Pau, un silence assourdissant !

imgresPardonnez cet oxymoron, mais on ne nous dit pas tout. Rester taiseux sur certains événements, même s’ils peuvent être classés dans les faits divers, conduit à s’interroger davantage sur les raisons du silence qui les entoure que sur la nature de l’évènement lui-même. A l’occasion d’une réunion de quartier des voitures ont été dégradées et des vols y ont été commis.

 Habituellement Alternatives Pyrénées fait plus dans le réflexif que dans l’informatif, une fois ne sera donc pas coutume. Si nous en parlons c’est parce que la presse locale est restée bien silencieuse sur ces faits. Le lundi 23 février en soirée, se tenait une réunion de quartier au Hameau, dans ce bâtiment de facture récente en bordure de la rivière et de l’avenue de Buros,  200 personnes étaient réunies à l’appel des élus pour réfléchir sur l’avenir du quartier, préoccupation fort louable au demeurant.

 Des élus il y en avait et pas des moindres puisque François Bayrou, lui-même, était accompagné de Josy Poueyto,  Jean-Paul Brin et  Marc Cabane. De quoi donner un certain relief à la manifestation.

 Relief sans doute, mais déconvenue également puisque à la sortie de cette rencontre sept voitures de participants ont été visitées avec effraction, comme il se doit, et des vols d’objets de natures différentes ont été commis. Parmi ces véhicules, quatre appartiennent à des élus ou employés municipaux.

 Des plaintes ont évidemment été déposées. Il y a fort à parier que parmi les sujets débattus lors de cette soirée, celui concernant la sécurité  devait à l’évidence être évoqué.

 Mais pourquoi bon sang entourer ces faits d’une telle chape de plomb ?

 

Pau, le 25 février 2015

Par Joël BRAUD

Crédit Photo : Ascension Torrent – La République des Pyrénées.

Tiens ! Revoilà Jean Gougy.

imagesIl y avait longtemps maintenant que, comme perdu dans sa léthargie, il n’était apparu dans l’actualité. Voilà que Jean Gougy revient et, s’immisçant dans la campagne , il prend une position tranchée en sa qualité d’ancien président  départemental de l’UMP.

 Son propos d’ailleurs peut se résumer en une formule lapidaire : « Je souhaite que  mes amis de l’UMP fassent l’union et le rassemblement avec François Bayrou, et cela dès le 1er tour » (La République du 14 janvier 2014). Jean Gougy aurait donc encore de l’influence au sein de l’UMP. Sans aucun doute, parce que lorsqu’il s’exprime, on ne cherche même pas à savoir ce qu’en pense l’actuel patron départemental du même parti, Max Brisson. Ce dernier partage-t-il le même avis ?

 Certes il conforte sa position en se plaçant aux côté des poids lourds du parti de l’ex-majorité, Alain Juppé, Jean-Pierre Rafarin, François Fillon, Jean-Claude Gaudin, François Baroin et Valérie Pecresse. Mais  il se distingue de bien d’autres à commencer par le président national de l’UMP, Jean François Copé. Ce dernier en effet, interrogé sur ce point lors de son passage à l’émission « C politique » sur France 5, le dimanche 12 janvier 2014, a été clair. Bayrou par son invitation à voter à gauche lors de l’élection présidentielle de 2012 a été la cause de la défaite de Sarkozy, donc il n’est pas question de le soutenir.

 C’est curieux cette manie qu’ont les partis politiques de se nommer Union, Unité, Rassemblement, Groupement, etc. alors qu’ils passent leur temps à se chamailler en interne et à afficher leurs différences.  Ils ne se rendent vraisemblablement pas compte que là est la principale source de la défiance des Français à leur égard. 60% d’entre eux affirment n’avoir confiance ni dans la droite ni dans la gauche pour gouverner.

 Mais revenons à Pau et essayons de faire le point sur l’inénarrable feuilleton de l’UMP locale. Tout d’abord, Marc Cabane a reçu l’investiture de ce parti, pour  être remplacé de façon cavalière par Nicolas Patriarche, lequel a ensuite été envoyé sur le front de Lons pour laisser place à Eric Saubatte.  Ce dernier qui semblait s’investir dans la campagne et commençait à être entendu, vient d’être invité à rejoindre les rangs des anonymes de l’équipe Bayrou. Nul doute qu’il doit actuellement négocier des positionnements pour lui-même et certains de son équipe.

