Titus roi de Bitet saigneur des Pyrénées

Titus 5Saison 1 : le rêve de l’ourse.

Après avoir fait le tour de l’inconscient du Béarn  ce coquin de PYC, l’ours du haut Béarn,  se lance dans une nouvelle aventure – voire une nouvelle épopée …ursine dans les circonstances de l’espèce.Il s’agit de changer d’échelles et de monde voire de genre et bien au delà pour les adeptes de la théorie éponyme. Mais sans pour cela s’éloigner de la tutelle  éblouissante et dentelée de nos Pyrénées.

Pour ce faire il s’est décidé à rentrer en contact, et même en conversation très intime, avec lou Moussu :

Notre ami l’ours, (notre amie l’ourse ?) délibérément occitan, aussi réel que fantasmatique : ambassadeur et étendard exceptionnel de nos montagnes du sud sises entre océan et méditerranée. Porteur de mythe et de légende avec une forte prégnance sexuelle.

Monsieur Lou Moussu qui êtes-vous ?

Ego nominor Titus.

Mais encore ?

Je suis un bohémien. Le roi des animaux, le primus inter pares.

Avant qu’au sortir du moyen-âge le lion, pourtant extra européen et un rien stupide,  ne prenne ma place dans l’imaginaire, un rien corseté, de vous pauvres humains. Humains il est vrai directement descendant des bonobos des ouistitis  des  chimpanzés et des gorilles.

Monsieur Titus je vous en prie ne parlez pas en mal des gorilles qui, comme vous, comme vous le savez, dans leurs montagnes d’Ouganda ou du Congo ne doivent leur survie qu’à leurs look rigolo leur dos argenté et à leur si troublante humanité

Donc vous n’êtes pas donc Néré comme on n’a pu pourtant le lire dans la bible des béarnais l’auguste  République des Pyrénées  Nouvelle vidéo de l’ours Néré en vallée d’Ossau – France 3 … qui se pique dorénavant de nouvelles technologies

Oui et non. Je suis Titus le beau frère de Cannelle et, incidemment, un de ses fiancés occise en 2 004 entre le col d’Ayous et le refuge de Larry par des tartarins de quatrième division.

Je suis un bohémien.

Je suis  venu de la Moravie post soviétique  passé clandestinement en Slovénie qui, comme vous le savez, cultive et protège les ours comme les béarnais les moutons. Enfin je suis un ours yougoslave et balkanique… un peu gitan, un peu grec, un peu serbe : orthodoxe et paillard. Un disciple de Tito, résolument non aligné. Une sorte de Raspoutine, une cathédrale de chair, descendu vers les mers du sud.

Alors me retrouver ici, offert en cadeau diplomatique, dans ces montagnes pyrénéennes et occitanes ce n’est pas un changement si radical : Béarnais Catalans ou balkanique nous sommes tous frères et sœurs. Tous ursus arctos arcto… Et puis surtout la montagne est la même sauvage, abrupte, délicieuse infiniment avec de forts reculs qui permettent de nous cacher de l’envahissement des hommes. Des hommes qui pullulent sur la terre comme les lemmings dans la toundra ou les criquets au Sahel.

Je vous laisse monsieur Titus la responsabilité de vos propos. Mais comment avez-vous appris ce langage humain qui ce jour nous permet de communiquer ? Tous les ours ont-ils cette faculté auquel cas la révolution copernicienne ou la relativité générale ne serait que pipi de chat face à cet incroyable scoop.

Ohé petit pic on se calme, c’est un secret à la vie à la mort et si tu devais bavasser je saurais te retrouver et te dévorer tout cru dans les bois de saint-Pée. Ou même dans le bois de Pau où jadis Fébus lui même craignait de chasser  mes ancêtres

Mais alors tu habites où ? Sous  ces gorges de Bitet où tu as souhaité me rencontrer ?

