Mes doléances

En me rendant à la mairie de Pau, ce jeudi 10 janvier 2019, j’ai pu apprendre de la part d’un employé préposé à l’accueil, qu’aucun cahier de doléances n’avait encore été ouvert au public. D’ailleurs l’employé municipal avait un air quelque peu gêné, cependant il a beaucoup insisté pour dire que ce registre sera ouvert dès la semaine prochaine. Les élus palois auraient-ils décidé de ne pas accorder aux habitants la même écoute que dans les autres villes ?

C’est bien dommage car j’avais décidé d’apporter modestement, ma contribution à ce qui est appelé un grand débat et qui, je l’espère, ne se transformera pas en grand déballage. Mais ici, dans la ville d’Henri IV, François, Bayrou, maire de Pau, président de la communauté d’agglomération, président du pays de Béarn, président du MoDem, en a décidé autrement. Plutôt que de chercher à savoir quelles sont les préoccupations de ses administrés, il préfère agir dans l’ombre et conseiller lors d’entretiens quasi quotidiens, le Président de la République française. Pour autant, ne concluez pas que ses conseils prennent une part de responsabilité dans le marasme actuel. Ce ne serait pas gentil. Disons plutôt que c’est parce que le président de la République n’a pas suivi ses conseils que nous en sommes là où nous en sommes. C’est plus sympa et mieux disposé à l’égard de notre édile palois.

Mais revenons à ce grand débat qui commence à débattre sur le débat lui-même, eh oui, nous sommes comme cela nous les Français, nous aimons les polémiques de tout genre surtout lorsqu’elles sont stériles. Quatre thèmes principaux ont été retenus par le pouvoir central :

La transition écologique
La fiscalité
L’organisation de l’État et des collectivités publiques
Le débat démocratique.

Si le cahier de doléances avait été ouvert à la mairie de Pau, j’aurais inscrit : Sur le thème de la fiscalité : une réforme totale de celle-ci avec pour objet essentiel, le respect absolu du principe d’égalité de tous devant l’impôt. Cela devrait comporter une uniformisation au plan national, des taux des impôts locaux que sont la taxe d’habitation et la taxe foncière. Je n’aurais pas eu le loisir d’en écrire davantage parce que dans ce genre d’exercice, pour être audible, il vaut mieux être bref. Mais ici, il est possible de développer. Je m’interroge en effet sur l’opportunité de supprimer la taxe d’habitation pour certains et pas pour d’autres puis en définitive et peut-être, pour tout le monde. C’est encore mal défini et pollué par nombre de tergiversations. Soulignons seulement que le Conseil d’État, c’est pas rien, a rappelé que pour respecter le principe d’égalité de tous devant l’impôt, qui est un principe constitutionnel, il fallait supprimer la taxe d’habitation pour tout le monde et pas seulement pour certains. Je me base donc sur ce principe fort opportunément rappelé. Cependant comme l’État a décidé de compenser auprès des collectivités territoriales le manque à gagner par cette suppression, il faudra bien ponctionner ailleurs. Et comme il ne sait pas faire d’économies il réfléchit sérieusement au moyen de créer de nouvelles ressources. Qui en sera victime ?

Sur le thème de l’organisation de l’État et des collectivités publiques, j’aurais écrit, toujours si la possibilité m’en avait été offerte, que je souhaite une re-centralisation. La décentralisation telle que nous la vivons devient difficile à comprendre dans son organisation et dans la répartition des compétences. Elle coûte cher aux contribuables car là comme ailleurs, les élus se montrent incapables de faire des économies. Mais surtout on nous avait promis la disparition des départements ce qui, sous la pression des élus locaux trop attachés à leurs avantages, n’avait pu se faire. Souvenez-vous de la loi NOTRe. D’autre part, au moment où la préoccupation principalement exprimée dans la rue par les gilets jaunes, porte sur le pouvoir d’achat on ne peut accepter de voir que ces fameuses taxes locales, foncière et d’habitation, progressent plus vite que l’inflation. Tout le monde sait bien que cela ne peut durer. Il faut dire que les élus locaux bénéficiant d’une trop grande autonomie pour fixer les taux sont en partie responsables de la colère ambiante. Ce point rejoint la réforme de la fiscalité objet de ma première doléance. Alors supprimer les départements ou les régions, il faut choisir, oui choisir de diminuer l’épaisseur du millefeuille français, les strates sont trop nombreuses.

Voilà ce que j’aurais écrit si la considération que les élus palois portent à leurs administrés avait conduit à l’ouverture d’un cahier de doléances. Mais ce n’est pas encore la cas. Attendons donc la semaine prochaine mais attention avant le 15 janvier.

Pau, le 14 janvier 2019

par Joël Braud

PSQ à Pau, il y a comme un retard !

