Législatives en Béarn : pas de renouveau à l’horizon.

députéDe retour en Béarn après un voyage, je pensais trouver une région passionnée par les élections législatives, il n’en est rien c’en est même désespérant…

Après la révolution Macron on pouvait penser que ce séisme politique allait stimuler citoyens et média. Il faut se rendre à l’évidence, c’est le calme plat. Nos média font toujours autant de place aux jeux du cirque. C’est à croire que les candidats n’ont rien à dire, et c’est sans doute le cas vu qu’ils ne se sont jamais vraiment mis en évidence dans les années passées en étant force de proposition et d’innovation. On doit d’ailleurs y inclure Alternatives Pyrénées, blog impertinent qui semble anesthésié. Rédacteurs, citoyens, n’avez vous rien à écrire sur ces élections ?

Dans « Législatives en Béarn : En Marche à reculons ! » (AP du 30/05/2017) j’ai essayé de lister un certain nombre de critères qui permettent d’éliminer les candidats qui ne correspondent plus au renouveau tant attendu par les citoyens. C’est l’hécatombe ! Plus personne pour représenter les grands partis traditionnels.

Une recherche sur Internet pour connaître le passé des candidats, leurs compétences, leurs réussites, leurs idées, …etc, bref tout ce qui peut intéresser un électeur avant de faire son choix, n’a pas donné grand chose, on se demande bien pourquoi ils sont candidats… Pas de profession de foi dans le courrier non plus.

Evidemment, certains sont connus, en particulier les sortants. Mais si on veut du renouvellement, il faut renvoyer dans la vraie vie ces candidats à leur succession, d’autant que leurs prestations ont souvent été trop longues, ou mauvaises, pour ne pas dire plus.

Il y a bien sûr les candidats d’En Marche, qui devraient être de nouveaux politiciens ayant montré de belles réussites professionnelles. Il n’en est rien, c’est même désespérant, mais c’est Bayrou qui a décidé, les marcheurs en ont eu les jambes coupées ( « En Marche pour la vieille politique ! » AP du 12/05/2017). Le MoDem est un micro parti de vieux politiciens qui occupent les quelques postes disponibles, à moins d’être la fille à papa. Le seul novice est un militaire de carrière pour lequel on ne trouve sur Internet qu’une vidéo de présentation et qui ne dit pas un mot de ce qu’il a pu faire et réussir dans ses 18 années d’engagement. Peu engageant, mais au moins est-il vierge de tout passé politique. Est ce suffisant ? Bien sûr que non.

Les partis traditionnels quant à eux présentent des candidats au parcours « à l’ancienne » comme je le décrivais dans l’article cité plus haut. C’est encore plus désespérant.

Les Béarnais en seront donc réduits a voter sans enthousiasme, pour le moins mauvais candidat, mais beaucoup resteront à la maison ou voteront blanc. On aura donc des députés transparents, mal élus, sans doute avec seulement 20% des inscrits au premier tour et peut être moins puisque l’on parle d’une abstention à 50%.

Les sondages prévoient une large majorité pour le parti du Président, ce seront des godillots puisqu’ils se sont engagés à voter comme le dira Macron. Il faut vite que le Président réforme comme il l’a promis en ramenant le nombre de députés à 300 avec une certaine dose de proportionnelle, et deux mandats successifs c’est bien assez !

Le seul intérêt de ces élections en Béarn sera de savoir qui seront les heureux élus qui iront couler des jours paisibles durant 5 ans, grassement rémunérés. Anecdotique.

Les Béarnais auront les élus qu’ils méritent.

Mais les dernières nouvelles venant de France Info font état de la possibilité d’une affaire d’emplois fictifs au MoDem où des salariés du siège auraient été rémunérés à mi temps sur les fonds européens. L’un d’entre eux en aurait informé la justice, une dizaine seraient concernés…

Si cela s’avérait exact les candidats MoDem en subiraient les conséquences. François Bayrou se trouverait bien sûr dans une position plus qu’inconfortable, la voie royale pour que Macron se débarrasse de cet allié d’une autre époque … à suivre.

 Daniel Sango

Législatives en Béarn : En Marche à reculons ?