Il peut m’arriver de passer les mois d’hiver dans un renfoncement où l’on stockait la dynamite creusé en 1925 quand la centrale de Miégebat s’est construite et fut, ensuite, totalement oublié des hommes. Singulièrement depuis  que Cannelle, un des grands amours de ma vie, ne la fréquente plus. Aucun naturaliste, aucun chasseur, aucun garde du parc national n’aurait l’idée de venir m’y surprendre. Les hommes qui prétendent régir l’univers n’ont pas grand chose dans la calebasse.

Mais en fait dès que les beaux jours reviennent nous autres ours avons chacun presque la moitié voire la totalité de la chaîne pour territoire et pour trouver une femelle .Notre appétence sexuelle que les conteurs humains les moins stupides ont parfois pu saisir n’est pas qu’une légende. D’autant plus que nous sommes des solitaires invétérés. De plus nous passons plusieurs mois l’hiver à être bercés de rêves érotiques que vous homo, supposés  sapiens-sapiens, ne soupçonnez même pas.

Des rêves sublimés par les liqueurs de myrtilles de framboises et d’ancolie accumulées dans notre graisse qui nous sert de réserve. C’est ainsi que l’année dernière depuis mes confins ariégeois  je suis allé faire une incursion en pays basque autour du pic d’Orhy qui n’avait pas vu d’ursidés depuis 3 500 ans sauf dans leurs carnavals à Ahusky ou à Tardets.

Tout cela pour compter fleurette à une femelle cantabrique qui m’avait envoyé un SMS enflammé sur un GPS récupéré sur le HRP et oublié par un randonneur résolument moderne mais, comme toi, souvent distrait. De ceux qu’on voit dorénavant qui ont laissé leurs cartes,  leurs boussoles, et leurs altimètres à la maison et qui débranchés errent comme des âmes en peine. Ou qui comme au temps des cathares au 13éme siècle dans nos Pyrénées ariégeoises doivent s’en remettre à Dieu au diable ou à la rencontre d’un berger pour retrouver la vallée.

Toi qui commis un assez joli article sur le catharisme Le 14/10/2013 tu dois pouvoir comprendre cela. Peut être qu’entre les ours et les hommes la communication peut passer par les poètes et les coureurs de nature.

Eho Titus Titus tu me fais marcher. Je ne suis pas une femelle cantabrique voire galicienne à qui on peut raconter n’importe quoi pour disposer de ses faveurs.

 Il semble pourtant que tu sois prêt à courir… Et ce qui me reste à te raconter dépasse sans doute, il est vrai,  ton médiocre entendement …Tu n’es qu’un homme à peine moins sot que la moyenne.

 

PYC
lac D’Isabe le 31/07/ juillet de l’an de grâce 2015.

 

A venir

 Saison 2 : Titus et sa jumelle météore des Pyrénées

Saison 3 : …

Les hydroguides en mission dans l’Ariège

Gave_panneauIl existe de nombreux sites dans le département de l’Ariège propices à la baignade, particulièrement en été. Avec les fortes chaleurs, les touristes privilégient souvent les points d’eau pour passer un après-midi agréable. Or justement, le pays de Foix est riche de petits lacs et rivières qui font le bonheur des vacanciers! Cependant, certaines zones faciles d’accès présentent quelques risques lorsqu’on ne connaît pas bien la région. Pour limiter le danger, des hydroguides vadrouillent dans la vallée…

Afin de prévenir les accidents, le Groupe d’Exploitation Hydraulique Aude-Ariège et l’entreprise publique EDF ont ainsi ouvert 9 postes d’hydroguides pendant la période des vacances scolaires. Comme l’explique l’un des responsables au site Ariège News : « il est de notre mission d’optimiser les conditions de baignade puisque c’est nous qui contrôlons le débit de ces rivières ». Pour Patrick Lesage, si le cadre est idyllique, il est primordial de faire de la prévention auprès des publics sensibles comme les étrangers et les plus jeunes…

