Transparence au futur conseil département 64 : Des candidats s’engagent

imgresSuite à l’appel, lancé le 6 mars, par AltPy pour plus de transparence au futur Conseil Départemental, vous trouverez ci-dessous, les réactions, publiées dans l’ordre de leur réception, des candidats ou partis qui s’engagent.

Rappel : L’appel demande la publication de documents déjà numérisés. Il est donc facile de les rendre accessibles aux électeurs, sous une rubrique «  Budget », sur le site du Conseil Général. Il s’agit  :
– des orientations Budgétaires
– du Budget Primitif complet M52
– du Compte Administratifs complet, nomenclature M14
et de tout autre document budgétaire utile. Ceci pour l’année en cours et les années précédentes.

Hervé LUCBEREILH et Sylvie LIBARLE, candidats DVD sur le canton d’Oloron-Sainte-Marie 1
Aucun problème pour une transparence totale des comptes… mais attention, avec toutes les explications préalables nécessaires pour que la présentation et l’exploitation n’en soient pas biaisées, comme on peut le voir en ce moment dans d’autres domaines.

Beñat INCHAUSPE et Mme ETCHEVERRY-CACHAU Frantxa, candidats UDI sur le canton de Baïgura et Mondarrain
En réponse à votre mail et étant conseiller général sortant, je me permets de vous préciser que les documents que vous évoquez sont publics, après discussion entre élus pour les débats d’orientations budgétaires et vote de l’assemblée pour  les comptes administratifs, les budgets, et tout autre document (bordereau de mandat, de titre…).
Ceci dit, je suis tout à fait favorable à un archivage numérique consultable, avec l’historique correspondant et interviendrai dans ce sens auprès du futur Exécutif départemental si j’étais réélu.

Eurydice BLED et Richard CAVALIE, candidats EELV-FDG sur le canton de Pau 4
En réponse à votre message, j’ai le plaisir de vous informer que notre binôme est parfaitement en accord avec votre demande au sujet de la transparence de la vie publique. En effet, les 3 objectifs que nous avons fixés dans l’accord que EELV Béarn a signé avec le Front de Gauche sont : les solidarités, la transition écologique et de nouvelles pratiques démocratiques et citoyennes. Ce dernier thème recouvre notamment tout ce qui a trait à la transparence et à l’éthique en politique. Nous trouvons tout à fait normal, sinon indispensable que le citoyen soit informé de toutes les décisions prises par les collectivités et en particulier celles relatives au budget qui définit toute son action. Nous avions également adopté cette démarche lors des dernières élections municipales et Eurydice Bled a été la seule candidate tête de liste des partis traditionnels à avoir signé la charte Anticor. En conclusion, si nous sommes élus, nous défendrons fortement cette proposition.

Frédéric PIC et Céline BERGEZ, candidats Nouvelle Donne sur le canton de Billère – coteaux de Jurançon
Pour ce qui nous concerne à Nouvelle Donne, l’essentiel de la réponse est donné par la charte signée qui nous engage avec notamment les articles qui se rapportent à l’éthique :
•17 – Nouvelle Donne s’engage pour des pratiques politiques éthiques, transparentes et une démocratie fondée sur la possible participation de chaque citoyen au devenir de la société.
•29 – Les responsables de notre mouvement exercent une stricte limitation du cumul et du renouvellement de leurs fonctions.
•30 – Nos élus respectent une stricte limitation du cumul et du renouvellement des mandats et des fonctions. »
Mais au delà, j’ai la conviction profonde que l’élu n’est pas là pour échapper à toute responsabilité une fois entré en fonction, ni qu’il a un blanc-seing pour gérer les deniers publics.
L’argent du département ne lui appartient pas, même s’il en a provisoirement la gestion. Et c’est bien parce que ces fonds ne lui appartiennent pas qu’il doit les gérer avec davantage de prudence encore et de clarté que s’il s’agissait des siens propres.
Et puis bon, notre slogan n’est pas de proposer aux citoyens de reprendre la main pour la leur menotter une fois élu.
La transparence ? une évidence en même temps qu’une obligation. Je désirerais tout savoir de la gestion de la collectivité, je ne vois pas comment je pourrais ne pas accorder le même droit aux autres citoyens.
La loi aujourd’hui permet la transparence, toute la transparence. Le seul problème vient du fait que ni les élus ni l’administration (avec une certaine connivence entre les deux, pour ne pas dire une connivence certaine) ne font rien pour rendre les information accessibles et compréhensibles, ce dernier point étant très important.
Pas d’ambiguïté donc : transparence totale.
Juste un exemple : Isabelle Attard, notre députée, a choisi d’utiliser sa réserve parlementaire (130 000 euros) de la façon suivante : elle a tiré au sort parmi ses électeurs un panel d’une vingtaine de personnes, et leur a  donné cette somme en leur laissant l’entière responsabilité de son utilisation sur la circonscription : il y a des manières plus opaques de gérer les fonds publics, ne pensez-vous pas ?
En complément à vos légitimes questions sur la transparence des futurs élus, je vous indique que je viens de signer la charte ANTICOR pour les élections départementales 2015.

Jean Claude LARCO et Chantal LACRAMPE, candidats Nouvelle Donne sur le canton de Pau2
Nouvelle Donne est « viscéralement » pour la transparence. Chaque adhérent à Nouvelle Donne a signé une charte qui liste nos engagements et est l’expression de notre éthique et de nos principes (charte téléchargeable sur le site national nouvelledonne.fr).
A l’article 32 de cette charte il est précisé que dès lors que nous sommes candidats nous nous engageons à publier notre déclaration d’intérêts et une fois élus à publier une déclaration de patrimoine avant et à la fin de notre mandat. Nous considérons de plus que les attributions de subventions, les utilisations de réserves parlementaires doivent être régies par des règles de transparence plus stricte : Transparence de à Qui on verse. Transparence de Pourquoi on verse et en retour transparence de Comment cela a été utilisé.
Nous n’avons donc aucun problème à répondre par l’affirmative à votre demande concernant la transparence au futur conseil départemental.

Didier LARRIEU et Valérie REVEL*, candidats de la gauche départementale sur le Canton de Lescar, Gave et terres du Pont-Long
Nous sommes candidats aux prochaines élections départementales
Nous nous engageons dans une démarche de transparence du conseil départemental des Pyrénées Atlantiques pour mettre en place sur le site Internet de la collectivité le téléchargement des documents suivants :
• les orientations Budgétaires
• le Budget Primitif complet
• le Compte Administratifs complet
• tout autre document budgétaire utile
Nous sommes pour que la transparence financière du Conseil départemental soit totale et que le citoyen puisse comprendre où vont les différents financements.
* suppléants Eric BOURDET et Patricia GARCIA

Marie-Christine Aragon et Marie-Pierre Cabanne, portes paroles de la Gauche Départementale
Entre 2013 et 2014 nous avons entièrement refait le site institutionnel du Conseil général des Pyrénées Atlantiques. Nous y avons intégré l’accès direct aux rapports votés par l’Assemblée départementales, sous la rubrique « Les décisions de l’Assemblée ». Mis en ligne mi août 2014 ce site est dans une démarche d’amélioration continue, dans le cadre de l’Agenda 21, et nous vous remercions pour vos remarques pertinentes. Elles concourent à répondre à notre volonté de transparence.
C’est un chantier que nous mettrons en œuvre dès le début de la prochaine mandature afin de publier sous une rubrique «  Budget » les orientations Budgétaires, Budget Primitif complet M51, le Compte Administratif complet et tout autre document budgétaire utile sur l’année en cours et les précédentes.
Nous avons également prévu d’organiser dans chaque nouveau canton, des réunions citoyennes où seront présentés les budgets et les grands projets afin de prendre en compte les besoins et de rendre compte de nos actions.

