Halte au mythe, le bio est bien moins cher que l’agriculture et l’élevage industriels.

GV 79Dans la tête de beaucoup de nos contemporains, l’idée que le bio est plus cher que la production intensive est proclamée comme une vérité incontestable.

Tout dépend comment on raisonne.

Si l’on se base sur le prix d’achat chez le commerçant, de l’un et de l’autre, par le consommateur, il faut déjà comparer ce qui est comparable, par exemple distinguer l’origine et les conditions de la production, les garanties de sérieux, de l’un comme de l’autre d’ailleurs, la valeur des contrôles.

  • Le bio, celui d’Amérique du S, d’Asie ou même d’Espagne et d’Italie n’est pas aussi «bio» que le français, bilan carbone du transport en plus.
  • Pour la production conventionnelle, le poulet et le porc industriels n’ont rien à voir avec ceux résultant de l’application stricte des directives «label rouge».

Première remarque :
Les différences de prix résultent d’un équilibre fluctuant entre :
> Le bio dont :

  • La surface des exploitations est souvent petite ou moyenne.
  • Les subventions bien moindres.
  • Les frais en personnel, pour une même surface sont importants car les «manipulations» sont très nombreuses ; désherbages, entretien, récolte…, déplacement et surveillance des bêtes dans les prairies…
  • Production et rendements sont plus faibles mais les circuits sont en général courts.

>L’agriculture et l’élevage industriels dont les intrants sont nombreux, très coûteux et les circuits longs(trajet et intermédiaires, bilan carbone).

Deuxième remarque :
On se base sur un raisonnement réducteur qui ne tient compte que d’un seul aspect des choses, ici le prix des deux produits chez le commerçant.
Un examen bien plus réel, systémique, tenant compte du fait qu’il n’y a pas qu’un seul aspect à comptabiliser pour définir un prix réel, amène à la conclusion :

Le consommateur paye, en fait, bien plus cher, dans le temps, les produits de l’agriculture et de l’élevage intensifs que ceux de la production bio.

Pourquoi ?
Au moment de la récolte :

  • Dans le bio, le terrain et le sol conservent toutes leurs potentialités : physique, biologique, organique et minérale.

On laisse l’endroit aussi propre en sortant qu’il était en entrant !

  • Dans l’autre cas, le sol est épuisé, pollué ; il sera artificiellement et partiellement reconstitué par des produits de synthèse issus de la chimie du pétrole. L’emprunt au patrimoine n’est jamais remboursé car :

On laisse l’endroit aussi sale qu’il était en entrant !

L’hiver :

  • Le sol bio va reconstituer gratuitement ses réserves minérales en transformant la matière organique laissée sur le terrain, par la synthèse biologique des micro-organismes : bactéries, mycélium de champignons divers. Les réserves d’oxygène et d’eau se refont avec le labourage des vers de terre brassant le sol.
  • Le sol industriel est stérile, tassé par le passage des gros engins ; sans matières organiques, peu perméable, nu, il est lessivé pendant les fortes pluies, dans l’impossibilité de recycler les restes organiques de la récolte précédente. Il est érodé, les particules de surface sont entraînées dans les fossés, surtout s’il y a une pente. Cette érosion est facilitée par la disparition, pour récupérer le maximum de surface, et pour permettre l’accès des gros engins agricoles, des haies, des arbres, fixateurs des sols.

