Cheminots, veillez à vos lignes !

20160604_154320Vos lignes de la main, si vous pensez que là se lit votre avenir. Mais à vos lignes de voies ferrées si vous ne voulez pas qu’elles dépérissent.

Les conflits à répétition et l’émergence de nouveaux moyens de transport risquent fort de faire subir au transport des voyageurs par le réseau ferré un sort analogue à celui qu’a connu le transport des marchandises il y a quelques années.

D’ores et déjà les voitures-lits appartiennent au passé et les couchettes disparaissent. Dans nos rues et sur nos routes apparaissent des autocars dont les tarifs sont alléchants. Sur un trajet comme Toulouse-Saint-Sébastien via Pau le handicap du transport routier sur le rail en matière de temps de transport pourrait ne pas être si important tant le train propose de détours par Lourdes ou Dax. Il faut dire que la SNCF ne fait pas des efforts considérables pour que Basques et Béarnais se rencontrent. Toutes les correspondances à Bayonne ne sont pas désastreuses ; mais toutes ne sont pas optimisées, c’est le moins que l’on puisse dire. Je m’en suis rendu compte récemment en me rendant de Pau à Madrid et au-delà. Prendre le train d’Irun à Madrid à 8h40 était une nécessité. Mais en dehors d’un bus partant vers 4h et mettant plus de 3 heures pour rallier Bayonne c’était impossible. Aussi, j’ai fait l’expérience de Blablacar. Une expérience enrichissante car celle qui m’a transporté était fort intéressante.

Ce trajet n’est pas le seul à montrer que l’Europe ferroviaire d’autrefois n’est plus l’Europe ferroviaire d’aujourd’hui. Il n’y a plus de train direct d’Irun à Vintimille ou même Rome, Venise, Milan, Genève comme autrefois. Et que dire des horaires et des correspondances ? Le voyageur peut avoir l’impression que ces horaires sont dictés par les souhaits des cheminots plus que par les besoins des voyageurs. Cette impression est peut-être fausse ; mais il resterait à le prouver.

Dans d’autres pays, comme l’Espagne, tout est fait pour montrer au voyageur que l’on se soucie de lui : confort, prises électriques en seconde classe, films de qualité diffusés avec des écouteurs. Que se passera-t-il lorsque les transports seront réellement ouverts à la concurrence ? Les cheminots ont obtenu qu’elle soit différée et que leurs droits de repos soient maintenus. Tant mieux pour eux. Mais fermer les yeux sur les transformations en cours serait dangereux. Si le transport participatif est une belle idée et une bonne mesure pour la planète, on ne saurait en dire autant pour le transport en bus ou le transport aérien.

Jean-Paul Penot

Pas de boulevard pour le vélo…

piste cyc pyrroyale france bleue    Sur Alternatives Pyrénées les adeptes du vélo se lamentent de l’initiative de F Bayrou de faire un bout de piste cyclable sur le boulevard des Pyrénées. C’est pourtant une action caractéristique du fonctionnement de notre Maire.

Dans toutes les villes/agglomérations il existe un PDU (Plan de Déplacement Urbain) qui met en perspective la vision à 15 ans des déplacements. Ce plan existe bien sûr au niveau de l’Agglomération, mais c’est celui de l’équipe précédente. Celui que l’on trouve sur le site de l’agglomération a été validé en 2004 (PDU 2004/2010)!!

http://www.agglo-pau.fr/au-quotidien/deplacements-se-deplacer/60-au-quotidien/deplacements-se-deplacer/31-le-pdu-plan-de-d%C3%A9placements-urbains.html

Un autre PDU a pourtant été élaboré sous la mandature de M Lignières Cassou en 2012 … introuvable.

Et celui de François Bayrou ? Mystère. Un autre exemple de l’opacité des informations dans les collectivités territoriales. Ah si vous voulez tout savoir sur le Grand Prix auto ou les casetas qui vont avec, pas de problème c’est à jour. C’est pourtant un document majeur qui permet de montrer que toutes les actions menées sur l’agglomération sont en cohérence avec une vision moyen terme.

