Bayrou touché, bientôt coulé ?

Bayrou essistantsL’affaire des assistants parlementaires du MoDem est entre les mains de la justice. François Bayrou est touché et on ne voit pas comment il pourra sortir indemne de cette situation dans laquelle Emmanuel Macron va faire la démonstration de tout son savoir-faire.

Ainsi donc, après le livre de Corinne Lepage qui y faisait référence, le signalement à la justice d’un des anciens attachés parlementaires, et l’enquête des journalistes de France Info qui signalent une dizaine d’attachés parlementaires travaillant au siège du MoDem à temps partiel pour Bruxelles, l’affaire commence à faire de sérieux dégâts et François Bayrou en tant que Président du MoDem est touché.

Il est clair que la situation de ces attachés reste obscure et que tous les doutes sont permis. Ce qui est étonnant, c’est de voir les réactions des uns et des autres.

François Bayrou, Ministre de la Justice et grand pourfendeur des pratiques douteuses est droit dans ses bottes, mais ne démissionne toujours pas de ses mandats de Maire et Président de l’agglomération paloise. Bizarre.

Evidemment, porter la loi sur la moralisation de la vie politique et être mêlé à ce genre de pratique, même s’il ne s’agit pas d’enrichissement personnel seulement d’emploi éventuellement fictif (?) c’est totalement inconfortable.

Sylvie Goulard, Ministre des Armées et concernée par un assistant parlementaire double, tranche et démissionne pour pouvoir démontrer sa bonne foi sereinement. Bien.

Marielle de Sarnez, Ministre chargée des Affaires Européennes serait prête à quitter le gouvernement pour prendre la tête du groupe MoDem à l’Assemblée (France Info)… curieux, une nouvelle méthode du recyclage ministériel ?

Et ce n’est que le début, car Le Canard ou Médiapart doivent creuser le sujet et ne manqueront pas d’en rajouter …

Pendant ce temps Macron ne laisse rien paraître. Inutile de dire que, comme j’en parlais dans mon article le 9/06, il tient là une occasion en or pour couler Bayrou et le MoDem. Pour Bayrou, pour le moment, il laisse faire les media et la justice. Pour les députés MoDem, il suffira qu’il décide ensuite de leur offrir un T shirt En Marche pour qu’ils renient le Président autocrate du MoDem.

Attendons donc, comme les Palois qui attendent aussi leur Conseil Municipal …

Daniel Sango

Crédit Photo : Le Monde

Pau 2030 la ville rêvée de Bayrou

 francois-bayrou-et-son-adjoint-charge-de-lurbanisme-jean-paul-brin-presentaient-lexposition-hier-soirLa gestion des communes françaises est d’une manière générale mauvaise. La Cour des Comptes a clairement sanctionné depuis des années la gabegie financière associée au développement des intercommunalités. Il existe bien sûr des différences dans la manière de gérer une cité, petite comparaison entre Pau et Bordeaux.

Gérer c’est prévoir, et d’une manière générale nos politiciens n’utilisent que bien peu les objectifs clairs et chiffrés. Pourtant, c’est la base de toute gestion efficiente.

A l’occasion de ces présidentielles, comme tous les cinq ans, F Bayrou est pris d’une l’agitation fébrile, il lui arrive même de mettre en avant ce qu’il pense être son bilan à Pau. Quel bilan ?

Les Halles ou le bus à haut niveau de service sont des projets qui sont en route depuis dix ans au moins, ils ne doivent rien à F Bayrou. La poursuite du maquillage du centre ville n’a rien de nouveau et ne parlons pas des mini projets destinés à amuser les citoyens comme le parking de Verdun ou la boucle…

Où est le bilan de celui qui se verrait Chef d’Etat en terme de fiscalité à Pau ? Nul, avec en prime la création d’un nouvel impôt intercommunal foncier !

Où est son bilan en termes de gestion quand ses fonctionnaires sont beaucoup trop nombreux avec un taux d’absentéisme de 12,5 %, le triple d’une valeur du privé ? Et surtout aucun courage pour proposer des mesures correctives efficaces, et encore moins un objectif chiffré.