Pour ceux qui l’ignoreraient encore, PSQ signifie Police de Sécurité du Quotidien. Un dispositif qui devait être mis en place à Pau, en priorité et à titre expérimental en septembre 2018, se fait attendre et pourtant …

Tout d’abord lors d’un discours du Ministre de l’intérieur en date du 16 août 2017, la Police de Sécurité du Quotidien aurait dû voir le jour fin 2017. Puis devant un retard, résultant sans doute d’un recrutement plus difficile que prévu, cette date a été reportée à septembre 2018. Septembre, nous y sommes et nous ne voyons rien venir. François Bayrou, lors d’une interview (La République des Pyrénées du 8 septembre 2018) y fait timidement allusion. Alors que, selon lui, dix policiers municipaux supplémentaires sont déjà présents, il faut attendre une communication du ministre.

Du côté de la police nationale, d’après ce que j’ai pu savoir, soixante et onze nouveaux policiers viennent d’être affectés à Pau. Leur arrivée est évidemment motivée par la création de la PSQ. Mais en attendant, on ne sait pas bien quoi en faire. C’est ainsi que s’organisent les affaires de l’État. Rappelons que cette police du quotidien devrait s’installer dans les deux quartiers réputés difficiles de notre ville : Ousse-des-bois et Saragosse.

Comme toujours lorsque les politiques reprennent l’idée d’un prédécesseur, il faut absolument s’en démarquer pour ne pas être accusé de plagiat. Alors on a trouvé ce nom de Police de Sécurité du Quotidien pour ne pas reprendre les terme de police de proximité qui correspond à une réalisation d’un autre gouvernement. Pour autant le concept est identique au point que même les professionnels peinent à en lister les différences. Selon Macron, lors de sa campagne électorale : « La doctrine de la sécurité du quotidien, c’est placer le service du citoyen au cœur du métier de policier et de gendarme ». On dit aussi qu’il faut retisser le lien police – population. Était-il besoin de créer cette usine à gaz pour parvenir à ce qui aurait toujours dû être la règle ? Il devra y avoir une sorte de coordination entre la police nationale et les polices municipales, ce qui n’est pas aussi évident à réaliser que le laissent entendre tous ces beaux parleurs férus de doctrine et peu confrontés aux réalités du terrain.

Et puis, il y a les sceptiques qui rappellent que les missions de sécurité sont déjà assurées par les polices municipales et qu’il n’y a pas de différence avec l’ancienne police de proximité. Pour eux cela ne va rien régler. Ils disent aussi que l’augmentation du nombre des policiers ne fait pas une police plus efficace parce que le rapport n’a jamais été établi entre les deux. En réalité il ne faudrait pas seulement réfléchir en termes de baisse de l’insécurité, mais également en termes de qualité du service rendu. Et là, il y a du travail.

Selon François Bayrou, et toujours à partir de l’interview qu’il vient d’accorder à Pyrénées Presse, il y a là comme une sorte de panacée et pour reprendre ses propres termes : « La proximité, la présence continue, je suis sûr que cela marche mieux que le reste ». Sans doute, mais surtout cela permet aux politiques de bénéficier d’une meilleure image. « Il va y avoir de la présence de proximité quotidienne, de l’îlotage ». C’est bien certain qu’avec une augmentation des effectifs dans les proportions indiquées la présence sur la voie publique va être plus importante. Pour autant il ne s’agit pas simplement d’être visible dans les rues, il faut également être à l’écoute. Enfin : « […] car il faut que les forces de sécurité soient familières et pas qu’elles débarquent seulement dans la turbulence ». Alors là tout à fait d’accord, mais qui oserait dire le contraire ? Cela s’appelle la prévention.

Donc attendons cette fameuse communication du ministre qui devrait servir de déclencheur à la mise en place de la PSQ. Pau est, selon ce qui se dit, un site pilote.

Pau, le 10 septembre 2018

par Joël Braud

crédit image : Ministère de l’intérieur : Les étapes clés de la police de sécurité du quotidien.

Lettre ouverte à Daniel

imgresJe viens de lire votre article encore au brouillon. Et comme je pars mardi matin dans un lieu où internet ne m’est accessible qu’au cybercafé, je vous écris ce que j’en pense.

Comme toujours c’est une très bonne analyse qui devrait faire réfléchir les citoyens et encore plus les politiques. Mais vous savez ce qu’il en est des premiers quant aux seconds, au pouvoir, il faut paraître en faisant beaucoup de vent et dans l’opposition, il ne faut surtout pas participer peu ou prou aux grand-messes de ceux qui vous ont battu aux dernières élections. Sinon comment reconquérir le pouvoir ? Les politiques ne savent plus innover, ils ne savent que paraître et intriguer.

