Pau, Municipales 2014 : la chronique 8 – Habib n’a plus le monopole de l’économie

2014-01-11 11.32.13La fin d’une mandature médiocre – Les caciques du PS – Rififi à l’UMP national -Urieta résiste – Bayrou met fin au monopole Habib sur l’économie – Dartigolles peut-il créer la surprise ? – Le Front national sort du bosquet. La campagne municipale paloise vue et analysée par Emmanuel Pène dans une chronique sans langue de bois.

La fin d’une mandature médiocre

Alors qu’un nouveau sondage vient confirmer une légère avance pour François Bayrou, mais aussi une élection très serrée, on a vu jeudi se tenir le dernier conseil municipal de Mme la Maire Martine Lignières-Cassou. Un conseil municipal « teinté d’émotion » pour l’équipe sortante, mais qui apparaît aussi aux yeux de beaucoup de Palois comme la fin d’un chapitre médiocre pour la ville, ce qu’a confirmé d’ailleurs le même sondage CSA en décernant à la mandature sortante la pire note des villes sondées.

Les caciques du PS

Entre les deux candidats favoris, la compétition est féroce et s’intensifie mais elle ne reste pas circonscrite à Pau et à son agglomération ; on l’a vu la semaine dernière avec le rassemblement de plusieurs dizaines de têtes de listes et d’élus socialistes du bassin de l’Adour, venus soutenir David Habib. Un rassemblement sensé donner un poids politique aux projets du candidat socialiste, mais il n’est pas certain qu’un attroupement bigarré de caciques dont beaucoup sont adeptes du cumul des mandats soit de nature à apporter une quelconque dynamique à sa campagne.

Rififi à l’UMP national

François Bayrou, lui, a fait l’objet d’une « motion de méfiance »  de la part de jean-François Copé, celui-ci répondant à une question d’un journaliste qu’il ne soutenait « pas vraiment » le centriste. Une déclaration qui a fait son effet dans le Landerneau politicien palois, mais qui a été assez vite contrée par un franc support de plusieurs personnalités UMP, Jean-Claude Gaudin, Jean-Pierre Raffarin, et surtout Alain Juppé qui sera présent à Pau le 8 mars pour soutenir le Béarnais. Il est vrai, il ne faut pas le nier, qu’une partie des sympathisants UMP a du mal à accepter le ralliement de leur parti à François Bayrou. Iront-ils pour autant voter pour un candidat produit du même appareil politique que le Président qu’ils abhorrent ? On a du mal à le croire, mais après tout, ne dit-on pas qu’on a la droite la plus bête du monde ?

La résistance d’Urieta

Une partie de la réponse est peut-être contenue dans le dernier sondage CSA dont un des faits marquants est la résistance d’Yves Urieta qui, avec 14% d’intentions de vote au premier tour, met fin à l’érosion que les précédents sondages ont mis en évidence. Une partie de la droite se reporterait vers l’ancien Maire, sans doute par reconnaissance de son engagement passé auprès de Nicolas Sarkozy, ou par rancune à l’égard de François Bayrou. Le score d’Yves Urieta, et sa capacité de résistance au second tour constituent toujours l’inconnue et peut-être la clé de ce scrutin. Un Yves Urieta dont les propositions manquent pourtant singulièrement d’ambition et d’originalité.

Ainsi, à la lecture de ses propositions pour « redynamiser l’économie », on pouvait s’attendre à quelques mesures exceptionnelles. Au lieu de cela, il s’agit « d’amener du monde en ville pour faire marcher l’économie »,  la « gratuité du parking le mercredi après-midi et le samedi» ou encore de « revoir tout le plan de circulation à l’échelle de l’Agglo ». Quand la banalité concourt avec les déclarations de bonnes intentions…

Les enjeux économiques et la contre-offensive de Bayrou

L’économie semble être le sujet du moment, d’abord largement exploitée par David Habib qui s’est positionné très tôt sur ce créneau sur lequel il pense avoir quelque atout. Un David Habib, aux propositions économiques nombreuses et ambitieuses en apparence, mais aussi marquées par une complexité et une inspiration technocratique qui font douter de l’efficacité de mesures à l’allure « d’usines à gaz ». En tout cas, ce monopole de l’initiative et du management économique auquel le candidat socialiste voulait prétendre a été cette fin de semaine battu en brêche par les propositions du candidat Bayrou en la matière ; des propositions dont l’ambition est au moins aussi grande que celles de David Habib, mais qui paraissent aussi plus concrètes dans leur application et plus modernes dans leur contenu. C’est un sujet qui sera largement développé dans un prochain article.