Thibault CHENEVIERE et Pauline ROY, candidat UDI-FR64 sur le canton de Pau1
La transparence en politique n’est pas une option. Elle est obligatoire d’une part car le budget du Conseil Départemental c’est de l’argent public et d’autre part il me paraît obligatoire de gagner en transparence si nous voulons que nos concitoyens reviennent vers la politique.
De manière général, dès lors que l’on parle d’utilisation d’argent public, la transparence doit être total.
Pour le conseil général j’adhère donc à vos demandes et je complète avec:
-le renforcement de la transparence dans les procédures d’appels d’offres
-le renforcement de l’open data du Conseil général (c’est une autre manière d’augmenter la transparence au sein de nos institutions).

Michel BERNOS, candidat UDI sur canton de Billère et Coteaux de Jurançon
Je suis favorable à la proposition présentée par Alternatives Pyrénées tendant à la mise en ligne des comptes budgétaires du département.

Jean-Jacques LASSERRE, pour le compte des candidats de FORCES 64
Au nom des candidats de FORCES 64, je tiens à vous préciser que nous nous engageons à publier sur le site du futur Conseil départemental :
– Les délibérations des sessions plénières (Orientations Budgétaires, Budgets primitifs, Décisions modificatives ou sessions à thème).
– Les délibérations des Commissions permanentes.
– Les Comptes Administratifs du Conseil départemental.
Bien entendu, nous partageons votre analyse sur la nécessité de rendre public les décisions de l’Institution départementale. La transparence est une des composantes indispensables d’une gestion responsable et citoyenne d’une collectivité locale.
En ce sens, Thibault CHENEVIÈRE a tenu un point presse la semaine dernière où il a pu évoquer la position que partage l’ensemble des candidats de FORCES 64.

Max BRISSON, pour le compte des candidats soutenus par l’UMP
Les candidats de l’UMP s’engagent à la mise en ligne sur le site du Conseil départemental des Orientations budgétaires, du budget primitif dans sa nomenclature M 52 et du Compte administratif dans sa forme M 14.
Ces délibérations ou rapports étaient déjà, par la loi, accessibles au public sous leur forme papier. Leur mise en ligne ne constitue qu’une forme plus rapide, moins coûteuse et plus durable de mise à disposition de nos concitoyens.

Nicolas PATRIARCHE et Sandrine LAFARGUE, candidats UMP sur le Canton de Lescar, Gave et terres du Pont-Long
Nous sommes favorables, dans la ligne de Max BRISSON, à votre proposition de publication des documents budgétaires du Conseil départemental sur son site internet.

Pascal LESELLIER, pour le compte des candidats soutenus par DLF (Debout la France) 
DLF est favorable à une gestion dans la transparence du prochain Conseil départemental.
Si nous sommes élu(e)s, nous ferons en sorte que toutes les décisions politiques votées (délibérations, subventions, dépenses, recettes …) puissent être publiées dans les médias et lues par nos concitoyens sur le site internet du Département.
Mais cela ne saurait suffire à réconcilier les Français avec la Politique.
Pour une véritable renaissance de notre démocratie, la transparence des décisions politiques doit être accompagnée d’une dose de proportionnelle, d’un statut de l’élu, du non cumul des mandats et de la limitation de leur renouvellement

Fabienne AYENSA et Alain IRIART, candidats EH Bai sur le canton Nive-Adour
Candidats aux élections departementales, nous vous confirmons notre engagement, si nous sommes élus, à agir en faveur de la transparence du conseil départemental des Pyrénées Atlantiques en matière de communication des éléments budgetaires votés, qui constituent les décisions les plus engageantes de l’institution.
Nous sommes tout à fait favorables à la demande faite, à savoir la mise en ligne des orientations budgetaires, du budget primitif complet, des décisions modificatives de crédit en cours d’année, du compte administratif complet ou de tout autre élément budgetaire examiné en session.
A notre sens, cet engagement fait partie intégrante de nos missions de candidats-élus : proposer, rechercher l’adhésion, faire et décider et rendre compte. Cette demande de transparence est d’autant plus justifiée que la publication de ces éléments financiers est indispensable à la bonne compréhension de la vie de notre collectivité et permet sans nul doute une meilleure prise en compte des enjeux et des pistes d’évolutions possibles.

Élections départementales. La suppression des départements n’aura pas lieu !

imagesCe n’est pas être un grand clerc que de se permettre une telle affirmation aussi péremptoire que peu divinatrice. Le projet qui avait pris la forme d’un engagement définitif dans une circonstance officielle de la part du premier ministre de la France a plus que du plomb dans l’aile. Mais est-il possible dans notre pays de réaliser une réforme ?

 Dans un premier temps on nous disait que la réforme territoriale allait entrer en vigueur très prochainement ; les régions se sont agrandies. On nous disait pour être plus précis, que les départements allaient bientôt disparaître, à la fin du quinquennat, soit en 2017. Puis devant un grand nombre de difficultés, le premier ministre dans un discours, dit de politique générale, a repoussé l’échéance à 2021.

 On nous disait que la totalité des départements allait disparaître puis il fut question de ne conserver que les départements essentiellement ruraux, pour des raisons de proximité.  Au passage on est autorisé à s’interroger sur la définition d’un département rural et à vouloir savoir ce que représente vraiment la proximité chez les élus.

 Alors devant ces échéances sans fin reportées aux calendes grecques on a organisé, selon des règles jusque là inédites, des élections départementales.  Vous avez évidemment  tous remarqué qu’on n’élit plus des conseillers généraux mais des conseillers départementaux. Tu parles d’un changement. Si c’est là que se trouve l’amincissement du millefeuille, c’est sans doute un peu court.

 Maintenant on nous dit qu’il faut craindre les futurs résultats de ce scrutin et qu’on a peur pour le pays, car une certaine formation politique est bien placée dans les sondages. Devant cet émoi, on est en droit de se demander pourquoi donc dans ces conditions, recourir à ces élections nouvelles formes. La logique n’est pas évidente chez nos politiques.

 On nous dit, pour nous laisser croire que l’on met les départements sur une voie de garage, que l’on va légiférer sur ses compétences. Dans le but, ceci étant sous-entendu, d’amoindrir dans des proportions conséquentes son influence, voire son pouvoir. Mais les élus cumulards s’emparent du sujet, font traîner les débats au point que le résultat de leurs travaux ne sera pas connu avant la fin de l’année. En tout cas bien après des élections où les candidats sont ipso facto placés dans l’impossibilité de débattre d’un programme parce qu’ils ignorent officiellement ce qu’ils auront à faire.

