Faiblesses étatiques

La préfète trinque avec les zadistes pour les remercier d’avoir réouvert une route départementale qu’ils avaient bloquée depuis des années.

Or, l’entrave à la circulation est punie par l’article L. 412-1 du code de la route

De 4500€ d’amende,
De 2 ans d’emprisonnement,
Du retrait de 6 points sur le permis.
Mais aussi :

De la peine complémentaire de suspension, pour une durée de trois ans au plus, du permis de conduire, cette suspension pouvant être limitée à la conduite en dehors de l’activité professionnelle.
Plus encore, si le délit d’entrave à la circulation est «commis à l’aide d’un véhicule, l’immobilisation et la mise en fourrière peuvent être prescrites.

Ce dialogue avec des délinquants est une démonstration de faiblesse pour ne pas dire de peur. Non seulement, ces anarchistes auraient dû et devraient être poursuivis pénalement, mais on trinque avec eux dont certains sont allés jusqu’à baisser leurs pantalons pour montrer leurs fesses nues à la préfète, c’est-à-dire à l’État. Au contraire, on discute avec eux en les remerciant d’avoir accepté de rendre à la circulation une route départementale dont les usagers et contribuables ont été privés pendant des années.

Mais ce n’est pas fini car il va falloir remettre cette route en état ! Et aux frais de qui ? De tous les silencieux qui respectent les lois et les décisions de justice.

L’autorité de l’État est bafouée gratuitement non seulement par les zadistes mais par tous ceux qui, un peu partout, ont créé des colonies où pompiers, policiers, culture et coutumes françaises n’ont plus droit de cité.  Le territoire est annexé ! Elle l’est aussi dans les prisons où le radicalisme n’est qu’une manifestation anti-française, dans les écoles, dans les hôpitaux dans tout ce qui permet de mépriser le pays et de mettre en évidence la lâcheté de nos responsables qui n’osent pas utiliser les forces de l’ordre. Pas étonnant que les statistiques sur la délinquance sont mauvaises.

Dernière trouvaille, l’amende pour consommation de cannabis. Un autre aveu de faiblesse car tout le monde sait fort bien premièrement qu’il sera quasiment impossible de verbaliser les contrevenants, deuxièmement qu’ils ne paieront jamais l’amende. Un effet d’une annonce sans effet. Tôt ou tard cette consommation sera dépénalisée. Il faudra alors communiquer sur ses dangers car il y a bien danger pour les consommateurs mais aussi pour tout citoyen susceptible d’être victime de leur dangerosité.

Que veulent nos gouvernants ? La mort de la France ou une révolution ? Il est difficile d’imaginer une autre issue.

 

Pierre ESPOSITO

Crédit photo : nantes.maville.com

Oreillettes

imagesIl y a quelques jours, c’est-à-dire depuis le 1 juillet dernier, l’usage des oreillettes est interdit aux conducteurs de voitures, de motos et même, oh surprises, aux cyclistes. A tous les cyclistes, eh bien non ! Il est une catégorie qui échappe à ces règles du code de la route, les coureurs du Tour de France. Est-ce bien prudent ?

 En ce moment, le Tour de France passionne la majorité des Français qui, tous les après-midi, restent rivés devant leurs postes de télé. Il faut dire que le spectacle est magique à plusieurs points de vue. Les paysages en premier lieu, l’effort sportif et sans doute la technique ou la stratégie de cette course qui allie sport individuel et sport d’équipe.

Mais tous les jours cette course est ternie par des chutes. Lundi dernier, le 6 juillet une énorme chute a contraint le maillot jaune à l’abandon. Plus encore, la course a été neutralisée ce qui reste exceptionnel dans les annales de l’épreuve. Cet accident a mis à terre environ vingt coureurs, certains ont été sérieusement atteints au point qu’une intervention chirurgicale pour réparer une vertèbre cervicale a été nécessaire. Ce n’est pas rien !

Ainsi est venu le moment de s’interroger sur les causes de ces chutes qui sont trop nombreuses et nuisent à la qualité de l’épreuve. Plusieurs hypothèses sont évoquées par les commentateurs : l’état de la chaussée, la pluie, la vitesse, le sur gonflage des pneus ou des boyaux, la nervosité etc. Sans doute il y a un peu de tout cela mais lorsqu’on y regarde d’un peu plus près il est difficile de ne pas considérer l’usage des oreillettes.

Tous les participants à la course en sont munis, ils peuvent échanger avec leur directeur sportif et recevoir des informations certes essentielles mais pas forcément indispensables. Et cette chute du lundi 6 juillet a été provoquée par un seul coureur, dans une ligne droite, sur une chaussée en bon état. La vitesse à ce moment là était importante. La cause, tout le monde s’accorde à le reconnaître, vient d’une erreur d’inattention. DUMOULIN a touché de sa roue avant la roue arrière de celui qui le précédait.

Quand on sait que l’interdiction des oreillettes voulue par le législateur répond à un impératif de sécurité parce que des études ont révélé une perte de 30% des informations enregistrées par le cerveau en cas de conversation téléphonique, on se demande pourquoi les oreillettes ne sont pas proscrites pour les coureurs cyclistes. Lorsqu’on leur parle d’oreillettes, les organisateurs mettent des œillères.

Mais il faut admettre que le code de la route n’a pas sa place sur le Tour de France. Alors laissons tomber…sur le macadam.

 

Pau, le 9 juillet 2015

Par Joël BRAUD

 

 

Crédit photo Europe 1