Alors quand il n’y a pas de résultat concret on fait croire qu’il y en aura…

Une exposition Pau 2030 a débuté le 21 janvier on en retrouve le contenu en fin d’article avec le dossier de presse « Pau 2030, Imaginer la ville de demain »

 » Pour François Bayrou, l’enjeu consiste tout aussi bien à s’adresser aux habitants qu’à convaincre les investisseurs. Son opération de séduction va dans le sens de la priorité qu’il rappelle régulièrement : relancer l’attractivité et recouvrer la croissance du nombre d’habitants. « Gouverner, c’est prévoir », dit-il… »(Sud Ouest 13/1/2017)

On y parle la langue de Bayrou : au futur, sans aucun chiffre, sans aucun objectif clair et sans vision sur les financements. Des descriptions ampoulées de documents publicitaires d’une autre époque.

Pas question ici de développement économique chiffré: « L’objectif de Pau 2030 est de mieux anticiper la ville future pour la rendre plus attractive. » Sous entendu, ce sera tellement beau que les employeurs vont arriver en courant… Pas question d’engagements financiers clairs, on ne sait ni qui investira ni combien ni quand. Un document sans chiffres : le rêve absolu.

Pas question de stratégie de déplacement on peut simplement lire :

« Le centre-ville de Pau sera accessible plus facilement grâce à la desserte du Bus à Haut Niveau de Service. Il sera le trait d’union entre le cœur et les quartiers plus périphériques au nord, vers le quartier Université-Technopôle, et vers le sud où le nouveau quartier des Rives du Gave se déploie désormais. » Bon, on pense que quand même, d’ici 2030, la ligne de BHNS lancée en 2004 sera opérationnelle …

Mais cela veut donc dire que la seconde ligne de bus Est Ouest proposée dans le PDU de 2004 et absolument indispensable ne se fera pas !

Comment croire qu’en termes de déplacement on n’aura même pas réalisé en 2030 ce qu’on trouvait indispensable en 2004 ?

Car cette ligne Est Ouest à fréquence élevée est le minimum indispensable si on veut pouvoir se déplacer en bus dans l’agglomération. Elles auraient d’ailleurs due être réalisées simultanément pour avoir un impact significatif (sans parler des parkings relais) Et ceci doit aussi être accompagné d’une amélioration majeure des voies de circulation autour et vers Pau car la circulation automobile continuera d’exister très majoritairement comme le montre l’évolution à Bordeaux ( « Le Plan de Déplacement Urbain fait fausse route » AP du 3/12/2012). Mais il est beaucoup plus facile et moins coûteux de construire des salles de spectacles inutiles ou des tribunes pour les gladiateurs de la Section…toujours le cirque pour le peuple…

Pour la Plaine du Cami Salié « Les voies de communications seront repensées pour favoriser les déplacements est-ouest. » . Ah, on pensera donc qu’il y a un problème de déplacement Est / Ouest…d’ici 2030. Les cocus seront comme toujours Idron, Lons Lescar, etc… Ils auront payé pour la ligne de bus à haut niveau de service qui sera uniquement et entièrement paloise. Une agglomération ne peut fonctionner harmonieusement que si elle est multipolaire et non pas ego centrée !

On retrouve souvent par contre « les mobilités douces ». Evidemment, marcher à pied ne coûte pas cher … Mais rien concernant un indispensable doublement du « sentier » périphérique actuel, indigne d’une agglomération comme Pau.

Pour François Bayrou, l’enjeu consiste à adresser aux habitants un catalogue de dessins, de maquettes, un livre d’images pour enfant, histoire de meubler le vide de sa politique, bref rien de professionnel.

A l’occasion des vœux, Alain Juppé et Virginie Calmels son adjointe ont présenté les objectifs prioritaires pour Bordeaux 2030. En résumé :

– L’emploi : Créer 7000 emplois par an soit 100 000 de plus en 2030 (objectif atteint pour 2016)

– La mobilité : mise à 2 fois 3 voies de la rocade, construction d’un nouveau pont, réalisation de deux lignes supplémentaires de tram

– Le logement : lutter contre la flambée immobilière par construction de 7500 logements/an sur la métropole dont 2500 à Bordeaux (dont 35% de social et 25% d’accession sociale à la propriété)

Bon, c’est clair et chiffré. De plus les années passées montrent la réalité tangible de cette politique où les déplacements occupent une place prépondérante pour une réussite économique, et le logement doit suivre.