 On nous dit sur tous les tons qu’il faut réformer la constitution, voire changer de constitution. Les beaux apôtres adeptes de ces grandes théories ignorent jusqu’au contenu  d’un tel changement. Mais faudrait-il  changer la constitution pour changer la constitution ; parce qu’elle date de 1958 et que les données sociales de l’époque ne sont plus celles d’aujourd’hui ?

 « Il ne faut toucher aux lois que d’une main tremblante. Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires »*.

  Il existe des modalités précises pour parvenir à cette fin. Le problème justement est qu’actuellement ces modalités sont impossibles. Modifier la constitution ne peut se faire que de deux façons, soit par la réunion du parlement en congrès** (Sénat plus Assemblée Nationale). Il faudra alors pour adopter un texte une majorité des trois cinquièmes.  Soit  la voie référendaire. Mais c’est compter sans les élus actuels qui,  vent debout contre toute réforme  par crainte de perdre leur fromage, feront tout pour que cette majorité des trois cinquièmes n’existe pas. D’autre part, les politiques qui savent que les Français profiteraient de l’occasion d’un référendum pour les désavouer, ne veulent pas de cette consultation du peuple.

 Alors c’est l’impasse et, à part le retour d’un Général de Gaulle, ou une explosion sociale, nous sommes condamnés à subir ce millefeuille. Et les élus, dans l’unique souci de se valoriser, dépenseront encore sans compter l’argent des contribuables. Une réforme impossible donc, mais cela on a soigneusement oublié de vous le dire.

 

Pau, le 10 mars 2015

Par Joël BRAUD

*Charles-Louis de Secondat, baron de la Brède et de Montesquieu.

**Article 89 de la constitution.

 

Bluff, impasse ou Nouvelle Donne ?…

imgres… La partie de cartes est engagée !

Il y avait foule vendredi matin au marché de Jurançon. Tous les candidats aux prochaines départementales étaient venus faire leur marché en espérant y trouver des voix fraiches.

Tous les candidats ? Peut-être pas… Je n’ai pas vu Bernard Soudard (PS) conseiller général sortant qui se représente pour la 3ème fois sous le signe de la continuité (c’est justement ça qui m’inquiète…) Michel BERNOS (F64) faisait visiter le marché à Jean-Jacques LASSERRE. Céline BERGEZ et Frédéric PIC (DVG-Nouvelle Donne) distribuaient des invitations à la réunion publique du soir à Jurançon. Georges PORTUGAL (FDG) distribuait son programme. Je lui ai demandé pourquoi le Front de gauche se désolidarisait du PS et qu’est-ce qui faisait leur différence. Réponse : Nous refusons l’austérité, il faut augmenter les dotations de l’état ! Nous refusons la réforme territoriale qui vise à supprimer les départements ! Nous sommes contre le cumul des mandats ! Tiens, tiens ! J’ai déjà entendu ça quelque part. « Non à la réforme territoriale, non à l’austérité, non au cumul des mandats » cela fait aussi partie des objectifs du FN, non ? Je n’ai pas osé lui faire remarquer car il l’aurait sûrement pris pour une provocation… Je lui ai quand même demandé sa position pour le second tour. Réponse : « Nous visons de passer dès le premier tour, mais si, par malheur, ce n’était pas le cas, il est évident qu’au second tour nous ferons tout pour battre la droite ! »

Donc, le soir je suis allé à la réunion publique « Nouvelle Donne », ce nouveau parti politique créé fin 2013 par Pierre LARROUTUROU après un parcours un peu chaotique entre le PS, Europe Ecologie Les Verts et le Collectif ROOSEVELT (mouvement citoyen créé en 2012). Ce nouveau parti a des aspects séduisants dont le principal, à mon avis, est qu’il s’est doté d’une charte éthique, publiée sur leur site, où il est dit en préambule : « Notre ambition est d’inventer une autre manière de faire vivre la démocratie dans notre pays comme au sein de notre mouvement politique. » C’est une déclaration d’intention qui me plait beaucoup plus que celle d’un ancien militaire que j’ai bien connu et qui disait : « Une bonne dictature est toujours préférable à une mauvaise démocratie !… » Et connaissant l’opinion majoritaire des citoyens sur la nécessité de faire vivre notre démocratie autrement, je pensais qu’il y aurait foule à cette réunion… Nous étions en tout et pour tout 10 : 2 candidats, 2 suppléants et 6 auditeurs!…

Ayant lu précédemment leur Charte et leurs propositions, je n’ai pas posé mes questions traditionnelles sur la transparence, le cumul des mandats et le comportement exemplaire des élus, puisque les réponses y étaient clairement écrites :

  • « 17 – Nouvelle Donne s’engage pour des pratiques politiques éthiques, transparentes et une démocratie fondée sur la possible participation de chaque citoyen au devenir de la société.
  • 29 – Les responsables de notre mouvement exercent une stricte limitation du cumul et du renouvellement de leurs fonctions.
  • 30 – Nos élus respectent une stricte limitation du cumul et du renouvellement des mandats et des fonctions. »

Je me suis contenté de 3 questions :

  1. Vos propositions concernent les niveaux national et européen. J’ai du mal à en voir les implications aux niveaux local ou régional. Avez-vous un projet précis et chiffré pour le département ? Réponse : « Il est difficile d’avoir un projet alors que les compétences ne sont pas définies. D’ailleurs, c’est aussi le cas des autres candidats. Cette élection est essentiellement politique et concerne d’avantage le devenir des partis que le devenir du département. » Voilà au moins un langage sans ambiguïté
  2. Pour 27 cantons, vous présentez en tout et pour tout 2 listes (Pau-2 et Jurançon). Même si vous êtes élus, pensez-vous avoir les moyens d’influer sur les décisions de la future assemblée ? Réponse : « Tout conseiller dispose de moyens d’actions dans son canton indépendamment des délibérations de l’assemblée. On peut utiliser ces moyens pour faire du clientélisme, ou pour faire des choses utiles à la collectivité. Et, pour cela, il n’est pas nécessaire d’être majoritaire à l’assemblée. Enfin, pour les délibérations, imaginez que sur 54 conseillers, il y ait 26 PS, 26 UMP et 2 Nouvelle Donne. Ce serait alors les 2 ND qui arbitreraient les délibérations… » Bel optimisme !…
  3. Pensez-vous que le futur Conseil Départemental aura une quelconque utilité ou pensez-vous qu’il faut supprimer les départements et les CD ? Réponse de Frédéric PIC: « Le parti ND n’a pas pris position sur cette question et je ne peux vous donner qu’une opinion personnelle qui n’engage que moi. Je suis convaincu qu’il faut simplifier et réduire les dépenses et, pour cela, supprimer le Sénat, les départements et le Conseil économique et social. »

Mon sentiment après cette réunion :

  • au début, on est toujours contre le cumul des mandats, jusqu’à ce qu’on y ait goûté…
  • on est pour la transparence, mais avec l’expérience on se rend compte qu’il y a toujours des choses qu’il vaut mieux ne pas dire…
  • on est contre le clientélisme, mais comme on ne peut pas satisfaire tous les besoins, c’est pas plus mal de donner en priorité à ceux de la même famille politique…Après tout, eux aussi en ont besoin, autant que ceux d’une autre famille !

