Il y a des coups de pieds au cumul qui se perdent…

imagesSeuls les cumulards – à les entendre – auraient la perception juste et complexe des problèmes. De TOUS les problèmes sans exception.

Les non cumulards comme les simples citoyens seraient des ânes bâtés patentés, désinformés, incapables de résoudre ne serait-ce qu’un conflit de voisinage, incapables d’appréhender les finesses des problématiques mondiales, de l’écologie à l’économie en passant pas la démocratie ou les conflits planétaires.

Si tel était le cas, seuls les cumulards devraient être autorisés à voter, à se demander pourquoi ils sollicitent les suffrages des incapables mineurs que nous sommes… ?

La vérité est que les cumulards, caste de professionnels autoproclamés obnubilés par leur seul plan de carrière sont au mieux dépassés, au pire sourds et aveugles dans leur petit monde de conciliabules, repas, voyages d’étude sans études, coktails, plateaux télés. Et que, sollicités et choyés sans arrêt par les lobbies de tous poils, ils en deviennent forcément les proches, puis les amis et, fatalement, leurs complices.

En Pyrénées Atlantiques, l’Express a recensé 13 cumulards : de 6 à 38 années de carrière, 27 en moyenne, 31 années pour les 10 les plus assidus.
En Aquitaine Poitou Charentes Limousin, cette Grande Diagonale du FOU, Alain Rousset prétend gouverner tout en étant député. Je vous laisse deviner qui est le fou…

Aussi, parce qu’il n’est pas bon que celui qui applique la loi soit celui qui la fait. Parce qu’après 27 années de carriérisme politique, de mairie en députation en passant par la communauté d’agglomération et le conseil général pour arriver à un 4ème mandat régional. Parce que vous ne pouvez pas tout faire et parce que ce n’est pas sain pour la démocratie, nous vous demandons solennellement, Monsieur ROUSSET, de démissionner de votre poste de député.

Frédéric PIC
Nouvelle Donne Béarn
06 44 23 82 19
f.pic@wanadoo.fr

Pour relayer cette pétition :https://www.change.org/p/alain-rousset-alain-rousset-renoncez-à-votre-mandat-de-député

Crédit photo : loiretpositif.fr

C’est pas parce qu’on à rien à dire qu’il faut fermer sa gueule !

 imgresLa lecture d’un article publié dans le journal « La République » du samedi 13 et dimanche 14 décembre 2014 (page 39 – Débat et opinion) évoque de manière incontournable le titre de ce délicieux film de Jacques Besnard. Ils s’y sont mis à trois et pas n’importe qui, pour écrire un texte insipide et sans aucun contenu. Florilège.

 Ces trois là, Alain Rousset, président de la Région Aquitaine, Gérard Vandenbroucke, président de la Région Limousin et Jean-François Macaire, président de la Région Poitou-Charentes, excusez du peu, se sont livrés à un exercice à trois mains. A moins qu’ils n’aient chargé un quelconque scribouillard de faire à leur place et en leur nom. Avec toute la modestie qu’il sied en la circonstance, j’avoue avoir lu et relu cette publication et n’avoir pu en tirer une substantifique moelle. Dans la rubrique « langue de bois », il s’agit d’un chef d’œuvre et tous les spécialistes en « xyloglossie » et en « xylolalie »  se devront désormais de citer en exemple cet écrit qui constitue dans le genre un modèle incontournable.

Alors allons-y :

« C’est notre responsabilité que nous voulons assumer pleinement dans le respect de nos diversités et forts de nos atouts ». A ceux qui voudront savoir quels sont ces atouts et ces diversités, circulez, on ne vous le dira pas. Quant à assumer pleinement sa responsabilité, c’es la moindre des choses, non !

« Des complémentarités existent déjà […] Elles s’articulent autour des politiques innovantes menées respectivement en Aquitaine, en Limousin et en Poitou-Charentes […] elles ont fait leurs preuves y compris auprès de celles et ceux qui doutent des effets de l’action publique ». Mais de quoi parle-t-on exactement ? De politiques innovantes et de complémentarités, pardi ! Vaste programme dont il convient ici  de ne surtout  pas dévoiler la nature.

