Quelques longues à bâtons non rompus.

Parmi les grandes préoccupations du moment on ne veut pas reconnaître qu’elles sont toutes des conséquences de causes communes dans le temps et l’espace. La politique individualiste et l’économie libérale anarchique, comme toujours, se refusent à les considérer, quand il s’agit de prendre des décisions ayant un intérêt financier immédiat. Le problème se complique encore car on veut les résoudre séparément.

C’est toujours la même chose ; on gère les conséquences, surtout pas les causes !

Ce qui vient augmenter le désarroi et… l’énervement, tient aux mots utilisés : réformes, développement durable, les courageuses déréglementations, la flexibilité, compétitivité, le chômage… la pauvreté, le pouvoir d’achat… Ils sèment le doute, le trouble, l’incompréhension,… la fureur, car le contenu est flou, changeant, volontairement sournois, différent suivant les interprètes.

«La compétitivité ? De laquelle parle-t-on ? Celle des entreprises (cash flow, profits, valeur boursière..) ou celle des sociétés elles-mêmes (cohésion sociale, plein emploi, dynamisme, confiance.., laquelle faudrait-il préférer?)» J-Cl Guillebaud.

En effet le langage unique et la langue de bois ambiante sont l’illustration du danger des mots qui ensorcellent nous dit J-Cl Guillebaud : «les mots sont rarement neutres, tout langage transporte avec lui, comme le filigrane d’un billet de banque, un corpus de préjugés, préférences, partis pris, jugements de valeur qu’il faudra décoder».

Alors que la croissance c’est faire toujours plus avec plus, moderniser c’est faire plus avec moins !

1°)La fameuse dette publique ! Et si on stigmatisait la dette privée, bien plus importante que la dette publique et dont les effets peuvent être dramatiques ! La vision macroéconomique est à reconsidérer. N’oublions tout de même pas que la crise financière actuelle a été déclenchée par un excès d’endettement privé aux Etats-Unis.

Dette publique, dette publique… Et la dette privée alors – Nouvel Obs

https://www.nouvelobs.com › Rue89 › Economie

2°)L’Europe ; et si on revenait en arrière en reconsidérant l’histoire et la culture des pays, de l’Est entre autres : Pologne, Hongrie…, on pourrait comprendre le populisme et la peur qui les gagnent en les sommant de s’adapter aux exigences «européennes», émanation d’une science économique «hors sol». L’unanimité exigée pour faire avancer la politique est forcément vouée à l’échec; c’est absolument normal, compte tenu du passé, de la situation géographique(Italie, Grèce, Espagne, Portugal..), climatique, sociale, des craintes, des richesses économiques spécifiques, des intérêts de chaque pays. Alors qu’à la majorité simple les lois sont déjà difficilement applicables dans notre pays, mettre tout le monde d’accord à 28 !!!!! Va-t-il falloir que les seuls pro-européens reconnus soient ceux en accord avec la politique de Merkel et de Macron, c’est-à-dire un libéralisme dévoyé uniquement financier ! Pour qui voteront les vrais pro-européens, largement majoritaires en France, ceux qui se soucient des peuples, de leur culture, leur histoire, leur droit à la santé, à la sécurité, au travail pour vivre….? Il y a de la place pour une nouvelle Europe ! Les Etats-Unis ont bien construit une fédération d’états tous différents !

3°)Migrants. « Ils sèment le vent, ils récolteront la tempête » (Traduction Œcumènique de la Bible, VIII e siècle avant J.-C.).

L’avidité pour les profits de bien des pays européens, sur le continent africain, est et a été redoutable car elle a provoqué la perte d’identité culturelle et l’appauvrissement généralisé des populations locales. Les extrémismes religieux salafistes en ont profité pour habiller ce désarroi de principes religieux revitalisant pour beaucoup de jeunes, perdus et fragiles, que la politique de la République n’a pas su ou voulu aider afin de les accompagner vers un ascenseur social plein d’espoir.

4°) La Sécurité, ce mot à multiples facettes, recouvre pratiquement tous les problèmes. On ne considère que la sécurité extérieure (défense), intérieure (agressions) ; en fait, il convient d’ajouter la sécurité environnementale, de l’emploi, du logement, de l’alimentation, de la santé, du pouvoir d’achat, de la liberté de penser, de s’exprimer…Malheureusement, elle est rarement assurée et bien des faits restent, malgré les évidences, dans l’indifférence du gouvernement et de bien des gens.

