L’argent des émirats

aimant-argentahaha … quel est-il celui-là qui brûle les doigts de certains de nos politiciens accrocs à ce précieux bien, lui dont les parures, d’ors et d’argent ou encore très seyants, telles des chaussures ou autres Rolex séduisent de nombreuses gens parmi des élus ou les ex au plus haut de notre échelle sociale où siègent des seigneurs gouvernants, faisant de l’argent le seul, le vrai pouvoir, celui omnipotent !

L’argent, celui de la puissance où se vautre l’opulence, tandis qu’en face de ces messieurs-dames règne de trop nombreuses carences sur des êtres démunis et/ou en errance !

Etre « arrosés » mais arrosés par cette matière première qu’est l’argent, la finance à outrance dans les différents ministères et au sein de leurs gouvernements, en voilà une riche idée à la source de leurs doux plaisirs sur cette terre pour ces profiteurs jouissant de valeurs enrichissant leur solide atmosphère tandis que le pauvre hère se désespère, se nourrissant des vaines complaisances de la part de ceux-là dont le métier surévalué par certaines présidences est au service de l’argent frais quand il ne quémande pas une malsaine distribution d’abondance de la part de généreux donateurs vivant loin de France.

L’argent, autorité souveraine pour de trop nombreuses gens … l’argent glorifié par des petits et des grands, dans des gouvernements devenus les serviteurs le plus souvent conscients de cette espèce sonnante et trébuchante … aurifère, de couleur noire ou jaune … ou bien encore immobilière ou de toute matière qui est monnayable mais surtout profitable, pourvu qu’elle résonne dans les têtes ou les testostérones de personnes avides d’honneurs et de toute puissance … l’argent de tous ces possesseurs, influencés, dominateurs ou serviles prestataires sous l’emprise de ce qui clinque et rend gourmand … l’argent qui s’éparpille et se vend au plus offrant … de Kioto à Wall-street à la City de Londres ou la Bourse de Paris où il s’effrite, dans chaque banque de tous pays où sa valeur est hypothétique entraînant avec lui désordres et prières dans quelques foyers ayant quelque peu économisé … des cris déshumanisés sur les places boursières, qui sait demain, peut-être la misère, la décadence pour des populations affamées à qui on fait la nique et que l’on prend pour des pions … l’argent qui corrompt, spolie et vainc, déshumanise et rompt les liens les plus précieux de notre solidarité … l’argent, qui divise, passionne, criminalise, les armes au poing, dépopularise, aide à la guerre contre son prochain … l’argent, peuplant les cerveaux de chimères, de grandeurs éphémères dont on ne retient rien, si ce n’est qu’il est austère, rigide et froid et que l’on ne doit pas en être fier comme quelques-uns le croient … et pourtant … il est là, corrupteur, lui dont les faveurs s’adressent aux détrousseurs sans foi ni loi dans nos diverses sociétés où hélas il est largement prouvé que loin devant l’humain, seul l’argent est devenu ROI.

Bien à vous.

Samie Louve

« Ô temps, suspends ton vol ! et vous, heures propices, suspendez votre cours !

ESCARGOT 2Le temps est partie intégrante de notre vie. Il rythme nos activités journalières et est présent dans chaque événement de notre vie (temps linéaire). Il préside à la succession des saisons, et en général, au fonctionnement de la mécanique céleste(temps circulaire).

«Le temps passe vite», «perdre son temps», «arriver à temps», «ne pas avoir de temps», «ne pas avoir une minute à perdre», «le temps c’est de l’argent».

Toutes ces expressions meublent en permanence notre langage. Le rapport est tendu avec le temps dans notre société contemporaine, que ce soit au travail, en ville ou chez soi. C’est une course permanente contre la montre : il est l’heure de se lever, de manger, d’aller au travail, à un rendez-vous, de rendre un dossier, de payer ses factures, de consulter A@P !, etc. En observant l’environnement dans lequel nous évoluons au quotidien, les objets nous rappelant l’heure sont présents partout: micro-ondes, télé, portables…

A bien y penser, il ne s’agit pas d’un problème de temps mais plutôt d’un problème d’organisation des priorités.

GPS de navigation (2003), robot de cuisine multifonction (1961), micro-onde (1971), cafetière de cuisine (1978), première tondeuse électrique (1958), distributeur automatique de billets (1971),… Toutes ces technologies et produits innovants furent créés et ne cessent de l’être dans un but commun : laisser plus de temps libre.

