SYRIZA

  imgres   « L’Europe ne doit pas craindre l’arrivée de Syriza en Grèce ! »

  La seule véritable surprise de ce titre est qu’il soit de « France TV Info » plutôt que de  » l’Humanité ». D’abord parce que ce média feint d’ignorer que « Syriza » envisage non pas de « renégocier la dette » mais de ne pas la rembourser du tout. Or, le créancier de la Grèce, c’est l’ensemble de ses partenaires-contribuables européens dont nous, Français, qui avons déjà beaucoup de soucis avec la nôtre !

En réalité, la Grèce, aujourd’hui dirigée par les Socialistes, nous rejoue la scène d’un duo auquel se livrent depuis plus d’un siècle les frères ennemis : socialistes et communistes ! Fraternité qui procède d’un projet social assez semblable ; plus que louable : indiscutable ! Mais qui, à la question de son financement, entre l’économie libérale et l’économie d’État, apporte une réponse non seulement totalement différente, mais, idéologiquement, tellement incompatible, que, finalement, elle est, nécessairement, mortelle pour l’un d’eux (et jusqu’à présent, par millions, …pour d’autres !)

Combat singulier pour le pouvoir, il n’est pas sans rappeler un dessin de Vélasquez sur lequel deux géants s’enfoncent d’autant plus rapidement dans des sables mouvants qu’ils s’affrontent plus violemment. Et d’autant plus vainement que, vainqueur ou vaincu, ils mourront également. Combat pour un pouvoir qui se traduit sur le champ électoral, par une surenchère de promesses démagogiques. Surenchères, systématiquement, renouvelées à chaque élection et qui, cumulées, aboutissent à ces endettements suicidaires que nous, Français, connaissons mieux que personne.

Comédie ? Tragédie ? Syriza pourrait aussi préluder à une scission entre ceux qui, pourl’avoir pratiquée, bon gré, mal gré, ne gardent pas un très bon souvenir de l’économie d’État. Et d’autres qui relèvent de cet « angélisme électoraliste » de bons apôtres (nous en avons aussi chez nous) qui, au nom de la responsabilité citoyenne, prônent une solidarité exemplaire pour …les autres !

Philosophie, en somme, pas très rassurante pour l’avenir de la Communauté Européenne. Sauf, apparemment, pour France TV Info. Probablement aussi pour certain voisin russe ! Peut-être même également pour quelques Pays Arabes ou Américains ? Moins sans doute pour nos créanciers Chinois !

 Maurice Meireles – Pontacq

Paroles d’amour

medefLes paroles d’amour ne valent pas les actes d’amour. Cela a été dit par un des dirigeants de la droite à la suite de l’intervention de M. Manuel Valls devant l’université d’été du Medef à Jouy-en-Josas. Mais elles peuvent faire du bien, et nos poètes le savent.

En l’occurrence, il est peu question de poésie, mais plutôt d’espèces sonnantes et trébuchantes. Pour qu’elles ne trébuchent pas, il n’est pas mauvais de rappeler les promesses a-t-on pensé de part et d’autre. Et lorsqu’il s’agit de 40 milliards, mieux vaut ne pas égarer le magot. De plus, il ne s’agit pas seulement d’argent mais aussi de mesures de simplification, d’économies budgétaires et d’assouplissements dont on ne souffle mot. De quoi donner la fièvre à la gauche de la gauche.

Celle-ci pourrait avant tout rappeler que l’amour partagé, c’est encore mieux. Et que le patronat a promis l’embauche d’un million de travailleurs. Peser pour que cette promesse soit tenue ne représente pas un vain objectif lorsque l’on représente la France qui souffre. Faire baisser le chômage, c’est redonner de la fierté à ceux qui sont privés d’emploi. C’est aussi injecter du sang neuf dans l’économie et faire redémarrer la consommation et soulager les comptes publics.