Plus j’avance et plus je me dis que si les mandats de nos élus étaient des CDD non renouvelables, leur priorité ne serait plus leur réélection mais la satisfaction des citoyens qui les ont élu.

– par JYS

Transparence et Conseil Départemental

Magnifier over FiguresParce que la Transparence est  une préoccupation majeure des citoyens, Alternatives Pyrénées a décidé de se faire leur porte parole en écrivant à chaque candidat aux fonctions de conseiller départemental. La lettre que vous trouverez ci-dessous vient d’être adressée à chaque binôme des vingt sept cantons des Pyrénées Atlantiques.

Rappelons certains principes de la démocratie qui disent clairement que les élus reçoivent délégations des électeur, ils s’expriment en leur nom, ils les représentent et il n’est pas exagéré de considérer que cela les place à leur service. Il s’agit d’un service noble car soucieux avant tout de l’intérêt général.

Nous verrons bien si cette invitation à un engagement citoyen sera suivie d’effet, en tout cas, nous à Alternatives Pyrénées, nous y croyons.

Madame, Monsieur,

Transparence et Conseil Départemental

Vous êtes candidat dans les Pyrénées-Atlantiques pour les prochaines élections départementales.

Malgré les demandes répétées des électeurs, les comptes les plus simples ne sont toujours pas mis en ligne dans de très nombreuses collectivités territoriales. C’est le cas du Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques.

Le gouvernement a crée fin 2013 une « Haute Autorité pour la transparence de la vie publique » permettant de rendre publiques les déclarations de revenus et de patrimoine des sénateurs, députés et ministres. Toujours en 2013, pour la première fois, la « cagnotte » parlementaire a enfin été diffusée. Déjà, de nombreuses collectivités, au nom de la Transparence normalement due aux électeurs/contribuables, rendent accessibles leurs comptes sur leurs sites. Un mouvement irréversible est lancé.

Il est temps que notre département lui-aussi réponde à cette demande qui devait être satisfaite a minima par la diffusion annuelle dans la rubrique « Budget » et la conservation sous forme d’historique :

– des orientations Budgétaires
– du Budget Primitif complet
– du Compte Administratifs complet
– de tout autre document budgétaire utile
– ceci pour l’année en cours et les années précédentes

Nous vous remercions de nous confirmer, par courriel, votre engagement, si vous êtes élu, à défendre auprès de vos collègues la mise en place de cette mesure démocratique.

Nous vous proposons par ailleurs de vous rencontrer, à la date et à l’heure de votre choix, afin d’étudier cette mesure et celles que vous pourriez proposer.

Il va sans dire que votre intervention dans le sens de la Transparence au Conseil Départemental contribuerait fortement à améliorer l’image de l’institution et de ses représentants.

Nous vous remercions pour votre attention et, dans l’attente de vous lire, vous prions de recevoir nos sincères salutations.

Joël Braud
Président de l’Association Alternatives-Pyrénées
www.alternatives-pyrenees.com

Ras le bol ? Votez blanc !

touche-pas-a-mon-electorat   On ne peut que le constater, notre classe politique est incapable de gérer la France à tous les niveaux de notre invraisemblable millefeuille territorial. Le dernier chiffre montre que la dépense publique continue d’augmenter, elle représente aujourd’hui 57,7 % du PIB…

La raison en est simple, toujours la même, l’objectif de nos politiciens professionnels est leur ré élection a tout prix. La conséquence est criante depuis des années : des politiques basées sur le clientélisme et la démagogie, beaucoup trop rarement pour l’intérêt du pays. Ainsi, les campagnes électorales sont du grand guignol comme le fut la dernière présidentielle. Ce fut à celui qui raserait gratis dans tous les domaines… Evidemment le réveil est plus dur et la conséquence est que nos politiques sont maintenant, et avec juste raison, assimilés à des bonimenteurs.

Leur incapacité a gérer est flagrante. Regardons au niveau national, et pour cela le très bon article de l’IFRAP (Institut Français pour la Recherche sur les Administrations et les Politiques Publiques ) qui s’intéresse à l’évolution de la masse salariale des fonctionnaires est édifiant :

« Le constat est sans appel. Christian Eckert il y a quelques jours a informé la Commission des finances de l’Assemblée nationale que les dépenses de personnel des collectivités territoriales avaient encore augmenté en 2014 : +4%. Il s’agit de l’augmentation la plus forte jamais enregistrée depuis 6 ans. Sur la même période entre 2009 et 2014 le total des dépenses de personnel aura augmenté de 8,57 milliards d’euros. Le plus curieux c’est que ce phénomène se produise alors même que l’enveloppe normée des transferts aux collectivités territoriales (prélèvements sur recettes), a été rabotée en 2014 de 1,5 milliard d’euros. Cela veut donc dire que la baisse « forcée » des investissements anticipée à 6% pour 2014 (en raison de la fin de cycle électoral) aurait été au moins partiellement arbitrée à la hausse, afin de procéder à des embauches supplémentaires (de complaisance ?). Cela veut surtout dire qu’il faut réformer plus que jamais la gouvernance de nos finances publiques locales et leur articulation avec les finances publiques nationales. Il en va de notre crédibilité budgétaire dans le cadre de nos engagements européens. » (IFRAP)

Il semble par ailleurs évident que les « gains de mutualisation » du bloc communal et de la structuration de l’intercommunalité, ne soient pas au rendez-vous. Une appréciation que corrobore le rapport de mutualisation du bloc communal (IGA/IGF) [2] Seule une incitation puissante à une « mutualisation intelligente » devrait pouvoir infléchir la tendance.

 C’est a de nombreuses reprise qu’on a eu l’occasion de dénoncer la dérive incroyable des dépenses publiques particulièrement au niveau du personnel alors qu’on devrait noter une baisse sensible, liée comme partout à l’augmentation de productivité et à la mutualisation intercommunale :

– Au niveau du Conseil Général où la masse salariale augmente lourdement année après année, sans aucune justification sérieuse (82,8 M€ en 2009 114 M€ en 2014 soit + 33 % )

– Au niveau de la ville de Pau qui continue encore a recruter en 2015 !!!

– Au niveau de la Communauté d’Agglomération Pau Pyrénées qui n’a réalisé aucune optimisation de personnel en embauchant 850 personnes en 10 ans

Tout cela alors que certains crient à l’austérité !

C’est le cas des maires de France et de leur porte parole François Baroin qui est venu pleurnicher aujourd’hui auprès du gouvernement pour que l’Etat ne touche pas à ses dotations vers les communes. Scandaleux ! Ces communes qui dépensent à tout va embauchent à tour de bras alors que le citoyen subit les augmentations incessantes d’impôt.

