L’homme, un animal comme les autres.

DurerL’homme et sa femelle : des animaux comme les autres ?

En cette année nouvelle monsieur PYC (lui )a promis de ne plus écrire que sur elle (à sa petite déesse aux Baronnies).

Néanmoins la forme du conte lui sied si bien. Un peu sur la forme de PYC chante Noël. Les contes, comme les mythes, tapissent l’inconscient des humains…comme les peintures les grottes de Lascaux…

L’idée c’est d’anticiper le monde à venir Notamment sur une résurgence de la vie si l’humanité venait à disparaître à force de trop charger la barque. En l’occurrence la barque c’est la terre chargée d’hommes jusqu’à la gueule. Une hypothèse tout à fait envisageable voire probable.

Pour cela il se pourrait que, à partir du gouffre d’ Esparros au travers d’une union improbable entre un ours slovène et une jolie infirmière, une nouvelle phylogenèse ici aux Pyrénées voit le jour.

Mais comme dirait Rudyard Kipling (qui vécut à Vernet les bains dans les Pyrénées orientales) ceci est une autre histoire.

Une histoire qui coulera dans les prochains articles. Le cas échéant ces articles que monsieur PYC pourrait recycler pour engendrer un joli ouvrage : un recueil de contes philosophiques ou un roman épique et pyrénéen. Cela dépendra de son soutien.

Si l’homme devait disparaître encore est-il encore temps de le qualifier et de le décrire. Pour cela tout d’abord répondre à deux questions :

1) L’homme et sa femelle sont-ils des animaux comme les autres ?

La science, et tout spécialement le darwinisme, nous dit que l’homme est un singe. Un singe d’ environ 1.80 m pour 70 kilos et que sa femelle fait 1.60 m pour 55 kilos. Qu’éventuellement quand elle vit aux Baronnies elle est le plus bel être de la terre. Qu’à la différence des oiseaux, singulièrement des paons, des poules et des dindons le dimorphisme sexuel place la femelle devant le mâle. De cela on peut avoir une appréciation différente.

Comme c’est un mammifère la dite femelle est pourvue (pas toujours) d’une jolie poitrine qui fait la fortune des sociétés de lingerie. Des sociétés de lingerie qui éditent des magazines qui faisaient fantasmer les adolescents d’autrefois dont l’imaginaire n’était pas encore détruit par la pornographie d’internet. Ce qui est déjà un indice sinon une preuve que l’espèce homo sapiens sapiens est singulière. ….Les femelles gorilles ne passent de brassières.
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Ses plus proches cousins sont l’orang-outan, le gorille et le chimpanzé. Ses cousins les plus rigolos sont le lémurien, le gibbon et le ouistiti.
Il a développé semble t-il (mais qu’en sait on absolument?) des performances spécifiques comme la conscience de soi, la conscience de sa mort inéluctable et des mythes divers. Étant particulièrement fragile pour survivre dans des environnements hostiles son cerveau s’est tellement développé qu’il a pu asservir le monde et coloniser tous les espaces. A la différence de tous les autres animaux il n’est pas asservi à un biotope particulier.

Cela dit, qui nous dit vraiment que d’autres espèces, réputées intelligentes et sensibles, comme notre ami l’ours ou, paraît t-il, les céphalopodes (et singulièrement les pieuvres) n’ont pas certaines de ses facultés sus évoquées. Subséquemment qu’au cas où une une fois la branche humaine éteinte une phylogenèse au moins aussi brillante ne viendrait pas à de développer.
Ce qui est une sorte de preuve que l’homme fait bien partie du monde animal et qu’il n’en est pas forcément le rameau le plus abouti.

2) Est -il à l’image de Dieu ou a t-il créé Dieu à son image ?