Or cette promesse tarde à être tenue. Pourtant, le virage libéral que notent les observateurs ne date pas du 27 août. Le rapport Gallois, le pacte de responsabilité et le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) ont plusieurs mois d’existence. Le moins que l’on puisse dire est que leurs effets ne se font guère sentir. Il est grand temps d’enclencher la mécanique. Les questions idéologiques ne peuvent passer qu’après, surtout aux yeux des chômeurs.

Ces questions vont cependant agiter nos politiques, surtout dans une région sensible à la critique et à la contestation. Il serait dommage qu’elles jettent l’oubli sur des mesures concrètes qui pourraient être prises. Parmi celles-ci figure une certaine solidarité entre les entreprises. Une aide mutuelle à l’exportation, une information partagée en matière d’innovation, de réglementation, de prospection ou de commercialisation peut renforcer le tissu économique régional. Une usine qui ferme, c’est aussi une souffrance pour les entreprises du voisinage. A l’inverse, une entreprise qui recrute et se renforce, c’est pain bénit pour les artisans et les commerçants de l’entourage. C’est d’ailleurs un artisan réjoui de l’arrivée annoncée de 2000 employés de Total au Centre Jean Féger qui me soulignait ce fait. Pourvu que ses espoirs ne soient pas déçus !

                                                                                      Paul Itologue

Et si on redescendait sur terre, celle de nos ancêtres !

GV

Depuis longtemps, l’homme a géré sa société et son économie sans se soucier de ses racines ; il a fallu changer souvent, du fait d’incompatibilités devenant létales ; au cours des dernières décennies, le communisme a vécu, le libéralisme, essayé depuis longtemps, est à l’agonie, fortement ébranlé par des crises de plus en plus insolubles.

Revenons aux sources : associer économie et écologie, c’est une autre façon de réfléchir avant d’agir.

«Economie» et «Ecologie» ont la même origine, la même racine: «oïkos» signifie «maison», maison devant être pris au sens large, la planète entière. En grec, le mot «logos» est la connaissance. Ecologie signifie donc «la connaissance de notre planète terre (notre maison), la manière dont toutes les espèces sont reliées entre elles et avec leur environnement. Le soleil, l’eau, la terre, donnent la vie aux  plantes, aux animaux donc aux humains. Tous les éléments permettent cette vie et l’entretiennent: c’est une interrelation permanente. Il y a une extraordinaire coordination dans la nature: tout le monde participe à la vie de tous. La connaissance de ces relations, c’est «logos». L’écologie est une science d’investigation du fonctionnement du monde vivant, des liens, des échanges réciproques entre les êtres et les choses. Ce n’est ni une politique, ni une philosophie, ni une religion(1), sauf pour ceux qui la déforment. Les chercheurs dans ce domaine ne sont pas des « écologistes » mais des « écologues », comme on cite les cardiologues les géologues….qui font de la cardiologie, de la géologie.

Quant à l’économie, «Oïkos» est la maison au sens large, et «nomos» signifie la gestion. L’économie est donc la gestion de la planète terre.

Ce n’est pas une discipline objective mais une politique, on ne parle pas d’«économiologie» ni «d’économiologues» mais d’«économistes» auréolés du suffixe «iste» porté par tous les extrémismes: comme dans communiste, écologiste, anarchiste, islamiste, etc.

De l’écologie à l’économie, on passe donc de la connaissance à la gestion, de la science à la technologie ; l’une apporte l’information, l’autre assurant sa gestion «technologique». Il y a complémentarité, la seconde dépendant de la première.

Vouloir que l’environnement s’adapte à l’économie est un contresens.

Gérer la planète, c’est gérer le tout: air, eau, sol, sous-sol, animaux, végétaux, humains, etc. De nos jours, le sens d’écologie est réduit à l’étude d’une seule espèce, l’espèce humaine bien sûr, et le sens d’économie à la seule étude de l’économie humaine à travers la finance.

Le sens original de ces deux mots, leur vrai sens, a donc été perdu.