La réforme du système de santé devrait s’en inspirer !

= Sud Ouest titre le 9/09/2018 «La chute sans fin des insectes»

Le pare-brise n’est plus rendu opaque par les cadavres d’insectes que la voiture récupérait jadis, les nuits sont devenues silencieuses, le grillon ne chante plus, le crapaud et la grenouille gros prédateurs d’insectes, sont muets ; les chauves-souris, les hirondelles se raréfient, les moustiques de tous pays peuvent proliférer avec leurs parasites ! Les maraîchers et les arboriculteurs constatent des baisses de rendements et cherchent à louer des drones car les ruches se font rares. Les chinois qui, jadis, frappaient pour effaroucher les oiseaux, paient maintenant des gens qui, juchés toute la journée sur une échelle, pollinisent à la main les arbres fruitiers.

Une étude menée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le muséum d’histoire naturel et l’Office pour les Insectes et leur environnement (Opie) a conclu qu’une espèce sur 5 était menacée de disparition en France métropolitaine.

Les causes sont suffisamment connues pour agir positivement car les conséquences  retentissent sur la sécurité alimentaire, le pouvoir d’achat, le travail, la santé…

++ L’ensemble des pesticides(+12,4% entre 2009 et 2016)

++ Dégradation de l’environnement : disparition des haies, des zones humides, artificialisation et pollution des sols, vers de terre en chute libre, bétonnage et urbanisation, desherbage des fossés et des cultures, là où les insectes se développent, pollution lumineuse pour de nombreux papillons, ne parlons pas du remplacement des arbres variés de la forêt tempérée par des peuplements monospécifiques favorisant la prolifération des espèces parasites, de l’extension des plantes ornementales et des variétés de plantes cultivées sélectionnées comme des variétés de colzas qui n’attirent pas les pollinisateurs. «la rose moderne n’envoie aucun message attractif de la part de ses nectaires» Sud Ouest.

++ Le réchauffement climatique perturbe les concurrences, les résistances, la répartition, les équilibres donc. Réjouissant, les GES n’ont jamais été aussi abondants!

On hasarde de perdre en voulant trop gagner.
Gardez-vous de rien dédaigner ;
Surtout quand vous avez à peu près votre compte.

                                      Si seulement on sentait un frémissement de bon sens ! Or, cela ne fait que s’accentuer : croissance, croissance !

= Sud Ouest encore, mardi 19/09/18 :«Du glyphosate sous les pins et dans le miel». On peut lire que depuis 2016, l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’environnement, de l’alimentation et du travail (Anses) a homologué et autorisé la mise sur le marché d’une quinzaine de nouveaux herbicides à base de glyphosate pour une utilisation en forêt ; le dernier, le Glifonet NG a été autorisé le 9 février dernier. Début 2000, seuls trois herbicides étaient homologués par l’Anses ;

maintenant, les sylviculteurs disposent de 27 produits principalement à base de glyphosate.»

Un ingénieur forestier du CNPF (centre régional de la propriété forestière) prétend que ces homologations ne se sont pas faites à la demande des utilisateurs mais des producteurs d’herbicides (voir plus loin l’importance des lobbies). Facile, car l’utilisation n’était pas obligatoire !

Ramassage des champignons à reconsidérer !!!

= Nanoparticules : un danger pour le cerveau – Futura-Sciences

https://www.futura-sciences.com/…/medecine-nanoparticules-danger-cerveau-34445/

Les nanoparticules qui sont 1.000 à 100.000 fois plus petites que les cellules sont partout. Elles peuvent être inhalées, ingérées, traverser la peau, se retrouver dans le sang et atteindre de nombreux organes du corps où elles s’accumulent. Entre autres, elles sont nocives sur la barrière entre cerveau et circulation sanguine, sur le placenta…

« l’exposition aiguë aux nanoparticules de zinc déclenche chez les animaux nouveau-nés une accélération anormale suivie d’un arrêt définitif du rythme respiratoire. »

«On est en plein dans le cadre du principe de précaution, avance Magali Ringoot, porte-parole d’Agir pour l’environnement. D’un côté, on a des études scientifiques qui s’accumulent et qui sont gravement alarmantes. De l’autre, on peut se poser la question du rapport bénéfice-risque: pour le consommateur, l’utilisation des nanoparticules dans l’alimentation est purement esthétique.»