 Que cela est compliqué et difficilement lisible ! Si vous voulez finir aux oubliettes, soyez candidat UMP dans la ville de Pau !

                                                                                               Pau, le 14 janvier 2014

                                                                                               par Joël BRAUD

Rencontre avec Marc Cabane

Alternatives Paloises comme il envisage de le faire avec les autre candidats, a rencontré Marc Cabane candidat à l’élection municipale de Pau. L’ancien préfet bénéficie d’une riche expérience dans le domaine administratif mais fait figure de novice dans le monde politique. La question est donc de savoir ce que seront capables de faire les caciques du lieu pour lui barrer la route.

Peut-être a-t-il eu le tort de se découvrir trop tôt et de ne pas oser faire durer le suspens sur une éventuelle candidature comme savent si bien le faire les politiques qui sont rompus à l’exercice.

Mais enfin l’UMP est venu le chercher pour en faire son candidat il y a plus d’un an alors qu’il était encore en activité et soumis à ce titre, au plus strict devoir de réserve. Plus tard enfin libéré de cette obligation, il a accepté, mais, funeste erreur, il ne s’est jamais encarté.

Alors la caste politique plus soucieuse de se préserver de ce qu’elle considère comme intrusion que de garantir ses chances à cette échéance électorale, l’a rejeté. Il n’est d’ailleurs qu’à lire le message publié dans la presse (La République du 11 mars 2013) par Max Brisson secrétaire départemental de l’UMP pour comprendre que les motifs invoqués ne sont que de circonstance. On ne nous épargne pas dans ce communiqué la belle langue de bois qui fait la fierté de ces vieux habitués des retournements de situation : « Elle (la fédération UMP du département) ne fait pas un casting de personnalités politiques d’horizon (sic) divers mais elle travaille activement et sereinement à l’élaboration d’un projet ambitieux et porteur d’avenir pour la ville de Pau, autour d’une équipe renouvelée et rajeunie ». C’est beau comme de l’antique.

Sauf que dans ce cas là il ne fallait pas aller chercher Marc Cabane.

Il reste en effet à se demander si Marc Cabane qui reconnait que cette campagne est très difficile, en tout cas bien plus difficile que ce qu’il imaginait sur le plan humain, va lui permettre d’accéder au mandat de maire. Traditionnellement il est reconnu que ce mandat de premier magistrat d’une ville de l’importance de Pau, est rarement un premier mandat et que, sans investiture, il est presqu’improbable de réussir.

Sauf si l’opinion publique comme c’est actuellement le cas dans de nombreux endroits saoulée par l’inanité des politiques et leurs constantes fanfaronnades choisissait une figure nouvelle. Parce qu’il semble bien à Pau comme ailleurs, que les électeurs ne seraient pas désolés de voir arriver de nouvelles têtes.

Quand on lui demande quel regard il porte sur le monde politique en général et pas seulement à Pau, à lui l’ancien préfet qui a eu l’occasion de le fréquenter, il reste bien prudent, tout au moins il utilise un langage feutré comme si avant tout, il s’agissait de ne pas heurter. Réflexe qui tient ainsi davantage du haut commis de l’Etat qu’il était que de l’aspirant à des fonctions politiques qu’il est devenu.

A Pau, accorde-t-il cependant, il n’existe pas l’esquisse d’une stratégie pour l’agglomération, il y a un réel problème de niveau. Et puis le haut fonctionnaire qu’il était, concède encore qu’une des erreurs des élus actuels est de ne pas savoir informer le citoyen, il parle alors de l’exemple du tarif des parkings. L’électeur mérite la vérité, « je ne saurais faire autrement ». « J’ai le sens de l’intérêt général, dit-il, je souhaite faire en sorte que les palois deviennent des alliés. »

Actuellement il constitue son équipe mais reconnait qu’il est difficile de trouver des gens qui acceptent de s’engager. Il souhaite créer une équipe soudée et venant d’horizons différents, selon lui c’est possible. Une logique de rassemblement. Est-il obligatoire d’être affilié à un parti politique ? *

Enfin s’il est élu il reconnait facilement qu’en raison de son âge, il ne fera qu’un mandat voire un mandat et demi, cela devrait convenir à tous ceux qui souhaitent voir la classe politique se renouveler.

– Par Joël BRAUD

Pau, le 14 mars 2013

* « Etre de gauche ou être de droite, c’est choisir une des innombrables manières qui s’offrent à l’homme d’être un imbécile. » José ORTEGA Y GASSET (1883 – 1955).