Pau Municipales 2014. Le jeu des chaises musicales continue.

 

imagesC’est bien un jeu en effet que celui qui est en train de se dérouler devant nos yeux ébahis d’électeurs palois. Et ce n’est pas fini ! Mais que nous réserve l’avenir ? Bien malin, devant les motivations peu avouables, celui qui se risquera à une prédiction.

 Ça y est, c’est fait, L’UMP, au niveau départemental, en a décidé ainsi, exit Nicolas Patriarche et arrive Eric Saubatte. Ce n’est d’ailleurs pas très flatteur pour Patriarche qui est prié d’aller se faire voir à Lons, comme si sa taille était insuffisante pour se positionner dans l’arène paloise. La dimension d’Eric Saubatte correspond-elle mieux aux enjeux ? Il est certain que dans les Pyrénées Atlantiques, l’UMP est loin d’être au mieux de sa forme.

 Âgé de 42 ans, se disant Palois d’origine, titulaire d’un master de droit public à l’Université de Pau, cadre technique dans une grande mutuelle d’assurance, Eric Saubatte est encarté à l’UMP depuis 2006. Auparavant, il avait adhéré au mouvement de François Bayrou, Force démocrate, en 1997 et ensuite avait milité pour la campagne municipale d’icelui en 1989. De bonnes raisons qui l’ont conduit, son plus glorieux fait d’arme, à se maintenir au second tour des législatives en juin 2012, entraînant de fait une triangulaire qui a eu pour principale conséquence la défaite du président du Modem et la victoire de la socialiste Nathalie Chabanne. En politique, il faut savoir tuer le père.

 François Bayrou va peut-être voir dans cette nouvelle candidature une provocation qui le conduira à sortir de son silence… avec le soutien de l’UMP Alain Juppé. Et magnanime, il gardera dans son équipe Véronique Lipsos-Sallenave et Marc Cabane.

 De l’autre côté, on attend avec impatience, mais sans grand suspense l’annonce de la candidature de David Habib. Les jeux, parait-il, sont faits entre lui et André Duchateau. Reste à savoir au prix de quelles promesses à l’égard de l’actuel premier adjoint de Pau. Mais cela ne sera pas dévoilé tout de suite, il y a comme ça des accords qui doivent rester secrets.

 Allez ! Osons une prédiction.  Eric Saubatte, UMP, va se retrouver en face de François Bayrou, Modem, de Yves Uriéta, indépendant et de David Habib, PS.

 Mais tout cela ce n’est que de la politique politicienne, celle qui occupe pour le moment les esprits embrumés. Le plus important reste à venir, il portera sur des engagements concrets, sans langue de bois, si c’est encore possible.

                                                                                               Pau, le 10 octobre 2013

 

                                                                                               Par Joël BRAUD

Pau Municipales 2014 – Palinodies paloises

 

imagesDécidément, lorsqu’on regarde l’agitation des politiques, celle qui précède les élections municipales de Pau, on est pris de vertige. Mais où donc tout cela va s’arrêter ?

 Commençons si vous le voulez bien par Marc CABANE. Alors qu’il était encore occupé à exercer ses fonctions de Préfet, l’UMP est venu le voir pour lui laisser entendre qu’il serait un candidat tout à fait convenable aux fonctions de maire de Pau et que dès lors il pouvait être assuré de son investiture. Mais un Préfet sait bien ce que signifie le devoir de réserve et il a demandé qu’on lui accordât un délai afin de pouvoir être libéré de ses obligations. Ce qui fut fait, il se déclara donc très tôt et, avec la bénédiction de l’UMP, il afficha ses convictions.

Continuons, à LONS il y avait un brave jeune garçon du nom de Nicolas PATRIARCHE élu dans l’équipe de CHAMBAUD (87 ans aux prunes), le maire, exerçant les fonctions d’adjoint, encarté lui (pas comme CABANE) à l’UMP et qui était pressenti comme un successeur potentiel. Mais patatras, CHAMBAUD en même temps qu’il annonce qu’il ne sera pas candidat à sa propre succession, désigne comme son dauphin, l’adjoint aux finances, Jean-René BELLOCQ. Vu l’influence encore importante du docteur CHAMBAUD, il n’était pas question pour l’UMP de prendre le risque de contrarier son choix. La question s’est donc posée de savoir ce que l’on allait pouvoir faire de PATRIARCHE. Eh bien tout simplement lui faire conduire la liste UMP à PAU. Comme c’est simple !