= Depuis plus de trente ans, nous assistons à une féminisation de l’ensemble de la faune terrestre, être humain inclus. Les poissons des lacs, des estuaires et des mers où se déversent les polluants se féminisent, les ours polaires, les tortues dans les Grands Lacs….

La propagation globale des perturbateurs endocriniens  ne cesse d’augmenter ;  ils proviennent, entre autres, des femmes sous contraceptifs oraux qui rejettent par leur urine dans les eaux usées des quantités d’hormones monumentales. On note une baisse générale de la fertilité (diminution de 50% du nombre de spermatozoïdes actifs en cinquante ans), des malformations génitales se multiplient : à Montpellier, le Pr Charles Sultan, pédiatre endocrinologue, estime que le nombre de garçons qui ont un micropénis et d’autres malformations de l’appareil génital comme la descente incomplète des testicules (cryptorchidie) a été multiplié par trois en vingt ans. Le ratio de natalité fille/garçon, traditionnellement favorable aux garçons, s’est inversé».

Entre autres :La féminisation du monde – AgoraVox le média citoyen

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/la-feminisation-du-monde-44513

= «L’incrustation des lobbies dans le cœur de l’exécutif fait tache.»(Sud Ouest 7/09/18. «Qui gouverne ?»

+«Audrey Bourolleau qui a été à l’origine de l’assouplissement de la loi Evin en 2015, est l’ancienne déléguée générale de l’association Vin et société, structure de promotion de la filière viticole, ancienne diplômée de l’école de commerce de La Rochelle. Elle a intégré le cabinet du président de la République où elle s’occupe des questions agricoles.»

+ «Le premier ministre Edouard Philippe a dirigé le service des relations publiques du groupe nucléaire Areva. Le secrétaire d’Etat Benjamin Griveaux a occupé les mêmes fonctions au sein du groupe immobilier Unibail-Rodamco.»

+ «Aucune réglementation efficace n’encadre l’usage de ces carnets d’adresses constitués à l’ombre du pouvoir ;… Nombre de cadres ou d’anciens dirigeants du privé multiplient les allées et venues dans les cercles du pouvoir»

Les nouveaux élus, de la société civile, constituent un milieu proche du pouvoir qui connaît le monde de l’entreprise et ses pratiques rarement désintéressées !

= Les troubles psychiatriques touchent 1 adulte sur 4 soit 27% de la population française.75% des affections psychiatriques débutent avant l’âge de 25 ans.

Santé mentale : les chiffres qui font peur – Actualités Santé

https://www.observatoire-sante.fr › Actus

Parmi les pathologies les plus préoccupantes au XXIe siècle, 5 ont été identifiées par l’Organisation Mondiale de la Santé : la schizophrénie, le trouble bipolaire, l’addiction, la dépression et le trouble obsessionnel compulsif.

Les maladies psychiatriques et les troubles du comportement …

http://www.frcneurodon.org/…/les-maladies-psychiatriques-et-les-troubles-du-comportement…

Faut-il armer la police municipale, augmenter le nombre de policiers, de caméras de surveillance ?…Et si on s’interrogeait sur les causes de la délinquance ? Pourquoi le nombre de malades mentaux, en errance car sans thérapie valable, parfois potentiellement dangereux, que nous côtoyons chaque jour, est si important et parfois responsables d’actes de barbarie, y compris terroristes ?

=Le danger des plastiques : émission Cash investigation d’Elise Lucet mardi 11/09/2018

Une sidérante enquête, Plastique, la grande intox, pointe notamment du doigt :

+le lobbying effréné (et efficace) des industries plastiques et dévoile les failles potentiellement dangereuses du recyclage de certaines matières plastiques.

+des associations pour l’environnement financées par des industriels.

+des produits toxiques dans des jouets.