LégislativesCeux qui par le passé ont lu mes billets d’humeur savent combien je suis critique vis à vis de cette classe de politiciens « professionnels » ou voulant le devenir, prêts à tout pour être (ré) élus. Le vent d’En Marche semble donc souffler dans la bonne direction. Qu’en est-il en Béarn, et ce dans tous les partis ?

La France est prisonnière de ses élus. Prêts à tout pour continuer leur représentation ils ont été incapables de réformer la France qui est maintenant le mauvais élève de l’Europe. Les partis, creusets de toutes ces compromissions, sont aussi remis en cause. Enfin ! Ce serait donc la fin de ces élus dont on peut décrire quelques traits marquants.

En général ils ont commencé leur carrière jeune, dans la base d’un parti, puis ont appris à ramer, à avaler des couleuvres, à lécher des bottes du puissant pour enfin obtenir l’indispensable sésame : l’investiture. Ensuite si on a choisi l’un des deux ou trois bons maillots, pas besoin d’être brillant, ni d’avoir des idées, il suffit d’être patient, l’alternance leur offrira pitance…

Certains sont plus rapides, ils ont par copinage, ou autre moyen amical, réussi à obtenir le poste d’attaché parlementaire et adopté bien sûr la carte du parti de l’employeur. Ils ont vu qu’être député ou sénateur c’était vraiment un job en or, très agréable. A la première ouverture ils ont passé le pas et obtenu la promotion de leur rêve.

Certains autres ont commencé comme les premiers, mais ils avaient une qualité supplémentaire : la mobilité pour changer d’employeur. Faculté qui peut faire gagner du temps pour gravir les étapes en utilisant au mieux le vent. Et leurs convictions me direz-vous ? Mais non, ne soyez pas mauvaise langue, regardez, ils étaient en avance sur leur temps…

Il y a aussi ceux qui, comme les artistes, sont génétiquement doués, et que papa, élu depuis des décennies, propulse dans le bain grâce à son carnet d’adresses. Ben voyons quel mal y a-t-il a être doué de père en fille pour la politique ?

Certains autres encore ont aussi commencé comme les premiers, mais disposaient d’un atout majeur, c’étaient des femmes. Dans les partis il y a peu de femmes, car l’esprit féminin s’accommode mal de ces magouilles et autres compromissions. C’est la voie royale pour celles qui militent puisque la loi impose une (qualificatif au choix du lecteur) parité.

Ils ont tous, dans leurs mandats, utilisé à fond la démagogie, distribué généreusement moultes subventions, entretenant à grand frais les jeux du cirque, veillant à ne vexer personne, à ne perdre aucune voix, en vue de leur indispensable ré élection.

Une fois élus, ils ont tous le même réflexe : trouver à tout prix un second mandat de manière à ne plus jamais retourner dans la vraie vie. Elu, c’est un sacerdoce disent ils, mais c’est quand même mieux…

En général ils ont un métier, souvent fonctionnaire, dans lequel ils ont peu travaillé et où très souvent, s’ils l’ont fait, n’y ont guère brillé.

Mais les français ont tout compris, et Emmanuel Macron l’a proclamé : tout ça c’est fini ! Place à la société civile, aux chefs d’entreprises, militaires, commerçants, agriculteurs, etc.   qui ont réussi professionnellement, démontrant désintéressement, dynamisme, capacité d’innovation, esprit d’équipe, communication, humanisme, etc. Ils ne feront qu’un ou deux mandats maximum avant de reprendre leurs carrières professionnelles.

Enfin le Béarn va avoir des élus formidables !

Euhhhh, sur la ligne de départ, ça n’a pas l’air d’être vraiment cela…

Même les représentants d’En Marche ont un air de déjà vu et revu… C’est vrai que c’est Bayrou qui a choisi les candidats… Le MoDem serait-il En Marche à reculons ?

Nous allons donc dans les prochains articles, passer en revue les candidats des trois circonscriptions qui briguent nos suffrages (et je suppose que de nombreux rédacteurs le feront aussi). Nous commencerons bien sûr par éliminer les représentants des partis d’extrême droite et d’extrême gauche dont le programme serait mortel pour la France, puis tous ceux dont le parcours vient d’être plus ou moins décrit.

Daniel Sango