Pour Noël nous écrivions pour nous remonter le moral
et participer d’une ambiance de fête pas trop dévoyée,

le christ c’est Jésus
Il est le fils de Dieu
Dieu est un ectoplasme sans visage
un sorte de fantôme dont le souffle obscur
a engendré le monde

Le sens est clair pour un esprit humain il est impossible de préciser la notion de Dieu en dehors d’une référence humaine.
En plus le Christ on lui adonné un petit nom en l’occurrence Jésus et une maman à savoir Marie, vierge de surcroît, tellement les religions ont peur du sexe.
Et on l’a flanqué d’un benêt de charpentier pour père.

Une autre manière de raisonner c’est que la notion de Dieu est une pure invention humaine. Non pas un être immanent et transcendant mais le fruit de l’imagination des hommes. Cela n’apporte aucune lumière mais il faut bien présenter toutes les hypothèses.

3) Quelques jolies infirmières vont elles lui permettre de se survivre.

Ce troisième paragraphe est un pur teasing.

Un solution, pas plus fantaisiste qu’une autre est de révéler une issue pour que s’élève une nouvelle phylogenèse éventuellement à partir l’Amazonie des baronnies et du gouffre d’ Esparros. Le gouffre, refuge bien connu des gélinottes cendrées, mais surtout des chauves-souris et autres chiroptères, emblèmes des seigneurs de Mauvezin, est en effet par sa profondeur et son altitude une gésine tout à fait idoine pour réensemencer une nouvelle lignée… pour succéder aux hommes.

Une scoop tout à fait remarquable au bénéfice des lecteurs d’Altpy, mais ceci est une autre histoire.

Pierre Yves Couderc
Tournay le 09/01/2016.

1 jour après …

La santé un enjeu local ? ( saison 2)

135549pano-baronniesPas de considérations générales ou de théories désincarnées.

Un exemple pris sur le vif, une sorte de reportage palpitant de vie et de féminité. Une gestion bien adaptée, économiquement viable et durable, accrochée pourrait-on dire à ses montagnes. une sorte de perfection écologique et humaine : le cabinet de Marie-Magdeleine Bosco (1) infirmière aux Baronnies.

Où l’on retrouve Marie-Magdeleine, la déesse aux Baronnies, son corps blanc ou ambré suivant la saison et ses yeux myosotis. Un peu avant, ou un peu après, qu’elle soit montée au cieux… Le lecteur attentif choisira sa version. Monsieur PYC lui a la sienne…

Où l’on retrouve, aussi, Béatrice de Planissolles sa cousine bigémellaire (issue de deux couples jumeaux de sexes opposés qui se sont épousés : l’ultime climax de l’endogamie gémellaire et occitane) qui fait les saisons à Ax les thermes, en Ariège, en plein cathare. Elle vient, en morte saison, donner main forte à Marie-Magdeleine avec laquelle elle a fait l’école infirmière à Tarbes au mitan des années 80.

Une cousine plus délurée que Marie-Magdeleine qui, elle, reste une fille créative,, éblouissante de talents, mais naïve et profonde comme l’Adour . Peut-être parce qu’elle a toujours baigné dans une mouvance homosexuelle et ne comprenait ce que lui voulait les jolis garçons.Plutôt, plus simplement, que ce n’était pas son truc...

De quoi parle-t-on ?

Des baronnies sises en Bigorre

Les baronnies en Bigorre sont un petit pays traditionnel. Un pays au sud d’une ligne Lanemezan / Bagnères à main gauche sur l’autoroute un peu après le viaduc de Lanespède. Une sorte de bassin saturé d’humidité autour de la rivière Arros. Tournay, où naquit Francis Jammes, en est le bourg le plus important. Avec deux très beaux monuments l’abbaye cistercienne de l’Escaladieu et le château-fort de Mauvezin. Une micro-région enclavée, en fort déclin démographique (désormais contenu) d’une exceptionnelle richesse écologique et architecturale. Avec une population aux racines très anciennes rejointe par quelques anglais revenus, par une sorte d’atavisme, dans ces montagnes très humides. Des montagnes qui ne sont pas sans évoquer l’écosse ou le pays de Galles.

