Etre au centre, ça veut dire quoi ?

Geocentricite-terre-centre-univers-carte-01Telle est la question… être ou ne pas être au centre ?… Passant il y a quelques jours devant le Bosquito, bodega située au cours Bosquet, une affichette placardée sur la porte attira mon œil : l’UDI – MODEM (l’Alternative) organisait à 19 h, le 12 décembre, un débat sur le thème « Être au centre, ça veut dire quoi ? » Donc, nous y allâmes avec deux compagnons eux-aussi intéressés par la soirée qui s’annonçait comme intéressante.

Et elle tint ses promesses vraiment ! D’abord nous sommes tous restés dehors à entendre… Bayrou ou Chenevières je me disais naïvement puisqu’il n’y avait que Bernos comme tête connue. Ben non, manqué… Les militants de l’Alternative attendaient leurs amis tout simplement, d’autres militants. Une fois rentrés, ils se sont tous regroupés dans l’arrière-salle et ont bu une sangria ou autre chose. Bon, la soirée commençait vraiment bien… Je rentre dans cette salle et Bernos me lance « C’est privé ! » De mieux en mieux… Je sors et vais voir mes compagnons d’infortune dehors, se grillant une cigarette, pour leur annoncer la mauvaise nouvelle, complètement blasés par ce débat fantôme. Au bout d’une heure, vers 20 h, le débat commença entre une vingtaine d’alternativiens… sans nous…

Un jeune militant m’a expliqué dehors pendant cette heure de battement, que la soirée était réservée aux militants. Pourtant ce n’était pas marqué sur l’affichette et, en haut, il y avait les noms des partis aussi… mais non, ce n’était pas un débat public. D’ailleurs tout le monde ne va pas venir manger à l’œil m’expliqua-t-il puisque sur l’affiche, un apéro-tapas concluait la soirée. Nous finirons par partir, écœurés par tout ce cinéma et ces manières peu cavalières de nous évincer. Ce n’est pas comme ça qu’ils vont gagner des voix… Et… cherchez l’erreur !

Chers militants UDI – MODEM – Alternative, je souhaite aussi apporter ma contribution au débat :
– être au centre, aujourd’hui, pour moi, c’est être du plafond… droit souvent…
– être au centre, c’est ne pas être à gauche mais être très adroit…
– être au centre, c’est rouler à droite de la route, dès fois à gauche, rarement en fait…
– être au centre, c’est être au milieu, arbitre quoi, donc ne pas jouer le match…
Ça va ?… J’ai bien répondu ?

– par Jean-François Le Goff

Municipales à Pau : la garbure du Chef François Bayrou

Garbure de François BayrouLe Béarn est le pays de la Garbure, cette bonne soupe paysanne à base de légumes, herbes et viandes du terroir, caractérisée par une longue cuisson. C’est cette recette qui nous est proposée aujourd’hui par le Chef François Bayrou, dans le cadre de la grande cuisine électorale paloise. Bien que cela puisse prêter à confusion, on évitera de dire qu’il s’agit là d’une grande « mesclagne* », car tous les ingrédients sont pesés, goûtés, et chaque instant minuté.. Il n’y a pas de place au hasard pour réussir cette bonne garbure.

Les ingrédients particuliers proposés par le Chef sont inscrits dans la recette en italique. Il peuvent être trouvés au marché des halles à Pau, même si certains ingrédients comme le Modem, sont très rares et difficiles à débusquer.

Faire tremper les haricots (les palois) la veille.

Blanchir les feuilles de chou (le Modem). Il sera plus digeste.

Remplir une marmite avec environ 3.5 l d’eau et y déposer la viande (l’UMP palois).

Quand l’eau de la marmite bout, ajouter les légumes coupés en morceaux (Thibaut Chenevière, Véronique Lipsos Sallenave et Marc Cabane) ainsi que l’ail (Patrick De Stampa) et l’oignon piqué de clous de girofle (Anne Castera).

Couvrir et laisser bouillir à feu doux.

Lorsque les haricots (les palois) sont suffisamment tendres, ajouter les pommes de terre coupées en dés (l’UDI) et le chou en fines lanières (le Modem). Poivrer et laisser bouillir à gros bouillon pendant 30 min.

Lorsque la garbure est cuite, retirer l’oignon (Anne Castéra) et la tête d’ail (Patrick De Stampa).

Déchiqueter la viande (l’UMP palois) dans la marmite afin qu’elle se mélange bien avec les légumes, au moment de servir.

Plus elle mijote et meilleure elle est.

Pour parfaire la Garbure, le Chef conseille d’y ajouter au dernier moment de la graisse de canard ou de porc (Yves Urieta). En vallée d’Ossau, on dit que cette dernière fait blanchir la garbure.

Enfin, le Chef précise que, contrairement aux idées reçues, il ne sert à rien d’ajouter du thym (Josy Poueyto) ou du frisé de milan (Michel Bernos) qui n’améliorent en rien la saveur de l’ensemble.

Ah qu’il fait bon vivre en Béarn !