En tout cas, il semblerait que David Habib soit gagné par la folie des grandeurs, comme en témoignent ses « 28 propositions pour le logement». On espère qu’en cas d’élection, il sera bien secondé, car on imagine l’armée de collaborateurs, fonctionnaires et missionnés nécessaires pour mener à bien autant de projets. On est bien là dans l’habitude socialiste marquée par l’omniprésence de la puissance publique qui veut tout faire, et par le manque de confiance dans l’initiative privée.

Olivier Dartigolles peut-il créer la surprise ?

A gauche, le patron de Mourenx a un concurrent dont on parle peu, mais qui fait une bonne campagne, Olivier Dartigolles. Idées simples, humilité, contact quotidien avec le « peuple de gauche » ; en somme en opposition de style par rapport au manager économique Habib et à ses collaborateurs plus « bobos » que « prolos ». Bien que la présence au second tour n’ait pas été abordée par les instituts de sondage (et on se demande pourquoi ?), Olivier Dartigolles et son front de gauche pourrait constituer la surprise inattendue de ce scrutin en dépassant les 10% ; ce qui laisse augurer de discussions intéressantes pour le deuxième tour, et surtout d’un virage forcé très à gauche qui sera sans doute moins du goût des méchants patrons spoliateurs séduits par David Habib.

Le Front national se dévoile mais ne s’assume pas

De même, le Front national a commencé à faire parler de lui – il était temps -, ne brillant pas par sa présence aux halles et dans les rues paloises, mais par presse interposée. Les propositions du Front national pour la ville sont toutefois décevantes pour un parti qui nous avait plus habitués à des positions plus iconoclastes et parfois même à des bonnes idées. Le programme de Georges de Pachtère est marqué par une prudence, voire un malthusianisme assumés. On est étonné au passage que les thématiques traditionnelles du Front national (immigration, sécurité, patriotisme, ..) ne soient pas plus mises en avant. Enfin, que dire d’une liste qui n’ose pas dévoiler les noms de ses colistiers ?

Bayrou en biarnés

On terminera cette chronique par un sujet qui me tient à cœur : la langue béarnaise. Après un carnaval biarnés réussi qui a dignement animé les rues paloises, on ne peut s’empêcher de penser à l’identité béarnaise de Pau. On sait que le sujet tient à cœur de François Bayrou, ce qu’il nous confirme dans une interview où non content de parler béarnais, il en récite même quelques vers. Un peu de poésie dans ce monde de brutes… Pau en a bien besoin..

Adixat !

IMPORTANT : Cette chronique est écrite par son auteur en son nom et n’engage nullement l’association Alternatives-paloises.com

– Par Emmanuel Pène
(2 mars 2014)

 

Retrouvez les précédentes chroniques :

http://alternatives-pyrenees.com/2014/02/16/pau-municipales-2014-la-chronique-7-cohesion-et-leadership/

http://alternatives-pyrenees.com/2014/02/08/pau-municipales-2014-la-chronique-6-la-ville-la-plus-pauvre-daquitaine/

http://alternatives-pyrenees.com/2014/02/01/pau-municipales-2014-la-chronique-vers-la-fin-du-bus-tram/

Pau Municipales 2014 – Le pire est à craindre

Mairie transparenteDavid Habib, François Bayrou et Yves Urieta ont maintenant présenté leurs listes. Pour occuper les médias, les programmes sont distillés au compte goutte et rien n’est dit sur leur méthode de travail.

Que retenir de ces longues listes de 49 citoyens prêts à en découdre pour leur tête de liste ?