On notera que pour François Bayrou, ce plan s’applique à la seule ville de Pau, comme si aujourd’hui encore il n’existait pas une agglomération. Là se situe aussi la malhonnêteté de ce livre de contes car il prend dans son bilan des réalisations qui sont en fait celles de l’agglomération, donc financées par les autres communes et comme toujours réalisées sur le territoire de la ville : le BHNS, le stade du Hameau (avec financement également du Conseil Départemental), le futur Parc des Expositions, …etc.

On voit là aussi l’étroitesse de la réflexion et la différence avec l’indispensable vision globale du bassin de vie.

C’est vrai que dans un match de double par équipe on ne donnait pas cher de l’équipe Bayrou / Poeyto face à Juppé / Calmels.

Daniel Sango

PJ  : cliquer sur le titre : pau-2030-dossier-de-presse

Crédit photo : Sud Ouest

Pau, stationnement réservé ?

imagesDepuis maintenant quelque temps, certains syndicats de la police nationale font pression sur le maire de Pau pour obtenir la gratuité du stationnement des véhicules personnels des policiers. Étrange sollicitation de la part de ceux qui sont les garants du respect des lois et de la sécurité des citoyens.

Devant le commissariat de la police nationale, rue O’Quin à Pau, le stationnement des véhicules individuels est payant dans les mêmes conditions d’ailleurs que dans les autres rues de la ville. Mais les policiers de la Police nationale ne l’entendent pas de cette oreille et considèrent, en vertu d’arguments plutôt spécieux, qu’ils doivent bénéficier d’un régime dérogatoire. Ils demandent donc au maire de Pau de faire exception et de décider que le stationnement de leurs voitures personnelles soit gratuit et en conséquence ne soit pas verbalisé, par la police municipale.

Le maire de Pau, à juste raison, nous semble-t-il, refuse. Il fait valoir que la place de Verdun, située seulement à quelques encablures, est apte à recevoir les véhicules personnels de ces fonctionnaires. Alors la pression se fait insistante et les membres des forces de l’ordre expliquent qu’ils se sentent en insécurité. Oui, ceux qui sont chargés de la sécurité de leurs concitoyens, estiment que tout n’est pas fait pour les protéger eux-mêmes. Il faudrait, toujours selon ces demandeurs, que la rue du commissariat soit piétonne sauf évidemment pour leurs propres voitures. Ils évoquent l’assassinat de Magnanville pour signifier qu’ils seraient menacés. Tout cela est bien exagéré et relève un tantinet de la paranoïa.

Le maire maintient sa position et pour cela il ne manque pas d’arguments. Parmi ceux-ci, le principe de l’égalité de tous devant la loi et les règlements. Il serait en effet illégal qu’une exonération puisse bénéficier à certains usagers de la voie publique. D’ailleurs à en juger par les disposition du code général des collectivités territoriales (art. L 2213-3) le stationnement ne peut être réservé à des particuliers ou à ceux qui ne répondent pas à des critères limitativement énumérés. Les exceptions concernent exclusivement les handicapés, les transports de fonds, les taxis, les véhicules d’urgence et de secours, mais pas plus.

Alors il est étonnant, voir surprenant, de constater que des policiers dont on attend qu’ils montrent l’exemple à ceux qu’ils sont susceptibles de sanctionner, sollicitent ainsi, pour eux-mêmes, des privilèges contraires à la loi. Il a même été rapporté, mais cela est aussi étonnant que peu crédible, que la hiérarchie de la police nationale est elle-même intervenue auprès de l’édile dans le même sens. Il s’agissait sans doute de satisfaire aux exigences syndicales.

Est-il admissible que ceux qui sont en charge du respect de la loi incitent, par des demandes réitérées, le maire à se placer dans l’illégalité ?

Pau, le 20 juillet 2016
par Joël Braud

Le rêve de notre maire

2-annees-qui-ont-change-pauComme tous les Palois, j’ai trouvé il y a quelques jours dans ma boîte aux lettres un beau document de 80 pages sobrement intitulé « Deux années qui ont changé Pau ». Contrairement aux catalogues et autres prospectus qui d’habitude partent directement dans le bac jaune, j’ai décidé de conserver celui-là. La première des raisons en étant, qu’après tout, il fallait en prendre un certain soin puisque, émanant de la mairie, il avait été payé et distribué avec l’argent des contribuables.

