Ce sont les élus qui sont trop nombreux, pas les ours !

ours 2    On aura donc deux ourses en Béarn, et ce ne sont pas les positions incongrues de nos parlementaires qui y changeront quelque chose, enfin si, on peut espérer qu’ils seront, eux, à l’avenir, moins nombreux.

Une majorité des Maires des PA s’étaient déjà tristement prononcé sur ce sujet ( « Les élus béarnais veulent la peau de l’ours ! » AP du 17/6/2018 cliquer sur le titre ), même ceux dont la commune n’a vu que des ours en peluche…

Lors d’un déjeuner avec Nicolas Hulot concernant la réintroduction de deux ourses en Béarn, il a eu droit à un refus unanime des parlementaires des Pyrénées Atlantiques. Les propos de David Habib furent clair :  » Nous lui avons répondu qu’entre l’ours et les bergers nous choisissons sans hésiter les bergers » (La République du 31/7/2018). Enfin, une partie des bergers…

Cette opposition unanime est pour le moins étonnante. Tout d’abord on aimerait des prises de parole claires des députés MoDem, la position de Josy Poueyto ou Jean Paul Mattéi confronté à l’ours dans leur circonscription, cela doit être piquant… Et que dit notre François, roi du Pays de Béarn ?

Mais ces élus oublient un peu vite ce que pensent leurs électeurs. Un sondage IFOP sur l’ensemble des Français diffusé le 1/3/2018 montre que 84% des Français sont favorables à cette réintroduction (8 points de plus que lors du précédent sondage) ainsi que 78% des Pyrénéens !

D’ailleurs la mascotte de la Section Paloise, Bearny est bien un ours et le Béarn juste un peu plus qu’un ours anglais… Rappelez vous, le slogan publicitaire du Conseil Général (aujourd’hui lui aussi opposé à l’ours) pour leur station de ski : « A la Pierre Saint Martin les oursons vous regardent skier » …

Quels arguments ont ces girouettes pour démontrer que ce qui est possible en Espagne, en Italie en Roumanie ou en Slovénie est impossible en Béarn ?

Comment est-il possible que nos élus s’opposent à cette démarche écologique défendue par le plus populaire des écolos, exigée par l’Europe, et approuvée par l’immense majorité des citoyens et des Pyrénéens ?

Devant un tel désaveu on aimerait avoir un argumentaire détaillé de la part nos élus !

J’espère que les électeurs se souviendront de ces prises de position lors des prochaines élections, mais surtout qu’avant, la population des parlementaires, bien trop nombreuse, sera diminuée d’une manière sensible comme promis par le Président candidat. Trop de politiciens professionnels dont les dégâts sur la population des moutons citoyens sont considérables.

On n’envisage pas de les introduire ailleurs, personne n’en manque …

Daniel Sango

 

Pour prolonger cette lecture, un article qui nous montre que les bergers, en particulier la jeune génération, est favorable à la cohabitation :

https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/biodiversite/grand-format-si-l-ours-disparait-mon-metier-va-mourir-le-plaidoyer-d-une-bergere-en-bearn_2863767.html

Crédit photo : goldenmoustache.com

 

 

Jean Paul Mattei en marche pour l’Assemblée

MatteiDans la seconde circonscription, les jeux sont faits, rien ne devrait empêcher Jean Paul Mattei d’obtenir la consécration.

Nathalie Chabanne, élue par accident il y a 5 ans se présente là avec un grand passif. Elue dans le sillage de François Hollande, elle a très vite montré son vrai visage, frondeuse à la gauche du parti socialiste, ce qui ne correspond absolument pas à la majorité de cette circonscription.

Il faut dire un mot des Républicains absents du second tour qui dans notre Béarn ne sont pas capables de présenter des candidats de grande qualité. Ce sont des candidats d’une autre époque, ayant intrigué dans le parti pour enfin décrocher ces investitures. Les Républicains doivent eux aussi se mettre en marche pour rénover de fond en comble ce parti, en balayer ces vieux cadres et faire la place à des nouveaux visages ayant démontré leurs compétences dans leurs vie professionnelle et ne désirant pas faire carrière en politique.

Le débat de ce matin sur France Bleu Béarn n’a rien apporté, il fut simplement un commentaire de la situation nationale, Mattei modeste, Nathalie Chabanne résignée, on aurait dit une discussion entre journalistes, sauf sur la fin quand l’échange s’est porté sur le développement économique local, domaine où le député n’a pas un grand rôle…

Revenons à Jean Paul Mattei, il ne correspond pas bien sûr totalement au profil du marcheur moderne puisqu’il trempe dans la politique locale depuis des décennies, mais il faut lui reconnaître de grandes qualités. Il a tout d’abord fait la preuve de ses compétences en développant son étude notariale. Il possède en plus toutes les connaissances pour effectuer au mieux les tâches d’un député. Il a enfin un excellent relationnel, il saura être à l’écoute des électeurs. Il aurait pu obtenir l’investiture En Marche sans l’aide de Bayrou.

Il a évidemment un grand défaut, il appartient au MoDem, ce petit parti (14 000 adhérents) dirigé autocratiquement par François Bayrou depuis des années (et UDF avant). C’est aujourd’hui pour lui l’occasion de s’en affranchir car il n’a plus rien à y prouver. Il a par le passé montré qu’il savait être très critique vis à vis de François Bayrou, pour ne pas dire plus. On attend enfin un langage de vérité, à commencer par les affaires qui concernent le fonctionnement du MoDem, sujet qu’il a éludé malgré la question du journaliste. Dommage.

Dans ses premières réactions aux résultats du premier tour et dans le débat il n’a cessé de répéter : « Il faut faire de la politique autrement » « une nouvelle ère de la politique (commence) ».

On attend cela avec impatience en Béarn !

Daniel Sango

Crédit photo : La République