TMB-méthanisation, ce que l’on nous cache…

arivem-13nov12-4Partout, ces usines sont présentées par leurs promoteurs comme la solution d’avenir au traitement des déchets, en tant qu’alternatives à la mise en décharge et à l’incinération, produisant en plus du gaz et du compost, à partir de nos poubelles de tous les jours.

Mais lorsque l’on regarde les usines existantes, les rapports officiels, les études techniques, les travaux réalisés par les associations de défense de riverains et de défense de l’environnement, les avis du monde agricole, le témoignage d’élus de tous bords, le vécu et le témoignage des riverains, ainsi que les articles de presse, la réalité est bien différente !

A partir de tous ces éléments, il apparaît que les usines de TMB-Méthanisation sont :

Un scandale agricole et alimentaire :

· Le digestat (résidu des digesteurs), dont l’épandage est prévu sur les terres agricoles (interdit chez nos voisins européens), est toxique, porteur de métaux lourds, plastiques et verres. Les terres agricoles vont irrémédiablement être souillées. Et même mélangé à des déchets verts pour arriver à la norme Européenne NFU 44 051, il se trouvera, dans un mètre cube de ce compost, l’équivalent de 2,7 kg de plastiques et 5 kg de verre et métaux, ainsi que d’autres contaminants comme des métaux lourds (mercure, cadmium, etc.)…

Un scandale environnemental :

· Les usines de TMB-Méthanisation ne sont pas une alternative à l’incinération et à la mise en décharge, et n’en diminuent pas la part, contrairement aux exigences européennes et nationales.

· Avec le bouchage récurrent des digesteurs, la matière fermentescible n’est plus traitée, et est enfouie brute en décharge, en contradiction avec les exigences européennes et la sauvegarde de l’environnement.

· La filière de la méthanisation va être totalement décrédibilisée, alors que cette filière est prometteuse, lorsqu’elle traite des biodéchets (déchets organiques triés à la source, jamais mélangés avec des plastiques, verres, métaux lourds…), loin de toute habitation (en raison des nuisances et risques d’incident industriel).

· Ces usines sont contraires au recyclage et à la valorisation des déchets, empêchant le développement du tri à la source, seule solution pour permettre une gestion durable et satisfaisante de nos déchets.

Un scandale social et humain :

· Ces usines produisent des nuisances olfactives et auditives récurrentes, ressenties à plus d’un kilomètre et demi à la ronde.

Outre la pénibilité de ces nuisances, ces dernières ont de graves conséquences :

· Un impact sanitaire grave (risques endocriniens, respiratoires, etc), la santé des habitants et travailleurs riverains, ainsi que des employés de l’usine, étant substantiellement altérée.

· Une atteinte à la valeur des biens immobiliers des habitants et entreprises riveraines de l’usine.

· Les entreprises riveraines de ces usines finissent par fuir.

Un scandale sécuritaire :

· Ces usines sont des usines à gaz au sens propre du terme. Des risques d’incident industriel, incendies ou explosions, existent, et ont été constatés sur de nombreuses usines en Europe. La vie des riverains peut se trouver menacée si ces usines sont construites proches des habitations et centres d’accueil du public.

Un scandale financier :

· Sur les usines existantes, le dépassement de budget est compris entre 50% et 120%.

· Afin de pallier les nuisances, des dizaines de millions d’euros sont dépensés systématiquement, sans résultat probant.

· Il faut payer pour l’exploitation, mais aussi pour enfouir le compost en décharge, et pour dédommager l’exploitant du manque à gagner en raison de l’impossibilité de vendre ce produit toxique.

Mesdames, Messieurs élus des Hautes-Pyrénées, vous qui avez voté en faveur du projet de l’UTV 65 (Unité de traitement et de Valorisation), ou qui héritez de ce dossier. Devons-nous considérer le TMB-méthanisation, comme un cadeau de remerciement que vous faites à celles et ceux qui vous ont installés dans le magnifique fauteuil que vous occupez ?

Gardez bien à l’esprit que dans ce dossier, votre mutisme et votre esprit corporatiste, vous rendent coupables de complicité passive !!

– par Patrick Maillot

Président de l’A.D.R.I.S.E

A lire aussi : http://alternatives-pyrenees.com/2013/09/15/usine-de-tmb-methanisation-de-borderes-sur-lechez/

Crédit photo : http://ecologieivryseineamont.fr/3223/

Communes en Adour : le grand désastre local (et national)

Capture d’écran 2013-07-18 à 10.36.48L’analyse de la distribution de la cagnotte parlementaire 2011 fait ressortir le saupoudrage réalisé par nos élus sur les communes des Landes, Hautes-Pyrénées et Pyrénées-Atlantiques. Pour les 3 départements, elles sont 1379 communes à vouloir avoir « la Mairie la plus attractive, un cœur de commune « doux », une salle des fêtes « wooah.. », un complexe sportif moderne, un centre technique, des terrains de jeux, un centre aéré, des logements communaux, une aire de camping, un jardin public etc ». Une liste sans fin que nos élus tentent d’arroser tant bien que mal : 265 communes en Adour auront reçu une subvention en 2011.