Et on n’en a jamais!
Je n’aurai pas le temps, pas le temps
Même en courant
Plus vite que le vent
Plus vite que le temps
Même en volant
Je n’aurai pas le temps, pas le temps
De visiter toute l’immensité
D’un si grand univers
Même en cent ans
Je n’aurai pas le temps de tout faire
(Michel Fugain)

« Pas le temps ! » A la métaphore traditionnelle du temps qui s’écoule succède celle d’un temps qui s’accélère, un temps qui nous échappe sans cesse et dont le manque nous obsède.

L’urgence a envahi nos vies : il nous faut réagir « dans l’instant », sans différencier l’essentiel de l’accessoire, c’est la temporalité malade qui nous gouverne. « Tout, tout de suite, sans attendre : nous n’en finissons pas de courir plus vite que le temps lui-même. On tente de nous raconter l’événement avant même que celui-ci ne se produise, ou que les informations véritables soient disponibles…, nous préférons ce récit trompeur mais immédiat au récit véritable qui, par définition, exigerait un délai.» J-Cl Guillebaud
Ce malaise est encore accentué par les technologies de l’information et de la communication (TIC). Elles fonctionnent au rythme de la nanoseconde, bousculent le temps biologique et le rythme des activités humaines.
Les TIC sont dévoreuses de temps : usage désordonné des nouveaux modes de télécommunication, apprentissage de nouveaux logiciels, réparation des conséquences de fausses manœuvres, etc. Selon une étude menée en 1998 par une société suisse, lorsqu’un utilisateur d’ordinateur passe une heure sur son poste de travail, 20 minutes sont consacrées à des activités improductives, 62 % de ce temps improductif sont principalement consacrés à résoudre des problèmes ou des déficiences informatiques, 19% à l’auto-formation, 16 % à des activités informatiques sans rapport direct avec le travail en cours, et 3 % à une utilisation à des fins personnelles.
La quantité d’informations croît à un rythme qui n’est plus adapté aux capacités d’assimilation des individus. Le téléphone portable suscite des sollicitations hiérarchiques permanentes.
Selon certaines enquêtes, les employés anglais recevraient 170 mails en moyenne chaque jour, dont une bonne moitié de la part de membres de l’entreprise ou de leur propre service. Dans une étude menée en 1996 dans cinq pays pour Reuters Business Information, on pouvait lire que plus du tiers des dirigeants déclaraient souffrir de pathologies liées à l’excès d’informations. La surinformation empêche de distinguer l’essentiel de l’accessoire, et finit par brouiller toute information.

L’important, désormais, est la capacité à détenir les informations stratégiques avant les autres et à les hiérarchiser.

Pour rendre compte de la réalité vécue, il faut rappeler aussi les contraintes que représentent les horaires décalés, l’étalement des heures de travail au cours de la journée, le travail les samedis et dimanches et les pratiques du « 24 heures sur 24, sept jours sur sept ». Un tiers des salariés de la Communauté européenne sont soumis à des horaires dits « atypiques » ; en France, les horaires fixes reculent depuis la fin des années 70 : ils concernaient 65 % des salariés en 1978 et 44 % en 1998. Plus de la moitié (53 %) des actifs travaillent au moins occasionnellement le samedi et 25 % le dimanche. La proportion de salariés travaillant habituellement de nuit (entre minuit et 5 heures du matin, selon l’étude) a plus que doublé en vingt ans (3,5% en 1991, 7,4% en 2012). C’est la rupture ; les risques cardiovasculaires sont accrus, le travail de nuit favorisant certains facteurs néfastes, directement (stress secondaire lié à la dette de sommeil ou au sentiment d’isolement, par exemple) ou indirectement (hypertension artérielle, troubles du rythme cardiaque, surpoids, tabagisme), perturbation de la vie sociale et familiale .
Un nombre croissant d’entreprises fonctionnent sur un cycle de 24 heures, ce qui permet de rester continuellement en contact avec d’autres lieux où il est entre 9 heures et 17 heures – tôt le matin avec l’Asie et tard le soir avec les États-Unis.
La confusion entre l’urgent et l’important constitue sans doute une des composantes importantes des troubles pathologiques associés au « syndrome de Chronos ». L’écrasement par le court terme empêche de donner du sens au futur.
Georges Friedmann, qui fut le premier sociologue français à décrire la parcellisation des tâches dans le travail industriel, parlait du « temps en miettes ». Selon une enquête réalisée aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Allemagne par l’Institute for the Future et Gallup, un salarié est interrompu dans son travail en moyenne toutes les dix minutes par un coup de téléphone, un fax ou un mail. Constat pendant une visite chez le médecin !
La fragmentation du temps touche particulièrement les cadres. Si la capacité de passer d’un sujet à un autre est appréciée et utile dans certaines circonstances, la fragmentation nuit à la performance de l’entreprise. Elle occasionne une perte d’efficacité, affaiblit la concentration et conduit à privilégier l’action au détriment de la réflexion. Après avoir consacré une heure ou deux à des appels téléphoniques, il y a du mal à s’adapter à la concentration réclamée par une activité plus abstraite.

