Gauche, droite, centre, c’est quoi ?

imagesUn récent sondage nous apprend que 88% des français, sans préférence partisane, déclarent ne pas faire confiance aux politiques de tous bords ! Etonnant ? Droite, gauche, centre , qu’est-ce que c’est ? 

Bien avant d’entrer en primaire, un enfant sait les distinguer, mais en politique c’est plus compliqué. La gauche représenterait les « valeurs de progrès » formule fourre-tout, car il faut d’abord définir le progrès. S’agit-il d’un progrès économique, sociétal, démocratique ? Ce qui peut être progrès pour l’un peut être régression pour l’autre. De son coté, la droite – celle qui a une représentation parlementaire – se fait le chantre des « valeurs communes » héritées de notre histoire spirituelle, religieuse, philosophique, qui serait le soubassement d’une « société plus juste ». Là encore, ce qui sera juste pour l’un ne le sera pas pour l’autre. Mais où tout se complique c’est qu’il y a aussi la gauche de la gauche, la droite de la droite, le centre droit, le centre gauche et, à l’intérieur de chaque positionnement, diverses sensibilités, chaque camp ne voulant pas être trop éloigné de tout ce que peut représenter l’électorat. Et on voit fleurir de nouveaux partis dont les initiateurs méritent d’être félicités pour l’art avec lequel ils usent des qualificatifs « moderne », « nouveau » , « indépendant », « démocratique », « populaire », « centriste » « républicain » ou du substantif « union ».Tout revient à se faire ou se refaire un nom, même à l’intérieur de son propre mouvement car il faut aussi se préparer à une éventuelle primaire !

Mais grâce à ces subtilités et à la souplesse vertébrale de certains, des adversaires de la veille peuvent se retrouver dans un nouveau mouvement, quand ce n’est pas dans un parti qu’ils ont antérieurement combattu quitte à faire un très grand écart. Beaucoup d’électeurs en sont déboussolés, mais les politiques ne perdent pas le nord, leur boussole a toujours une orientation : le pouvoir.

Et puis, pour mieux dérouter l’électeur, on parle de « droite républicaine » sous-entendu celle qui exclut le front national qualifié aussi d’extrême droite. Au demeurant on n’évoque jamais « la gauche républicaine » qui interdirait au parti socialiste de fréquenter « l’extrême gauche ». L’extrémisme ne repose sur aucune valeur objective : c’est une appréciation personnelle et donc subjective. Il n’y a pas de curseur; il n’y a en fait qu’une stratégie pour apeurer l’électeur et cette qualification devrait être sanctionnée car elle est porteuse de discrédit politique, alors qu’elle n’a aucune justification objective… Quant à invoquer la « droite républicaine » c’est d’une habileté démoniaque de la part de la gauche, car elle laisse entendre par là qu’elle respecte cette droite en l’empêchant de se rapprocher du front national qui, lui, ne serait pas « républicain ». Mais alors, de deux choses l’une : si ce parti n’est pas républicain, il faut le dissoudre ; dans le cas contraire, il faut cesser de le diaboliser et c’est à la droite qu’il appartient de le faire, car elle se trouve face à un dilemme dans lequel elle s’est laissée enfermer par « la gauche »: accepter des désistements réciproques avec le front national ou perdre régulièrement les élections, y compris la « présidentielle », comme cela se produit depuis 2007, alors même que la gauche serait minoritaire dans le pays !

– Par Pierre Esposito
Porte parole de PAU BLEU MARINE.

Crédit photo : Marianne.net

Election sans campagne

en-mars-vous-voterez-pour-les-elus-communautaires

  Depuis des années, les intercommunalités fonctionnent dans une grande opacité, multipliant les dépenses de fonctionnement alors que leur existence avait pour but de mutualiser les services intercommunaux pour en faire baisser les coûts. Ce strate du millefeuille fonctionnait aussi dans une certaine inconstitutionnalité puisque les Conseillers Communautaires, n’étaient pas élu au suffrage universel alors qu’ils lèvent l’impôt.

Bien évidement, les Maires de France freinaient des quatre fers pour mettre un peu de suffrage universel puisque ce sont eux qui désignaient les Conseillers Communautaires. Il était particulièrement évident que le rôle de ces Conseillers était réduit à la portion congrue, les Maires décidant entre eux des orientations prises, parfois même avant que les Conseillers Communautaires aient voté  ( « Conseillers Communautaires, à quoi servez vous ? » AP du 18 octobre 2010).

Mais cette situation évolue très légèrement. Aux municipales 2014, une nouveauté sera mise en place : l’élection des membres des communautés de communes de plus de 1 000 habitants au suffrage universel. Vous ne l’avez sans doute pas remarqué, mais le libellé officiel est bien : Elections municipales et communautaires. Cela ne changera bien sûr pas grand chose…

Il faut dire que le pauvre citoyen placé face à l’inextricable mille-feuille français ne sait pas qui fait quoi entre les Communes, les Intercommunalités, le Conseil Général, le Conseil Régional, l’Etat et l’Europe, le tout assaisonné de quelques Pays (du Grand Pau) et des innombrables SIVOM et autres Syndicats Mixtes…

D’autant plus que, comble de clarté, grâce à la « clause de compétence générale » tous les strates du millefeuille peuvent tout faire !

Jusqu’à quand les citoyens accepteront-ils d’aller voter pour des élections dans lesquelles ils sont incapables de dire qui a fait quoi et pourquoi ?

Jusqu’à quand les citoyens contribuables accepteront-ils une organisation territoriale inefficiente et dépensière dans une période où le contribuable est rançonné ?

Mais cela ne gêne nullement les Maires qui se targuent d’être les élus les mieux connus des français. Forcément, au pays des aveugles les borgnes sont roi !

Mais qui peut porter aujourd’hui un jugement argumenté sur la politique menée dans la CDAPP (Communauté d’Agglomération Pau Pyrénées) ?

Et ne comptez pas sur les Maires pour faire de la pédagogie sur ce fonctionnement, on est si bien entre nous et la politique est une chose trop sérieuse pour que les citoyens s’en mêlent. Pourtant le budget de la CDAPP avec ses 115 millions d’euro en 2013 est presque aussi important que celui de la ville de Pau (147 millions d’euro) …

D’ailleurs, il suffit de regarder les programmes des candidats à Pau, ou bien dans  les autres  intercommunalités. « Interco : silence radio » telle est la devise.

« Nous, nous sommes porteurs du changement pour une nouvelle vision plus ouverte et plus transparente de la communauté. »  (François Bayrou)

 « Créer un pôle métropolitain pour réaliser collectivement les grands investissements » (David Habib)

Ecran de fumée ou incompétence ?