Les hydroguides sont recrutés à partir de bac + 2 et sont chargés de nombreuses interventions, notamment dans les campings de la région, mais aussi au sein des Offices de Tourisme qui manquent cruellement de moyens pour répondre à toutes les sollicitations. Derrière la tranquillité de certaines étendues d’eau, l’activité énergétique peut engendrer de brusques changements allant jusqu’à multiplier par 100 le débit des cours d’eau, ce qui entraîne parfois des submersions d’îlots où s’attardent souvent les promeneurs…

Pour réduire ces risques, les hydroguides auront aussi pour fonction de renforcer la signalétique du milieu naturel. Avec les plus aventuriers, les hydroguides devront d’abord faire preuve de conviction avant d’éventuellement faire appel aux forces de la gendarmerie. Si vous apercevez vous-même quelques insouciants, deux numéros peuvent sauver des vies : le 112 et le 18…

par Maxence Dotti

 

Le débat sur les régions devient une grande comédie

Capture d’écran 2014-07-18 à 15.02.21C’est un piège et on va tomber dedans ! Il est énorme, visible depuis des mois mais rien n’y fait ! Je veux parler du redécoupage des régions. Nous avions dit que ça tournerait à la comédie et ça se confirme.
L’essentiel est ailleurs et il faut le répéter. L’essentiel est le pouvoir que l’on donnera aux régions avec les moyens financiers, budgétaires nécessaires à une vraie régionalisation. Il faut aussi une réforme fiscale approfondie pour donner des ressources fiscales aux régions. (un précédent article explique comment nous voyons les choses, notamment l’organisation institutionnelle qui nous paraît répondre au besoin de représenter les territoires infrarégionaux). Une fois ceci dit et redit comme étant la base on ne peut que commenter le feuilleton du redécoupage. Si l’on voulait dévaloriser la Région on aurait pas pu trouver mieux que ce débat et ces cartes qui se succèdent.

Malades du centralisme

Nous sommes malades du bonapartisme, du centralisme. Il faut y ajouter un refus têtu de prendre en compte l’Europe. Qu’il est pénible d’entendre à longueur de discours qu’il nous faut des régions « fortes » des régions « puissantes ». C’est quoi ce discours ? Que veut dire « régions fortes ? ». Même si vous additionnez nos régions riches vous n’en faites que des régions croupions. Vous pouvez marier les unes avec les autres dans tous les sens ça ne représente rien à l’échelle de l’Europe. Alors oui, le spectacle peut continuer et bientôt le centre, l’État central, avec ses mauvaises habitudes sifflera la fin de la récréation, avec le soutien d’une administration centrale bien rodée à ce genre de sport. Et vous pouvez compter sur les médias parisiens pour folkloriser le débat et pour dire que vraiment ces « provinciaux » sont incorrigibles et qu’il faut les surveiller comme des enfants dans une cour d’école. De toute façon ils n’ont jamais su ce qui était bon pour eux et une fois de plus on va le leur dire !
Bref on en arrive à vouloir marier la carpe et le lapin donc à faire une carte d’Aquitaine qui englobe Poitou-Charentes et Limousin. Chacun dessine sa carte.
Nous ne pouvons que redire une fois de plus que le refus de tenir compte des affinités culturelles et linguistiques est d’une bêtise sans nom. C’est ignorer les territoires et leur culture politique, leur histoire. Et croire que tout cela n’a pas ou plus d’importance est une façon de nier l’histoire. C’est ignorer les comportements politiques, sociaux et culturels qui prennent encore plus d’importance en période de crise.