Le candidat à la mairie le plus jeune
David Habib : 52 ans,
François Bayrou 62 ans
Yves Urieta 67 ans

Le premier adjoint le plus jeune
Liste Habib : Nathalie Larradet 49
Liste Bayrou : Josy Poeyto 60 ans
Liste Urieta : Nicole Bensoussan 70 ans

La liste la plus jeune
Liste Habib : moyenne supérieure à 46 ans
Liste Bayrou : moyenne supérieure à 47 ans
Liste Urieta : moyenne supérieure à 49 ans

La liste la plus au fait des dossier municipaux actuels
Liste Habib avec 12 conseillers sortants
Liste Bayrou avec 11 conseillers sortants
Liste Urieta avec 4 conseillers sortants

Les listes les plus politiques
La liste Bayrou avec son lot d’adhérent MoDem, UMP, UDI, PS ou ex-PS non identifiés lors de la présentation de liste : Transparence chérie, qu’ont-ils fait de toi ?
La liste Habib avec ses 24 membres du Parti Socialiste, identifiés ceux-là…

La liste la plus « famille » et société civile
Celle de Yves Urieta composée de nombreux vieux compagnons de route qui ont souvent partagés ensemble les bancs des écoles paloises.

Assistance à la présentation de la liste : (de la plus forte à la plus faible)
Liste Bayrou
Liste Habib
Liste Urieta

Le slogan
Liste Bayrou : Aimons Pau
Liste Habib : Pau, le Mouvement
Liste Urieta : Pau, avant tout

Le cumul des mandats : S’ils sont élus, cumuleront à moins de démission d’une fonction élective…
Liste Habib : David Habib (député), André Duchateau (conseiller général), Frédérique Espagnac (sénatrice), Anne Bernard (conseiller régional), Jean-François Maison (conseiller général)
Liste Bayrou : Josy Poeyto (Conseillère régionale, Conseillère générale), Véronique Lipsos-Sallenave (Conseillère régionale)
Liste Urieta : Aucun

Les Programmes : « les promesses n’engagent que les gens qui les écoutent »
A ce jour, les programmes disent peu ou prou la même chose : revitaliser le centre-ville, le rendre plus accessible, refaire les Halles, déplacer la Foire-Expo, une salle de spectacle ici, une réfection de la Croix du Prince là etc. Beaucoup de très belles propositions chez les 3 candidats « majors ». Bravo à tous !

L’argent, nerf de la guerre
De très belles propositions chez les 3 candidats « majors » sauf que nulle part, une seule chiffrée (source les sites des candidats). Pourtant, tous les élus le savent bien, l’argent devient rare, très rare au niveau des collectivités. Comment feront-ils ?

Pour voir le volet « Propositions » du site de François Bayrou : C’est ici
Pour voir le volet « Notre projet » du site de David Habib : C’est ici
Pour voir le volet « Municipales 2014 » du site de Yves Urieta : C’est ici
Exception à la règle, Yves Urieta explique ce qui est possible en matière de baisse d’impôts, chiffre à l’appui.

Rien sur la communauté d’agglomération – dont la compétence économique est obligatoire – et sur notre bassin de vie, comme si ces territoires n’existaient pas.

Le phasage des mesures proposées et les investissements ne sont jamais annoncés. L’électeur peut écouter ce qui lui est annoncé. Il ne doit surtout pas y croire.

Que reste-t-il pour faire son choix à ce jour ? La méthode de travail annoncée ?

A ce niveau, grand silence polaire. Le temps des « maires de droit divin » semble approcher. En effet, strictement rien n’est dit par Habib, Bayrou ou Urieta :
– sur les « Pratiques » avec lesquelles l’équipe qui sera élu, réalisera le programme qu’elle aura soutenu,
– sur « l’Ethique » qui rassura le citoyen sur les risques permanents de corruption, de déviance ou de clientélisme,
– sur la « Transparence » qui permettra au citoyen de s’informer facilement (principalement sur le site pau.fr) quand il le désire et sur les sujets qu’il désire.

A ce niveau de la campagne, il est extrêmement inquiétant de voir que rien ne puisse nous rassurer sur la menace d’une gestion de cabinet opaque, autocratique, secrète, « copier-coller » des pires années Labarrère. A quand l’ambition d’ouvrir en grand les portes et les fenêtres de la Mairie de Pau ?

A ce niveau de la campagne, l’action d’Alternatives Pyrénées se voit confortée, pour les lendemains de l’élection, dans son rôle d’observateur critique, sans concession sur la gestion de la « chose publique ».