Il ne faut pas s’étonner de voir les communes de la première couronne fuir la CDAPP quitte à se marier totalement contre nature comme le Luy de Béarn avec… Thèse !

Vous trouverez chez tous les candidats des programmes à rallonge, avec des centaines de mesurettes très détaillées destinées à ratisser large, mais pas un seul qui propose un programme cohérent pour une intercommunalité paloise aujourd’hui incohérente dans son contour, inefficiente dans son fonctionnement (plus de 1000 emplois créés alors qu’il aurait dû y avoir une diminution, « Gabegie à gogo à l’Agglo » AP du 9 juillet 2012) et sans aucun programme, projet ou vision à moyen terme.

Vous allez donc désigner des listes de candidats aux fonctions de Conseillers Communautaires, sans que ces candidats ne vous aient proposé le moindre programme, la moindre orientation claire susceptible d’orienter votre choix…

Même dans les républiques bananières africaines on fait mieux.

Quand les citoyens s’éveilleront…

par Daniel Sango

Le bal des judas

1762778095Plus qu’un climat délétère, la campagne municipale à PAU nous offre ce que l’être humain peut avoir de plus abject pour conquérir le pouvoir. Tout y est. Une ancienne élue du parti socialiste qui, trahissant ses électeurs, a, il y a quelques années, fait basculer le conseil général de gauche à droite, non sans récompense bien sûr, et se retrouve aujourd’hui à côté de membres de l’UMP qu’elle n’a jamais portés dans son cœur.

Et de leur côté ces derniers qui, comme ESAÜ perdant son droit d’aînesse pour une soupe de lentilles, viennent se nourrir dans la main de celui qui a trahi leur « père », préférant perdre leur âme dans l’espoir d’une douceur qui aura très vite un goût amer, car ils cèdent à un hold-up qui va tout simplement faire disparaître à PAU ce qui restait de leur mouvement, déboussolant ses militants et ses électeurs.

Et puis, il y a ceux qui ont collaboré avec la « maire sortante » et deviennent les adversaires de leurs anciens amis en même temps qu’ils deviennent les amis de leurs anciens adversaires. Et aussi ceux qui se couvrent d’honneurs ou de postes rémunérateurs , voire des deux, pour prix d’une trahison. Ils se reconnaîtront tous .Mais peuvent-ils encore se regarder dans leurs miroirs et surtout nous regarder en face. Il y a tout parce qu’à PAU tout est possible. Notre ville n’a-t-elle pas donné le trône d’un pays catholique à un protestant et celui d’un pays protestant (la Suède) à un catholique !

Mais il y a encore des gens honnêtes et ils sont, heureusement, les plus nombreux.

– par Pierre ESPOSITO
Porte-parole de PAU BLEU MARINE.

Pau Municipales 2014 – Eurydice Bled serait-elle dogmatique ?

Capture d’écran 2014-03-14 à 12.47.07AltPy a contacté tous les candidats à l’élection municipale paloise en leur adressant un questionnaire et un projet de deuxième « Pacte des Nouvelles Pratiques Municipales ». Tous ont répondu soit au questionnaire, soit au pacte proposé, soit aux deux. Tous sauf un ou plutôt une : Eurydice Bled, candidate d’EELV.

Ce n’est pas faute de l’avoir relancée directement, via son site de campagne ou encore par l’intermédiaire de Danièle Iriart. Silence radio total. Eurydice Bled n’a rien à dire à Alternatives Pyrénées.

Pourtant, elle a signé la charte Anticor, pour l’éthique en politique. Une charte que le deuxième « Pacte des Nouvelles Pratiques Municipales » d’AltPy complète, puisqu’il cherche à provoquer des avancées concrètes, prenant en compte la situation paloise en matière de transparence, d’éthique, de pratique et de lutte contre le clientélisme et la corruption.

Passé le moment de questionnement sur ce « black-out », un seul motif semble plausible, Eurydice Bled, doit voir dans AltPy un support inconditionnel des bétonneurs, foreurs et autres destructeurs de ce qui nous reste de nature…

Il est vrai que sur AltPy s’expriment des partisans de la Pau-Oloron, d’une desserte LGV directe du Béarn et de la Bigorre ou encore de l’expérimentation en matière de recherche de gaz de schistes… Tout comme il est vrai que sur AltPy s’expriment, avec la même vigueur des opposants à ces mêmes projets et partisans du Bus-Tram et autres modes de transports doux. La richesse d’AltPy est là : créer le débat entre personnes souvent aux idées bien opposées.

Eurydice Bled serait étonnée de savoir qu’il y a parmi les adhérents d’AltPy, des gens de tous les horizons et de toutes les convictions différentes. En termes politiques, nous pourrions dire du Front de Gauche jusqu’à Debout la République.

Nous lui avons proposé de nous rencontrer autour du deuxième « Pacte des Nouvelles Pratiques Municipales ». Elle ne nous a jamais répondu.

Une position de fermeture bien peu compréhensible. Une position dogmatique qui ne serait que la traduction, au niveau local, de l’image véhiculée par les « verts » français, toujours arcboutés sur leurs idéaux et peu capable de discussion avec leurs partenaires politiques les plus proches. On le constate tous les jours au plan national. Force est de le constater aussi à Pau. Dommage…

– par Bernard Boutin

le site de la liste Passion Audace Urgence 2014 : http://pau2014.fr/candidat/ebled/

Crédit photo : le site de campagne d’Eurydice Bled

Mehdi Jabrane signe le « Pacte des Nouvelles Pratiques Municipales » d’Alternatives Pyrénées.

DSCF1358Mehdi Jabrane, tête de liste de « Pau’pulaire » a signé mardi 25 février avec Joël Braud, président d’Alternatives-Pyrénées, le « Pacte des Nouvelles Pratiques Municipales » (nouvelle version*) proposé par AltPy aux candidats à l’élection municipale à Pau.

Une signature qui parait naturelle pour la liste « Pau’pulaire », dont les propositions en matière de transparence, de bonnes pratiques municipales, et d’éthique, occupent une place centrale de son programme et vont même parfois au-delà du « Pacte des NPM » : publication de nombreux documents administratifs, consultation des palois, place donnée aux élus de l’opposition, etc…

Olivier Dartigolles pour la liste du Front de Gauche « Une ville pour nos vies », et Georges de Pachtère pour la liste du Front National « Pau Bleu Marine » ont également signé ce pacte, qui en plaçant la « transparence, l’éthique, la lutte contre la corruption et le clientélisme au coeur de son action » répond aux attentes d’une très large majorité de Palois. Le Pacte est consultable dans son intégralité sur le site alternatives-pyrenees.com.