Vous suivez.

Oui mais que fait-on de Marc CABANE ?  Là encore c’est tout simple : on le laisse tomber. D’accord se disent les hiérarques de l’UMP, c’est nous qui sommes allés le chercher, mais après tout il n’est pas encarté, donc n’ayons pas de remord. Comme si les politiques, d’une manière générale,  étaient capables d’un tel sentiment. Et c’est ainsi que Marc CABANE apprit incidemment qu’il était supplanté. Alors l’ancien préfet se tourna vers François BAYROU qui le reçut et lui permit d’être tête de liste sur Pau avec l’étiquette UDI. Rappelons pour ceux que ça intéresse et qui parviennent à suivre, que BAYROU à ce moment là n’était encore que MODEM et n’avait pas fait son rapprochement avec Jean-Louis BORLOO. Peu importe et puisque l’avarice est un vilain défaut, mettons deux têtes de liste UDI pour les municipales de Pau ; Marc CABANE mais vous le savez déjà, et Véronique LIPSOS-SALLENAVE.

François BAYROU, lui n’est pas candidat, il se pose en rassembleur. A tel point d’ailleurs que Alain JUPPE, UMP, peu revanchard, candidat à sa propre succession à la mairie de Bordeaux, déclare haut et fort que si François BAYROU est candidat à Pau, il le soutiendra. Résumons, si c’est possible, François BAYROU, n’est pas candidat, il est MODEM et soutenu par un UMP. Il pilote deux candidats UDI. A la présidentielle de 2012, il avait soutenu HOLLANDE plutôt que SARKOZY. C’est pourquoi JUPPE n’est pas revanchard, à moins qu’il ait besoin des voix du centre pour assurer son élection bordelaise. Serait-ce un calcul intéressé ?

A Lons, le décès de Jean-René BELLOCQ fait qu’il n’y a plus de dauphin. Il se murmure que CHAMBAUD n’écarterait pas l’hypothèse de se remettre en piste. En tout cas, PATRIARCHE ne veut pas de Lons, il reste sur Pau.

Vous suivez ? Oui, alors vous avez du mérite.

Et du côté de la gauche, direz-vous ? Ce n’est guère plus brillant. Martine LIGNIERES-CASSOU, députée-maire a annoncé sa décision de ne pas solliciter un nouveau mandat. Ce faisant elle désigne son dauphin : André DUCHÂTEAU. Soit ! Ce dernier annonce donc sa candidature. Pas si simple parce que se pointe David HABIB qui, sans annoncer officiellement sa candidature, fait connaître ses velléités d’être tête de liste à PAU. Le député-maire de Mourenx viendrait donc à Pau, il abandonnerait en même temps que Mourenx, la communauté urbaine du bassin de Lacq ce qui est loin d’être négligeable. Mais plus que cela, avec la loi sur le non cumul des mandats (à laquelle il se dit opposé bien que socialiste), il lui faudra, s’il est élu maire de Pau, comme de Mourenx d’ailleurs, abandonner, soit le mandat de maire, soit le mandat de député. Il se trouve qu’il est aussi vice-président de l’Assemblée Nationale. Alors  nous dit-il ce qu’il fera ? Non. En tout cas il est opposé à André DUCHÂTEAU, également PS. L’arbitrage du parti socialiste au niveau national n’a pas réussi à départager les candidats. Par ailleurs Jean-François MAISON qui avait pointé le bout de son nez, se retire pour ne pas gêner les « ébats ». Alors devant cette impossibilité à trancher, on fait appel à un vieux sage, en la personne d’Henri EMMANUELLI. Que va-t-il faire ? Arrivera-t-il à en faire renoncer l’un des deux ? Pas sûr !

Résumons, si cela est possible : Deux têtes de liste UDI d’un côté soutenues par un MODEM,  de l’autre, deux socialistes ; un UMP dont chacun s’accorde à dire qu’il a peu de chances et puis… les autres.

Parmi les autres, il en est un qui fait peu de bruit, qui trace son chemin avec obstination et qui, dans certains sondages (dont ceux d’Alternatives-Pyrénées), se place en tête, c’est Yves URIETA. Il est indépendant de tout parti.

Devant ce spectacle, une seule question mérite d’être posée : vous y croyez encore, vous, à l’idéologie politique, au don de soi ?