Deux lignes de bus à haut niveau de service : où en est-on de la seconde ligne Est-Ouest, bien plus importante que la première ligne, exclusivement paloise (et inutile au delà de l’Université puisqu’elle ne part pas d’un parking relais) et toujours en projet ? Rappelons que ce projet date de … 2003 !!!

Et tout ce qui doit aller avec :

– Des parkings relais pour créer l’indispensable inter modalité : le désert total.

– Un plan de circulation efficient pour la voiture permettant un accès rapide à proximité du centre : le néant.

– Un accès et un parking facile pour les résidents du centre faute de quoi…ils vont habiter ailleurs ?

– Une stratégie pour la circulation à vélo : là c’est plus délicat et de toute façon ne peut se construire à l’échelle de l’agglomération qu’après et avec les autres choix. Il faut rajouter un handicap important pour Pau : une ville qui n’est pas plate …

– …etc

Mais la méthode Bayrou est avant tout basée sur la démagogie, le visible, le facile.

Beaucoup plus facile de construire des tribunes au Hameau pour le cirque du peuple, beaucoup plus facile de construire des salles de spectacle inutiles au foirail, beaucoup plus facile de subventionner fortement un Grand Prix de Pau qui fort logiquement n’attire plus grand monde et dont la notoriété a des difficultés à dépasser les frontières du Béarn, beaucoup plus facile de subventionner pléthore de clubs sportifs professionnels pour le divertissement du peuple et qui pourtant ne devraient pas recevoir un seul euro d’argent public, …etc.

Il est beaucoup plus facile de dessiner un bout de piste cyclable pour décorer le boulevard des Pyrénées que d’avoir une vraie vision et s’attaquer réellement aux problèmes de fond : une circulation fluide vers et autour de Pau, des transports en commun performants une intermodalité efficiente.

Daniel Sango

Plus d’information sur le PDU en 2012 : « Le Plan de Déplacement Urbain fait fausse route » AP du 3/12/2012

Crédit Photo : France Bleu Béarn

La piste cyclable du Boulevard des Pyrénées

imgresCette voie cyclable est conçue comme une belle vitrine : “ voyez cyclistes et écolos ce que nous faisons pour votre belle ville “.                                      En réalité c’est à plus d’un titre une initiative catastrophique : elle pérennise le boulevard comme un axe automobile, la mise en sens unique ne changeant rien à son statut. Elle donne un caractère définitif à ce trottoir si étroit, notoirement insuffisant pour les très nombreux promeneurs lors des belles journée . Elle empêche d’ouvrir le boulevard à d’autres fonctions, animations culturelles, festives par exemple. Elle consacre l’automobile comme le moyen de déplacement dont les Palois ne peuvent se passer, à l’inverse de ce qui se fait de plus en plus partout dans le monde.                                            Une piste qui s’accommode de la pollution dans un lieu aussi prestigieux. Non, vraiment c’est le pire des choix. Le boulevard aurait pu devenir un espace propice au “ paseo “ à l’image de ce que font nos voisins vers lesquels il est tourné. Mais la Mairie se soumet encore au lobby automobile. Il lui suffisait de condamner une quarantaine de places de stationnement pour rendre ce boulevard enfin piétonnier/cyclable comme c’est sa vocation évidente et comme, nous en sommes certains, il le deviendra un jour. Il pourrait être desservi depuis le bas par une nouvelle liaison plus performante que le funiculaire, mettant ainsi les parking Sernam, usine des tramways et Porte du Gave à quelques minutes du centre ville. A l’heure où, entre autres initiatives marquantes, Paris piétonnise, 3 km de voie sur berge rive droite (et organise un Prix E-Formule pour voitures électriques), Pau continue à contre-courant, favorise la pénétration des voitures au cœur de la ville, néglige le vélo comme mode de transport quotidien, réduit le nombre de vélos en libre service et organise l’insupportable pétarade et le chaos en ville avec son Circuit. Et puis, est-ce bien raisonnable de dépenser 300.000 € * pour cette piste vitrine d’un km alors que les bandes et pistes cyclables de la ville sont si rares, discontinues et sans entretien ? Avec cette somme on aurait pu créer 42.857 mètres de bandes cyclables et leur remise en état (peinture uniquement) coûterait encore moins cher.