La seconde raison m’a été fournie par le titre bien accrocheur. « Deux années qui ont changé Pau » ? Bien qu’arpentant régulièrement la ville, depuis un certain nombre d’années, je réalisais avec une certaine anxiété que je ne m’étais pas rendu compte d’un tel bouleversement. Qu’avais-je donc pu rater de si important ? Etais-je déjà en proie à une forme de sénilité précoce ? Je me plongeais donc séance tenante dans la lecture de l’ouvrage.

Je sautais rapidement l’interview convenue de notre maire par lui même, ce qui est toujours préférable et bien commode pour faire passer le message désiré, et me dirigeais vers le premier chapitre au titre évocateur « Transformer ». Nous y sommes, me dis-je. En effet, page après page, je voyais s’égrener, bouche bée de stupeur, de nombreuses réalisations, toutes plus grandioses les unes que les autres, les nouvelles Halles, le Hédas, le quartier Foirail-Carnot, l’espace des Arts, etc..

Tout d’un coup, la réalité finit par me sauter aux yeux. Non ce n’était pas moi qui perdais la tête. Ouf ! En effet, ce que j’avais pris au départ pour des photos n’étaient en fait que des dessins, certes très réalistes, mais enfin uniquement des dessins. J’avais enfin compris : Il manquait un mot à la fin du titre de la brochure: « Deux années qui ont changé Pau en rêve ». Le rêve de grandeur de notre maire.

Une fois ceci compris, il m’a été beaucoup plus facile de poursuivre ma lecture du document. Il s’agit en fait d’une magnifique bande dessinée où les chapitres se suivent et se ressemblent (Participer, Vibrer, Respirer, Progresser…) qui décrit un Pau imaginaire, resplendissant, convivial, où tout est beau net et sans bavures. Dans la ville royale, tout va bien dans le meilleur des mondes, il n’y a pas de problèmes de logement, de transport, de propreté ou de sécurité. Les services publics fonctionnent avec une efficience optimum pour notre bien être à tous. Chacun peut s’épanouir et se cultiver en toute liberté. Une vraie ville nouvelle sur catalogue.

Il s’agit d’un rêve, donc ne cherchez pas dans ce document la moindre information terre à terre. Ainsi il n’y a évidemment pas le moindre chiffre. D’habitude, les publications municipales servent à présenter les comptes publics, les budgets, les prévisions. Elles sont aussi utiles pour fournir des informations pratiques destinées à faciliter la vie quotidienne des habitants. Foin de tout cela, ne gâchons pas le beau rêve de notre maire. Dans ce magnifique document, on peut quand même regretter la tache que représente la page 76, monopolisée par l’opposition municipale, qui tente en vain de nous faire revenir sur terre.

Espérons simplement que le beau rêve ne se termine pas en cauchemar.

Par Emile

Un Maire pour Pau

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A l’heure des vœux, il m’a semblé utile d’essayer de dresser le portrait de synthèse du futur premier magistrat que nous sommes en droit de nous souhaiter, puisque nous aurons la chance en 2014 d’en désigner un tout neuf. 

Sans craindre les foudres des associations féministes pétaradantes ou dépoitraillées dont les expressions diverses m’insupportent et qui ont fini par faire croire aux peuples que la cause des femmes valait mieux que la leur, vous avez sans doute remarqué que je me suis risqué au masculin dès mon avant-propos. Mais loin de moi toute pensée machiste. Il s’agit bien ici de parité. Martine s’étant retirée, j’en conclus qu’elle souhaitait laisser la place à un homme. Nous méritons donc désormais un maire et personnellement je m’en réjouis. Je le préfèrerais jeune et frais.

Je me suis ensuite posé la question de la couleur politique de l’impétrant en me demandant si l’heure était encore en 2014 aux guerres de religions. Les vœux que le Président de la République vient d’adresser aux Français m’ont paru sur ce point particulièrement novateurs. Ils mettent en évidence (enfin..) l’étroitesse du chemin qui s’ouvre à nos élus dans un contexte de raréfaction croissante des ressources publiques. Un chemin qui n’est ni de droite ni de gauche et qui impose la prise en compte de priorités claires sur la base de choix réalistes et pragmatiques. La désignation partisane d’un candidat et les alliances politiques qui en résultent n’ont strictement aucun sens lors d’une élection municipale. Le Maire de Pau devra donc être un homme capable de décider et de justifier ses choix sans recourir à un dogme, à des alliances de circonstance ou à un code de bienpensance.

