Agglo paloise – Jeter en pleine nature : Laisser-faire ou avertir voire réprimer ?

imagesAngleterre : Un passager jette, par la fenêtre du bus, une peau de banane. Quelques instants plus tard, une voiture de Police arrive, arrête le bus et verbalise le fautif. Dans ce pays, des panneaux appellent à ne rien jeter au sol : « Do not litter  » et précisent le montant de l’amende encouru.

France : La marche et le vélo sont, par leur locomotion lente, une bonne occasion pour observer les bas-cotés des routes et des chemins longés. Les rivières aussi. Le résultat n’est pas rassurant en ce qui concerne le respect de notre environnement.

Le long des routes, le cycliste peut voir, dans certains secteurs, des bas-cotés regorgeant de trouvailles : des bouteilles de tout type. Eau, bière, alcool. En verre, en alu. Toujours vides. Paquets de cigarettes. Déchets fait d’emballages de fast-food etc.
Celui qui passe rapidement, dans le confort de sa voiture, n’a pas le temps d’observer que jeter, en pleine nature, est pratique courante – pour certains – en France.

Un paseo, de deux heures, entre Lescar et Lons, le long de 3 « ruisselets », l’Ousse-des-Bois, le Lescourre et le Laü, permet de voir un échantillonnage de toute la « cochonnerie » charriée par nos rivières (voir ci-dessous reportage photos).

Deux observations : nulle part, on ne voit de panneaux appelant à ne rien jeter au sol. Plus encore, nulle part apparaît le montant des amendes encourues. Rien pour freiner les pulsions de candidats prêts à jeter leurs déchets. Qui d’ailleurs connait le montant des contraventions prévues dans la loi ?

Dans les pays anglo-saxons, les panneaux sont nombreux et surtout, très souvent, ils annoncent le montant de l’amende encourue. Prévenir vaut mieux que guérir.
Plus encore, certain panneaux appellent même à dénonciation.

En attendant, c’est aux collectivités locales et aux associations qu’il appartient de nettoyer notre environnement. Ce travail pourrait être fortement réduit si des panneaux préventifs étaient mis en place, si le montant des amendes était connu et si dans les faits, il y avait réellement verbalisation.

Avec trois « si », voilà qui ne va pas évoluer rapidement…

Bernard Boutin