Michel Barrère

Crédit photo : circulation.fr

Béarn Adour Pyrénées, enclavé ?

lgv dettes   On remercie Béarn Adour Pyrénées de donner la primeur de ses réflexions à AP ( « Arrivée de la LGV à Bordeaux : le point de vue de Béarn Adour Pyrénées » ). Sud Ouest reprend cette déclaration, mais on ne peut que s’étonner une fois de plus du peu de questionnement des journalistes de SO. http://www.sudouest.fr/2016/04/20/tgv-l-association-bearn-adour-pyrenees-veut-plus-de-paris-pau-2336233-4344.php

Tout d’abord il faut reconnaître l’abnégation de P Saubot pour tenter de défendre des projets qui sont déjà abandonnés. On ne refera pas le débat du barreau de Pau, tout le monde sait, a commencer par BAP, que c’est une aberration économique et que fort heureusement le combat est perdu depuis très longtemps.

Concernant la desserte de la Côte Basque qui disposerait de deux TGV de plus, que Pau, c’est tout simplement de la pure logique. D’un côté la ligne part d’un cul de sac (Tarbes et Pau) de l’autre la ligne se prolonge et se prolongera vers l’Espagne avec le gros bassin de vie du Pays Basque Espagnol.

D’ailleurs, c’est le critère économique lié au remplissage qui décidera. La politique menée aujourd’hui par l’Etat et les Régions qui subventionnent à tout va la SNCF n’est plus acceptable. Les rapports de la Cour des Comptes montrent que les taux de remplissage des TER sont beaucoup trop faibles et en conséquence ses coûts beaucoup trop élevés pour le contribuable. Il faut rajouter la faible productivité de la SNCF, c’est un vrai handicap, qui osera enfin s’y attaquer ?

Quant à l’enclavement supposé du Béarn l’histoire passée de l’implantation de Turboméca, Lindt, Total, Euralys, etc…montre que cela ne fut en aucune manière un handicap. Et depuis les choses se sont bien améliorées.

Reste au contraire un point majeur : Quand allons nous enfin fermer deux des trois aéroports (Tarbes Pau, Biarritz) qui ne survivent que grâce aux contribuables et à l’obstination de nos politiciens ?   Même les organismes du transport aérien le disent :

Le Board of Airlines Represantatives (Bar) en France dénonçait récemment le « nombre pléthorique d’aéroports en France dont les coûts sont finalement supportés par les compagnies aériennes opérant en France sans bénéfice pour le transport aérien dans son ensemble ». « Il y a 84 aéroports en France métropolitaine qui ont des passagers commerciaux. 66 se répartissent environ 4,3% du trafic français. Et 40 aéroports représentent moins de 0,3% du trafic soit environ 300 000 passagers », remarque Jean Pierre Sauvage président du Bar France.

 Le contribuable est également mis à contribution. « Malgré certaines exceptions notables, en deçà d’un certain seuil de trafic, aucun des aéroports décentralisés n’équilibre son exploitation sans subvention » rappelle la Cour des comptes.  Au-dessous d’un million de passagers (soit pour 138 des 155 aéroports français), il est en effet presque impossible pour un aéroport d’être rentable.

Ainsi, « dans plusieurs cas, les subventions d’exploitation ont représenté chaque année des montants supérieurs à 100 € par passager en moyenne entre 2000 et 2006 », précise la Cour.

On le voit, ce n’est pas nouveau.