Dans les universités, ce ne sont pas les mêmes étudiants qui reçoivent un enseignement en écologie et en économie. Nos économistes, sauf à titre personnel, n’ont absolument aucune connaissance de l’écologie véritable.

Or, si on en revient au sens premier: on ne peut pas être un bon économiste si l’on n’est pas un bon écologue.

Pour gérer quelque chose il faut connaître ce qu’on gère, structurellement et fonctionnellement. Les deux matières devraient être enseignées ensemble sinon on marche sur une seule jambe et on finit par tomber. C’est ce que fait notre société.

L’économie est une chose trop sérieuse pour être confiée seulement à des économistes.

«L’économie» de la nature est basée sur la diversité et le recyclage, c’est pour cela qu’elle s’adapte et perdure: les graines donnent des plantes qui se nourrissent dans le sol ; les fleurs se forment puis les graines ; ces dernières tombent ainsi que les feuilles. Des micro organismes innombrables en qualité et quantité décomposent feuilles et bois mort en terreau et nutriments, et le cycle recommence !

Pour perdurer, l’économie humaine doit aussi être cyclique et diversifiée ; l’idée même de croissance quantitative infinie est une aberration : plus d’aéroports, plus de routes, de camions, plus de bâtiments, de centres commerciaux…Cela ne s’arrête jamais ! On voit, on veut, on achète, on jette ; les décharges se remplissent, la pollution et les microbes s’en donnent à cœur joie……

                                                     C’est «le cumul des mandats» pour polluer !

                        Un des critères d’une bonne gestion sociétale est l’absence de décharges.

Extrapolons, dans «décharges» il faut inclure le physique mais aussi le culturel : le chômage, ce gaspillage de savoir faire, d’énergie, etc., est une vraie «décharge» culturelle ! Les chômeurs non recyclés sont une perte pour le progrès de la société.

Un véritable fossé s’est creusé entre écologie et économie: la première est restée le résultat d’un fonctionnement collectif sans hiérarchie de valeur, alors que la seconde à évolué vers un fonctionnement individualiste avec dominance.

Ce n’est pas le P.I.B (en incluant, suggère-t-on maintenant, le commerce de la drogue et de la prostitution !) ni la production d’armes et de voitures qui font la grandeur, la richesse et le rayonnement d’un pays, c’est sa langue, sa culture, sa créativité artistique, technique et scientifique.

«L’altruisme envers les générations futures est un moteur plus puissant que l’individualisme animant aujourd’hui l’économie de marché» Jacques Attali.

L’organisation collective est un principe d’adaptation et de survie. Pour l’animal comme pour l’homme, la vie en groupe n’est pas un choix mais résulte des conditions d’émergence de l’espèce dont les bénéfices sont évidents : forces d’attaque et de défense supérieures, intérêt de la «division du travail», quête et partage de la nourriture. Les avantages de la vie collective ne sont pas le propre de l’humanité, c’est la survie pour de nombreuses sociétés animales.

Certains évoquent le manque de propositions de l’écologie pour résoudre les problèmes sociaux et sociétaux. Des recherches et des résultats sont publiés, c’est l’objet de l’écologie, des conseils sont donnés constamment  ; c’est aux politiques d’agir mais ils sont comme des ados ignorants, en rébellion contre ces évidences jugées «irrecevables», tournées souvent en ridicule, car inadaptées aux exigences, prétendues prioritaires, de l’économie programmée actuellement (inversion des rôles).

Pourtant, les bilans catastrophiques fournis par l’actualité sont là ; les propositions de « l’économie » ont eu leurs heures de gloire ; c’est maintenant fini; «un schisme» s’impose. Schisme, c’est bien le mot qui convient; la philosophe et sociologue Dominique Meda, nous invite à réfléchir à ce qu’elle appelle «La mystique de la croissance».