Alternatives Pyrénées se voit confortée dans sa quête sans fin de plus « d’Ethique », de plus de « Transparence » et d’une « Pratique » digne d’une démocratie locale moderne faisant de Pau, une ville exemplaire dans sa gestion. (A lire demain, mes propositions sur le sujet)

Une mission dont nous nous passerions bien. Un échec en quelque sorte que ce constat, après 11 ans de présence sur la ville.

– par Bernard Boutin

Pau Municipales 2014 – Bayrou, la liste « arc-en-ciel »

DSCF1326Les groupies de François Bayrou apprécieront ce label donné à l’équipe, présentée le 14 février, par le patron du MoDem : la liste « arc-en-ciel ». A l’image de l’ambition de Nestor Mandela qui voulait réconcilier, autour de lui, toutes les composantes de la nouvelle Afrique du Sud.

Des UPM, des UDI, des PS et bien entendu des MoDem, tous réunis sous une même bannière : « Aimons Pau ». Un arc-en-ciel qui sera probablement compliqué à faire fructifier mais, l’art du politique n’est-il pas de surfer au-dessus des différences ?

Un arc-en-ciel où la couleur orange domine néanmoins les autres. Parmi les 20 premiers, le « groupe des forces rapprochées » selon les mots de François Bayrou, la présence des troupes du MoDem est forte, avec notamment les MoDem identifiés François Bayrou, Josy Poueyto, Patricia Wolfs, Jean Lacoste, Régis Laurand, Laurence Despaux, Jean-Louis Pérès, Jean-Paul Brin, André Lestorte.

L’UMP ressort plutôt bien de la distribution des cartes avec 25% des 36 ou 37 conseillers municipaux éligibles et 4 parmi les 21 premiers, l’UDI a 3 représentants parmi les 20 premiers dont Véronique Lipsos-Sallenave et Thibault Chenevière. Les ex-PS/PRG, en provenance de la liste « Cap et Cœur » de Martine Lignières-Cassou, Anne Castéra, Pascal Boniface sont bien là parmi les éligibles, de même Odile Denis (sans étiquette).

« Chapeau l’artiste » –
François Bayrou revenait de loin après une défaite aux élections présidentielles et législatives de 2012. N’a-t-on pas déjà dit que Bayrou rebondissait toujours ? Deux ans plus tard, il est à nouveau là avec une belle dynamique lancée autour de la liste « Aimons Pau ». Quelle énergie ? Motivée par quoi ? Un destin local ou un destin parisien ? Vendredi 14, c’est le destin local auquel l’assistance voulait croire.

François Bayrou rappellera tous les efforts que demande une telle démarche de rassemblement, assimilable à celle d’un père de famille, qui doit regrouper autour de lui. Sa volonté, dépasser une vision traditionnelle de la politique, propre au PS, qui veut « faire triompher ses idées sur celles des autres ».

Patrick de Stampa – Alain Juppé –
On remarquera l’absence du Président de la CCI de Pau. Motif invoqué par François Bayrou : les possibles conflits d’intérêts juridiques entre sa présence au Conseil Municipal et les missions de la CCI qui est en affaire avec la ville par l’intermédiaire de la Chambre de Commerce et de l’aéroport. Un motif qui pourrait paraître satisfaisant sauf qu’à la lecture de la liste, on y retrouve Thibault Chenevière, « directeur de département à la CCI de Pau » ! Ce qui serait valable pour Patrick de Stampa ne le serait pas pour Thibault Chenevière.

A noter qu’à Tarbes, le Président de la CCI était aux cotés de Gérard Trémège au conseil municipal il y a peu. Il a démissionné depuis. Un lecteur juriste pourrait-il nous dire si le Président de la CCI de Pau peut ou non siéger aussi au conseil municipal palois ?

Il faudra probablement chercher une autre raison pour expliquer l’absence de Patrick de Stampa lors de la présentation de la liste :  L’accord UMP-MoDem ne convainc pas l’ensemble des cadres dirigeants de l’UMP national. Profil bas donc… Alain Juppé annoncé un instant dans la Presse n’est pas là non plus…

Du côté des « transfuges » du PS ou du MRG –
Odile Denis n’a eu aucun mal à quitter la liste de Martine Lignières-Cassou pour aller vers François Bayrou qu’elle connait depuis 30 ans. Son domaine de prédilection restera le développement économique et il lui semble que « Aimons Pau » lui donnera plus d’opportunités dans ce domaine qu’elle n’en a eu avec « Cap et Cœur ».