PS : Pour découvrir l’intégralité du nouveau Pacte, cliquer ICI

* une suite au « Pacte » présenté aux candidats à l’élection municipale de mars 2008.

DSCF1358
25 février 2014, Mehdi Jabrane, tête de la liste « Pau’pulaire » signe le Pacte des Nouvelles Pratiques Municipales, pacte initié par Alternatives Pyrénées

David Habib répond aux questions d’Alternatives Pyrénées.

imagesAlternatives Pyrénées a souhaité poser un certain nombre de questions – vingt exactement – aux candidats au prochain scrutin municipal. L’objectif est double, d’une part aborder des sujets inédits et d’autre part éviter la « langue de bois. David Habib, tête de liste de « Pau le mouvement » répond à nos questions

 

Municipales 2014 :

Les grands enjeux de la ville de Pau
Nos questions / Vos réponses
Réponses du candidat David HABIB

FINANCES

• Les impôts locaux. Pensez-vous pouvoir faire baisser la taxe foncière et la taxe d’habitation et dans quels domaines la ville peut-elle réduire ses dépenses ?

Les impôts sont trop élevés à Pau. La municipalité sortante n’a pas procédé à des hausses d’impôts. Les taux sont restés stables. Mon engagement est clair : il n’y aura pas de hausse d’impôts pour les Palois. L’addition des taux communaux et intercommunaux restera donc à l’identique, ce qui signifie que je chercherai à faire évoluer les taux communaux à la baisse et à mutualiser davantage encore les ressources communautaires.

On assiste, et c’est heureux, à un transfert progressif de compétences vers l’Agglomération. J’entends poursuivre ce mouvement, définir un projet communautaire avec toutes les communes de l’Agglomération et arrêter des règles de justice fiscale dans le territoire.

La baisse de la taxe foncière et de la taxe d’habitation est un objectif. Le faire sans se préoccuper de la mutualisation des moyens au niveau de la Communauté d’Agglomération est une hérésie. Par sincérité, par honnêteté, et parce que tous les candidats portent des projets qui ont un coût, je n’annoncerai que ce que je pourrai tenir : la stabilisation de la pression fiscale (ville + Agglomération) sur toute la durée du mandat.

Parallèlement, je m’engage à réduire nos dépenses de fonctionnement, à favoriser les redéploiements, à limiter le recours à des études que certains jugent excessives. A Mourenx, chaque année, j’ai baissé les dépenses de fonctionnement de 3 à 5 % l’an. Faute d’avoir une vision fonctionnelle du service public municipal, je m’interdis d’annoncer un pourcentage. Mais je m’engage à réduire nos dépenses.

LA DEMOCRATIE PARTICIPATIVE

• Envisagez-vous que les membres des conseils de quartiers soient élus ?
• Souhaiterez-vous organiser un référendum d’initiative populaire et sur quel sujet?
• Connaissez-vous les termes de la charte de bonnes pratiques des élus et comptez-vous l’appliquer ?

Conseils de quartier

Les conseils de quartier sont de vraies réussites. J’ai rencontré de nombreux membres de ces instances. Ils se félicitent de la démarche et du travail réalisés. On me rétorquera que certains conseils ont mieux fonctionné que d’autres. C’est exact, mais globalement l’initiative est heureuse et je la poursuivrai. Je souhaite qu’aucun Palois ne se sente exclu de la vie citoyenne de son quartier et donc des conseils qui s’y rattachent. Après une désignation par tirage au sort, recourir à l’élection, pourquoi pas ? On ouvrira à ce sujet la concertation pour arrêter le mode de désignation le plus adapté.

Le référendum d’initiative populaire

J’ai déjà annoncé une initiative en ce sens sur le projet dit de « Bus Tram », ou plus exactement de bus à haut niveau de services. Ce référendum aura lieu en novembre 2014 et permettra à chaque Palois de se prononcer sur ce projet, après un débat public que nous organiserons dès le mois d’avril. En prenant cette initiative, sur des sujets très précis et de grande importance, je pense utile d’interroger directement les habitants. Pour autant, je saurai prendre mes responsabilités et pour la quasi-totalité des décisions, inviter le conseil municipal à délibérer.

La charte de bonnes pratiques des élus

Oui, je connais cette charte adoptée en 2009. Elle pose un certain nombre de règles et de comportements qui, en ce qui me concerne, relèvent de la simple évidence. Elle a le mérite de les formaliser, mais aussi de solenniser un engagement à les respecter. En ce qui me concerne, la meilleure pratique d’un élu se situe dans un adage simple : dire ce que l’on va faire et faire ce que l’on a dit. C’est le respect minimum que l’on se doit de donner aux citoyens et à son engagement propre.

Cette charte méritera sans doute d’être retravaillée, adaptée aux pratiques actuelles de notre démocratie, je pense notamment, à l’usage des technologies de l’information et de la communication, les réseaux sociaux… qui influencent et participent à la vie démocratique et qui peuvent mériter de se retrouver dans cette charte. Elle sera travaillée avec l’ensemble du conseil municipal, y compris l’opposition.

GRANDS PROJETS

• Le Bus-Tram. Avez-vous l’intention de réaliser le projet de l’équipe précédente ? Les transports urbains peuvent-ils être gratuits ? 

Êtes-vous favorable au projet ?

Oui. Après avoir travaillé son contenu, ce projet correspond à un double besoin pour notre ville : celui de la requalification urbaine, de son entrée nord jusqu’à la gare en passant par son centre-ville sur un linéaire de 10 km, et celui d’un mode de transports doux, adapté à nos sociétés, tant du point de vue environnemental que du coût du pétrole par exemple. Vous avez eu largement l’occasion de présenter ce projet. Je l’ai indiqué récemment, il ne suscite pas aujourd’hui l’adhésion des Palois. Cela n’en fait pas pour autant un mauvais projet. Par manque d’information, par défaut d’efficacité de pédagogie ou de communication, quelles qu’en soient les raisons, si je suis élu Maire, je veux redonner aux Palois le dernier mot sur ce dossier. Mener la démocratie jusqu’au bout.

Aussitôt le conseil municipal d’installation tenu, je saisirai la commission nationale du débat public afin qu’elle nous accompagne dans l’organisation d’un débat transparent, complet, dépassionné et véritablement participatif. Tous les Palois pourront s’exprimer, s’informer, débattre et, je l’espère, être convaincus. L’issue de la démarche, que j’envisage en novembre 2014, sera l’organisation d’un referendum qui liera la ville de Pau et son conseil. Les Palois se détermineront souverainement. Le débat ne sera pas « pollué » par la campagne électorale et des positionnements qui relèvent de la stratégie politicienne. Ainsi, François BAYROU était en 2008 pour le Tram Bus, opposé en 2014 au Bus Tram. Ce n’est pas sérieux, on est dans la tactique, alors que ce dossier mérite d’être examiné avec rigueur et sens de l’intérêt général.

