Cumul des mandats : mini réforme.

cumulLe parlement vient de mettre un terme au cumul de certains mandats électifs. Réforme louable certes mais quel accouchement difficile. En effet, les Sénateurs,  dont beaucoup se demandent s’ils sont encore utiles, ont freiné des quatre fers pour ralentir le vote de la loi et finalement s’y opposer.

Il faut dire que cette Chambre sert à caser bien des hommes politiques soit après un échec aux élections à l’Assemblée Nationale, soit pour finir une carrière en toute tranquillité. Il y en a même qui, encore députés osent briguer un  poste de sénateur, comme ce fut le cas de feu André LABBARERE. Voilà une faculté  dont la suppression n’a pas été envisagée.

 Nous ne pouvons pas mettre un terme au mandat d’un député, mais lui peut, en cours de route, abandonner son mandat pour une situation moins contraignante.

Il ne faut pas cependant se réjouir trop vite de cette réforme qui reste très minimale. En effet, ce que le peuple veut c’est la fin du carriérisme politique qui permet à certains d’être éternellement au premier plan, dont la profession est « homme politique ». Beaucoup n’ont pratiquement fait que cela. Une vraie réforme impliquait autre chose. Si l’on veut mettre fin à un système qui nous fait voir ou entendre les mêmes politiciens depuis des décennies, il faut limiter le nombre de mandats consécutifs dans le temps. Deux serait un maximum. Une telle réforme devrait sans doute s’accompagner d’un statut de l’élu mais ce n’est sans doute pas ce qui empêche de l’envisager.

 La réforme votée amène toutefois à se poser cette question : Que deviendrait le futur maire de Pau s’il devient ultérieurement sénateur ou député?

– par Pierre ESPOSITO