«C’est à ces impératifs chiffrés, et souvent baroques, qu’on nous demande sans cesse de nous adapter. Et, quel qu’en soit le coût pour la planète. Cette croissance obligée correspond à ce que les Grecs appelaient l’hubris, la démesure. Ils la jugeaient sévèrement. Pour eux, une société n’était vraiment civilisée que si elle était capable de «s’autolimiter».

L’obéissance aveugle à cette mystique productiviste, au nom d’un prétendu réalisme, c’est bien le refus de s’auto-limiter.

L’auto-limitation n’est-elle pas une qualité primordiale de la vie en société ?

Antoine Nouis, de l’hebdomadaire protestant «Réforme», citait Moché Luzzato, un théologien juif du XVIIè siècle : «C’est un stratagème du mal, une de ses ruses, que d’accabler le cœur des hommes par un travail ininterrompu, de sorte qu’ils n’ont plus de loisir pour analyser et méditer la voie à suivre.»

Actuellement, il n’est plus question de choisir une voie mais de suivre celle qui est imposée, incontournable par définition ! 

La croissance vraiment durable n’est pas une addition de quantités mais de qualités, elle résulte d’un élan collectif, un dessein partagé.

La mesure prioritaire à prendre est que tous : étudiants, enseignants, économistes, politiques, gestionnaires…., «Monsieur et Madame tout-le-monde», reçoivent une formation approfondie en sciences et en écologie ; tous pourront alors «parler la même langue», comprendre et se comprendre ; les solutions tomberont alors sous le sens !

(1) Tout étant relié à tout: vie, terre, soleil, cosmos, l’écologie est une science de la reliance comme dit E.Morin. Si on s’en réfère à l’étymologie, on peut donc l’assimiler à une religion (qui relie), mais sans idoles !

– par Georges Vallet

crédit photos: passerelleco.info

David Habib – « Pau, Ville entreprenante »

imagesLe 28 février 2014, David Habib tenait réunion au pavillon des Arts ou Ateliers de la Cité sur l’attractivité de la ville de Pau et sa capacité à être une ville entreprenante. Vaste débat qui, devant un parterre bien fourni, a consisté en un large tour d’horizon portant sur des sujets divers. L’économie mais également la sécurité, les sports, les conseils de quartier, la démocratie participative, les sujets étaient nombreux. Discussion (extraits).

Après une courte introduction de la tête de liste au cours de laquelle il a rappelé certains chiffres sur le chômage, histoire de répondre à ses détracteurs. Selon lui, le bassin de Lacq a un taux de chômage de 8,6%, la Région aquitaine, 8,9%, la nation de plus de 10% et Pau compte à ce jour 7400 demandeurs d’emploi.  Voilà donc une manière chiffrée de rappeler que la préoccupation majeure des Français porte sur le chômage.

L’attractivité de Pau repose en partie sur le Boulevard de Pyrénées, l’Université, l’Hôpital, les services publics et les écoles. Mais sur le plan économique ce sont les entreprises qui créent de la richesse ; pour les attirer il faut un territoire à la fois compétitif et attractif. Il souhaite que chaque fois que la municipalité aura un contact avec un investisseur elle lui remette un dossier de 80 pages pour lui présenter la ville de Pau. David Habib fait part de son inquiétude face à la création d’une grande surface commerciale dans le BAB, cette réalisation située à seulement une heure de Pau va bouleverser la donne.

Autre motif d’inquiétude, l’enclavement. D’un côté le département est bordé par la mer, de l’autre par la montagne. La LGV est nécessaire afin de ne pas être les oublié du territoire. Les aéroports de Pau, Tarbes Ossun et Biarritz sont implantés sur un espace restreint. La fréquentation de celui de Pau est estimée à 600 000 passagers, celui de Tarbes de 400 000 à 500 000. Malgré cela Pau est des trois, l’aéroport le plus fragile car sa fréquentation ne repose que sur sa capacité économique. Tarbes connait une fréquentation résultant des pèlerinages de Lourdes et Biarritz est touristique.