Je suis convaincu qu’au-delà du bus à haut niveau de services, la démarche que je propose (débat public + referendum) correspond à une attente de nos concitoyens.

Gratuité

Je suis, par principe, opposé à la gratuité. Et cela dans tous les domaines. Il reste que si la gratuité permet de favoriser le recours aux transports en commun, je souhaite que nous puissions ouvrir ce débat avec les 22 communes du Syndicat Mixte des Transports Urbains (SMTU). Il y a la question de la tarification « jeunes » qui est posée. La navette Coxitis doit rester gratuite et je suis tout prêt à accepter des aménagements tarifaires pour les Palois qui emprunteraient des lignes reliant les maisons de retraite au centre-ville, les foyers de logement au centre-ville. Nous sommes dans le cas évoqué sur d’autres problématiques que la gratuité. Je veux parler du lien social qui doit être encouragé et préservé.

• Le Grand Prix automobile de Pau. La ville de Pau et la CDAPP doivent-elles subventionner cette manifestation ?
• Les halles. Comment et quand les rénover, les réhabiliter ou les rhabiller ?
• Caserne Pissard-Santarelli. Depuis 1999, la ville est propriétaire de cet espace de 22 hectares, que faut-il en faire et quand ?
• La friche industrielle du quartier de la gare. Comment aménager cet espace afin qu’il ne continue pas à polluer la plus belle vue de terre ?

Le Grand prix automobile de Pau

Sans l’implication financière de la ville de Pau et de l’Agglomération, le Grand Prix de Pau n’existerait plus ! Je suis favorable au maintien des subventions au Grand Prix automobile dès lors que l’impact populaire et économique de ce rendez-vous sera démontré. Je pense qu’il n’appartient pas à un Maire, élu pour 6 ans, de remettre en cause cette manifestation qui appartient au patrimoine de Pau. C’est aux Palois et à eux seuls d’exprimer une position sur ce dossier d’importance. Je suis donc favorable à ce qu’on les consulte, après évaluation des coûts et des bénéfices de la manifestation, et après débat public.

La caserne Pissard-Santarelli

La caserne Pissard-Santarelli est insérée dans le périmètre du schéma urbain du secteur du Stade du Hameau dont la surface dépasse les 260 hectares. Cette caserne est en lien direct avec le boulevard de la Paix et l’avenue Alfred Nobel. Elle est à proximité du Centre Jean Feger, de Pau Cité Multimédia et des zones Europa et Berlanne. On devra donc mesurer l’importance stratégique et économique de cet espace. Son urbanisation est un vrai enjeu en termes d’aménagement : pour de l’activité, éventuellement de la résidentialisation, mais aussi pour des équipements. Est évoqué régulièrement l’accueil d’un stade dédié au football, au Pau FC, à cet endroit : c’est l’une des hypothèses que l’on peut retenir.

La friche industrielle du quartier de la gare

Vous évoquez-là le quartier de la Porte des Gaves, un dossier majeur pour le développement futur de la ville. Pau s’est toujours développée vers le nord, comme si le boulevard des Pyrénées constituait une barrière, une frontière. André LABARRERE était conscient de cette difficulté et avait, lors de son dernier mandat, essayé de « réparer » cette tendance lourde. Le stade d’eaux vives s’inscrit dans sa volonté de rééquilibrer vers le sud le développement de la ville. Nous voulons que ce quartier puisse, au terme des 6 ans, être réhabilité. Je connais la complexité du dossier, tant en termes de maîtrise foncière que de servitudes d’urbanisme. Pour autant, le quartier de la gare sera aménagé. Il accueillera, si les Palois nous font confiance, des activités culturelles et sportives. Nous souhaitons y réaliser la cité des cultures, reprendre les bâtiments industriels existants, qui sont de vraies « pépites » architecturales. Notre liste est résolue à faire de cette zone une vraie réussite urbaine.

La réfection des voies de circulation. Un grand retard a été pris en ce domaine, pensez-vous pouvoir le combler ?

Oui, il faut le reconnaître, l’état de la voirie de Pau n’est pas satisfaisant. Les Palois attendent plus et mieux. Vous le savez, dans cette campagne je veux parler d’avenir et ne pas m’appesantir sur le passé. Mais il est clair qu’une programmation insuffisante a abouti à cette situation. L’équipe sortante a investi plus de 30 millions sur 6 ans. C’est un effort considérable mais qui n’a pas permis un rattrapage complet. Pau compte 300 kilomètres de voirie. L’investissement nécessaire par an doit s’établir à environ 5 millions d’euros. C’est l’objectif que nous nous fixons. Le transfert d’un certain nombre de voirie à la Communauté est une bonne chose, car il n’est pas normal que les Palois payent, seuls, la réfection d’axes empruntés par tous.

ECONOMIE

• Le déménagement du Parc des Expositions. Pensez-vous que cela est nécessaire et où situer le nouvel emplacement ?

J’ai été le premier candidat à faire connaître mon soutien au projet de déménagement du Parc des Expositions. On peut regretter ce transfert. Mais il est nécessaire. Les 4 hectares actuels ne sont pas suffisants, les bâtiments sont particulièrement dégradés, les liaisons avec les sorties autoroutières ne sont pas immédiates. Tout cela concourt à ce que la Chambre de Commerce et la ville ont entamé une réflexion sur le transfert du Parc et abouti à un projet moderne, ambitieux, et qui créée des synergies. J’y souscris bien volontiers. Je suis donc favorable à un déménagement au nord, à proximité du Zénith et du Palais des Sports, d’une vaste zone de parking déjà existante, pour permettre une utilisation plus soutenue du Parc, mais aussi du Zénith, qui restent, aujourd’hui, insuffisamment occupés.

• Le centre-ville

Le centre-ville est un enjeu majeur. Il a fait l’objet d’une réhabilitation de qualité, appréciée par les Béarnais et jugée positive par les commerçants qui y sont installés. Il y a encore des efforts à faire pour végétaliser la place Clemenceau, multiplier les événements qui peuvent s’y dérouler. Nous proposons en centre-ville des aires de jeux pour les enfants et, plus globalement, une modernisation et une simplification de la ville pour que l’usage du centre soit rendu le plus aisé possible. Exemple : par une application Smartphone, connaître en temps réel l’état des disponibilités des parkings à tout moment. Mais le centre-ville doit être aussi un lieu de vie, pas exclusivement de commerces. Il nous faut donc reconquérir de nombreux bâtiments vides, mal exploités, où sont parfois accueillis dans des conditions précaires, un certain nombre de Palois. C’est un chantier qui sera long, qui doit mobiliser des opérateurs privés et publics. Accueillir de nouveaux résidents suppose une réponse au problème du stationnement. Les familles exigent, et c’est normal, de pouvoir disposer d’un véhicule et de pouvoir le parquer dans des conditions de sécurité, de coût et de proximité au logement, satisfaisantes. Il y a donc nécessité de créer davantage de petits parkings relais dans la toute première couronne du centre-ville. Ce que l’on appelle les « dents creuses » peuvent en partie être mobilisées pour cela. Nous avons fait des propositions concrètes en ce sens.