C’est curieux, Sud Ouest se réveille aujourd’hui …

http://www.sudouest.fr/2016/04/21/a-t-on-besoin-de-tous-ces-aeroports-madrid-moins-cher-depuis-biarritz-2336797-4037.php

Ainsi que J Glavany autre visionnaire :

http://www.sudouest.fr/2016/04/18/glavany-pour-la-fusion-des-aeroports-de-pau-et-tarbes-2334170-4344.php

Relisez plutôt Alternatives paloises : « Un aéroport ça va, trois, bonjour les dégats … » publié sur Alternatives Paloises il y a 6 ans …

http://www.alternatives-paloises.com/article.php3?id_article=3695

 

par Daniel Sango

Arrivée de la LGV à Bordeaux : Le point de vue de Béarn Adour Pyrénées

Capture d’écran 2016-04-21 à 17.57.12BAP prend acte du temps moyen et des fréquences de desserte du Béarn par TGV, annoncés à compter de l’été 2017. Elle constate que ce temps qui a augmenté ces dernières années va enfin repartir à la baisse. Elle remarque cependant qu’il faudra encore 2 h 15 (moyenne inférieure à 110 km/h) au minimum pour effectuer les 232 km de Pau à Bordeaux, alors qu’il n’en faudra que 2 h 05 ( moyenne 281 km/h) pour les 585 km de Bordeaux à Paris, laissant le Béarn dans son état d’enclavement historique et inadmissible.

Ce piètre résultat vient essentiellement, selon nous, du manque d’unité des Béarnais ; l’union surprise de septembre 2006 n’a duré que deux heures et n’a pu être relayée par une sphère politique parlant assez fort et d’une seule voix. D’autant que les Bigourdans sont les grands oubliés, tout focalisés qu’ils sont sur leur aéroport.

BAP déplore également que Tarbes et  Pau doivent se contenter de 4 allers retours seulement, alors que la côte basque en bénéficie de 6, au moment où ce nombre explose pour Bordeaux ? Rien dans l’analyse des trafics existants ne le justifie.

N’est-il pas encore possible d’ obtenir que, sur les 18,5 trajets de Bordeaux à Paris, 2 supplémentaires desservent Pau pour au moins rétablir l’équilibre du territoire. Mobilisons-nous par tous les moyens sur cet objectif.

Et continuons aussi à nous battre pour que le GPSO voie le jour et qu’après la réalisation de la branche Mont-de- Marsan-Dax, le barreau Mont-de-Marsan Pau soit construit afin que le temps de trajet de Paris à Pau et Orthez soit inférieur ou égal à 3 heures, ou proche de 3 heures, seule façon d’assurer l’avenir à long terme de l’économie béarnaise et donc le niveau de vie et d’emploi des Béarnais.

Je pense, et ce n’est pas trop tard même si beaucoup de temps a été perdu, que le moment est venu de reconstituer l’union sacrée qui, en d’autres temps pas si anciens, a permis d’obtenir la réalisation du tunnel du Somport puis de l’autoroute Pau-Langon.

– par Pierre Saubot
Président de BAP

La place de Verdun est une belle tirelire

imagesLe projet de rendre le stationnement payant place de Verdun à Pau fait couler beaucoup d’encre et anime les ressentiments de nombreux Palois. Les élus ont trouvé là une source de rapport dans une gestion toujours à la recherche de nouvelles recettes budgétaires. Mais n’y avait-il pas une autre solution ?

Il faut bien reconnaître que les stationnements sur la place de Verdun sont quelque peu anarchiques. Sur la zone bleu, toutes les voitures n’affichent pas le sacro-saint ticket précisant l’heure limite de l’autorisation de stationnement. Pire que cela, des véhicules en nombre sont stationnés en dehors des marquages au sol et provoquent une difficulté de circulation. Et encore pire que cela il existe un certain nombre de voitures dites ventouses, c’est-à-dire dont la durée de stationnement dépasse les sept jours réglementaires.