Pendant le développement de la végétation :

  • La culture bio utilise les réserves du sol fabriquées pendant l’hiver, souvent du fumier paillé est ajouté ; elle est protégée : du soleil, du vent par les haies et la biodiversité végétale présente, des prédateurs par leurs ennemis qui logent et se reproduisent dans les haies et les arbres voisins : oiseaux, reptiles, batraciens, pollinisateurs…Elle n’utilise pas d’engrais de synthèse ni d’herbicides ; des pesticides tirés des plantes sont autorisés : purin d’ortie, huiles végétales, pyréthrines, etc., des substances produites par des micro-organismes, par exemple phéromones, des préparations dispersées en surface entre les plantes (molluscicides); d’autres substances sont traditionnellement utilisées, notamment cuivre, souffre, huile de paraffine, la chaux…. Tous ces produits ne sont pas totalement inoffensifs, c’est vrai, mais c’est une question de quantité(dosage) et de qualité (choix du produit). La rotation et la diversité des cultures limitent le développement des nuisibles et des maladies spécifiques à chaque espèce catastrophiques dans les monocultures.
  • Les cultures industrielles utilisent l’azote et les sels minéraux de synthèse(GES), ajoutés au sol avant les semis ; les pluies du printemps en lessivent une partie qui sera retrouvée dans le fossés du fait des drains, puis les rivières ; ils se transformeront en algues vertes au bord de mer. Les herbicides et pesticides tuent toute vie, en particulier les protecteurs des plantes cultivées, non seulement sur place mais partout où ils sont entraînés.

On assiste avec l’agriculture et l’élevage industriels à :

< L’altération, voire la disparition, du patrimoine naturel français : ses terroirs, d’un point de vue : physique, culturel, touristique, gastronomique.

> La diminution dramatique de la biodiversité : faune et flore, sources de réserve alimentaire, génétique, paysagère, artistique.

> Un bilan carbone catastrophique du fait de tous les intrants de synthèse, des engins utilisés et les transports sur de longues distances (réchauffement climatique).

> Une atteinte grave à la santé de tous, à deux niveaux :

  • 1 milliard d’habitants sont en surpoids, 300 millions sont obèses ce qui pose de graves problèmes de diabète et de maladies cardiovasculaires. On consomme au moins deux fois trop de viande riche en acides gras saturés (mauvais cholestérol) ; c’est le cas pour le porc surtout celui qui n’a jamais couru, vu la lumière et la prairie. Un Français moyen consomme 215g de viande /jour, un américain 257g /jour, tandis qu’un congolais peine à en trouver plus de 11g /jour. 100 à 120 gr est suffisant 2 à 3 fois par semaine, remplaçable par du poisson ou des laitages. Un bon signe, le jour de la rentrée scolaire 2015, dans les écoles de l’agglomération paloise, les cantines scolaires ont enregistré un taux d’adhésion pour le menu végétarien de 23%.
  • Les retombées de la technologie de production.

> Une désorganisation de la vie sociale(chômage par la disparition des petites et moyennes exploitations).

Il en résulte financièrement, pour le consommateur, postérieurement à l’achat, des frais contraints énormes qui viennent s’ajouter au prix payé initialement, donnant un prix réel bien plus élevé. Bien sûr, toutes ces sommes ne sont pas intégralement attribuables à l’agriculture et à l’élevage, mais cela occupe une très grande place.
Quelques exemples de dépenses supplémentaires subies par le contribuable :
En dehors des trois milliards sur trois ans qu’il devra payer depuis l’annonce de jeudi dernier, citons :

  • Dépollution de l’eau de presque toutes les nappes phréatiques devenue impropre à la consommation ; fonctionnement des stations d’épuration (personnel, transport, répartition des restes…), frais inscrits sur la facture d’eau.
  • Impôts locaux en augmentation, avec un plus dans les stations touristiques de bord de mer désertées par la pollution due aux algues vertes(nitrates).