« Aujourd’hui, de grands défis s’ouvrent à nous. Nous voulons construire une région plus puissante, plus solidaire et plus créative, une région qui s’appuie sur ses multiples talents mieux connectée à l’Europe par des infrastructures performantes ». Alors là, il faut être honnête,  il y a une information celle où l’on apprend qu’ils sont tous les trois d’accord pour construire une région, une seule, conformément à ce que leur impose la loi. Autrement dit, ce sont des légalistes, le contraire serait à regretter. Et puis le petit élan vers l’Europe, ça sonne bien et ça enrichit la perspective.

« Nous réussirons en imaginant un nouveau mode de gouvernance pour le maintien de la proximité de la décision et de la qualité du service public, la garantie d’une représentation équilibrée des territoires dans une optique de faire mieux et plus ensemble ». Le nouveau mode de gouvernance intrigue un peu. Vont-ils faire maintenant ce qu’ils n’ont pas été capables de faire jusqu’alors ? Ou bien l’association des trois régions n’entraînera pas la disparition de chacune d’elles ? C’est sans doute cela la proximité de la décision.

« Au commencement de ce nouveau chemin, nous sommes mobilisés pour bâtir une région collaborative, une région solidaire, une région qui rayonne. Soyons au rendez-vous de notre avenir ». Fermez le ban. Sauf qu’il n’est pas très clair de parler d’une région collaborative. Elle collabore avec qui cette seule et même région ? Avec elle-même, pardi !  Elle est solidaire de qui cette seule et même région ? D’elle-même forcément !

Ah, c’est beau comme de l’antique et pour le plaisir des yeux, il faudrait que nos élus désormais ne se privent pas du plaisir de nous prendre pour des couillons.

Pau, le 15 décembre 2014

                                                                                                                      Par Joël BRAUD

Rousset enfin illuminé !

Rousset  Il y a parfois des positions des élus qui méritent qu’on leur fasse une grande publicité tellement elles constituent un progrès pour l’information du citoyen. C’est le cas des déclarations d’Alain Rousset, Président de la Région Aquitaine et Président de l’Association des Régions de France jeudi 13 novembre à la commission des lois du Sénat. (Sud Ouest du 14/11)
« Oui, nous avons confondu en France l’emploi public et le service public. Oui, nous avons dégradé le service public parce que nous avons privilégié l’emploi public, que ce soit au niveau national ou au niveau territorial. Reconnaissons cela à notre débit. Il n’y a pas de contestation possible là-dessus, tous les recrutements qui ont été faits en redondance avec les communes plutôt que de la mutualisation… »,

On peut bien sûr s’étonner de cette illumination tardive… D’autant que les rapports de la Cour des Comptes, à commencer par celui de 2005 « L’intercommunalité en France », expliquent tout cela en détail, et que Rousset ( « Sciences Po » Paris et haut fonctionnaire) trempe dans le mille feuille depuis toujours…

Pour ma part je dénonce cette gabegie depuis plus de dix ans, comme dans « Drôle de gestion à Montardon » (AP du 17/12/2012) :

« Par ailleurs, vous n’êtes pas sans savoir les difficultés structurelles françaises qui font qu’aujourd’hui notre Etat et tout ce qui y est rattaché, est en faillite. La France vit au dessus de ses moyens, et la gabegie règne dans notre mille feuille territorial, à commencer par nos communes. L’intercommunalité française est un fiasco financier total car les Maires n’ont pas su dépasser leurs intérêts en protégeant à toute force leur pouvoir personnel au détriment du collectif. Alors que les effectifs des fonctionnaires territoriaux auraient dû diminuer ces dix dernières années par suite de ces mutualisations et des gains de productivité, ils ont augmenté de 40% ! Pendant que l’Etat central dans cette période supprimait 165 000 fonctionnaires, les collectivités territoriales créaient 500 000 postes de fonctionnaires ! »

Histoire de ne pas perdre de vue la réalité, il faut rajouter que malgré la situation calamiteuse actuelle de la France, la dépense publique n’a toujours pas diminué et ne diminuera pas en 2014 alors qu’elle est située à 6 points de PIB (120 milliards d’euro) de plus que la moyenne européenne et 10 points de PIB (200 milliards d’euro) de plus que l’Allemagne !