En prenant le temps on observe que les services d’ordre qu’ils appartiennent à la police nationale ou à la police municipale sont vraiment peu présents sur cette place et de ce fait ne verbalisent que très rarement les infracteurs. On sait pourtant que le montant des amendes va directement et quasi intégralement dans les caisses de la municipalité (ou de la CDAPP, peu importe d’ailleurs) ; cela constitue un apport budgétaire.

On savait et cela est maintenant de notoriété que la police nationale se désintéresse de ce genre de mission pour des raisons qui n’ont pas lieu d’être et qui ne résultent que de sa propre volonté. La police municipale est de son côté plutôt timide. A ce propos justement il y avait, à une époque, qui remonte maintenant à plus de dix ans, un policier du commissariat qui circulait en scooter sur la place de Verdun. Doté d’un souci d’efficacité et d’un tempérament peu porté à l’indulgence il faisait régner un ordre impeccable. On le surnommait « El Gringo » sa réputation était connue du maire de l’époque qui lui vouait un grande reconnaissance. Pensez-donc un fonctionnaire de l’État qui fait rentrer des sous dans les caisses de la ville ! En bon politique l’édile n’hésitait pas à affirmer lorsqu’on lui reprochait un trop grande sévérité, qu’il n’y pouvait rien et qu’il n’entrait pas dans ses compétences de donner des directives à la police nationale.

Attitude que le maire actuel doté d’une police municipale et dans un contexte où la police nationale s’investit moins, ne peut se permettre d’adopter. Un effet inattendu de l’existence d’une police municipale.

Mais revenons au projet qui voudrait, qu’en 2017 sur décision de l’actuelle municipalité, le stationnement sur la place de Verdun devienne payant. Cela reviendrait à faire payer tout le monde y compris ceux qui avec un scrupule exemplaire et une constance sans faille respectent le code de la route. Et si on ne faisait payer des amendes qu’à ceux qui contreviennent aux lois. Ce ne serait que justice. Il faudrait juste savoir si la rentrée d’argent serait du même volume qu’un péage imposé à tous. La question reste posée. On sait que grâce à une répression efficace, l’indiscipline peut devenir une source inépuisable de recette budgétaire. La fréquentation de la place de Verdun en dépend.

Une seule difficulté, il faudrait interdire la repentance et favoriser la récidive parce qu’un contrevenant verbalisé a une tendance aussi fâcheuse que regrettable à ne pas recommencer. Mais que ne ferait-on pas pour redonner du dynamisme au centre-ville ?

Pau, le 23 mars 2016
par Joël Braud

Crédit photo La République des Pyrénées.

Non Pau n’est pas voué à une mort certaine !

imagesDire que Pau est une future ville morte pour la seule raison que le circulation y est difficile paraît pour le moins réducteur. Toutes les villes d’égale importance sont confrontées à une baisse de l’activité commerciale du centre-ville. Il faut commencer par dresser un état des lieux et se demander quelles en sont les raisons avant de s’interroger sur les mesures qui pourraient être valablement envisagées afin de renverser cette tendance.

Se déplacer à pied dans le centre-ville permet en effet de constater qu’un nombre bien trop important de pas-de-porte commerciaux sont fermés. Dans la rue des Cordeliers, j’en ai compté récemment dix-huit ; le centre commercial Bosquet ne parvient pas à redémarrer malgré des investissements visant à améliorer son cadre, ainsi ce sont dix-sept vitrines qui ne sont pas exploitées ; la rue Carnot, vingt enseignes à l’abandon ; la place du Foirail suit le même chemin, on y compte pas moins de sept devantures sans activités ; la rue Serviez, elle-aussi, malheureusement suit ce mauvais penchant avec huit enseignes délaissées ; la rue Joffre, elle, se porte bien à l’exception de dix pas-de-porte à vendre.