Plus de 98% des insecticides pulvérisés sur les cultures, 95% des herbicides, les produits vétérinaires… atteignent une destination autre que leurs cibles‪‬. Les eaux de ruissellement les transportent dans les rivières et la mer (pollution des plages, des zones de pêches.), le vent les transporte ailleurs : établissements humains (écoles…). Le contribuable, la sécurité sociale, les consommateurs eux-mêmes pour la partie non remboursée, doivent faire face à :

  • Des dépenses pour soigner les troubles(mort parfois) provoqués par le contact direct ou indirect avec les pesticides et herbicides : perturbateurs endocriniens, cancérogènes, perturbation système immunitaire, toxicité respiratoire, cardiovasculaire, neurologique et immunologique chez les animaux et l’homme. Les pesticides pénètrent dans l’organisme par inhalation d’aérosols, de poussières et de vapeurs qui en contiennent, par voie orale en consommant des aliments ou de l’eau, et par contact direct avec la peau‪. Les pulvérisations de pesticides dérivent et polluent l’air (maladies respiratoires).
  • Les enfants sont plus sensibles aux pesticides‪, parce qu’ils sont encore en croissance et ont un système immunitaire plus faible que les adultes. Ceux de moins de six mois sont les plus exposés par l’intermédiaire du lait maternel.
  • Les effets de l’exposition peuvent aller d’une légère irritation cutanée jusqu’à des maladies congénitales, des tumeurs, des modifications génétiques, des troubles nerveux et sanguins, des perturbations endocriniennes au coma ou à la mort‪‬.
  • Les polluants organiques persistants (POP) sont des composés qui résistent à la dégradation et donc restent dans l’environnement pendant des années ; ils sont susceptibles de bio-accumulation et de bio-amplification et peuvent se «bio-concentrer» jusqu’à 70000 fois leur concentration originale déjà toxique‪‬. Les POP peuvent affecter les organismes non ciblés dans l’environnement et augmenter les risques pour les êtres humains (perturbations endocriniennes, reproductives et immunitaires).

Tous ces faits ne sont pas des hypothèses mais des constats scientifiques : cela génère des dépenses énormes : recherche médicale, hôpital, personnel soignant, traitements, pensions d’invalidité…,

Et, cerise sur le gâteau, l’addition dont est responsable l’utilisateur de ces polluants est payée par tous les consommateurs, qu’ils mangent bio ou pas !

Bilan très pessimiste ; faut-il pour cette raison ne pas affoler les consommateurs, continuer de laisser penser que l’alimentation industrielle est saine en dedans et en dehors, qu’elle est moins chère, et laisser continuer cette politique de l’autruche ?

Les agriculteurs de la FNSEA qui revendiquent à Paris pour une levée des contraintes environnementales sont souvent parents, ils ne devraient pas oublier, quand ils voient leur enfant croquer une pomme non bio, pas chère paraît-il, belle, bien lisse, sans défauts extérieurs, sans la peler, qu’il mange un fruit ayant reçu en moyenne 36 traitements chimiques.»
(source INRA).

Faut-il passer tout cela sous silence car ce n’est pas politiquement correct ?

par Georges Vallet

crédit photos:charentelibre.fr

Réflexions d’un citoyen consommateur sur la révolte des éleveurs.

élevageLa révolte actuelle, que les médias généralisent, est celle d’une catégorie cotisant à un syndicat, la FNSEA, représentant 56% des agriculteurs. C’est le syndicat qui déverse du fumier, bloque les routes avec des tracteurs, saccage des bâtiments comme en 1999. Son président n’est pas un éleveur; gros céréalier, il est président aussi d’une entreprise agro-industrielle spécialisée dans les oléagineux et la nutrition animale.
C’est donc la manifestation d’une partie puissante, agissante et violente, marquée politiquement, et non celle de tous les éleveurs, même, je suis sûr, de la FNSEA.

Que tous les éleveurs aient de grosses difficultés, c’est une évidence. Comme dans bien des professions, plus discrètes et moins entendues, dans ce monde en plein changement, il est inadmissible de ne pas vivre d’un travail, mais des aides. Toutefois, ceux dont les bêtes broutent dans les prairies et alpages s’en tirent mieux, la gestion et la qualité des produits est telle qu’ils s’écoulent, même plus cher, sans problème, car ils sont connus et recherchés, localement et dans le monde.

Il convient donc d’isoler le bon grain de l’ivraie.

