraite dorée à Strasbourg, alors qu’avec ses 68 printemps, ses 6 mandats de député et ses 4 postes de ministre elle n’a plus rien à faire dans la vie politique. Place aux jeunes !

Et Alain Lamassoure (résidant sur la Côte Basque) qui ira mener une liste en région parisienne ! Ben voyons !

Le PS bat aussi des records de ridicule.

L’inénarrable Harlem Désir, jamais élu nulle part, surtout pas à la tête du PS, continuera à toucher sa rente de pote à Bruxelles comme tête de liste en région parisienne ! SOS démocratie !

De même pour Vincent Peillon dans le Sud-Est, qui démissionnera sitôt élu pour rester ministre…

Catherine Trautman, incontestable en Europe et plébiscitée par 90% des militants cédera la tête de liste à Edouard Martin ce syndicaliste CFDT de Florange pour service rendu …

Et dans notre Sud-Ouest, réservé par un accord inter-parti à un PRG, ce sera Virginie Rozière, Directrice adjointe au cabinet de Sylvia Pinel au Ministère de l’artisanat du Commerce et du Tourisme.

Vous ne connaissez pas ?

C’est pas grave, et de toute façon vous ne saurez jamais qu’elle est au parlement européen.

D’ailleurs connaissez-vous vos « représentants » à Bruxelles aujourd’hui ?

Et vous voudriez que l’Europe motive les électeurs français ?

Finalement, et bien que ce soit dramatique pour l’Europe, c’est peut être le vote blanc qu’il faut soutenir pour bien montrer à nos professionnels de la politique que les citoyens ne sont pas dupes.

Les élections de listes sont une injure à la démocratie, elles jouent un rôle majeur dans le désintérêt des électeurs pour l’Europe (« Les fantômes de Bruxelles » AP  18/10/2013), mais ne comptez pas sur les partis, tous les partis,  pour s’en offusquer, c’est du pain bénit.

Quand les citoyens s’éveilleront…

– par Daniel Sango

Pays de l’Adour, Municipales 2014 – Questions à…

Capture d’écran 2014-02-05 à 17.00.26Les interviews d’AltPy des candidats aux élections municipales de mars 2014 dans les principales villes du Bassin de l’Adour.  

28 février
Biarritz Municipales 2014 – Questions à Michel Veunac, tête de liste du « Rassemblement pour Biarritz » : ICI

26 février
Pau Municipales 2014 – Questions à Georges De Patchère,  tête de liste « Pau Bleu Marine »  (réponses de Pierre Esposito, porte-parole de la liste Pau Bleu Marine » : ICI

25 février
Pau Municipales 2014 – Questions à Olivier Dartigolles, tête de liste de « une ville pour nos vies » : ICI

24 février
Pau Municipales 2014 – Question à Yves Urieta, tête de liste de « Pau Avant Tout » : ICI

22 février
Biarritz Municipales 2014 – Questions à Guy Lafite, tête de liste « Esprit de Biarritz ! » : ICI

20 février
Pau Municipales 2014 – Questions à Martine Lignières-Cassou sur les thèmes des Pratiques, de la Transparence, de l’Ethique et de la lutte contre la Corruption et contre le Clientélisme : ICI

14 février
Mont-de-Marsan Municipales 2014 – Questions à Céline PIOT, tête de liste « Mont2Gauche  » : ICI

12 février
Biarritz Municipales 2014 – Questions à Richard Tardits, tête de liste de « VIVRE BIARRITZ »  : ICI

5 février
Biarritz Municipales 2014 – Questions à Jean-Benoît SAINT-CRICQ, tête de liste de « BIARRITZ ENSEMBLE » : ICI

1er février
Auch Municipales 2014 – Questions à Pierre TABARIN, tête de liste de « Auch la vie »  : ICI

24 janvier
Orthez Municipales 2014 – Questions à Yves DARRIGRAND, tête de liste « Oser Choisir »  : ICI

18 janvier
Tarbes Municipales 2014 – Questions à Pierre LAGONELLE, tête de liste « Tarbes pour Tous » : ICI

Recensement – L’étalement urbain se poursuit.

Capture d’écran 2014-01-11 à 15.12.15Le 5 Janvier, dans mon village situé à 35 km de Pau, avait lieu la présentation des vœux par la municipalité. Le maire s’est réjoui de l’accroissement de la population confirmé par la dernière estimation de l’INSEE : 224 habitants et des pavillons sont toujours en construction.

Le maire vient de vendre le dernier de ses 4 lots constructibles et d’autres terrains sont disponibles. La comparaison avec l’évolution de la population dans l’agglomération paloise montre que l’étalement urbain continu de plus belle.

Mais en préalable aux interrogations que pose cette situation, l’évolution de la population de mon village, telle que représentée en illustration, mérite quelques commentaires. En effet, cette représentation condense toute l’histoire socio-économique de notre pays sur deux siècles.

D’abord, on peut noter l’effet de l’essor économique qui a suivi le premier empire. Ensuite, on constate le basculement qui s’est produit à l’avènement du IIe empire. La décroissance est pratiquement linéaire jusqu’au début des années 1960 ; soit une perte de plus de la moitié de la population en un siècle. La révolution industrielle, le développement des villes et aussi l’attrait des Amériques ont contribué à vider le village.

Si cette tendance s’était maintenue, la fin de mon village aurait dû se produire autour de l’an 2040. Or la démographie s’est stabilisée depuis les années 1960 jusqu’à la fin du XXe siècle.

A noter que l’amorce de stabilisation coïncide, entre autres, avec la mise en application de la PAC, le développement de la filiaire agroalimentaire, le développement du bassin de Lacq et aussi celui du parc automobile. La confirmation de cette stabilisation correspond également la période des chocs pétroliers et au début de l’endettement du pays.