Alors la faute à qui ? Sans doute en premier lieu, faut-il citer les centres commerciaux installés à la périphérie qui viennent concurrencer de manière fatale les commerces de proximité du centre-ville. À ce propos justement, le journal « La République des Pyrénées » du jeudi 10 mars 2016 consacre un article de deux pages sur ces zones commerciales : « Grand Pau : des zones commerciales à moderniser ». Il y est fait état d’une étude de l’Audap (Agence d’urbanisme Adour-Pyrénées) qui conclut à la nécessité pour les six zones commerciales de se moderniser. Ces zones seraient devenues, selon cet organisme, des vitrines de l’identité commerciale paloise. Laissons-leur la responsabilité de cette considération. Les élus du grand Pau en auraient pris conscience et par le moyen du Scot (Schéma de cohérence territoriale) et autre schéma de développement commercial seraient décidés à agir. Qu’ils réfléchissent !

Pourtant il nous avait semblé que des améliorations avaient été effectuées récemment pour certaines d’entre elles. Ainsi, le centre commercial Leclerc avait construit un parking à étages et doublé la surface de sa galerie marchande. Le centre de Lescar-Lons vient d’obtenir l’autorisation de rénover et d’agrandir sa galerie. Auchan qui dispose maintenant d’un « drive » connaît un essor commercial qui le place en tête des six centres. Le Mail de Lons avec le Géant Casino semble stagner. Le centre commercial de Serres-Castet avec un supermarché Intermarché progresse et sa surface exploitable pourrait être augmentée. Enfin le Billère-Intermarché tient sa place sur une surface de 12 hectares.

Il conviendrait là que les politiques voient ces potentielles évolutions avec le discernement nécessaire de façon à ne pas nuire davantage aux commerces de proximité situés en centre-ville.

Une autre donnée apparaît comme certaine parmi celles qui provoquent une désaffection commerciale du centre, ce sont les impôts locaux. Questionnez les professionnels de l’immobilier, ils vous diront tous qu’au cours des négociations qui précédent une transaction, leur est systématiquement posée la question du montant des impôts locaux. De plus en plus souvent leurs clients considèrent ces contributions comme un critère déterminant. Il arrive que, à Pau, les prélèvements annoncés rendent la vente impossible. Il faut dire que le taux de la taxe d’habitation de la capitale du Béarn est de 22,26 % contre 7,92 % à Idron. Au moins le double des autres villes de l’agglomération à l’exception de Billère (16,46%). Si certains se demandent pourquoi le nombre des habitants de la ville de Pau est en baisse, qu’ils cessent de chercher, ils ont là l’explication. Le maire de Pau devait baisser cette taxe, on attend !

Les transports jouent un rôle également important. Tout est fait pour persuader les automobilistes d’éviter de venir en ville avec leur voiture. Cependant cela n’est pas impossible. Par expérience personnelle, je sais qu’on trouve à se garer, soit dans un parc souterrain soit place de Verdun. Je prends rarement ma voiture pour ce genre de déplacement, sauf pour le marché du samedi. Le reste du temps je préfère le bus. Mais là il faut reconnaître que la politique de la ville n’est pas réellement incitative. Elle est maintenant passée l’époque où les Paloises et Palois âgés de plus de 65 ans, pouvaient se déplacer dans les bus de la STAP grâce à une carte d’abonnement à l’année pour la somme de 55 €. Elle permettait autant de trajets qu’on le désirait. Considérant que le prix du trajet était fixé à 0,82 € il fallait en faire 67 pour rentrer dans ses frais. Puis le prix du trajet est passé à 0,84€. Et bien pis ce tarif préférentiel a été abandonné pour passer de 55 à 110€. Il faut maintenant faire 131 trajets pour amortir son investissement. J’avoue que, ne parvenant pas à les faire, j’ai délaissé ce mode d’abonnement. J’achète les trajets par groupe de 20 et je renouvelle. Cette évolution est sans doute le résultat d’une modification de la répartition des compétences entre la ville et l’agglo, maintenant c’est l’agglo qui gère les transports. Je vais moins souvent en centre-ville et s’il m’arrive de modifier ainsi mon comportement j’imagine que d’autres le font aussi.