Avant d’inonder d’immondices l’espace public, ces extrémistes du productivisme devraient se demander d’où viennent leurs problèmes ; non seulement ils ciblent les consommateurs qui n’achètent pas français (ce qui est contraire à la liberté du choix et des marchés) et les grandes surfaces, mais ils veulent, en plus, forcer les contribuables (l’Etat) et les consommateurs (ils ont obtenus 4 centimes/l d’augmentation du prix du lait) à les aider à continuer leur politique destructrice de la qualité des produits et de l’environnement.
Certains vrais paysans, ceux des élevages de nos régions, de la culture bio, ceux appartenant à d’autres syndicats comme la confédération paysanne, ont choisi une autre voie ; ils touchent moins aux polluants, à la graisse des machines, au diesel, aux engrais de synthèse, à l’irrigation,…, mais plus à la terre, la vraie, l’authentique, qui produit une saine et goûteuse nourriture pour les bêtes et pour l’homme.

Quelques exemples devraient faire réfléchir ces irréductibles contestataires :

> Les bêtes sont nourries en partie ou totalement avec des aliments achetés souvent à l’étranger, des farines fournies par l’agroalimentaire qui, elle, fait son beurre !

> Les très jeunes bêtes sont rarement nées à la ferme mais chez d’autres producteurs spécialisés dans l’incubation ou la procréation, pas toujours en France ; encore des marges bénéficiaires introduites dans la chaîne des profits des intermédiaires.

> De plus en plus, l’élevage des porcs, poulets et même vaches laitières, se fait en atmosphère fermée, concentrationnaire, il y a des frais énormes pour assurer l’hygiène : aération par pompe, vaccinations, traitements vétérinaires curatifs et préventifs, évacuation et épandages des lisiers…

< La viande, le lait, les veaux, les poulets, les œufs, etc., ne sont que rarement commercialisés par des coopératives paysannes mais par d’autres intermédiaires. S’ajoutent le prix des transports, de l’abattoir, de la conservation dans la chaîne du froid, de la livraison chez les grossistes…; partout, les GES sont présents.

Entre producteur et consommateur existe toute une chaîne d’intervenants (qui eux ne se plaignent pas !), et un gaspillage effarant, qui élargissent le fossé entre le prix d’achat à la base et le prix de vente au consommateur.

Ce mille-feuille, épais et coûteux, a «des parasites» qui s’engraissent aux dépens des producteurs et des consommateurs. Pourquoi ne ciblent-ils pas tous ces intermédiaires afin qu’ils participent à l’effort commun pour des prix plus justes ? Serait-ce encore à l’Etat de le faire ? Que font les chambres d’agriculture , le syndicat ?

>La production intensive de viande bovine, porcine, de poulet et de lait, issus des élevages industriels engendre une surproduction ; la spéculation et la concurrence étrangère très efficace, font baisser les prix ; c’est la logique économique.

> Un facteur décisif, prioritaire, est la baisse de consommation des ménages.

  • La viande est insipide, l’eau remplit la poêle où cuit la côtelette de veau, le bifteck, attendri à la machine, est adapté à nos «dentiers» vieillissants mais n’a aucune goût, souvent une autre saveur. «Enquête:Viande, œufs, fruits, légumes, poissons, vins : depuis cinquante ans, par la faute d’une logique productiviste incitant à la tricherie, le goût des aliments a considérablement changé.» Le Figaro.fr.
  • On multiplie les laits, les fromages à 0%, demi-écrémés, enrichis en ceci ou cela, des crèmes fraîches, liquides, épaisses, où on ne reconnaît plus le goût ! On vend du beurre   recomposé ! De l’authenticité il n’y a plus que le nom !