Le culte de l’urgence : La société malade du temps. Nicole AUBERT

Patrick Lemoine décrit ainsi les parents surbookés dans son ouvrage «S’ennuyer, quel bonheur !»: «Les «bons» parents s’activent pour aider leur marmaille à tuer le temps. On peut observer des cohortes de mères et parfois de pères, aussi pathétiques qu’épuisés, passer leurs mercredis et leurs samedis à courir d’un cours de musique à un entraînement de foot, foncer à une kermesse, un spectacle de danse, une compétition d’escrime, bref tout faire pour qu’ils «s’occupent intelligemment»».
Cari Honoré abondait déjà dans ce sens en 2005 dans son livre Eloge de la lenteur. Le temps de présence est un indicateur très imparfait de la réalité du travail.
L’amalgame entre temps de présence et efficacité est un des grands travers de la culture d’entreprise française. Comme le souligne Hugues de Jouvenel « légiférer sur la durée hebdomadaire du travail est anachronique dès lors que celui-ci devient plus immatériel et la frontière entre travail et non-travail devient plus poreuse »
Si nos entreprises savent accroître la productivité du travail – travailler moins pour produire plus –,elles restent soumises à la logique du « plus tu travailles longtemps, plus tu es efficace et plus tu gagnes ».
La vie de l’homme moderne étant hiérarchisée et chronométrée, le «temps libre» devient un paradoxe car il est également contraint par les temps qui l’entourent.
La dépendance à l’hyperactivité est telle que «la cessation de travail ne signifie plus farniente, mais présuppose que l’on s’adonne à une autre activité. Flemmarder au soleil n’est plus à la mode. (…) Cesser de travailler signifie s’activer autrement». Patrick Lemoine

Pourquoi les adultes ont-ils si peur de ralentir le rythme ?

Pour Jean Ollivro, «dire qu’on a le temps, ce n’est pas une honte». Ce serait même le signe que l’on se porte mieux. «La vitesse est incompatible avec le bien-être de l’individu», rappelle Christine Buscailhon.

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
Jeter l’ancre un seul jour
Le Lac. A. de Lamartine

– par Georges Vallet

crédit photos:base.d-p-h.info

Les magouilles permettent une bonne tambouille

argent-roiQuand je pense que l’on nous reproche le travail au « noir », que l’on nous demande encore et toujours de faire des efforts pour éviter à notre pays, dont nous sommes les garants, de tomber dans le néant économique profilé par les divers politiques.

Des ministres anciens aux nouveaux, aux députés, aux élus aux couleurs confondues, prises dans le fatras de combines où tous s’en sortent sourires sur leurs bobines…

Quand je pense que les prix flambent de tous côtés quand nos misérables budgets exsangues tant ils sont si serrés étouffent les cris de nombreux déshérités, de la jeunesse aux retraités se laissant prendre aux pièges des traquenards dans lesquels nous enferme le vilain politicard. Du cumul des mandats aux retraites dorées à l’argent de l’Etat largement consommé par ceux-là se présumant tous les droits et au-dessus des lois … des affaires louches où quelques uns sont mouillés aux taxes récoltées ici ou là essaimées par le vent mauvais de ministères où les secrets sont bien gardés depuis des années, des dépenses dont on nous ressasse la culpabilité, l’argent des impôts dilapidé, des récompenses à ceux-là qui nous font en douce un pied-de-nez … des Tapie, des Guéant, des Lagarde, des Cahuzac et leurs inélégances, des Guérini et leurs insolentes présences mais aussi tellement de souffrance dans ce méli-mélo où l’argent roi ne fait aucunement défaut … des Sarkozy payés cher la conférence quand des étudiants peinent à trouver leurs pitances … de l’argent en masse pour sauver les banques et les banquiers, des frérots bien placés pour venir en aide aux frérots, aux copains du copain de leurs moitiés quand les prolos sont malmenés, le chômage, les promesses dont on se lasse, l’argent à outrance envolé dans des paradis fiscaux, celui servant à fabriquer l’étau dépréciant nos différents maux dont celui de l’argent est le plus grand comme celui qui sonne faux aux malheureux dont l’identité se perd parmi ce flot de poches emplies de leurs égarements comme de nos écœurements … l’argent, celui fabriquant les armes des conquérants, celui des improductifs comme ils disent mais qui ne sont pas toujours ceux que l’on croit … car ils sont nombreux en notre Etat, ceux-la qui jouissent de notre papier-monnaie, salement gagné sans qu’aucun tort ne leur soit fait….

– par Samie Louve