On pourrait s’interroger également sur la diversité des commerces implantés en centre-ville. Beaucoup d’agences bancaires sont installées plein centre. Comme ailleurs – l’exemple d’Albi est parlant – les magasins de vêtements sont plus nombreux. Un point cependant, souligné par un intervenant sur le forum, les commerces d’alimentation du centre marchent bien et c’est tant mieux. Cela prouve que cette forme de proximité a encore une clientèle. Pour les autres, en plus de la concurrence des zones commerciales de la périphérie, les achats en ligne et autres « drives » sont un handicap sévère.

Les politiques doivent se mobiliser pour redonner au centre-ville de Pau son activité commerciale, les braderies ainsi que les marchés de Noël sont de bonnes initiatives mais limitées dans des périodes définies. On voudrait espérer que le nouveau moyen de transport, le BHSN (Bus à haut niveau de service) améliorera la situation actuelle. Une étude sur le plan de circulation dans la ville vient de démarrer, attendons ses conclusions. La réflexion est engagée là où la résignation n’a pas sa place.

Pau, le 14 mars 2016
par Joël Braud

Attention ,la SNCF déraille !

imagesLors d’une émission matinale d’un radio nationale, on pouvait entendre , le mardi 23 février 2016, que pour être conducteur de train il suffisait d’être titulaire du baccalauréat. Jusque-là rien de choquant.

Mais, il ne faut surtout pas avoir un diplôme supérieur. Ainsi, le titulaire d’un BTS voire d’une licence, ne peut être recruté comme conducteur de train. Il pourrait, par contre, être formateur de conducteur de train.

Celui qui affirmait cela n’était autre qu’un haut responsable de la SNCF. Son explication était que le titulaire d’un BTS devait être rémunéré plus qu’un conducteur. Un auditeur intervenant aux débats a confirmé avoir été victime de cette règle ajoutant qu’il devait se contenter désormais d’une rémunération inférieure dans une entreprise privée.

Le journaliste qui recevait le représentant de la SNCF a tenté, à plusieurs reprises, de faire comprendre à celui-ci que la position de la SNCF était stupide. Rien n’y fit . Autrement dit, ce n’est pas l’emploi mais le diplôme qui est rémunéré. Cette situation est-elle imputable aux syndicats ? Nul ne peut le dire, mais on peut fortement le penser quand on connaît le statut des cheminots. Quoi qu’il en soit, elle contrarierait certainement Monsieur Descartes qui avait affirmé que « le bon sens et la chose du monde la mieux partagée ».

Qu’allons-nous devoir faire avec le nombre croissant d’étudiants et de diplômés ? Ne pourront-ils même pas postuler à un emploi de conducteur à la SNCF ou devront-ils mentir sur leurs acquis universitaires ? A chacun de penser ce qu’il veut !

On pourrait imaginer qu’il faille être titulaire d’un  » bac plus cinq  » pour être conducteur de train. Mais que ferait-on alors de ceux qui n’ont obtenu que le baccalauréat ?

On peut aussi penser que celui qui a conçu cette absurdité était un conducteur de train simplement bachelier !

Pierre Esposito

Est-il réellement indispensable d’enlaidir notre ville ?

imgresDepuis plusieurs années maintenant le projet de Bus à Haut Niveau de Service était dans les tiroirs. Ces jours-ci (Sud Ouest du 15 février 2016) un projet vient en préciser le tracé. A la vue de ce qui n’est encore pas définitif, il convient de s’inquiéter. Mais pourquoi donc vouloir ainsi enlaidir la ville de Pau ?