Citons encore Alain Rousset notre Président de Région, pourtant socialiste : « Oui, nous avons confondu en France l’emploi public et le service public. Oui, nous avons dégradé le service public parce que nous avons privilégié l’emploi public, que ce soit au niveau national ou au niveau territorial. Reconnaissons cela à notre débit. Il n’y a pas de contestation possible là-dessus, tous les recrutements qui ont été faits en redondance avec les communes plutôt que de la mutualisation… »,

 Nos élus savent que leur gestion est calamiteuse mais ils pensent que seule la démagogie permettra éventuellement leur ré élection. Et ne comptez pas sur de nouvelles compétences, sur des jeunes, car les principaux partis verrouillent les candidatures et les quelques nouveaux arrivants sont issus du même moule. S’ils ont enfin obtenu l’investiture c’est plus grâce à leur soumission, à des manœuvres internes et autres compromissions, qu’à leur sincérité et leur courage.

Alors soyez courageux à leur place, votez blanc !

Quand la somme des abstentionnistes et des blancs aura atteint un niveau indécent (on va sans doute dépasser 70 % aux prochaines départementales) il faudra bien que surgissent de nouveaux visages, hors des partis traditionnels, incapables de se réformer.

par Daniel Sango

http://www.ifrap.org/fonction-publique-et-administration/peut-controler-la-masse-salariale-des-collectivites

Élections départementales, sombres perspectives

 imagesNous savons tous maintenant, ou à peu près tous, que les prochaines élections sont appelées élections départementales et qu’elles se dérouleront les 22 et 29 mars 2015. Actuellement, comme toujours dans des circonstances comparables, sortent de nombreux sondages qui en disent long sur l’état d’esprit des électeurs. Il n’est pas question ici de s’intéresser aux probables ou problématiques résultats du scrutin mais de se pencher sur les difficultés que nous avons, nous citoyens informés ou pas, à correctement percevoir l’enjeu de ces départementales.

 Sur l’information des électeurs. Il ressort qu’un tiers des Français ne sait pas qu’il y aura une élection au mois de mars. Et 50% de ceux-ci ne veulent pas se déplacer pour mettre un bulletin dans l’urne. D’autres sondages évoquent la possibilité d’un taux d’abstention situé à environ 70 %.

 Le mode de scrutin est à la fois inédit et compliqué.  Le fait d’obliger, par la règle du binôme, à  respecter la parité homme et femme est ressenti comme un moyen artificiel, une limitation du choix de chacun. Par ailleurs les conditions imposées pour être élu au premier tour (majorité absolue plus 25% des inscrits) rendent  improbable un résultat définitif le 22 mars au soir. De même que des triangulaires au second tour sont peu envisageables.

 Existe également ce que l’on pourrait appeler « la crise de la promesse électorale ». Il y a tellement eu de promesses, d’engagements dans tous les sens que personne n’y croit plus. Par le passé, il s’est fréquemment vérifié que les promesses n’étaient que rarement, voire pas du tout tenues.

 La lassitude. Les citoyens considèrent que les politiques ne peuvent rien pour eux. La gauche est actuellement aux manettes. Elle succède à la droite et rien ne change. A quoi bon se prononcer pour les partis traditionnels, l’enjeu des départementales n’est pas crucial pour la vie politique du pays, alors les électeurs osent tenter autre chose, une troisième force alternative qui n’a jamais été au pouvoir.

 La crise du résultat. Régulièrement les politiques annoncent une amélioration qui ne vient pas. Le chômage est toujours en augmentation et même les politiques reconnaissent que tout a été essayé. Ils admettent donc implicitement leur incapacité à faire bouger les lignes. Et si le réel pouvoir, économique et politique se trouvait ailleurs.

 Le comportement des politiques est un terreau fertile pour un autre choix. Il est question ici des condamnations, des tricheries, du cumul des mandats, du professionnalisme de la politique, du manque de transparence, d’élus qui considèrent ne pas avoir de comptes à rendre, de revenus jugés exagérés, de certains qui profitent d’avantages indus (voyages, utilisation de fonds à des fins non prévues).  Le comportement de la caste politique est la principale cause de la défiance des électeurs à son égard.

 Enfin et ce n’est pas là la moindre raison, cette élection se fait à l’aveugle. Actuellement on ne sait pas quelles seront les compétences des conseils départementaux. La loi sur la répartition de celles-ci (NOTRe) est actuellement débattue au parlement. La navette entre l’assemblée générale et le sénat n’a pas trouvé sa forme définitive et elle ne la trouvera pas avant le scrutin. Certains, à tort, pensent que la compétence générale n’est pas abandonnée. C’est une erreur car si son principe était maintenu, il n’y aurait pas nécessité de débattre sur la répartition des compétences des collectivités territoriales. Il en découle fort logiquement que les candidats sont dans l’incapacité de présenter un  programme. Ils s’en tiennent lamentablement à des principes généraux qui ont pour nom : solidarité, entraide, plus grande proximité, troisième âge. Quand il n’y a pas de vrai programme, il ne peut y avoir de véritable engagement.

 Mais le plus grave et qui conduit à estimer qu’on nous considère comme des pantins c’est qu’il est dit ici ou là, d’une façon définitive ou pas, que ces conseils départementaux qui doivent être élus sont programmés pour disparaître en 2017. Un vote pour pas grand-chose en quelque sorte.

 Jamais  les électeurs n’ont été pris pour des imbéciles avec autant d’outrecuidance.

 

Pau, le 4 mars 2015

            Par Joël BRAUD

Élection Départementale : Rendez-vous en terre inconnue…

imgresVendredi 27 février, réunion publique à Jurançon pour le canton « Billère et Coteaux de Jurançon ».  Candidats : Michel BERNOS (maire de Jurançon et vice-président de l’agglo Pau) et Emmanuelle SCWARTZWALDER (candidate aux dernières municipales de Billère). Suppléants : Jean-Marc GRUSSAUTE (conseiller général sortant du canton de Lasseube) et Carine ANTONIAZZI (conseillère municipale de Billère).

Le programme : Je le résumerai en une phrase : « Réparer les dégâts de la majorité sortante depuis 2011″. Laxisme, absence de maîtrise des frais de fonctionnement, opacité, favoritisme, etc… ont conduit le département à une situation financière catastrophique. Malgré de nouvelles recettes fiscales qui ont rapporté 58 M€, la capacité d’épargne a baissé dans le même temps (4 ans) de 80 M€. Ces dépenses extravagantes et le déséquilibre budgétaire qui en résulte ont nécessité le recours massif à l’emprunt. La capacité de désendettement qui était de 1,6 années en 2011 est passée à 5,5 années en 2014 et passera à 10,5 en 2015 si l’on respecte le budget voté par l’assemblée sortante. Mais, pour compenser cet excès de dépenses, on ne pouvait pas tout payer avec l’emprunt, et il fallait bien faire des économies par ailleurs. Et savez-vous où on les a trouvées les économies ? Dans les aides sociales !… La réduction des aides aux crèches, des aides aux ménages en grande précarité, des aides aux primo-accédant (dispositif 1ère clé 64), des aides à la rénovation de l’habitat, etc… a permis d’offrir à nos élus de magnifiques voyages en Argentine et en Australie !…

Le programme se résume donc essentiellement à rétablir toutes ces aides sociales, à freiner autant que possible l’inflation de la masse salariale, et à rééquilibrer le budget pour arrêter l’explosion de l’endettement. C’est déjà un chantier énorme !…

Le contexte : Pour être sûr de poser les bonnes questions, je m’étais soigneusement documenté sur la réforme territoriale en cours (loi NOTRe), sur les compétences de l’ancien Conseil Général et celles prévues pour le nouveau Conseil Départemental et sur la clause de compétence générale dont la suppression est prévue en 2015. Tout ce qui doit être voté courant mars, avant les élections. Eh bien il me faut retourner à mes études : ce que je croyais acquis a changé récemment :

  • la clause de compétence générale est maintenue … au moins jusqu’en 2017 !…
  • les collèges qui devaient passer sous compétence régionale restent au département;
  • les routes départementales aussi;
  • une nouvelle navette est nécessaire avec le Sénat;
  • on sait déjà que la loi ne sera pas votée avant les élections.