= Envoyé spécial: les secrets des aliments ultra-transformés. Jeudi 13/09/18

Aliments ultra-transformés : 60 Millions de consommateurs alerte, l …

https://www.usinenouvelle.com › Consommation

Le jeudi 12 avril une enquête intitulée «Ces aliments qui nous empoisonnent» décrypte les ingrédients de 100 produits et dénonce des pratiques de l’industrie agroalimentaire:« Pauvres en matières premières brutes (légumes, fruits, lait, viande…) mais riches en additifs, les aliments ultra-transformés regorgent d’ingrédients à bas coût, dénaturés pour leurrer notre goût. Sel, sucre et graisses combinés stimulent les pics de glycémie,(et d’obésité aussi), entraînant des réactions addictives”, attaque le magazine. “Les ingrédients qui fâchent sont souvent dissimulés derrière des allégations alléchantes.»

= franceinfo, jeudi 13 septembre 2018. Hydrolysat, peptides, lactosérum, lécithine, amidon, sirop de glucose… ces noms  sont sur l’emballage des yaourts, plats préparés ou n’importe quel aliment « ultra-transformé ». L’industrie agroalimentaire raffole de ces composants peu coûteux à produire et faciles à utiliser: des nutriments obtenus par « cracking », ou fractionnement d’un aliment en dizaines de poudres et de sirops. Le lait, l’œuf, la pomme de terre, le riz, le maïs… tout, ou presque, peut être « cracké ».

Devant les menaces climatiques extrêmes les réseaux sociaux, puis les citoyens, se mobilisent pour que les enjeux climatiques deviennent la priorité des gouvernements alors que c’est actuellement l’indifférence programmée; pot de terre contre pot de fer !

Un rapport récent de l’ONU invite les politiques à opérer des changements drastiques dans les modèles économiques, tandis que le secrétaire général des Nations unies a appelé lundi les gouvernements« à ne plus perdre de temps ».

«La vraie révolution, c’est quand les rôles changent et pas seulement les titulaires»

Gilbert Cesbron, mourir étonné1980)

signé Georges Vallet

crédits photos:writeawriting.com

Pau «capitale humaine», prouvons-le !

Puisque la tradition a « un contenu culturel à manipuler avec précaution » et que Pau est désormais une « capitale humaine » -degré zéro de la communication !- évoquons l’actualité dans ce qu’elle a de plus brûlante et l’humain dans son noyau dur : ce que l’on appelle pudiquement « la crise des migrants ». Le président ou roi des « humains » palois, souvent bavard, n’est guère loquace sur un sujet qui n’empêche pas de dormir les habitants de sa « capitale humaine ».

La « crise » pourrait bien pourtant causer la perte de son amie Angela Merckel -la chancelière démocrate est trop honnête pour être défendue vigoureusement- et abattre définitivement ce qui reste du souffle communautaire. Sachant que ce souffle est celui d’un moribond, à quoi bon persister disent beaucoup : de Bruxelles n’est venu rien de bon si ce n’est un renforcement d’un libéralisme cruel, tout le monde s’accorde à le dénoncer désormais. A quoi bon ! Sauf que l’espoir fait vivre ; on attend toujours une nouvelle orientation…

Les migrants ? Mais la France n’est qu’une succession de migrations et cela depuis sa création. Les invasions se sont succédées les unes aux autres et chacun a trouvé sa place malgré tout, même si cela s’est fait dans la douleur et les bouleversements. On prendra un exemple récent : celui de la « retirada » qui vit plus de 500 000 espagnols vaincus par Franco, passer hommes, femmes et enfants la frontière des Pyrénées Orientales en trois jours. Cela provoqua un chaos indescriptible, un déchainement de la presse conservatrice, la désapprobation de la majorité des français et des traitements ignominieux –cf. Gurs. Il y eut aussi une minorité de français généreuse qui sut tendre la main à ces désespérés, victimes de l’injustice. Et bien qu’en est-il aujourd’hui ? La communauté espagnole est parfaitement intégrée dans notre pays qui est devenu le sien, même si elle garde des attaches outre-Pyrénées…