Par Agathocle de Syracuse le 8 novembre 2013

* Mesclagne (en béarnais) : Mélange un peu anarchique

Pau-Municipales 2014. Retrouvailles.

imagesAprès plus de 11 années d’une douloureuse séparation, François Bayrou et Jean-Louis Borloo ou, si vous préférez, Jean-Louis Borloo et François Bayrou ont décidé de convoler une nouvelle fois en justes noces.

 Mme UDI et M. Modem, à moins que ce ne soit l’inverse, se sont rapprochés et se sont dit « oui ». De là à dire qu’il s’agit d’un mariage d’amour plus que d’un mariage de raison serait imprudemment s’engager dans des appréciations à ravaler au niveau des mauvaises supputations.

 Non ! Disons que plus exactement, il s’agit d’un mariage de désamour. Oui, vous avez bien lu de désamour. Il part en effet d’un constat : les sondages indiquent de façon persistante, que les français connaissent une sorte de désespoir, de désespérance à l’égard des partis politiques  actuellement majoritaires : le PS et l’UMP. « Ailleurs, c’est la division ou l’explosion, chez nous c’est la réconciliation et la construction » dit l’un d’eux. Donc profiter de ce désamour est un positionnement qui, à l’un et à l’autre, semble être porteur pour les prochaines échéances électorales.  Nous verrons bien !

 Donc en cette période de mariage pour tous, gageons que ce nouveau couple aura pour principale ambition d’adopter… des électeurs.

 C’est avec un plaisir non dissimulé et une joie sans pareil  qu’ «Alternatives Pyrénées », âgée maintenant de dix ans et reconnue d’intérêt général,  présente ses sincères félicitations aux nouveaux jeunes mariés et leur souhaite de ne plus jamais devoir  faire face à une quelconque scène de ménage.

 Au fond d’elle-même – ou de lui-même – Alternatives Pyrénées reste convaincue et s’honore d’ailleurs, d’être l’inspiratrice du nom de baptême choisi par les époux.  En effet même si  UDI+MODEM =  « L’Alternative », elle ne peut se confondre avec Alternatives Pyrénées. Il flotte quand même un petit air de ressemblance qui ne peut que nous flatter même si nous trouvons là une occasion supplémentaire d’affirmer haut et fort notre indépendance et notre différence.

 Le premier test de la pertinence de cette alliance sera, on s’en doutait depuis quelque temps, la prochaine élection municipale paloise. En effet, François Bayrou vient de faire connaître sa décision de solliciter les électeurs de Pau comme tête de liste. Il se lance donc dans la bataille comme sixième candidat déclaré.

 Un suffrage très attendu, nous verrons si les Palois se sentent intéressés par ce jeu des alliances et par cette « Alternative ».

                                                                                               Pau, le 7 novembre 2013

                                                                                               Par Joël Braud

Le Billet de Panturle

Capture d’écran 2013-04-25 à 19.17.32J’ai vibré avec Jean Lassalle lorsqu’il eut l’incongruité réjouissante de lancer notre chant pyrénéen devant les malfaisants de l’Assemblée Nationale. J’ai craint pour lui quand, mettant sa peau au bout de ses idées devant la même Assemblée de repus, il mena jusqu’à la victoire sa grève de la faim.. Je suis par contre déçu qu’il n’ait trouvé pour prolonger ses exploits, que de mener une balade pour tâter l’opinion de nos concitoyens. Cela signifie qu’il n’est pas sûr de la sienne. Mais il est vrai que les Centristes sont des libéraux, et il faut rappeler l’opinion qu’avait Veuillot de ceux-ci : « Un libéral, c’est celui qui croit que son adversaire a raison ! »

La grande Simone Weil voyait dans l’opinion le domaine du diable, et Jean Lassalle n’a certes pas besoin d’ajouter des cornes à sa taille. Car qu’est-ce que l’opinion. C’est ,suivant une définition du grand Larousse, (et de Platon !) « une manière de penser qui ne repose pas sur un fondement certain ! » C’est exactement sur cela qu’est fondé le socialisme : Un sentiment qui, dans le cas présent s’est révélé déraisonnable ! Que va donc tirer Lassalle de sa quête « d’opinion » ?

Si, comme le laissent penser les sondages, l’opinion lui révèle qu’il faudrait au plus tôt se débarrasser de notre président désastreux, va-t-il se précipiter à l’Elysée avec en mains le couteau de Charlotte Corday ? Si au contraire, l’opinion lui révèle qu’en devenant les « enfoirés » préconisés par Coluche, nous supporteront mieux le socialisme, va-t-il payer d’exemple en se pacsant avec Delanöé ? Voyez à quoi sont exposés ceux qui, n’ayant pas de solides certitudes, cherchent à se conduire d’après l’ opinion des autres !

Aux dernières élections, Jean Lassalle avait bénéficié de la bonne opinion des Basques, contre la mauvaise opinion des Béarnais. Mais on peut penser que c’est son parti sans programme, et non lui-même que les Béarnais ont sanctionné. Quoi qu’il en soit, à sa place, j’essayerais de redevenir moi-même, et je n’irais pas sonder l’opinion des gens du Nord, pour tenter de retrouver le mien.

– par Alexis Arette

crédit photo : BFM TV