De telles infrastructures sont bien entendues nécessaires à la population. Mais encore, faut-il ne pas les multiplier à l’infini ! Elles coûtent fort cher à la compétitivité de la nation (par les impôts qu’elles nécessitent).

Si l’on ne tient pas compte des deux villes les plus importantes de chacun des départements du Bassin de l’Adour, la population moyenne des communes est de 366 habitants dans les Hautes-Pyrénées, 933 dans les Pyrénées-Atlantiques et 1022 dans les Landes.

Faut-il vraiment pour chacunes d’entres-elles dans notre région (et ailleurs, en France), « une Mairie la plus attractive, un cœur de commune « doux », une salle des fêtes « wooah.. », un complexe sportif moderne, un centre technique, des terrains de jeux, un centre aéré, des logements communaux, une aire de camping, un jardin public etc. » ?

En 2004, l’Union Européenne comptait 75.000 communes dont 36.568 pour la France soit 49% du total pour 16% de la population.

Une tentative de simplification de notre mille-feuille au niveau le plus bas est bien en cours avec la mise en place depuis plus de 10 ans des communautés de communes et communautés d’agglomérations avec un maître-mot : mutualisation. Mais, on est loin du bout : la division par 2, 3 ou 4 du nombre de communes. Et pour preuve, en 2011, seulement 2,7% des 10.375 subventions attribuées par nos parlementaires ont été versées à des intercommunalités !

Les communes et le clientélisme ont encore de beaux jours devant eux…

– par Bernard Boutin

Source  : http://www.pour-une-democratie-directe.fr
crédit photo : http://www.mairie-beyrie.com/spip.php?rubrique73

Henri Caillavet – Lui, peut-être, un des Hommes du XXe siècle ?

Capture d’écran 2013-03-14 à 16.58.13Sénateur Henri Caillavet (1914 – 2013) : À plus de 99 ans, récemment, cette personnalité s’en est allée. Le même jour, une autre, à plus de 95 ans, en fit autant. Duquel a-t-on parlé ?

Duquel a-t-on parlé ? Du second, Stéphane Hessel, homme de conviction et serviteur de l’État qui, tout au long de sa carrière, a regardé d’un œil critique certains disfonctionnements pour qu’ils soient corrigés. Position – certes en retrait mais – très inconfortable : il agissait toujours à l’intérieur de la structure. Mais, c’est son récent « Indignez-vous ! » qui, dans un temps d’indifférence, a dynamisé la société, et l’a personnellement sur-médiatisé, en peu de temps.

Pour corriger cet engouement, dû au fait que nombre de Français se contentaient d’une formule facile à suivre, Stéphane Hessel eut l’à-propos de le compléter, un an après, par « Engagez-vous ! », mais qui lui en sait gré, dehors des « Printemps arabes » ? Et pour laquelle de ces deux injonctions est-il, aujourd’hui, honoré en France?

À côté de lui, le discret Henri Caillavet, du fond de la Vallée de Saint-Lary, ne pouvait recevoir hommage sur le podium des encensés. Comment aurait-il pu l’être, lui l’avocat qui, en dehors de l’État, a remis sans cesse en question le comportement des citoyens et conduit les Gouvernements à étudier et à voter sa douzaine de propositions de loi, et surtout celle qui porte son nom ? Sur internet, vous serez surpris de l’étendue des orientations de fond que la société lui doit sur des sujets qui gênent mais qui s’inscrivent inéluctablement dans notre Histoire. Songez qu’à l’image de la Déclaration des Droits de l’Homme, SA loi a été reprise dans le monde entier: la loi Caillavet de 1976 sur la greffe d’organes.

Mais, là où l’homme prend toute sa dimension, et ceci personne ne le sait, c’est en 1987, quand, lors de notre rencontre, à Pau, 11 ans après le vote de sa loi, combattue par la structure que j’avais créée, Henri Caillavet reconnaît le bien-fondé de la philosophie de notre mouvement. Il insiste aussi pour que notre Registre soit déposé à la CNIL, et, devenant adhérent, voit son nom inscrit sur la liste du « Conseil International du Positionnement » créé à l’initiative du Professeur Christiaan Barnard.

Revenir sur une partie de l’idée qui a fait sa notoriété est la preuve d’une grandeur d’esprit peu commune, celle d’un Homme du XXe siècle.

Actuellement, c’est, en partie, à la crédibilité de ce Monsieur que le Cercle Bleu doit d’être la seule association à intervenir à l’UNESCO, pour lutter contre le trafic des organes dans le monde.

Respect et considération pour le pionnier.

– par Georges Cristini
Monein, le 10.03.13