– par Joël BRAUD

Pau, le 3 octobre 2013

L’UMP part en campagne.

imgresDifficile démarrage semble-t-il, dans la campagne de l’élection municipale de 2014 pour l’UMP locale. Après quelques atermoiements, voilà que le candidat est présenté. Mais pour en arriver là, que d’intrigues  d’alcôves.

Pour comprendre il faut retracer les méandres qui ont été empruntés par les différents protagonistes pour ne pas dire antagonistes. Tout d’abord, il y eut Marc CABANE, ancien préfet, grand commis de l’Etat qui, alors qu’il était encore en activité, a été sollicité par les représentants locaux de ce parti.  Soumis au devoir de réserve, il a laissé entendre qu’il était intéressé mais qu’il lui fallait attendre d’être effectivement en retraite pour s’afficher. Ce qu’il fit, croyant, le naïf, que l’investiture que lui accordait alors l’UMP (l’Union pour un Mouvement Populaire) était définitive. Il fut, fort  de cette conviction, le premier à annoncer sa candidature. Il partait de loin et prenait le risque du coureur de fond de s’épuiser avant l’arrivée au poteau.

Ensuite, il y eut Nicolas PATRIARCHE, responsable de l’UMP pour le Béarn. Dans un premier temps, les caciques de la formation le positionnaient sur la rampe de lancement de la ville de LONS. Cela tombait bien puisque James CHAMBAUD (UMP) maire depuis 1983, déclarait qu’il ne se présentera pas à la prochaine échéance. Mais voilà l’octogénaire dans la foulée de son annonce, proposait son dauphin en la personne d’un certain BELLOCQ. L’imprévu quoi, il fallait donc recaser PATRIARCHE ailleurs puisque CHAMBAUD, très écouté dans LONS, risquait de barrer la candidature du jeune loup au profit de son protégé. Et puis contrarier le vieux docteur ne pouvait s’envisager.

Alors on plaça PATRIARCHE en tête de liste UMP sur PAU. Oui mais alors que faire de Marc CABANE, celui qu’on a soutenu jusqu’alors à la même place ?

Tout simplement lui retirer cette investiture au prétexte ou pour la noble raison, c’est selon, qu’il n’a pas eu la présence d’esprit de s’encarter au parti. Depuis, certains membres de l’UMP affirment haut et fort que le profil de l’ancien préfet ne convenait pas du tout à l’ambition de conquérir la mairie de PAU. Ils le jugeaient trop peu politique, assez taiseux, en un mot peu mordant et pas assez roublard pour ce combat. Alors Marc CABANE  dépité par ces agitations auxquelles son métier de préfet ne l’avait pas préparé, s’en alla rejoindre François BAYROU pour un avenir encore incertain, mais avec l’espoir qu’il pouvait émerger de cette nébuleuse.

François BAYROU justement, est celui qui rassemble autour de sa personne un certain nombre de déçus tout en disant que lui-même n’est pas partant. On va le croire. Il y a même autour de lui un certain Patrick de STAMPA encarté, lui,  à l’U.M.P. à qui l’idée est venue d’aller voir si l’herbe du pré du voisin était meilleure. Il se fait incontinent rappeler à l’ordre par Nicolas PATRIARCHE lui-même. Il est sommé de choisir ou alors il sera exclu du parti ; dur, dur.

Avec toute la discrétion qu’il sied à ce genre de confidence, certains, bien informés au sein de l’organisation locale de l’UMP, n’hésitent pas à dire que PATRIARCHE est encore trop tendre et qu’il n’a aucune chance d’être élu, mais, qu’après tout, il faut bien lancer un jeune.

Enfin pour faire le tour à peu près complet de toutes ces têtes, il reste Jean GOUGY, lui, c’est bien simple, on ne l’entend plus. Il paraît même qu’il n’aurait plus d’influence au sein de l’organisation politique. Il aurait disparu du paysage politique local. Selon les mêmes sources, s’exprimant avec les mêmes préalables précautions, ce retrait est une bonne chose pour le parti.

Et pendant ce temps là, Max BRISSON, secrétaire départemental de l’UMP, s’acoquine  avec des élus de gauche et du centre pour promouvoir, sur le pays basque, une collectivité territoriale basque.

A n’y rien comprendre.

                                                                                               Pau, le 30 mai 2013 

                                                                                             – par Joël BRAUD