En conclusion, nous allons devoir voter pour élire une assemblée dont ni les électeurs ni même les candidats ne connaissent les compétences !… Une grande première dans la 5e république !

Le fonctionnement pyramidal du CG : le Président, entouré d’une cohorte de Vice-présidents, gère tout avec son cabinet et ses services; les élus ne gèrent rien, ce ne sont que des courroies de transmission. « Il faut redonner aux élus leur véritable rôle de représentant de leur canton. Ce sont eux qui doivent coordonner les politiques publiques et pas le Chef de cabinet !… » (J.M. Grussaute). Dans la communication, c’est l’opacité organisée, y compris vis à vis des élus de l’opposition.

Les réponses à mes questions :

  1. sur le budget : « La situation actuelle n’est pas inhérente au système mais uniquement au comportement irresponsable de la majorité actuelle. Une nouvelle majorité peut faire des arbitrages, et, même si le budget a déjà été voté, elle peut le limiter aux dépenses réellement utiles ». Encore faut-il que les nouveaux élus mettent réellement en pratique les principes qu’ils soutiennent avant les élections… Comme, d’après les sondages, un changement de majorité est plus que probable, nous n’allons pas tarder à le savoir.
  2. Sur la transparence : « Si nous sommes élus, nous veillerons à ce que toutes les données soient mises en ligne, accessibles par tous les citoyens (orientations budgétaires, budget primitif complet et compte administratif complet) ». Dont acte !…
  3. Sur le cumul des mandats (concerne Michel BERNOS) : « Je suis là pour servir et pas pour m’enrichir grâce à la politique.Quand j’ai été élu maire, j’ai partiellement abandonné mon poste dans la fonction publique (juge administratif à Toulouse) pour me rendre disponible. Mes revenus globaux sont restés les mêmes (publiés dans la République des Pyrénées). Si je suis élu conseiller départemental, j’abandonnerai complètement mon poste dans la fonction publique pour me consacrer totalement à mon mandat. Et si plus tard j’évolue vers d’autres mandats, j’abandonnerai le Conseil Départemental et Jean-Marc Grussaute me remplacera. J’en prends l’engagement ! » Dont acte !…

Pour terminer, je voudrais rendre hommage à Jean-Marc GRUSSAUTE.

Viticulteur bio à la Chapelle de Rousse, il s’est toujours battu pour défendre son « coin de Béarn ». Pas seulement le vin de Jurançon qu’il produit, mais aussi les autres produits du terroir, la culture béarnaise, la beauté des paysages et les hommes et femmes qui ont fait de cette région ce qu’elle est. Créateur et Président de la Maison des Vins pendant 10 ans, il s’est lancé en politique aux municipales de 2008 puis aux cantonales de 2011 et on ne peut douter que c’était « pour servir ». Il est l’illustration de ce que disait Guy Ebrard (Conseiller Général et maire d’Oloron dans les années 1960-1970) : « En politique, seuls savent s’arrêter ceux qui ne seraient jamais partis s’ils avaient su … »Aujourd’hui, il souhaite se recentrer sur son métier et sa famille, mais il se présente en suppléant pour faire profiter de son expérience et être encore là si on a besoin de lui. Quand cet homme, dont on ne peut mettre en doute la sincérité et le dévouement, soutient le binôme BERNOS-SCHWARTZWALDER, c’est pour moi une recommandation de poids.

par JYS

 

 

 

 

 

 

 

Le Conseil Départemental : la crème du millefeuille

decentralisation touche pas  Vous ne le savez sans doute pas, les élections départementales auront lieu dans quelques jours. Vous ne savez pas quel est le territoire qui vous concerne ni quels sont les candidats, c’est normal tout vient d’être chamboulé, on a agrandi les anciens cantons mais par un tour de passe-passe politicien le nombre d’élus augmentera !

Vous ne savez pas qui fait quoi dans notre millefeuille territorial, c’est bien normal, personne ne sait.Voilà donc comment fonctionne notre démocratie, et ne comptez pas sur les candidats pour vous éclairer !

Le premier round s’est déroulé dans les sièges des partis, si possible sans trop de fuites vers les médias, il consiste a désigner les candidats (toujours les mêmes) et faire les alliances qui permettront à nos deux principaux partis de se partager le gâteau, avec un invité boudé par tous, le FN, qui profitera de la démocratie confisquée par nos politiciens soi-disant professionnels, pour le malheur de notre pays. Évidemment quelques crises sont apparues au grand jour, comme le caprice de Bayrou qui n’a sans doute pas amélioré son image auprès des électeurs UMP… Mais à part cela, rien. Et ne croyez surtout pas que nos partis politiques ont un fonctionnement démocratique. L’immense majorité des militants sont contre le cumul des mandats, mais curieusement les partis présentent leurs cumulards professionnels…bizarre, vous avez dit bizarre…comme c’est étrange…

Des programmes débattus devant les électeurs ? N’y comptez pas !

Des solutions pour arrêter la fuite en avant de l’endettement injustifiable du Conseil Général des PA ? N’y comptez pas, ce genre de chose ne se discute pas avec les citoyens. Vous trouverez même un Président du C.G. qui osera même dire dans son discours qu’il mène une gestion exemplaire ! (« G Labazée : zéro en mathématiques ! « ).

Quant aux programmes des uns et des autres, vous n’en saurez rien. Et pour cause, le rôle de ce strate du millefeuille laisse peu de marge de manœuvre par rapport aux dépenses contraintes.

Mais que fait donc le Conseil Général ?

Le social : c’est la plus grosse partie de son budget, en gros la moitié. Il distribue APA, RSA, aides diverses, formations, etc… Des prestations pour la plupart obéissant à des lois nationales. Le C.G. est une caisse de distribution, comme la CAF . Il y a quelques années je discutais avec Charles Pelanne, alors en charge du social dans l’ancienne équipe Lasserre (et aujourd’hui candidat dans la circonscription abracadabrantesque des « Terres des Luy et coteaux du Vic Bilh » ) il convenait que toute cette partie pourrait être transférée à un organisme payeur, l’action réelle et la plus-value des Conseillers Généraux étant très faible.

Les collèges et le transport scolaire. Nous sommes dans une longue période de stabilité des effectifs les créations d’établissements sont rarissimes, le budget est un budget de fonctionnement, d’entretien de l’existant. Bref rien de politique là dedans, et bien sûr une vraie logique économique de regrouper Lycées et Collèges dans la Région.