• Comment dynamiser son activité économique et commerciale ?

Pau a la chance d’avoir un réseau de commerçants de qualité. J’ai rencontré l’ensemble des associations et bien sûr l’OFCAP. Les dirigeants de ces structures sont responsables. Ils ont une vraie vision du commerce du centre-ville. Je me réjouis à l’avance du travail que nous allons pouvoir réaliser. La dynamisation de l’activité économique et commerciale du centre-ville sera une co-production. Tout sera entrepris pour que le centre-ville de Pau soit accueillant, propre, simple et animé. Les commerçants pourront compter sur une stabilité fiscale et une réelle visibilité en la matière. Le plan de circulation, aujourd’hui illisible, sera revu. Le parc des horodateurs, aujourd’hui vieillissant, sera renouvelé. Pensez que certains horodateurs aujourd’hui n’acceptent pas les pièces de 2 euros… Au-delà, j’ai demandé à Nathalie LARRADET, qui sera adjointe à l’innovation, de réfléchir à la modernisation des usages sur le centre-ville. Elle a déjà noté une trentaine de propositions susceptibles d’être faites en la matière. Enfin, j’invite chacun à mesurer que le commerce palois va, dans quelques mois, être bousculé par l’arrivée d’une grande enseigne sur la côte basque. Cette enseigne est déjà installée à Bordeaux et à Toulouse. Des Palois font aujourd’hui 200 kilomètres pour s’y rendre. Imaginez ce qu’il en sera quand celle-ci sera effectivement implantée sur Bayonne ? Ça peut être une épreuve pour notre commerce, ça peut être une chance aussi, si nous mesurons et préparons une « riposte » commerciale qui associe commerce traditionnel et enseignes de dimension nationale.

Enfin, dynamiser le centre-ville s’est refaire le quartier des halles. Vous trouverez ci-dessous notre projet des Halles [NDLR : voir images en bas de l’article].

Les Halles nourrissent à la fois le savoir vivre et le savoir faire. Essentiel pour dynamiser le centre ville et développer le commerce, le projet des Halles est aussi un projet de requalification urbaine. Claires, lumineuses, fonctionnelles, les nouvelles halles seront dimensionnées pour accueillir sur deux niveaux les commerces traditionnels et de nouvelles activités. Des allées plus larges, de grandes parois vitrées et des étals ouverts directement sur l’extérieur offriront aux palois un environnement de plaisirs gourmets.

Un espace producteurs qui privilégiera les circuits courts trouvera sa place au cœur du dispositif. Baigné de lumière grâce à la mise en oeuvre d’une grande verrière il gardera ses diverses pratiques actuelles.

Les nouvelles halles achevées, étaliers et producteurs réinstallés, les halles d’aujourd’hui, laisseront alors place à un espace public ouvert, protégé, et animé. Un nouveau centre !

La tour fera alors l’objet d’une reconversion. Habillée dans un premier temps par l’extérieur d’une double peau, son aménagement sera composé d’une mixité activités/logements. Une pépinière d’entreprises y sera implantée. Le rez-de-chaussée, largement ouvert sur la nouvelle place, proposera des expositions du savoir faire territorial, le « made in Pau ! »

• Quel est votre projet concernant le plan de circulation et le stationnement pour accéder au centre-ville ?

A. Bien circuler, c’est bien stationner

Nous voulons une circulation fluide, cohérente, adaptée aux usages et aux usagers, facilitée par une offre de stationnement pertinente et souple. Nous créerons des stationnements paysagers et intégrés à la ville.

Pour le stationnement, nous nous engageons à :

Mettre en oeuvre une offre de stationnement complète et globale comprenant à la fois la création de places de parking mais également une tarification incitative et adaptée, des liaisons de transports en commun efficaces et rapides et une information permanente et en temps réel (association d’un service municipal à cette offre de stationnement pour mieux informer, écouter, orienter les usagers)

Trois types de stationnements seront créés ou aménagés :

  • Les parcs relais : en périphérie de la ville et au coeur des quartiers d’avenir. À forte capacité (500 à 1 000 places), ces parcs seront construits en aérien. Sous forme de silos ou intégrés à une trame urbaine, ils seront toujours paysagers et sécurisés. Chacun d’entre eux sera connecté au centre-ville par une ligne de transport en commun directe et fréquente.
  • Les relais : de plus petite capacité et avec une forte dimension de patrimoine et de paysage, ces parkings seront situés aux entrées principales du centre-ville, sur un anneau périphérique de proximité (Avenue Gaston Phoebus/Boulevard Alsace Lorraine/Avenue du Général Leclerc/rue du XIV juillet). Destinés aux résidents de proximité, aux salariés pendulaires, et aux usagers des halles (possibilité de livraison et de gardiennage, mise à disposition de caddies), ils permettront également de trouver une information d’orientation et des services adaptés (wifi, chargeur électrique de voiture) pour un accueil de visiteurs ponctuels (touristes, commerciaux) une offre tarifaire ciblée et adaptée sera proposée. Des navettes fréquentes et directes seront associées.
  • Les parkings de cœur de ville, en souterrain ou en surface, seront destinés aux résidents du centre-ville (abonnement très attractif) et aux usagers ponctuels.

Il existera trois formules tarifaires différentes suivant les parkings : abonnements très attractifs pour les résidents de proximité et les salariés pendulaires sur les parcs relais (places réservées), tarifs couplés aux déplacements pour les utilisateurs des transports collectifs, tarifs horaires pour les utilisateurs ponctuels.

Pour le centre piétonnier, nous nous engageons à :

Modifier le fonctionnement des bornes aux entrées du centre piétonnier pour permettre aux usagers qui doivent circuler (taxis, livreurs, médecins, résidents) d’entrer librement à l’aide d’un code envoyé sur Smartphone (application à créer) ou d’un badge pour les usagers de parkings privés.

Hors zone piétonne, nous moderniserons le parc des horodateurs pour proposer des modes de paiements simplifiés.