Le bénéfice de cette intégration pour la France a été formidable : une population travailleuse, dynamique avec une vision différente des choses est venue régénérer un peuple qui avait subi de graves dommages de guerre. Il en est de même d’autres communautés : la portugaise, l’italienne -nombreuse dans le Lot-et-Garonne-, les polonais dans le Nord du pays qui ont fait tourner les mines durant des décennies et permis au pays de se chauffer, etc. Comment oublier ces dizaines de milliers de nord-africains venus occuper les postes les plus modestes –le boulot que les français ne voulaient pas faire- dans les années soixante ? Il s’agissait le plus souvent des descendants de ceux qui s’étaient battus sous le drapeau tricolore. L’homme, tous les anthropologues le confirmeront, est un chasseur, cueilleur itinérant.

Qu’on le veuille ou non la France est un pays de métissage, la notion de race ayant été, à juste titre, bannie par l’Assemblée Nationale. Nous sommes tous des « sangs mêlés », comme les plus titrés d’entre nous ne doivent leurs particules qu’au bourg d’où ils venaient. Alors pourquoi tant de haine ? Pourquoi cette « crise de nerf » ? Cette scandaleuse attitude face aux bateaux abandonnés en mer avec leurs cargaisons de femmes et d’enfants sans trouver de port d’accueil ? Nous nous bouchons le nez, nous tournons les yeux et en même temps nous nous tirons une balle dans le pied car cette jeunesse, cet espoir formidable suscité par notre société, cette énergie et le courage de ces hommes et de ces femmes venues de nulle part nous en avons besoin. Il n’y pas que les grands sentiments dans cette affaire -fussent-ils louables… Soyons pragmatiques pour une fois : qui paiera nos retraites ? Qui exécutera ces travaux pour lesquels on ne trouve plus de main d’œuvre ? Qui apportera cette ouverture d’esprit, cette créativité dont notre société a tant besoin ?

Ah ! Ça n’est pas facile, c’est vrai. Ah ! Il faudra faire des concessions, des efforts. C’est toujours le cas quand on décide de faire la place à un nouveau venu. A terme c’est inéluctable car aucun mur, aucune mesure autoritaire, ne peut empêcher ceux qui n’ont rien de venir sur les terres de ceux qui ont tout ; l’histoire le montre. Et surtout il en va de notre intérêt bien compris et de celui des générations qui viennent. Tout le reste n’est qu’idéologie, démagogie, politique politicienne surfant sur cette peur qui anime les mondes vieillissants arc-boutés sur le passé.

Ainsi donc puisque Pau se veut « capitale humaine  » nous suggérons que la cité béarnaise –restons modeste- prenne une initiative de grande ampleur en direction des migrants comme, par exemple, nos voisins espagnols de Valence l’ont fait en accueillant les rescapés de l’Aquarius. Une « capitale humaine » se doit de montrer l’exemple.

Pierre Vidal

Nos chers migrants

L’aide médicale de l’État (AME) est un dispositif permettant aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier d’un accès aux soins. A sa création en 2000, 74 900 clandestins étaient concernés pour une dépense de 190 millions d’euros. En 2017, les contribuables ont déboursé près de 800 millions pour plus de 300 000 bénéficiaires.

Comme vous le pouvez le vérifier vous-même, le formulaire officile de l’AME s’adresse aux clandestins : https://www.ameli.fr/sites/default/files/formualires/93/s3720.pdf

Non seulement ces personnes sont présentes illégalement sur le territoire français, mais elles ne cotisent pas pour les soins qu’elles reçoivent. Le panier de soins moyen d’un bénéficiaire de l’AME dépasse les 3000€ par an et est supérieur à celui des autres assurés, qui, eux, cotisent et à qui l’État demande de se serrer la ceinture ! Ce qui est un comble alors qu’il s’agit d’une population jeune qui devrait être en bonne santé, mais dans les faits les migrants souffrent de nombreuses pathologies. Et ce n’est sans doute pas un hasard si on assiste à des recrudescences de certaines épidémies en France, comme la rougeole.