Mais revenons à « Pays de Béarn ». F. Bayrou avait invité D. Habib à la tribune… Une invitation de pure forme certainement, mais sans risque aucun. DH, au dire de la presse, a décliné l’invitation. Il avait là l’occasion de donner un avis sur l’initiative, de proposer des choses concrètes que l’association pouvait envisager de mettre en place. Je préfère cent fois l’attitude de Jean-François Maison et de quelques autres, présent dans le public pour écouter et savoir avant de juger.

Pour ma part, je suis persuadée que ce ne sont pas les politiques qui feront de cette initiative une réussite. J’entends par là, mettront en œuvre des actions concrètes pas seulement pour faire connaître nos spécialités gastronomiques locales et notre folklore. Le dernier en date : la montée aux estives des veaux, vaches et moutons sans oublier mulets et percherons, est devenue une attraction pour les touristes et a lieu de plus en plus tard pour qu’ils soient le plus nombreux possibles.
L’association doit s’attacher à faire valoir nos atouts – et nous en avons – agricoles, industriels, commerciaux mais aussi infrastructurels : écoles, universités, équipements culturels et sportifs et même autoroutiers. Oui, Daniel, aux risques de vous fâcher, j’ose affirmer que les infrastructures routières sont à ce jour encore des atouts pour attirer et retenir des populations actives. Mais je ne dis pas qu’il ne faut pas réfléchir dès à présent à autre chose. Mais là on touche plus le national que le local.

Et, comme je ne veux pas en rester au discours… si on veut bien de moi, je ferais partie de cette association, pour proposer et essayer de faire avancer les choses.  Et ce, quoique politiquement je sois plus proche de DH que de FB !

C’est dans cet esprit que j’ai participé au premier tirage au sort des conseils de quartiers. Une fois désignée, j’ai essayé, tout au moins les premiers temps d’être force de propositions… même en m’opposant au conseil et au maire élus alors que je m’en sentais proche… mais que de déceptions !

C’est dans cet esprit que j’ai rejoint Alternatives-Paloises devenue depuis Alternatives-Pyrénées et ai activement participé à l’administration de la pétition pour demander l’organisation d’un référendum d’initiative populaire pour nos futures Halles. Là nous avons été désavoués par tous les politiques. Le peuple ne saurait pas choisir une architecture avant-gardiste tout au moins moderne et actuelle.

Argument avancé par tous les politiques que nous avons croisés dans les Halles, anachronisme des années 1970… Projet concocté, tout d’abord par une municipalité centriste, puis par une de gauche. Ce n’est pas de goût que manque le peuple mais de mémoire politique.

Par Hélène Lafon

 

 

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Camping municipal de Pau

imgresAvant il y avait un camping municipal à Pau. Il s’appelait le camping municipal de la Plaine des Sports. Mais ça c’était avant. Aujourd’hui, il n’y a plus de camping municipal à Pau.

 Aujourd’hui en effet il n’y a qu’à se rendre dans l’espace occupé précédemment par le camping municipal de Pau à l’angle du boulevard du Cami Salié et de la rue Suzanne Bacarisse pour se rendre compte que la majorité des emplacements sont occupés par des personnes qui appartiennent à la communauté des gens du voyage et pas aux habituels touristes adeptes de l’autocaravane.

Pourtant l’emplacement était particulièrement bien choisi, facile d’accès, calme et à proximité d’une piscine. Il disposait d’une cinquantaine de places et l’accès à la ville était grandement facilité. A l’office du tourisme,  les camping-caristes à qui on explique qu’il n’y a pas de camping à Pau, sont renvoyés sur d’autres villes.

Les vacances approchent, dans moins d’une semaine, elles seront ponctuées par divers événements et pas des moindres :

–        L’étape du Tour amateur avec 13 000 inscrits sur l’itinéraire Pau-Hautacam aura lieu du 18 au 20           juillet. Pourtant ces participants sont en majorité des  utilisateurs du camping.

–        Le Tour de France le 24 juillet. Pau ville départ de l’étape Pau-Hautacam.

–        18 – 25 juillet et 1er août Mondial de « cesta punta pro ».

–        Hestiv’Oc du 21 au 24 août, 60 spectacles et 300 artistes.

Le tourisme est une activité importante et porteuse pour la ville de Pau et il faut regretter que le camping municipal ne puisse accueillir une partie de ces visiteurs. Une ville de l’importance de Pau, dans une région aux attraits touristiques indéniables, ne peut se passer d’un tel équipement.

Questionné sur le devenir du camping municipal de la ville de Pau, François Bayrou a fait savoir  que prochainement ce camping allait à nouveau être ouvert aux touristes. Un chantier de plus…

 

Pau, le 2 juillet 2014 

Par Joël BRAUD