Les routes : Là non plus rien de majeur, la grande majorité du budget est utilisé pour la maintenance des routes actuelles. Le seul nouveau projet est celui de la Pau Oloron, projet inadapté aux besoins locaux et dont le financement serait aujourd’hui insoluble.

La compétence culturelle du Département se limite aux archives, certains musées, les bibliothèques départementales de prêt.

Mais hélas il reste la compétence générale, le cancer de notre millefeuille, qui permet à tous nos strates de s’occuper de tout ! Et c’est là, sur un budget qui devrait être marginal, qu’il faut bien sûr supprimer de toute urgence, que s’exerce le jeu principal des Conseillers Généraux. Stations de ski, subventions aux communes, aux associations (plus de 1500) aux clubs professionnels sportifs, développement économique de type saupoudrage totalement inefficace, subventions aux particuliers, …etc

Il reste un espoir cependant, avec la création des nouvelles régions les compétences des différentes strates vont être redéfinies (Loi NOTRe en cours de retour à l’Assemblée après passage au sénat). Le vrai progrès sera la suppression de cette compétence générale source de toutes les gabegies, de toutes les magouilles, incompréhensible pour le citoyen.

Où est la démocratie si le citoyen ne peut connaître ce que font ses élus ?

En plus, la logique voudrait que l’on s’oriente vers la compétence des collèges et des routes à la Région, ce qui ne serait que pure logique permettant des vraies économies d’échelle (mais ça c’est un autre problème avec nos politiciens « professionnels » comptez sur eux pour saboter toute suppression de compétence qui en fait signera à terme l’arrêt de mort du Conseil Départemental )

Quoi qu’il en soit, vos candidats n’auront rien à vous proposer, pas de programme sérieux. Une seule question méritera de leur être posée : êtes vous favorable à la suppression du Conseil Départemental ? Dans le cas d’une réponse positive, vous pourrez voter pour lui.

Si vraiment vous voulez quand même poser une question, alors relisez « G Labazée zéro en mathématiques ! «  (AP du 21 février 2014) ou « Indignez vous ! » AP du 17 avril 2013, votre candidat faisait peut être partie du voyage touristique en Argentine…

Il vous restera ensuite à voter blanc pour montrer que vous n’êtes pas dupe.

Vous avez compris, le Conseil Général ne servait pas à grand chose, le Conseil Départemental ne servira à rien.

               par Daniel Sango

PJ : Le point sur la Loi Nouvelle Organisation Territoriale, très importante :   Loi Nouvelle Organisation Territoriale

Elections départementales dans le 64 – Lettre ouverte à Marie-Christine ARAGON et Marie-Pierre CABANNE

DSCF3359Suite à votre conférence de presse du 27 février à Pau (*), il me parait utile de revenir sur un des défis que vous avez mentionnés pour la gauche départementale : affronter la crise de confiance des Français vis-à-vis du personnel politique

Vous avez probablement remarqué que le « tous pourris » est autant attribué à la gauche traditionnelle qu’à la droite traditionnelle. Le Front National a le sens de la formule pour cela, en vous mettant dans le même sac : les UMPS.

Parmi mes combats, il y a celui de la Transparence qui, si elle était bien réelle, pourrait rapprocher les électeurs du personnel politique. C’est probablement une condition nécessaire mais certainement pas suffisante.

Je vous ai fait remarquer qu’il était impossible, au citoyen de base, de pouvoir consulter, sur le site du Conseil Général, les orientations budgétaires, le budget primitif complet et le compte administratif complet. Sans parler de l’historique.

Marie-Christine Aragon, conseillère générale du canton de Bayonne-Est, a semblé comprendre cette intervention, confirmant sa difficulté à obtenir des chiffres sur la gestion de la ville de Bayonne. Le problème soulevé par les citoyens serait donc le même pour les élus.

Malheureusement, je n’ai pas entendu un engagement ferme, de l’une ou de l’autre, à rendre publics les chiffres évoqués, d’où cette lettre ouverte.  À quand un engagement du PS 64 à faire une priorité de la Transparence totale pour le C.G. mais aussi dans toutes les collectivités territoriales de notre département ?

Dans cette campagne, la droite n’arrête pas d’affirmer que la gauche a plombé les finances du département. Comment voulez-vous que nous, citoyens, puissions contrôler ces affirmations ? On ne sait pas où trouver les chiffres…

Pour aller plus loin, j’ai voulu revenir sur les voyages à Sydney et à Buenos-Aires d’un certain nombre d’élus et de fonctionnaires départementaux. A vous, qui parlez volontiers des priorités départementales allant à la solidarité, sachez que nous, électeurs, avons du mal à comprendre ce type de voyage. Voyez-vous, il y a de la « difficulté » chez tant et tant de nos concitoyens. Ce n’est pas théorique pour eux. Ils en sont frappés dans leur quotidien. Tous les jours, à chaque instant !

Revenir sur le voyage, du 11 et 14 novembre 2012, à la réserve tropicale d’Iguazu en Argentine, tombait bien puisque, vous-même Marie-Pierre Cabanne étiez du voyage et, sauf erreur de ma part, j’ai même cru comprendre que vous y êtes revenue en été 2014.  Vous nous avez répondu, avec conviction, qu’il y avait des résultats concrets à ces missions, sans nous en dire plus et, tout en vous retournant vers les « médias classiques » pour les appeler à poser, à leur tour, leurs questions – non dérangeantes – classiques.

Pour le voyage à Iguazu, il est bon de rappeler qui composait la délégation de 10 personnes : Georges Labazée PS, Marie-Pierre Cabanne PS, André Berdou PS, Denise Saint-Pé Force64, François Maïtia PS et Francis Courouau UMP, ainsi que Lionel Martinez (cabinet) et Laurence Nemes (coopération décentralisée) plus Anne-Marie Laberdesque et Didier Mélet, deux gardes moniteurs du Parc National. Objectif : échanger sur les expériences entre le Parc National des Pyrénées et la réserve tropicale d’Iguazu.

Au passage, les esprits malins diront que pour éviter des critiques de l’opposition, celle-ci faisait partie du voyage. UMPS avez-vous dit ?

Je me répète : « Êtes vous conscientes que ce genre de déplacement, au frais du contribuable qui croule sous les impôts, accentue encore le rejet par les Français de leur classe politique ? »

Pour ne pas revenir sur le passé, nous ne vous demandons pas les frais de représentations de ces voyages. Ils vous auront certainement fait perdre plus de voix qu’ils vous en apporteront dans l’élection à venir. Mais, pourriez-vous vous engager officiellement pour la prochaine mandature ?

– à rendre public, les orientations budgétaires, le budget primitif complet et le compte administratif complet du conseil départemental à compter des chiffres 2014 et en conserver l’historique.

– à rendre public, comme il se doit dans le monde anglo-saxons ou scandinaves, les frais de représentations des élus de la prochaine mandature et notamment lors de missions du type Sydney ou Iguazu.