Beaucoup deviennent végétariens, ou préfèrent acheter plus cher et en moins grande quantité, des viandes issues de troupeaux en liberté. Entre les porcs et leurs dérivés, des forêts corses ou basques et ceux des porcheries industrielles qui se multiplient, hélas, dans notre région, c’est la nuit et le jour; idem entre le fromage de Bachelet ou successeur, et hypermarchés !
Sans être informé avec précision, je suppose, comme pour les fruits ou les légumes, que la sélection des races spécialisées pour ce commerce a généré le choix de la quantité aux dépens de la qualité. La perte de diversité des races bovines laitières est particulièrement aiguë.

> Le monde de la santé s’alarme de la consommation excessive de viande ; elle provoque la montée de mauvais cholestérol, d’acide urique, favorise le cancer de l’intestin, les maladies cardiaques…; les protéines peuvent être remplacées par des végétaux. Cette sensibilisation fait de plus en plus d’adeptes.

> Le mode de vie axé sur la rapidité, et souvent l’isolement, élimine la convivialité du repas, la recherche du bon plat cuisiné, on ne mange plus, on se nourrit ; le restaurant cherchera une viande régionale de qualité pour satisfaire sa clientèle.

> Consommer français ?

  • Quand il s’agit d’argent, le patriotisme n’est pas prioritaire.
  •  La lisibilité n’est pas toujours claire.
  •  Qui dit français ne signifie pas, hélas, meilleur ! Les porcheries bretonnes, les fermes des 1000 ceci ou cela, les poulets en batterie, ne militent vraiment pas pour acheter français !

Les agriculteurs, au sens large, sont inquiets pour leur avenir, celui de leurs enfants et de leur profession. Ils ont raison. Le rôle d’un syndicat est de protéger la profession, l’exploitation, la santé de leurs adhérents, or, la politique néolibérale de la FNSEA organise :

  • La fin du métier de paysan.
  • La disparition d’un très grand nombre de propriétés agricoles, donc d’emplois. L’avenir est un très petit nombre de grosses entreprises, cotées en bourse, produisant des quantités  massives de produits sélectionnés pour leur rentabilité. Fini la diversité régionale ou de terroir, le règne de la «mono-tonie» est programmé.
  • Les maladies dégénératives du cerveau, Alzheimer entre autres, les cancers, les troubles endocriniens des agriculteurs…, par les pesticides (annonce de médecins sur France Inter dimanche 26/7/2015).
  • La fin de l’agriculteur même, remplacé par un chef d’entreprise gérant, sur son tracteur ou/et dans son bureau, sur sa tablette et son ordinateur, les cours de la bourse, par internet, les achats et les ventes des produits vétérinaires, les pesticides , herbicides, engrais…., manipulant les drones pour suivre l’état de ses cultures ou de son cheptel et décider des traitements à réaliser……

Tout casser, se révolter, pour demander l’aide d’un Etat que l’on critique, que l’on veut réduire alors qu’il est prisonnier d’une politique européenne libérale que l’on partage, c’est curieux !
Réclamer la liberté des marchés et ne pas vouloir l’appliquer dans son pays, c’est bizarre !

L’orientation pour lutter dans cet espace sauvagement concurrentiel, c’est :

  • Pour les petites et moyennes exploitations, diversifier, transformer sur place, et supprimer les intermédiaires en écoulant localement, en créant des circuits courts comme les Amap.
  • Pour elles aussi et pour les gros producteurs, abandonner la course à une augmentation incessante de la quantité bas de gamme et s’orienter vers une qualité «haut de gamme», la qualité spécifique de nos régions, inscrite dans la tradition de nos campagnes, dans la nourriture naturelle des prairies et des alpages, celle qui a fait la renommée internationale de la France des 1000 fromages, du vrai jambon de Bayonne, de la charcuterie de nos terroirs et non de nos usines.
  •  Notre arme, c’est le haut de gamme, comme d’ailleurs dans la plupart des autres domaines économiques: voitures…., la stratégie K élaborée par Mac Arthur et Wilson en 1967.

– par Georges Vallet

crédits photos : lamontagne.fr