Puis la parole est donnée à Charline Claveau-Abbadie, sixième de la liste. Elle dit souhaiter que soit développé un mécénat de compétences.  Elle évoque le projet d’un fonds d’amorçage local pour les entreprises en phase de pré commercialisation. Quant à la fiscalité, le principe est d’une plus grande visibilité accompagnée d’une stabilité sans augmentation des charges.

Ensuite vient Noëlle Beausseron, trente huitième de la liste qui, en sa qualité de commerçante, s’interroge sur les moyens à employer afin de créer du dynamisme en centre-ville. Elle retient que les braderies ont connu un réel succès. Le projet retenu est la gratuité des parkings principalement le week-end. Elle évoque aussi la rénovation des espaces publics pour permettre un confort de déambulation en centre-ville pour le chaland et aussi rendre plus attractif ce lieu pour les investisseurs.

Frédéric Fauthoux se penche lui sur les atouts sportifs, et de citer l’Elan Béarnais, la Section Paloise, le Pau F.C. et le Billère Hand-ball.  Le premier souhait est d’accompagner la Section pour l’amener au niveau supérieur. Il y a un travail à faire dit-il, sur le stade du Hameau, sans préciser davantage. Par contre un investissement, chiffré cette fois, de 6 millions d’euros pour accueillir tous les jeunes sportifs, par la rénovation des vestiaires, des stades et faciliter l’usage quotidien des structures sportives. Et ensuite des projets au nombre desquels la création de deux terrains synthétiques à Hélioparc, d’un skate-park dans le quartier « Porte des gaves » en concertation avec l’Office Municipal des Sport.

Puis vint le jeu des questions-réponses (extraits).

Les relations avec l’Espagne. David Habib considère que ces relations doivent s’intensifier pour permettre un transfert de technologies et s’appuyer sur le tertiaire entre l’Aragon et le Béarn. Il faut, dit-il, multiplier les liens entre les Landes, la Bigorre, Bordeaux et l’Aragon.

L’activité économique du centre ville. Le destin économique de la ville passe par le commerce. Le chiffre d’affaire de l’activité commerciale de l’agglomération de Pau dépasse le milliard d’euros. Les deux tiers des entreprises de Pau comptent moins de six salariés principalement dans le domaine commercial. Ce sont le commerce et l’artisanat qui constituent le pôle privé commercial. Il convient donc de rénover les artères ainsi que les Halles. Celles-ci doivent être utilisées comme un levier économique, un élément de concurrence face aux grandes surfaces. Il y a des suggestions pour faciliter la fréquentation des Halles, mettre à disposition des caddies et aider les chalands à charger leurs voitures. Créer un parking-relais près des Halles. Autre idée pour les Halles : créer aux premier et deuxième étages de la tour des Halles  un espace baptisé « Made in Pau » avec des produits du Béarn. Et David Habib ajoute : « J’ai le courage de dire qu’il ne faut plus de voitures en centre-ville.

Il est très difficile d’apporter sur ce sujet une réponse qui soit consensuelle. » Il n’est pas envisagé de revenir sur la piétonisation telle qu’elle est aujourd’hui. Elle a permis à un commerçant d’augmenter son chiffre d’affaire de près de 30%. Cependant il faut admettre que l’on manque de recul pour évaluer l’impact réel de cette piétonisation.

Les conseils de quartier. Il est prévu des dépenses d’investissement, environ 2M€ pour la partie « espace public » du Hédas. L’expérience des « comités de quartier » (et non conseils) sera poursuivie. Cependant rien n’est arrêté pour la désignation de leurs membres, soit par tirage au sort ou par  vote.