Un engagement ferme de Transparence dans ce sens pourrait vous apporter certainement des voix. Soyez pro-actives en matière de Transparence. N’attendez pas la pression des réseaux sociaux.

Le gouvernement Hollande a su mettre la cagnotte parlementaire en ligne et créer la « Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ». Les déclarations de revenus et de patrimoine des sénateurs, députés et ministres sont enfin publics. Mais, c’est si peu de chose. Toutes les collectivités de France doivent devenir transparentes pour le bien de notre démocratie. Faisons du 64, un exemple. La balle est dans votre camps (et celui de l’opposition UMP et Force64).

Merci pour votre attention… et pour votre droit de réponse que vous saurez utiliser. Je n’en doute pas…

– par Bernard Boutin
Citoyen freelance

PS : Si vous voulez nous communiquer un bilan sur les objectifs atteints pour notre collectivité suite à IGUAZU2012 et SYDNEY2014, je suis sûr qu’AltPy se fera un plaisir de les publier.

(*) NDLR : conférence de presse de la Gauche Départementale, dont Marie-Christine ARAGON et Marie-Pierre CABANNE sont les porte-paroles de campagne.

Une élection absurde !…

cahier de doléances 1 (1)Le Conseil Général, créé en 1789, est une de nos plus vieilles institutions administratives.
Ses compétences couvrent une bonne partie des services de proximité (aide sociale, voirie, éducation, culture, aide au développement, tourisme, …) ce qui en fait, normalement, avec la Municipalité, l’un des deux organismes les plus proches de nos préoccupations quotidiennes. Et pourtant !… Les élections cantonales n’ont jamais mobilisé les foules et le taux d’abstention ne cesse d’augmenter (53% en 2011 et au moins 60% en 2015 !…)

A la méfiance grandissante des citoyens envers le monde politique, s’ajoutent l’incompréhension et le doute sur le fonctionnement opaque, le coût exorbitant et l’utilité réelle de nos institutions :

  • Il faut supprimer le Sénat, il ne sert plus à rien…
  • Il faut réduire le nombre de députés, 577 c’est 3 fois trop !
  • Il y a trop de couches dans notre millefeuille !…Il faut regrouper les régions, supprimer les départements et les cantons, regrouper les communes…
  • On pourrait économiser quelques milliers de parlementaires, d’élus, de conseillers municipaux, généraux, communautaires, … plus tous le personnel qui les entoure, plus tous les systèmes matériels et humains qui assurent la communication entre tous ces gens !…
  • Sans compter les multiples structures qui entourent le gouvernement ou le Parlement : Conseil économique social et environnemental, Commissariat général à la stratégie et à la prospective, Conseil supérieur de l’économie sociale, Commissariat général à l’égalité des territoires, Conseil de l’insertion par l’activité économique, Conseil national de la vie associative, etc… soit quelques milliers de conseillers, tous grassement payés pour pondre des rapports sérieux et documentés, mais que ni les ministres ni les députés n’ont le temps de lire !… (cf. Sud-Ouest du 24/02)

Et les payeurs, c’est nous !…

Heureusement, la réforme territoriale est en cours ! Ouf ! Il était temps !… Voilà enfin l’occasion rêvée :

  • de regrouper les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées qui ont beaucoup de points communs aux niveaux culturel, industriel, agricole, et de développer la coopération avec les provinces espagnoles voisines,
  • de supprimer les assemblées départementales en redistribuant les compétences entre un conseil régional disposant d’un réel pouvoir décentralisé et des communautés de communes affranchies des caprices du Parlement de Navarre,
  • de supprimer la clause de compétence générale qui permet à chaque assemblée de se mêler de tout et à nos élus d’accorder des subventions sur des lignes qui sortent de leur compétence, tout en réduisant l’aide aux crèches « pour faire des économies !… »
  • de supprimer 4000 sièges de conseillers départementaux,
  • de répartir le personnel départemental entre les services régionaux (pouvant disposer d’antennes locales) et les services municipaux ou communautaires,
  • de n’avoir en 2015 que les élections régionales avec des compétences précises et connues.

Au lieu de cela, sans aucune concertation préalable des intéressés (nous, pas les élus !…), on décide de :

  • regrouper Aquitaine avec Limousin et Poitou-Charente, en espérant que nous pourrons ainsi nous enrichir de nos différences…
  • conserver les départements mais en changer les compétences; « les nouvelles compétences ? on en décidera plus tard !… Mais ne vous faites pas de souci, le budget a déjà été voté par l’assemblée sortante !… « 
  • regrouper les cantons selon un nouveau découpage qui paraît logique à la majorité sortante et totalement illogique à l’opposition… mais, sous prétexte de parité, il y aura dorénavant 2 conseillers par canton au lieu d’un, ce qui fait que, malgré le regroupement, il y aura au total plus de conseillers qu’avant : « Tu parles d’une économie alors que Manuel Vals annonçait en avril 2014 la suppression prochaine des départements !… »

Conclusion : « Un découpage incohérent et une élection absurde » ( cf. Sud-Ouest : « Tribune libre de François Hulbert géographe, professeur à l’Université de Lorraine).

C’est à n’y rien comprendre et je me pose la question : Faut-il aller voter ? A quoi ça sert ?…
J’avoue que je n’en sais rien et je ne suis pas le seul… Selon les derniers sondages, 60% des électeurs ont l’intention de s’abstenir et 30% souhaitent le succès du Front National. Si l’on admet que, galvanisés par ce succès prévisible, tous les électeurs du FN iront voter et que ce sont surtout les électeurs des autres partis qui s’abstiendront, les résultats prévisibles pourraient être : votants=40% des inscrits; FN=30% des inscrits soit 75% des votants; FN élu au 1er tour dans 24 des 27 cantons des Pyrénées Atlantiques !… Bien sûr personne n’y croit, mais il faut reconnaître que cela est mathématiquement possible et ce n’est pas mon idée de la démocratie.

Alors, je déciderai plus tard si je vais voter et pour qui, mais, en attendant, je vais aller aux réunions publiques des candidats de mon canton et je leur poserai des questions du genre :

  • pourquoi êtes-vous candidat ? pour servir la collectivité ou par ambition personnelle ?
  • voulez-vous continuer à rajouter des couches à notre mille-feuille administratif ou œuvrer à sa simplification ?
  • voulez-vous œuvrer dans le sens d’un équilibre budgétaire et d’une réduction de l’endettement ?
  • êtes-vous pour ou contre la suppression de la clause de compétence générale ?
  • êtes-vous décidé à respecter le non cumul des mandats ?
  • êtes-vous décidé à respecter une totale transparence sur l’utilisation de l’argent public, qu’il s’agisse de marchés publics, de subventions ou de frais de représentation ?
  • que ferez-vous si, à court terme, les départements sont supprimés et les assemblées départementales dissoutes ?

Je viendrai ensuite commenter ici les réponses que j’aurai obtenues.
Au final, si je décide d’aller voter à cette élection absurde, au moins je saurai pourquoi et pour qui !…

Et j’invite tous ceux qui me lisent, quel que soit leur département, à faire comme moi dans leurs cantons respectifs, et à revenir nous faire part sur ce site de leurs réflexions.

– par  JYS