Décider oui, mais quoi ? Le futur Maire de Pau doit très certainement avoir une vision à moyen long terme de sa ville et être capable de nous la présenter, parce qu’il nous faut bien à nous un peu de rêve et à lui un guide-chant pour diriger la chorale discordante des élus. Mais il lui faut aussi et je dirais surtout, une politique à mettre en œuvre à court terme sur des dossiers en cours et qui nous concernent tous à un point tel qu’ils ont signé l’échec de l’équipe sortante. Problématique du centre-ville, état de la voirie, plan de circulation, projet bus-tram, rééquilibrage est-ouest, développement économique, fiscalité et gestion de l’agglo. Quant aux grands projets, oublions les très vite. Notre ville n’en a pas besoin pour le moment.

Mais décider avec qui ? L’organisation de la gestion municipale passe malgré tout par le contrôle d’une majorité claire. Nous nous distinguons à Pau par un éparpillement politique et associatif qui fait de notre paysage municipal une sorte de conservatoire d’intérêts particuliers, de musée idéologique et associatif que nous entretenons avec soin et à grands frais. Il nous reste même des communistes vivants , des écologistes fondamentalistes et des occitanistes anti-béarnais. Notre candidat devra donc être capable de se passer d’eux s’il veut être cru. La constitution d’une liste homogène, constituée de personnalités qu’il aura choisies d’avantage pour leur compétence que pour leur « couleur » sera donc révélatrice de sa capacité à mettre en œuvre son projet pour la ville et de la sincérité de son engagement. Il n’aura pas le temps d’arbitrer les susceptibilités des uns et des autres s’il veut réussir vite.

Et l’agglo ? C’est bien le paradoxe le plus évident de cette prochaine élection. Nous nous proposons d’élire le Maire de Pau et le pouvoir réel sera dans les mains du Président de l’agglo. A l’évidence et si nous voulons que cessent le plus vite possible ces gestions communales égoïstes et coûteuses qui ont conduit notre agglomération à s’éparpiller dans l’espace et à se déséquilibrer au détriment du centre ville, il est indispensable que le Maire de Pau soit également le patron de l’ agglo. A cet égard l’ arbitrage de pacotille rendu par le PS entre David Habib et André Duchateau est éliminatoire et ne devrait donc pas résister aux prochaines semaines .

Sur le plan de la gouvernance municipale, je sais bien que la mode est à la  « participation citoyenne », à « l’écoute des électeurs » ou à la « proximité » tous ces parangons de démocratie qui sont autant de raisons pour ne rien faire. Comme si la définition de priorités et la mise en œuvre de choix forcément exclusifs les uns des autres pouvaient être issus de la synthèse d’opinions ou  d’intérêts particuliers et généralement divergents. C’est l’honneur d’un Maire que d’engager sa responsabilité personnelle devant ses électeurs et avec son équipe pour un projet collectif  et d’en accepter les conséquences lors de chaque rendez-vous démocratique. Peu de fonctions électives sont aussi exposées à la sanction. En contrepartie de la confiance qu’il lui délègue, il est légitime pour l’électeur d’exiger de son Maire, une grande disponibilité personnelle, une grande capacité de travail et une certaine autorité. Le Maire de Pau devra être un homme de caractère et de leadership. Il devra vivre et rêver de Pau à 100% de son temps. S’il peut avoir en plus une expérience de gestion réussie, nous ne bouderons pas notre plaisir.

Je réclame donc pour Pau et je nous souhaite en cette année toute neuve, un homme de caractère et de  décision. Un homme concentré sur ses objectifs et pas dispersé dans je ne sais quel jeu politique national dont les Palois n’ont que faire. Un homme capable non pas de faire l’unanimité, mais de réunir une équipe de personnalités compétentes et engagées sur le même projet sans s’embarrasser de considérations partisanes excessives.

Un homme d’action, un patron. Et tant pis s’il est « de gôche »…