 Le bus-tram. Le terme qui sera retenu est celui de « bus en site propre ». On a tout entendu précise David Habib, sur le coût de l’opération. Il s’agit d’un projet bien financé. Sur le coût estimé à 80 millions d’euros, 14 millions seront financés par l’agglo. Il y aura un débat public suivi au mois de novembre 2014 d’un référendum. André Duchateau vient souligner que ce projet permettra la remise à neuf de plus de 10 km de voirie et que, si ce projet n’aboutissait pas, nous perdrions 600 équivalents temps plein pendant deux ans.

La sécurité. Il est très difficile de trouver 40 à 50 policiers issus de la fonction publique territoriale et assermentés. Sa proposition est de passer de 14 à 25 policiers municipaux.  Aux Halles il sera envisagé la création d’un poste de police afin de rapprocher la police nationale et la police municipale. David Habib maintient ne pas être opposé à la vidéo surveillance si cela concourt à la sécurité de la ville. Sur ce point la démocratie participative permettrait de définir les implantations des caméras, les habitants pourraient ainsi faire connaître leurs choix. Enfin selon la tête de liste, la sécurité c’est d’abord une affaire de sentiment, le sentiment d’insécurité. Il fait le constat de l’incivilité. C’est pourquoi, dans son projet pour les Halles, il est prévu d’éclairer la place nouvelle entre les Halles et la tour.

Le tourisme. Le tourisme ne fonctionnera bien que grâce à un travail en réseau avec l’arrière-pays. Il faut des partenariats avec Salies, Mazerolles, Morlanne etc.

NDLR : la gare de Pau ne dispose pas d’un escalier mécanique pour faciliter la circulation des personnes à mobilité réduite et également celles qui se déplacent avec de lourds bagages. Même si cette réalisation dépend de la SNCF, la ville de Pau peut avoir une action en ce sens.

Les grands équipements. *

– Le Zénith se limite à seulement cinquante utilisations annuelles. Il envisage de permettre au monde associatif de l’occuper pour certaines manifestations

– Le Palais Beaumont, il faut développer son utilisation.

– Le Jaï Alaï a un bilan mitigé reconnaît André Duchateau. Tout sera fait pour intensifier son utilisation. Nathalie Cabannes souhaite, quant à elle, développer la pratique de la pelote. Elle cite la réussite du championnat du monde de 2010.

NDLR : la médiathèque attire plus de monde que le Jaï Alaï et la base d’eaux vives, réunis.

L’autoroute Pau-Langon. Interpellé sur ce sujet, une autoroute à 50 € aller-retour.  David Habib répond qu’il s’agit là d’un contrat de concession sur lequel il est impossible de revenir. Le choix qui a été fait est selon lui, un bon choix.

Fiscalité. Enfin David Habib précise que la taxe versement transport n’augmentera pas  et que tout sera fait pour que les taxes foncières et d’habitation baissent.

Pour conclure, David Habib appelle à une forte mobilisation en soulignant avec force que cette élection se jouera le 30 mars.

 Pau, le 4 mars 2014

                                                            Par Joël Braud et Robert Contrucci

* Quelques chiffres sur les grands équipements (source ville de Pau 2 décembre 2008) :

En charge de la ville de Pau :

–        Zénith : investissement HT : 13 581 776 € (subventions 2 592 000 €)

–        Palais des sports : investissement HT : 11 890 000 €

–        Hippodrome : investissement HT : 4 649 000 € (subventions 1 961 000 €)

–        Complexe de pelote : investissement HT : 7 530 000 HT (subventions 3 784 000 €)

–        Palais Beaumont : investissement HT : 17 620 000 HT (subventions 6 690 000 €)

En charge de la CDAPP

–     Base d’eaux vives : investissement HT 12 270 000 € (subvention 3 980 000 €)

–     Médiathèque (y compris PILPA) : investissement HT : 29 200 000 € (subvention 9 970    000 €)

–       Pôle culturel : investissement HT : 1 227 000 € (subvention 47 000 €)

–   Complexe aquatique Pyrénéo : investissement HT 19 800 000 € (subvention 5 850 000 €)

Crédit photo, La République des Pyrénées.