Pour les salariés du centre-ville, nous nous engageons à :

Travailler en concertation avec les employeurs du centre-ville afin de proposer aux salariés des tarifications favorables hors hyper centre et des solutions de navettes renforcées aux horaires d’ouverture et de fermeture des bureaux et magasins.

B. Un plan de circulation compréhensible qui facilite les déplacements

Faciliter les déplacements, fluidifier la circulation, rendre plus accessible le centre-ville sont nos
objectifs !

Pour la circulation, nous nous engageons à :

1. Faciliter et rendre agréables les déplacements dans la ville :

  • En organisant un anneau périphérique de l’hyper centre, rapide, sécurisé : Av Gaston Phoebus/Bd Alsace Lorraine/Av Édouard VII/Av Gaston Lacoste/rue d’Etigny, ponctué régulièrement de parkings.
  • En réaménageant des carrefours paysagers aux entrées de l’hyper centre.
  • En recréant des continuités de rue sans sens interdit
  • En facilitant les traversées de ville d’Ouest en Est et du Nord au Sud (et vice versa) en passant à proximité de l’hyper centre piéton, sans le traverser.

2. Supprimer les zones d’embouteillages localisées, notamment :

  • De la rue Gachet et en amont depuis la rue Gassion :
    -­ Regrouper Aragon et Clémenceau en ouvrant la liaison existante pour n’avoir qu’une entrée square Aragon et une sortie rue Latapie.
    ‐ Permettre de circuler d’Ouest en Est de la rue Louis Barthou vers Palais Beaumont (zone 30)

3. Mettre en place un service dédié pour :

  • Observer des flux et pouvoir adopter des solutions efficaces
  • Prendre en charge, accueillir et orienter les visiteurs extérieurs (ligne téléphonique dédiée, liaison Smartphone, affichage électronique, signalétique)
  • Concerter les utilisateurs (résidents, employeurs, salariés)
  • Prévenir et informer efficacement de tout changement

• Le Palais Beaumont et le Centre de congrès. Quel est votre projet les concernant ?

Pau et l’agglomération doivent jouer au maximum la carte du tourisme et plus particulièrement du tourisme d’affaires. Faire de ce territoire une vitrine du développement économique et de l’activité économique est le premier signal à donner pour justifier notre position sur ce créneau. S’appuyer sur nos talents, mais aussi sur nos ressources naturelles, nos espaces, nos traditions, notre gastronomie, notre patrimoine et notre histoire, sont les vecteurs de séduction qu’il faut projeter à l’extérieur. La mise en synergie des grands équipements Palois et de l’Agglomération est une nécessité. On vient de le voir avec le Parc des Expositions. Le Palais Beaumont fonctionne bien. Il constitue un atout majeur dans notre politique « des congrès ». Il faut également penser à l’exposition de Pau dans des salons touristiques, commerciaux et industriels, pour décrocher congrès, salons, symposiums et colloques. Cela se fera avec la Chambre de Commerce et avec l’ensemble des professionnels du tourisme.

SOCIAL

• Les gens du voyage. Quelles dispositions comptez-vous prendre pour être en conformité avec le schéma départemental ?

Je connais bien ce problème. Nous avons créé à Mourenx la première aire de stationnement adaptée. Il s’agit d’une aire constituée d’un petit bâtiment comportant un local de vie, un espace sanitaire et de rangement, auquel s’accolent une, deux ou trois caravanes. Pas davantage. Orthez a réalisé le même aménagement. Il nous faut maintenant l’envisager sur Pau.

Le schéma départemental d’accueil des gens du voyage prévoit :

A charge de la Communauté d’Agglomération, la réalisation d’une aire d’une capacité totale de 200 places, réparties sur une ou deux surfaces.

Les dispositions ont été prises, un terrain est mis à disposition au nord de Pau et un autre à l’est de Pau. Les obligations sont donc respectées et le Préfet l’a souligné l’an dernier. Il nous faut maintenant réaliser ce projet. Je veux indiquer que cela coûte cher, que cela suppose que les résidents acceptent des devoirs, payent un emplacement. Des dispositions d’accompagnement financier sont prévues par l’Etat à cet effet. Enfin, les services devront être extrêmement vigilants au respect des règles dans le temps. Nous avons réussi à Mourenx, je suis convaincu que nous y parviendrons à Pau. Au-delà, il nous faut parvenir à la fermeture de l’aire Nobel et demander, à l’ensemble des communes de l’aire urbaine paloise, de travailler à cette question et d’apporter des réponses durables et de qualité. Ce dossier appelle des réponses humaines, mais aussi d’équilibre territorial.

• Maintiendrez-vous au même niveau les aides aux associations ?

Les associations à Pau sont près de 850 à être subventionnées. Ce foisonnement associatif symbolise un engagement bénévole d’une grande qualité et d’une riche diversité. Dans de nombreux domaines, que ce soit le sport, la culture, l’action sociale, l’éducation populaire, l’environnement… elles participent largement à la mise en oeuvre des politiques publiques, à faire du lien social et à tisser la ville. C’est une chance. Cela représente aussi beaucoup de dépenses de fonctionnement et je rechercherai, avec les associations, les voies et moyens pour optimiser les subventions, mettre en place de façon générale des contrats d’objectifs et de moyens sur des plans pluriannuels. Nous poursuivrons la politique de mutualisation des moyens et des ressources. Dans la concertation et la transparence, nous veillerons à faire mieux. Nous rechercherons les recettes, notamment auprès du Conseil Général, pour les associations départementales et, globalement, des sources d’économie possibles, sans bien évidemment compromettre les interventions des associations paloises.

CDAPP

• Si vous êtes élu postulerez-vous pour la présidence de la CDAPP ?

Non, je souhaite me consacrer pleinement à la fonction de Maire. Je souhaite par ailleurs porter le projet de Pôle métropolitain.

• Comment vous situerez-vous par rapport à la LGV et la Pau-Oloron ?

J’y suis favorable. Je considère que le financement des 12 millions restants pour la LGV doit être assorti d’un engagement de l’Etat quant à la desserte de Pau et du Béarn. Ce financement ne saurait être le fruit de la seule Communauté d’Agglomération mais de l’ensemble du Béarn, intéressé directement par cette déserte à grande vitesse. Sur la Pau- Oloron, mon engagement est ancien, il s’inscrit dans la volonté d’offrir une réponse moderne, sécurisée, à l’état de l’actuelle RN 134. Il a pour finalité, également, l’amélioration de notre desserte vers le sud, aujourd’hui moyenâgeuse.

• Pensez-vous que le nombre de grandes surfaces à la périphérie ne peut être augmenté ?

Si vous parlez des grandes surfaces alimentaires, j’y souscris.