Alain Rousset poursuit:

« en France, on a acheté l’intercommunalité. Nous sommes dans un pays gaulois où chacun veut garder tout et le reste (…) Plus l’intercommunalité était riche, plus on a payé cher par habitant. Comme l’intercommunalité a été payée, achetée, les intercommunalités ont recruté massivement ».

Ceci mérite une petite explication. Alors que la réorganisation territoriale avec suppression des petites communes s’est faite en Europe dans les années 1970, nos Maires, arc-boutés sur leurs territoires, sur leurs petits pouvoirs personnels, ont refusé (et continuent de refuser) toute modification. L’Etat, dans son grand courage a donc initié un regroupement partiel (intercommunalités / agglomérations) sur la base du seul volontariat (aboutissant ainsi a des aberrations comme celle de l’agglomération Pau Pyrénées) . Le message était : mutualisez vos compétences, vous ferez des économies d’échelle et donc des économies tout court. Rien de plus logique, et tous les européens ont compris cela, sauf les Maires français.

Pour encourager cette mutualisation, l’Etat dans sa grande stupidité a accordé des subventions (au prorata de la population) d’autant plus importantes que l’intercommunalité mettait des compétences en commun, alors que le gain devait venir de l’économie d’échelle et qu’il aurait fallu au contraire, pénaliser par une taxe, les communes qui ne mettaient pas suffisamment de compétences en commun. Bilan, l’Etat a dépensé (et dépense) des fortunes. Les intercommunalités ont vu une manne leur arriver, elles ont embauché au lieu de mutualiser leur personnel, et c’est ainsi qu’on a plus de 500 000 fonctionnaires de trop dans l’ensemble intercommunalité / Communes. C’est le cas bien sûr à Pau.

Alain Rousset a encore estimé qu’en raison de l’organisation territoriale actuelle, « le coût de la décision publique est quatre à cinq fois plus élevé, le temps de la décision publique est plus long » que chez nos voisins.

Là aussi c’est connu depuis plus de 15 ans, plus on décentralise en empilant plus le coût de gestion s’élève. Un financement fait par l’Etat a le coût de gestion le plus faible. La perte en ligne augmente au fur et à mesure que l’on s’enfonce dans les crèmes du mille feuille… et bien sûr le temps.
« Qu’on fasse un peu le ménage, que les Français sachent, quand ils viennent voter, qui a fait quoi et qui est responsable de quoi »

Point fondamental que je dénonce depuis plus de dix ans : il n’y a pas de fonctionnement normal de la démocratie en France dans les échelons territoriaux car le citoyen ne peut comprendre qui fait quoi.

Comment peut-il porter un jugement sur l’action de ses élus ?

Mais nos politiciens professionnels se régalent de cette situation !

« Le bond de la fonction publique territoriale, c’est les interco. Et les redondances entre les syndicats, il faut que vous mettiez de l’ordre là-dedans, c’est le bazar et le bazar coûte cher« .

Il existe des sources très importantes d’économies suite à cet empilage de redondances, j’aurai l’occasion de le démontrer dans un prochain article en prenant pour exemple le Conseil Général des Pyrénées Atlantiques, dont le Président cumulard se promène actuellement en Australie au frais du contribuable…
Car on pourrait rajouter qu’aujourd’hui on peut supprimer l’échelon départemental (Les Conseils Généraux) du jour au lendemain, sans qu’aucun citoyen ne s’en rende compte. C’est d’une simplicité affligeante, contrairement à ce que hurlent les meutes de Conseillers Généraux rentiers, mais inéluctablement, bientôt retraités.

par Daniel Sango