Et cela même si, rapidement, au dessus dominent des montagnes très élevées, majestueuses et élancées, qui frisent les 3 000 mètres comme l’Arbizon ou le pic du midi de Bigorre : l’olympe du pays Toy.

Un pic au pied duquel depuis 200 ans Marie-Magdeleine habite une de ses vaste fermes, reçue en héritage, de style résolument bigourdan. Tout en lui gardant sa vocation agricole elle l’a transformée en gentilhommière avec jardin d’hiver, salle de billard, et véranda donnant sur le pic du midi dans un village au dessus de Tournay. Avec un parc peuplé de paons bleus et des paons de l’Himalaya, de poules anglaises, de carpes venues du Siam et de Cochinchine. Marie-Madeleine est résolument chic et paysanne. Une gentlelady, un esthète de hautes Pyrénées, amoureuse de son joli pays. Très attachée aux belles choses et aux objet de bonne marque… Une jolie personne qui vote résolument à droite plus par tradition familiale que par une un quelconque orgueil social. L’empathie aux malades et aux cas sociaux nombreux dans ce département plutôt pauvre et votant longtemps communiste lui étant parfaitement naturel.

Ce qui intéresse plus notre sujet des montagnes parcourues de routes terriblement étroites où, très souvent, deux voitures de grand gabarit de ne peuvent se croiser. En particulier les 4×4 des chasseurs les moins fins. Ceux qui traquent les galinettes cendrées et accélèrent et font un détour pour occire les blaireaux qui ont le malheur de passer à portée de roues. Ce qui fait que Marie, pour se faufiler dans ces défilés impossibles, roule en une petite Chevrolet qui fonctionne au gaz qui passe partout gantée en hiver avec de forts pneus solidement crantés.

De quel métier parle-t-on ?

D’un cabinet libéral de quatre à cinq infirmières dirigé par Marie-Magdeleine sous le statut de SCP (société civile professionnelle). Un statut qui permet de mettre en commun les quelques charges du cabinet ( location du local et les stocks médicaux) puis à chacun (en l’occurrence chacune) de profiter des fruits exacts de son travail.

Elle manage ses collègues (Marie, Élodie, Nadège) et toute la logistique médicale et administrative mais sans rapport réel de hiérarchie. La question étant que pour que cela fonctionne bien est une bonne compréhension et un échange constant d’informations. Et des plannings très soigneusement établis par le mari de Nadège, un militaire à la retraite qui a donc beaucoup de loisirs. Il est vrai : à titre, qu’à titre personnel, que Marie-Magdeleine est un peu fâchée avec l’informatique… Mais ne lui dites pas cette fille très douée est aussi très susceptible.

Et chaque jour un passage de témoins entre collègues sur de l’état des malades et de leurs maladies pour un suivi précis et efficace. Et naturellement des comptes rendus et des instructions aux médecins responsables des malades.

Ce qui fait voitures roulent et les portables crépitent de 5 heures du matin à tard le soir y compris les dimanches et les jours de fête. Une mécanique bien huilée qui ne supporte pas l’amateurisme et, moins encore, le laisser aller.

Un cabinet qui tourne bien ce qui permet à Marie-Madeleine de sortir un revenu tout à fait confortable ente 3 et 4 000 euros soit tout de même le haut des revenus des infirmières libérales presque l’étiage des médecins libéraux pas excessivement actifs… ou trop consciencieux. Il est vrai que le cabinet principal sis à Esparros où elles ne font que passer est loué pour une bouchée de pain par la communauté des communes des Baronnies. Une manière d’aider une des rares activités économiques qui fonctionne en sus du tourisme et de l’agriculture.

Pour quelle population ?

Bien sûr beaucoup de paysans souvent dépassés par la tâche et qui ont beaucoup de mal à tout faire tourner.

Des RMIstes du cru ou venu se perdre dans ces jolies montagnes pas si éloignées de Pau de Tarbes ou même de Toulouse.