Si l’on regarde ce projet, le nouveau bus doit relier l’Hôpital à la gare SNCF. Il doit passer par une partie du boulevard de la Paix et s’engager ensuite dans ce que les Palois appellent la coulée verte. Celle-ci fait la fierté de ceux qui sont soucieux de donner une image de verdure à notre cité. En effet entre l’avenue Dufau et le cours Lyautey, entre les allées Condorcet et l’avenue Louis Sallenave et les allées Catherine de Bourbon existe un terre-plein d’une largeur, par endroits supérieurs à 10 mètres. Il est orné de de cèdres de l’Atlas ou de l’Himalaya et s’y trouvent des pins de différentes essences.

Faudra-t-il couper ces arbres ? Faudra-t-il bétonner ces espaces verts ? Faudra-t-il fractionner en deux parties les ronds-points qui ne sont rien moins que des massifs fleuris souvent avec beaucoup de soins ? Faudra-t-il remplacer ces décorations par des feux tricolores ? Faudra-t-il oublier cette nature au profit de bus bruyants et polluants ?

Nous savons tous que l’attrait de Pau réside en partie dans ce spectacle que les automobilistes, les cyclistes et même les piétons découvrent en entrant dans l’agglomération. Pau, ville verte, perdra un partie importante de son charme et de son caractère. Il y aura à la place un Bus à Haut Niveau de Service dont l’acronyme, BHNS, est déjà en lui-même une incongruité.

Tout le monde sait bien ici que ce nouveau moyen de transport ne convaincra pas les Palois de se rendre plus fréquemment au centre-ville. Que les commerces de celui-ci ne retrouveront pas les chalands qu’ils ont perdus. Et que, comme c’est le cas actuellement, les bus seront peu remplis et resteront ignorés.

Alors Mesdames et Messieurs les élus qui semblez n’avoir comme principal souci que le nom que vous pourrez laisser à la postérité, sachez que vous ne serez associés qu’à une destruction de notre cadre de vie
Nous ne vous avons pas élus pour cela, ressaisissez-vous ! Restez modestes, cette réalisation ne mérite pas un tel enlaidissement.

Il est des destructions sur lesquelles on ne peut revenir.

Pau, le 18 février 2016
par Joël Braud

La nouvelle Oloron-Lescar

BA CaptureLa nouvelle route Oloron -Lescar est vitale pour l’avenir du Haut-Béarn, le projet doit aller d’urgence à son terme sur la bande des 300m actuelle, selon Béarn Adour Pyrénées (BAP)

Le comportement de certains opposants à ce projet est pour le moins inconséquent, au pire destructeur. Qui sont les responsables de 95% du gel des terrains sur la bande de 300m entre Oloron et Lescar sinon ceux qui ont empêché sa réalisation depuis des années. Si la route était faite, seuls les 5% nécessaires auraient été occupés et le reste serait libéré depuis longtemps pour le plus grand bonheur des agriculteurs, des promeneurs, des ramasseurs de champignon et de tous. Peut-être ceux qui menacent d’attaquer le Conseil Départemental tentent-ils de faire oublier leur outrecuidance. À moins qu’ils n’aient des projets de lotissement sur tout ou partie de l’emprise foncière actuellement gelée. Ce qui serait le comble du mépris au bon sens. Qui subit les conséquences de l’ absence de nouvelle route: les habitants de Cardesse, Monein, Lasseube, Lacommande,…. qui voient leur patrimoine dévalué, leurs routes surchargées, détériorées, effondrées, coupées parfois pendant des mois, les salariés et entreprises d’Oloron qui sont pénalisés par l’enclavement, les lecteurs qui sont désinformés alors que tout le monde sait que la réalisation indispensable de cette route peut coûter moins de 200 millions d’euro d’ argent privé, avec un impact écologique très positif. Bref, Béarn Adour Pyrénées exhorte le Conseil Départemental, qui a toujours été favorable à cette nouvelle liaison, à tout faire pour que la bande des 300m soit maintenue sur tout le trajet prévu à l’origine et pour que le projet soit réalisé sans délai. Il y va de l’avenir économique du Haut Béarn et de la sécurité des riverains et des usagers des routes actuelles.

Pierre Saubot,
Président de Béarn Adour Pyrénées