Pour Anne Castéra, le décision a été difficile à prendre. L’ancienne élue MRG de Martine Lignières-Cassou parle de « nuits blanches » et de « tourmente ». Pour elle, il n’y avait pas de capitaine à bord et le navire allait à vau-l’eau. Il fallait donc changer de capitaine. Une Anne Castéra qui voit en François Bayrou des valeurs humanistes, de droiture et d’amitié.

Pour Pascal Boniface, le choix n’a pas été difficile entre « ceux qui divisent » et souhaitent « un empire avec leur sujets » et les valeurs d’écoute, de respect, de rassemblement de François Bayrou. Un François Bayrou qui a plein d’idée pour un « projet béton ».

Josy Poueyto, PS passée au MoDem en 2008, se retrouve n°2 sur la liste et probable Maire de Pau si François Bayrou vient à quitter son poste. Une Josy particulièrement émue d’accueillir, dans la liste, des membres de sa famille : Anne, Odile et Pascal qui ont fait le même cheminement qu’elle, il y a 5 ans. Oui, dira-t-elle : « le cœur n’est pas toujours à gauche ».

Ambiance
Il est certain que l’atmosphère de la présentation de la liste « Aimons Pau » était plus chaleureuse et détendue que celle de David Habib, « Pau, le Mouvement », qui au moment de faire la sienne venait d’apprendre qu’un sondage lui donnait le rôle de challenger.
François Bayrou donna la parole largement à chacun lors de la présentation, ce que ne fit pas David Habib qui souhaitait probablement mieux contrôler la présentation. La plupart des colistiers de « Aimons Pau » se connaissaient, les sourires étaient de sortie. Le challenger, en effet, ne semblait pas être François Bayrou.

– par Bernard Boutin

Pau Municipales 2014 – Bayrou seul maître à bord !

matheux2Le site électronique de Sud-Ouest du 10 février nous donne un indice de plus sur la difficulté pour François Bayrou à mettre au point sa liste. Le journal rapporte que, suite à l’accord entre François Bayrou et Eric Saubatte, la liste sera présentée vendredi 14 février.

Pour autant, le journal ajoute que ce jour-là, il ne sera « Pas question non plus de connaître les fonctions des uns et des autres à l’annonce de la composition de la liste. « Il faudra attendre pour cela le 4 avril, soit le vendredi suivant le second tour. » selon ce qu’aurait dit le candidat.

Les électeurs sont servis. Ne serait-il pas normal, dans une démocratie « majeure » que les électeurs, pour pouvoir juger d’une liste, soient au courant à l’avance de qui fera quoi dans la liste, si celle-ci venait à être élue ? Une simple logique de TRANSPARENCE.

A Pau, Bayrou, s’il est élu, annoncera les fonctions de chacun le lendemain de l’élection ! Un comble. Il s’agira donc de voter pour un homme et un seul. Les autres seront, le temps de la campagne, de simples fantassins, ne sachant pas leur destinée au lendemain de la « victoire ».

Pourtant, cette information est primordiale car, comme il faudra s’y attendre, Bayrou sera souvent absent de Pau entre Paris (présidence du MoDem et destin national) et pourquoi pas Strasbourg, s’il se présente pour les élections européennes de Juin. A ce propos, il serait bien que François Bayrou précise officiellement aux Palois ses intentions, car cette élection-là ferait de lui un cumulard, s’il venait à être élu maire de Pau.

En tout cas, ces déclarations reprises par Sud-Ouest montrent bien -ce que l’on savait déjà-, c’est que la méthode Bayrou sera celle du « seul maître à bord ».

Démocratie verticale à la Française ou horizontale à la Scandinave : Que souhaitent les électeurs ?

– par Bernard Boutin

PS : Ce « papier » est retransmis à Alain Lavignotte, directeur de campagne de David Habib. Si ce dernier a donné certaines indications sur le « qui fera quoi ? »  lors de la présentation de sa liste. Il serait bien d’en savoir plus et d’une façon plus formelle. Voir : Pau Municipales 2014 – Habib, la liste PS dévoilée

PS : A lire aussi : bayrou-une-liste-a-fort-potentiel-de-frustration

credit photo http://www.didiernordon.org