Egalement un population très âgée au près de laquelle les 4 infirmières et, le cas échéant, Béatrice assurent des prestations d’accompagnement et d’assistance souvent lourds. Avec une densité dans les rapports, et une légèreté proprement occitane, qui n’a rien de ténu. D’autant que les malades comme les infirmières sont des fils et des filles du pays et se parlent en français ou en Bigourdan.

Pour Marie-Madeleine une vraie vocation d’assistance sans ce pays périphérique dans lequel elle est revenue après une carrière classique en hôpital avec par dessus tout une joie et un enthousiasme que coule naturellement.

Avec beaucoup de cas dramatiques et romanesques comme le père qui s’en va mourir à Tarbes et le fils qu’on retrouve, pendu, le lendemain. Mais c’est juste la vie qui suit son cours comme depuis toujours. Et beaucoup de services et de menus cadeaux sous forme de paniers d’œufs, de poulets, ou de pommes de terre.

Également des sidéens venus se ressourcer dans ce pays marginal et magnifique et dont les affections conduisent souvent à la violence et à la folie. Et qui, en dernière analyse, reviennent, le plus souvent, mourir dans leurs enfers urbains.

Mais quand la mort arrive les infirmières se retirent ce n’est plus leur job.

Étrangement de ce métier qu’elle aime et qui la fait bien vivre elle donne une image un peu dévaluée non pas sur la qualité et l’intérêt du travail mais au niveau du statut social. Peut-être un regret de n’avoir pas poursuivi de plus hautes études… Certaine de ses voies restent impénétrables.

Il est vrai qu’elle a vécu en son premier mariage alors qu’elle était monté à Paris au début de sa carrière avec un neurochirurgien, un syrien qui lui fit un enfant un petit prince alawite  et occitan, sur qui elle projette beaucoup d’ambition. Il est vrai qu’à se naissance, comme Gabrielle d’ Estrrée, elle a faillit succomber d’éclampsie.

Une étrange vision de la hiérarchie sociale qu’il est difficile d’analyser.

Mais des interrogations sur ma société et le bien vivre ensemble qui l’ont fait intégrer la maçonnerie dans une obédience féminine pas trop marquée à gauche…

Le service rendu.

L’utilité sociale est évidente en aidant, entre autres tâches plus quotidiennes, le plus possible les plus proches de la mort à mourir chez eux parmi les leurs. Globalement une utilité économique dans un environnement qui en a bien besoin et surtout des économies de ressources publiques pour construire des maisons de retraite qui, aussi bien qu’elles soient gérées, ressemblent à des mouroirs.

Mourir et, plus encore, trépasser est certainement un grand passage ; un ultime expérience.

Selon les uns un graal de la souffrance ou une entrée dans l’espérance. Mais mourir chez soi avec le panache somptueux du Pic du midi c’est certainement plus apaisant. Surtout si, aux deniers jours, vous avez vu flotter, dans votre conscience qui se délite, le yeux et le sourire lumineux non de la vierge noire mais de Marie-Madeleine la petite déesse aux Baronnies et ses yeux myosotis. Et le sourire plus narquois mais pas moins miséricordieux de sa cousine bigémellaire Béatrice de Planissolles.

Et si vous la rencontrez, là haut aux Baronnies, bien sûr vous la reconnaîtrez. Naïve et profonde comme l’Adour vous ne pouvez évidemment pas la manquer.

Dites lui que monsieur PYC ne s’est jamais remis de ne plus trouver, au matin, une goutte de son sang sur une compresse d’infirmière. Une goutte écarlate et translucide parmi les philtres surgras qu’utilisent les femelles depuis 300 000 ans et qui embaument l’asphodèle la pervenche et le myosotis.

Et que seules savent encore utiliser les plus jolies des infirmières bigourdanes entre Bagnères et Loudenvielle

Une belle Minerve est l’enfant de ma tête

Une étoile de son sang me couronne à jamais

par Pierre-Yves Couderc

(1) of course les noms et les lieux ont été légèrement modifiés