L’accroissement de la population qui démarre avec le présent siècle provient essentiellement du développement du bâti pavillonnaire. La demande soutenue de terrains constructibles a pu être satisfaite grâce à l’arrêt de nombreuses exploitations et l’absence d’installations de jeunes agriculteurs. En 13 années de ce début de siècle, environ 25 pavillons ont vu le jour (soit environ 60 personnes supplémentaires et près de 300 trajets motorisés par jour ouvré supplémentaires).

J’ajouterais que cette transition rompt avec l’attachement viscéral du monde paysan à sa terre.

Actuellement le village est devenu un lieu de résidence plus qu’un lieu d’activité (43 emplois pour 104 actifs recensés en 2009 ; 14 exploitations agricoles recensées en 2010 mais les exploitations pérennes ne constituent que quelques unités). Les déséquilibres entre propriétaires fonciers et résidents ne peuvent que s’accentuer.

Il ne faut pas être très perspicace pour voir, d’abord que cette dynamique a ses bénéficiaires, notamment la filière immobilière, mais surtout qu’elle sera source de tension et de problématiques nouvelles. Elles nécessiteront des solutions innovantes, complexes et coûteuses.

Certes Pau a des problèmes pour caler un modèle d’urbanisation adapté sa taille de ville moyenne qu’elle a du mal à assumer ainsi qu’aux exigences du siècle (croissance économique, développement social et respect environnemental). Mais sa périphérie aura tout autant de problèmes, même si sa population augmente.
En fait, les problèmes de la ville centre, de l’agglo et de la périphérie sont interdépendants.

Quels sont les candidats capables de gérer au mieux cette interdépendance ? Certainement pas ceux qui contestent le rééquilibrage territorial au bénéfice de la France réelle,  tenté par les réformes territoriales actuelles.

– par Larouture

Bibliographie : Stéphane Cordobes, Romain Lajarge, Martin Vannier ; La prospective d’un tiers espace, le Périurbain ; Territoires 2040 ; DATAR ; 2me semestre 2010

Recensement-

Recensement – Pau, Lourdes, Tarbes plus en difficultés que les autres grandes villes du Bassin de l’Adour

nouveau_logo_insee_0Indiscutablement la côte semble avoir plus la « cote » que les Pyrénées. Entre les deux derniers recensements (2006 et 2011), les département des Landes a vu sa population augmenter de 7% pendant que les départements des Hautes-Pyrénées ne progresse que de 1% et les Pyrénées-Atlantiques de 3%.

Parmi les villes dont la population est supérieure à 10.000 habitants, au niveau des Landes : Mont-de-Marsan progresse de 5% et sa voisine St Pierre-du-Mont passe de 8171 à 9081 habitants soit plus 11,1%. Une forte croissance. Dax baisse un peu : – 2% mais voit son importante voisine, Saint-Paul-les-Dax grimper de 6%. Tarnos : +5%, Capbreton +7% (8087, contre 7565 en 2006) et Soorts-Hossegor + 5% (3758 contre 3586 en 2006) confirment la « bonne » tendance générale du département des Landes. (A noter qu’un tableau joint au bas du sujet reprend le détail de tous les chiffres)

Dans la Côte Basque, la surprise vient de la très côtière et frontalière Hendaye qui gagne 14% de population et près de 2.000 habitants en 5 ans. Probablement, l’implantation de nombreux Espagnols explique cette forte hausse. Un effet que ne retrouvent ni Anglet (plus 2%), Bayonne (population stable) et encore moins St Jean-de-Luz (-5%), ni Biarritz (-3%). Les villes les plus touristiques de la Côte Basque sont-elles devenues trop chères ?

Les villes béarnaises progressent modestement (environ 5% pour Lons, Orthez et Lescar) ou se maintiennent (Billère, Oloron). Seule Pau décroche avec une perte de plus de 4.000 habitant soit -5%. Plus forte baisse en volume dans le Bassin de l’Adour.

Pour autant, le décrochage en pourcentage est plus accentué encore à Tarbes – 6% et Lourdes -7% (-2545 et -983 habitants respectivement). Les villes bigourdanes sont à la peine. Ces deux communes subissent fortement la concurrence des périphéries puisque, malgré elles, le département lui-même progresse légèrement : plus 1%.

Dans le Gers qui progresse de 4%, la ville d’Auch, seule ville de plus de 10.000 habitants dans le département, voit sa population augmenter légèrement : + 2% à 21.871 habitants.

Au total, les 4 départements traversés par l’Adour voient leur population passer de 1.408.787 habitants à 1.462.658 habitants soit plus 3,8 % et 53.871 résidents de plus en 5 ans. A noter toutefois que le département des Landes croît plus vite en volume que celui des Pyrénées-Atlantiques sur la période : plus 25.102 habitants contre 19.759. Les Hautes-Pyrénées font moins bien que la tendance générale avec une faible augmentation de 2.092 habitants.

Pour finir, 53.871 résidents de plus en 5 ans, dans les 4 départements traversés par l’Adour, signifie combien de milliers de voitures en plus qui circulent sur les routes ? Combien de logements supplémentaires à construire ? Quel pourcentage de terre agricole amputé ?

L’augmentation de population d’un territoire est-elle une fin en soi ?

– par Bernard Boutin

PS : Il est dommage que l’INSEE de donne pas ses chiffres par bassins de vie pour une analyse plus fine.  Elle doit pouvoir être faite, si vous en avez le courage (je ne l’ai pas) et un bon tableau EXCEL : la source : http://www.insee.fr.

Tous les chiffres sont repris dans le tableau ci-dessous (cliquer dessus pour agrandir) :

Capture d’écran 2014-01-03 à 07.56.37