Cher bébé

bebeLe cas de la maternité d’Orthez qui fait la une des médias locaux est assez caractéristique du mal français, avec bien sûr les voyages touristiques du Conseil Général des Pyrénées Atlantiques…

Voilà donc une épreuve de force qui dure depuis plusieurs mois entre des usagers soutenus par les élus locaux et l’administration pour décider de la fermeture de la maternité d’Orthez. Pourtant le problème est d’une simplicité affligeante. Tout le monde sait que la France est en faillite et que des économies drastiques s’imposent, à commencer par les dépenses de santé inutiles ou de confort. Et voilà une maternité qui veut rester ouverte alors qu’elle réalise seulement un accouchement par jour. En face de cette réalisation, une équipe dédiée à ce nouveau-né qui comprend une quarantaine de personnes :

« Le personnel de la maternité compte une quarantaine de membres, dont 14 sages-femmes, des infirmières (dont une puéricultrice), des aides-soignantes, des auxiliaires de puériculture… Les sages-femmes travaillent par tranche de 12 heures, de 8h à 20h le jour, de 20h à 8h la nuit. Cette équipe est formée aux différentes positions d’accouchement et à l’allaitement maternel. Ici, on laisse le choix à la femme de son accouchement. » (La République du 11/09/20147)

Il est regrettable qu’une fois de plus quand un journaliste écrit sur un tel sujet il ne pose pas la question qui fâche : combien ça coûte ?

Que l’accouchement des économies est difficile en France…

– par Daniel Sango