CUMUL

• Enfin si vous êtes concerné par les dispositions légales sur le non cumul des mandats, vous êtes invité à nous faire savoir quel est votre choix entre les mandats que vous serez amené à exercer.

Si je suis élu, je ne solliciterai pas le renouvellement de mon mandat de député en juin 2017.

Pau, le 11 mars 2014

propos retranscrits par Joël Braud

Capture d’écran 2014-03-10 à 22.13.34

Capture d’écran 2014-03-10 à 22.13.58

Capture d’écran 2014-03-10 à 22.14.13

Pau Municipales 2014 – François Bayrou et les non-dits

Mairie pauAlternatives Pyrénées a proposé à François Bayrou, comme aux autres candidats à l’élection municipale paloise, de signer les 10 engagements de son deuxième « Pacte des Nouvelles Pratiques Municipales ». A la clef : éthique, transparence, lutte contre la corruption et contre le clientélisme.

Par un courriel adressé à AltPy, le Président du MoDem répond « clairement » en affirmant que les sujets évoqués dans le nouveau Pacte sont « au premier rang de ses préoccupations, non seulement pour cette élection mais depuis le premier jour de mon engagement politique ». Pour autant, avant même de développer, François Bayrou tient à dire qu’il a pour pratique de ne jamais signer un engagement rédigé par un tiers. Pourquoi pas ? Sauf que le premier « Pacte des Nouvelles Pratiques Municipales » de 2008 avait été signé par François Bayrou lui-même ! Nous pouvions dès lors nous attendre à quelques reculades par rapport au contenu du pacte qui lui était soumis.

François Bayrou confirme être en accord avec les propositions suivantes du pacte. Citons-le :
– publication (ndlr : sur le site pau.fr) des documents administratifs, des bilans, des conventions et des comptes-rendus, etc.
– signature d’une charte éthique que je proposerai
– video (ndlr : du conseil municipal)
– offres d’embauche à l’exception des emplois réservés au seul du cabinet et des emplois fonctionnels
– état réel des effectifs
– organigramme
– adjoint chargé des nouvelles pratiques
– exercice de la présidence de l’agglomération

Cette liste fait avancer les pratiques au niveau de la transparence avec un supplément de publications sur le site pau.fr : documents administratifs, bilans, conventions (ndlr : avec les associations) et comptes-rendus, etc.

Elle fait aussi avancer les pratiques au niveau desoffres d’embauche qui seront publiées sur le site pau.fr,avec toutefois des réserves : « à l’exception des emplois réservés au seul du cabinet et des emplois fonctionnels ». L’état réel des effectifs sera aussi communiqué aux Palois.

On pourra noter que François Bayrou proposera aussi une charte éthique. Pour mémoire, ce dernier n’avait pas signé celle proposée en début de mandature par Martine Lignières-Cassou.

Pour le reste, François Bayrou n’avance pas grand chose de nouveau et, c’est plutôt dans les engagements non validés par le Président du MoDem et dans les non-dits qu’il faut essayer de voir quelle gouvernance notre ville pourrait connaître s’il venait à être élu Maire de Pau.

Charte éthique : François Bayrou ne confirme pas la commission municipale, prévue dans la Pacte qui devait être présidée par un membre de l’opposition. Cette commission aurait permis de s’assurer du respect de la charte éthique et d’en tenir informés les Palois. Il ne prévoit pas non plus que la liste de ses signataires soit rendue publique.

Cette démarche apportait pourtant une oxygénation bien nécessaire face aux habituelles postures politiciennes prises par les élus du conseil municipal. Nous avions là l’occasion de faire de l’Ethique un combat qui rassemble au delà des clivages ! Une occasion manquée.

Conseils de quartier : François Bayrou n’a pas l’intention de les « ériger en contre-pouvoirs organisés ». Les conseils de quartiers n’éliront donc pas leur exécutif ou du moins partiellement et, leur budget devra rester « sous contrôle ».

Il faut être un « politique » pour réagir comme cela. Les membres des conseils de quartier sont avant tout des Paloises et des Palois qui aiment leur ville et qui sont armés du « désir de bien faire » pour elle. Ce ne sont pas des politiques. Ce ne sont que des citoyens. Ils sont prêts à donner sans compter et sans contrepartie. Les laisser choisir leur exécutif et gérer un budget était là aussi une façon d’apporter de l’oxygène à notre démocratie locale et… de leur faire confiance.

D’ailleurs n’ont-ils pas souffert durant leur première « mandature » de la présence d’un pouvoir politique qui favorisait uniquement une « information descendante » ? Une autre occasion manquée.

Consultation des palois pour les projets supérieurs à 10 millions d’euros : François Bayrou est opposé à cette demande arguant du fait que ni Beaubourg, ni la Pyramide Peï n’auraient vu le jour si le politique avait délégué le choix aux électeurs. Pour autant sa lecture du Pacte, n’est pas la bonne : il ne s’agissait que de demander l’avis des Palois avant que le conseil municipale ne décide lui-même. La décision restait donc entre les mains du Politique. (Peut-être avons-nous mal formulé cet engagement en parlant de « référendum d’initiative locale » ?)

On peut lui opposer que l’élu politique a décidé seul, en son temps, du très discutable bâtiment actuel des Halles à Pau ? L’élu ne s’apprêtait-il pas à positionner une « vache sur la Miséricorde », vache rattrapée par des problèmes de financement ? L’élu n’a-t-il pas mis en place le Stade d’Eaux-Vives ? Qu’aurait dit le « bon sens citoyen » s’il avait été consulté ?

« L’exercice de l’implication sur les grands équipements fait non seulement partie intrinsèque de la responsabilité d’un maire mais elle est même à mes yeux un devoir » dit François Bayrou.

Adjoint en charge des nouvelles pratiques : Si François Bayrou reconduit la notion d’adjoint en charge des Nouvelles Pratiques. Il ne développe en rien sa mission. Pourtant, le deuxième Pacte, au vu de la première expérience, se voulait plus pratique. Il prévoyait que l’adjoint « s’entoure d’associations et de Palois issus des conseils de quartier pour veiller à ce que ses engagements soient mis en place dans les meilleurs conditions possibles ». François Bayrou ne s’engage pas.

Afin d’éviter la traditionnelle « langue de bois » et, afin d’éviter que le Pacte soit un engagement sans suite, AltPy souhaitait rencontrer François Bayrou pour en débattre et pousser quelques pions. A ce souhait, le candidat n’a pas donné suite. Une nouvelle occasion manquée. Dommage.