Le simple devoir d’humanité exige, bien sûr, de soigner toute personne malade. Mais l’aide médicale d’État accordée aux immigrés en situation irrégulière échappe aujourd’hui à tout contrôle. Créée pour venir en aide aux cas d’urgence, et permettre aux clandestins en grande détresse d’être pris en charge en cas de problèmes graves de santé (hospitalisation d’urgence, femmes enceintes…), elle a depuis quelques années été détournée de son objectif, et contribue désormais :

– à encourager l’immigration illégale, et on peut parler dans certains cas d’immigration médicale
– à l’essor de réseaux mafieux et de trafics de médicaments,
– à la dérive des comptes publics…

Depuis sa création, en 2000 le coût de l’AME a été multiplié par 5. Jusqu’où va-t-on aller ? La France a-t-elle les moyens de soigner le monde entier alors que les Français n’ont eux pas toujours les moyens de se soigner correctement, et n’osent parfois même pas réclamer ce à quoi ils ont droit ?

signé « LCJ »

Les migrants : un problème dont il faut éradiquer les causes.

imagesSa Sainteté le Pape François, dont le bon sens et la bonne volonté sont indiscutables, intervient avec à propos sur les problèmes essentiels et plus précisément sur les maux qui affectent notre planète pour nous aider à ouvrir les yeux. Il s’adresse, certes, à chacun de nous, mais que pouvons-nous individuellement pour lutter contre le réchauffement climatique ou les mouvements de populations fuyant leurs pays ? C’est à tous les gouvernants qu’il incombe d’agir car eux en ont le droit et le pouvoir.
S’agissant des migrants, Sa Sainteté, nous a rappelé très justement que ces malheureux sont nos frères, qu’ils cherchent un refuge loin de leurs terres, un endroit où ils pourront vivre sans peur.
Le constat est évident. Mais avec lucidité, Sa Sainteté, dit très clairement qu’il faut prévenir les causes de la migration forcée.
Malheureusement, les causes sont nombreuses et certaines ne seront supprimées que par les armes. Pas d’angélisme. Comment discuter avec des individus qui, au nom d’un Dieu dont ils se croient porte-parole, ajoutent la barbarie à leurs crimes ? Comment entrevoir un brin d’humanité chez ceux qui ont brûlé vif le pilote jordanien tombé entre leurs mains, chez ceux qui tuent des bébés devant leurs mères, qui ne connaissent que la loi de la force. Comment ont disparu les deux autres totalitarismes que furent le nazisme et le communisme ? Hélas avec des guerres, même si le communisme totalitaire n’existe pratiquement plus qu’en Corée du Nord et en Chine.
Mais cette cruauté n’était pas innée. Elle se justifierait par de prétendues paroles divines transmises par des prêcheurs qui assureraient ceux qui les mettent en œuvre d’un paradis éternel. Et là le combat sera difficile dans la mesure où la critique ouverte de ces « paroles divines » est de fait interdite, alors qu’il faudrait ouvrir les yeux de ceux qui y sont sensibles. N’ayons pas peur de dire que la civilisation occidentale, qui doit beaucoup à la christianisation, est la seule qui permette le respect et l’épanouissement des hommes dans la paix. Et n’est-ce pas là une des causes des migrations ? Sinon comment s’expliquer que ces malheureux, quand ils sont musulmans, n’émigrent pas dans des pays où leur foi est religion d’Etat?
L’autre cause ne serait-elle pas la déliquescence de l’Afrique, continent aux ressources immenses ? Le monde entier aide certains pays africains depuis la fin d’une colonisation qui y avait apporté outre le développement économique, des hôpitaux, des écoles, et surtout la paix que tous ces migrants vont chercher ailleurs.
Et là, grande question ! Ces pays en ébullition ont reçu et reçoivent des aides considérables depuis leur indépendance. Qu’en ont-ils fait ? Leurs gouvernants s’en sont rempli les poches au nom d’une corruption élevée au rang de droit. Mais personne n’y peut rien au nom du principe de non-ingérence. Et pourtant, c’est cette corruption qu’il faut combattre. On ne peut pas tout à la fois aider au développement de certains pays et accueillir les populations qui les fuient, car leur déracinement est toujours une violence. Seuls ceux qui, un jour ou l’autre, ont dû quitter, sous la peur, leur terre natale sans espoir de retour le savent.

                                                                                                                                                      Pierre ESPOSITO
                                                                                                                   Ancien bâtonnier du barreau de PAU.