Tenir compte de l’envie de faire ensemble

Et cela ne signifie pas que l’on ne veut pas de solidarité ou de collaboration avec les autres mais cela signifie que l’on tient compte des affinités qui sont fruit d’un long parcours et qui sont des facteurs de dynamisme, d’envie de faire ensemble. Est-ce condamnable ? Cela ne signifie pas que l’on veut revenir en arrière comme certains le disent mais au contraire que l’on bâtit demain sur des réalités que d’autres veulent nier. Mais qu’ils disent pourquoi ils les nient pour certains et pas pour d’autres ! On ne touche pas à la Corse ? Pourquoi ? On ne veut pas d’une Bretagne avec Nantes dedans ? Pourquoi ? On veut marier l’Auvergne avec Lyon ? On ne veut pas reconnaître des entités qui ont une cohérence culturelle et linguistique ? Pourquoi ?
Parce que l’on a peur que la France éclate ! Mais c’est n’importe quoi !
Nous sommes encore dans le schéma de la méfiance, de l’absence totale de confiance. Et vous croyez que l’on bâtit un vrai contrat républicain avec ça ?
Quant à l’idée qu’il faut marier des riches avec des pauvres pour en faire des riches ça ne tient pas la route. Les régions ne mettront pas en place des frontières avec des barrières douanières et des octrois. Donc la circulation des marchandises, des personnes et des idées sera aussi libre qu’elle l’est aujourd’hui et qu’elle l’est d’ailleurs dans toute l’Europe. Ce ne seront pas des petits États puisque de toute façon nous serons encore bien loin de ce qu’est la réalité des régions d’autres pays européens.
C’est à se demander qui a vraiment envie de cette réforme.
Nous sommes quelques uns à la souhaiter, sincèrement, parce que nous sommes convaincus qu’elle pourrait être libératrice de forces d’innovation. Mais que l’on ne mette pas comme préalable implicite à cette réforme que de toute façon nous sommes incapables de gérer nos affaires sans qu’on nous tienne la main.

Quelle architecture institutionnelle ?

Cela amène à faire des propositions pour une nouvelle architecture institutionnelle. On peut imaginer que la région fonctionne avec deux assemblées afin que tous les territoires soient bien représentés, notamment les territoires ruraux, et afin d’améliorer la démocratie.
Nous souhaitons d’une part une assemblée citoyenne élue dans une circonscription régionale unique, telle que nous la connaissons aujourd’hui, d’autre part une assemblée représentant les territoires (les « pays», les nouvelles intercommunalités) issue, elle aussi, d’un vote de tous les habitants. Le gain démocratique est évident.
Ces deux assemblées, élues à la proportionnelle, seront sur un pied d’égalité et géreront les affaires de la région. Elles éliront un exécutif, distinct du bureau des assemblées, qui constituera gouvernement régional responsable devant les assemblées.
La simplification sera au rendez-vous. L’Aquitaine telle qu’elle est aujourd’hui compte  cinq assemblées départementales et un conseil régional. D’un total de six assemblées, on passerait à deux assemblées seulement, avec un véritable gain démocratique et une compensation intelligente de la perte des conseils départementaux. C’est cette proposition que j’ai exprimée au nom du groupe au Conseil Régional le 12 juin dernier lors d’une plénière consacrée au sujet.

Quelle carte ?

Sur le redécoupage lui-même j’ai déjà eu l’occasion de dire que si l’on étendait la Région Aquitaine jusqu’aux portes de la Vendée c’était inacceptable.
La proposition de se tourner vers Midi-Pyrénées peut s’entendre. On peut aussi imaginer une Aquitaine actuelle avec en plus la Bigorre et le Gers. La collaboration avec Midi-Pyrénées sera de toute façon une évidence. Je pense qu’il faut à ce niveau voir ce qu’en pensent les intéressés.
Quant au reste il semble possible de marier le Limousin avec l’Auvergne. Je fais partie de ceux qui pensent que les régions occitanes ont une cohérence.
Je note aussi que cette réforme est l’occasion de créer une collectivité propre au Pays-Basque et une autre propre à la Catalogne-Nord. La forme est à étudier.
Mais la priorité reste de parler des pouvoirs et des moyens dont disposeront les régions.

– par David Grosclaude
Conseiller régional d’Aquitaine
Président du Partit Occitan
Membre du groupe EELV

le 17 juillet 2014