Sceptiques par nature, nous lui aurions demandé, pour que les pratiques avancent réellement sur notre ville, pour que notre démocratie locale connaisse une vraie bouffée d’oxygène, pour que Pau Capitale brille aussi par une gouvernance d’exception, nous lui aurions demandé que soit mise en place une commission extra-municipale. Elle aurait pu être composée de l’adjoint aux Nouvelles Pratiques, de l’élu de l’opposition présidant la commission Ethique, de représentants des fonctionnaires municipaux, de représentants d’associations et des conseils de quartier pour faire avancer, concrètement et régulièrement, les engagements du Pacte.

Cette demande n’a pas pu être formulée en face à face. Elle l’est par AltPy interposé. Sans grand espoir…

François Bayrou veut bien informer les Palois mais surtout pas partager son pouvoir…

– par Bernard Boutin

François Bayrou ne signera pas…

BayrouFrançois Bayrou ne signera pas le Pacte des Nouvelles Pratiques Municipales qu’alternatives Pyrénées a soumis à l’approbation de chacun des candidats. Dans une lettre adressée à Alternatives Pyrénées, il a expliqué le pourquoi de ce refus tout en précisant les points qu’il mettra en œuvre et ceux qu’il rejette catégoriquement.

Ci-dessous sa réponse et sous l’article le fac-simile de l’original.

Pau, le 28 février 2014

Madame, (*)

J’ai bien reçu la 2ème édition du « pacte » présenté aux candidats aux élections municipales de Pau. Je veux vous répondre clairement : le sujet de l’éthique, de la transparence, de la pratique démocratique, de la lutte contre toutes les formes de conflits d’intérêt et de favoritisme est au premier rang de mes préoccupations, non seulement pour cette élection mais depuis le premier jour de mon engagement politique. Les combats que j’ai menés, par exemple dans l’affaire Tapie ou contre la privatisation opaque des autoroutes, ou ma pratique à la présidence du Parlement de Navarre, en témoignent.

Vous me demandez de signer un engagement que vous avez rédigé vous-même (*). C’est une pratique que j’ai toujours refusée. Depuis plusieurs années, j’ai pris la décision de ne signer que ce que j’écris moi-même, cela évite toute dépendance à l’égard des groupes de pression, quelle que soit leur nature.

Cependant, je vous dis bien volontiers mon adhésion à la plupart des orientations que vous souhaitez. Je les trouve justes et positives pour le citoyen et pour la gestion de la mairie :

– publication des documents administratifs, des bilans, des conventions et des comptes-rendus, etc.
– signature d’une charte éthique que je proposerai
– vidéo
– offres d’embauche à l’exception des emplois réservés au sein du cabinet et des emplois fonctionnels
– état réel des effectifs
– organigramme
– adjoint chargé des nouvelles pratiques
– exercice de la présidence de l’agglomération

J’ajoute que j’ai proposé une évaluation annuelle par les citoyens de l’action de la ville.

En revanche, j’ai une réserve et une opposition. Je n’ai pas l’intention d’ériger les conseils de quartiers en contre-pouvoirs organisés. Je pense tout à fait possible de proposer qu’une partie de leurs membres soit élue à condition qu’il y ait une participation suffisante, mais je serai opposé à toute forme d’organisation exécutive (pour exécuter quoi ?) et à des budgets annuels qui ne seraient pas contrôlés.

Je suis opposé à l’idée que tout projet d’équipement supérieur à 10 millions d’euros (les plus importants) soient soumis à référendum et que l’on délègue le choix des projets

Tout ce qui est novateur, notamment en matière architecturale, demande, j’en ai fait l’expérience, une volonté et une sensibilité souvent en décalage, au moment décisif, avec le goût majoritaire de l’opinion et ne se trouve reconnu que quelques années après, comme le président Pompidou en a fait l’expérience avec Beaubourg ou le président Mitterrand avec la pyramide de Pei au Louvre, etc.

L’exercice de l’implication sur les grands équipements fait non seulement partie intrinsèque de la responsabilité d’un maire ou d’un président mais elle est même à mes yeux un devoir.

Je vous ai exprimé le plus franchement possible le sentiment positif que m’inspirent nombre des idées que vous évoquez et les réserves ou les oppositions que je ressens à l’égard d’autres.

Je vous prie de croire à l’assurance de mes sentiments très cordiaux.

François Bayrou

– mis en ligne par Hélène Lafon

(*) François Bayrou m’a adressé sa réponse parce que le courriel accompagnant le pacte est partie de mon adresse électronique. Mais, le Pacte a été écrit au nom d’AltPy, par quelques-uns de ses animateurs, puis, il a été adressé par moi-même à chacun des candidats.

FB1

FB2

Mais comment feront-ils?

Pau EspositoUne campagne électorale , qui dure à Pau depuis de trop longs mois, nous assaille chaque jour de promesses. C’est à qui fera plus et mieux que l’autre. On promet…

On promet, cela ne coûte rien, tout en sachant que ce sera financièrement impossible et le moment venu on nous dira, comme le fait d’ailleurs l’actuel gouvernement (et ceux qui l’ont précédé) qu’on ne connaissait pas l’endettement réel de la ville, qu’on ignorait l’importance de tel ou tel poste des frais de fonctionnement, bref on avancera des excuses pour justifier l’inaccomplissement des promesses.

Et pourtant ! Tous ces marchands de rêves ignorent-ils que l’Etat, contraint de faire des économies, va réduire sa dotation de fonctionnement aux communes, que le président de l’Association des maires de France n’a pas caché son inquiétude en rappelant que cela aurait des conséquences majeures sur les investissements et donc sur l’emploi, notamment dans le bâtiment ? Et encore plus fort, on nous promet une diminution des impôts. Mais comment feront-ils alors qu’ils ne savent pas ce qu’il y aura dans la caisse ?

Ceux qui gèrent leur foyer, leur commerce, leur entreprise savent qu’on fait seulement avec ce qu’on a. Nous devons avoir nos priorités, mais une chose est sûre le rêve se termine quand on se réveille.

– par Pierre Esposito (*)

(*) Porte parole de le liste, Pau Bleu Marine

Georges De Pachtère (FN) signe le « Pacte des Nouvelles Pratiques Municipales » d’Alternatives Pyrénées

DSCF1394Après Medhi Jabrane, Olivier Dartigolles, c’est au tour de Georges De Pachtère de signer le deuxième « Pacte des Nouvelles Pratiques Municipales » proposé aux candidats à l’élection municipale de Pau.

Une signature qui parait tout à fait normale pour le candidat du FN qui serait allé bien plus loin en matière de transparence notamment en y incluant une demande d’informations sur les rémunération des élus et de leur cabinet.

Une signature recueillie en présence de Michèle Henriot, Georges de Pachtère et Pierre Esposito pour le Front National et d’Hélène Lafon, Joël Braud et Bernard Boutin pour Alternatives Pyrénées.