La transition écologique n’est pas encore «En Marche», quoi qu’il dise !

Un peu d’histoire.

Cela fait longtemps que, sous un autre nom, la sensibilité écologique est dans l’air ; déjà, George Sand confiait :

«La nature est une œuvre d’art et l’homme n’est qu’un arrangeur de mauvais goût.»

«Avant que nature meure» de Jean Dorst, est publié en 1965, c’est l’un des premiers ouvrages francophones à traiter ouvertement de la menace que les activités humaines font peser sur la nature ; «La Nature dénaturée», version abrégée, paraît en 1970.

Le sujet s’officialise en 1974 avec la première élection où un écologiste se présente :

René Dumont.«A vous de choisir : l’écologie ou la mort.» Pauvert 1974

*1 «René Dumont a parcouru le monde pour le comprendre et le changer dès les années 30. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale…, il développe l’agriculture intensive pour donner à manger aux Français. Mais, 30 ans plus tard…, il comprend l’importance de la crise écologique et son impact sur la production agricole.»

*2 «La politique écologique française fondée par Dumont est pacifiste, contre le capitalisme agressif (l’agronome n’a rien contre la propriété foncière si elle n’est pas à l’origine d’un partage trop inégal des fruits du travail et si les droits des agriculteurs sont respectés), pour la solidarité entre les peuples et elle prend en compte le monde en voie de développement. Il prédit l’inévitable hausse du prix des carburants.»

*3«Un monde intolérable. Le libéralisme en question, 1988.

« L’économie de profit, loin de freiner les gaspillages, la pollution, les armements, la surpopulation, les inégalités sociales, les encourage ou, pire, n’arrive plus à les contrôler. Les Etats démunis ne sont plus les seules victimes de ces dérèglements : les pays riches ont aussi leur quart monde. La pauvreté n’a pas de frontière, pas plus que l’air, la terre, l’eau et le vent n’ont de patrie. Tchernobyl, le krach boursier d’octobre noir, les invasions de sauterelles ou d’algues nous démontrent qu’il n’est pas de catastrophe locale qui n’ait de répercussion planétaire… Ce n’est plus l’utopie ou la mort, mais le réalisme ou la mort.»

Quoi de neuf depuis 50 ans, en haut lieu ? Une écoute attentive, rien de plus !

Pourtant on avait le temps, progressivement, de corriger sans punir.

Les pronostics n’ont fait que se confirmer et empirer ; le «ridicule» et «l’utopie» des «écolos» se sont transformés en résultats scientifiques, en prévisions par le Giec et le monde médical, qui se concrétisent.

La transition écologique devient une nécessité.

*4 «La transition écologique est un concept qui regroupe un ensemble de principes et de pratiques adoptés dans le but d’évoluer vers un renouvellement de notre modèle économique et social… elle se compose de plusieurs volets interdépendants… la transition agro-alimentaire, favorable à une agriculture plus biologique et paysanne, la transition industrielle, qui incite à la production de biens plus durables, c’est-à-dire recyclables et facilement réparables, ou encore la préservation de la biodiversité». L’un d’eux est la transition énergétique.

Apparu dans les années 1980, c’est la période d’adaptation qui doit conduire à l’adoption d’un mix énergétique composé de sources plus diversifiées et renouvelables, en opposition à un mix énergétique basé sur des énergies fossiles.

La transition énergétique n’est possible que si elle est accompagnée par celles des autres composantes de la transition écologique.

A ce propos, on peut citer :

+ L’économie circulaire dont l’objectif est de produire des biens et des services de manière durable, sans obsolescence programmée, en limitant la consommation et les gaspillages de ressources (matières premières, eau, énergie) ainsi que la production des déchets. Il s’agit de rompre avec le modèle de l’économie linéaire (extraire, fabriquer, consommer, jeter). Quoi de neuf, là encore ? Affolant ! 70 % de déchets en plus d’ici 30 ans : c’est le cri d’alerte lancé par la Banque mondiale.

+Diminuer les besoins en pétrole : engrais, arrosage, pesticides, herbicides….) en transférant les aides de l’agriculture industrielle productiviste à la culture et élevage paysanne biologique.

+ Diminution de la consommation de carburant par les circuits courts, du producteur au consommateur, prises des mesures coercitives (taxes), au lieu de facilitatrices, pour diminuer très sensiblement le transport à longues distances, par camions et avions, des marchandises, des affairistes…

+ Favoriser par des prix attractifs, les transports en commun, le développement en toile d’araignée, dans tout le monde périurbain et rural,de voies de type tram-bus, tram-train ou tram-way à énergie électrique ou à hydrogène ou… autres, non polluants, suivant les progrès importants de la recherche, du fait de la reconversion d’une partie (20% ?) des sommes pantagruéliques données, collectivement, à l’industrie nucléaire, pour désenclaver écologiquement les zones périurbaines et rurales. La prise en charge des frais doit être collective, européenne sans doute aussi ; il faut accepter, comme en agriculture bio, des rendements quantitativement inférieurs, lignes déficitaires par ex., mais à retombées supérieures du fait du service rendu à tout le public (revitalisation).

+L’apprentissage de la transition écologique est à mettre entre tous les neurones en introduisant à tous les niveaux de l’enseignement, de l’école maternelle à L’ENA, les connaissances qu’apportent les SVT.

En attendant, ce qui peut, si on en a la volonté, demander au plus une mandature, on aidera le particulier contraint du fait des carences : zones géographiques, travail, déplacements obligatoires, chauffage, handicaps physiques et de l’âge…, en lui fournissant un carburant moins cher.

Ensuite, le choix étant possible, on augmentera régulièrement et significativement le prix des carburants.

Où est le début d’une amorce d’actions dans ce sens ?

«Le problème d’E.Macron est de vouloir adapter La France au monde réel tel qu’il est. On peut bien sûr composer avec l’évolution de celui-ci, on doit pouvoir aussi s’y opposer» (R. Glucksmann), si elle mène cette France à la catastrophe écologique, à la sécession sociale, à une implosion de la République… ;

des tremblements de «guerre» grondent en profondeur de partout !

Monsieur Macron «assume» la transition écologique, uniquement en augmentant le tarif des carburants donc en sens inverse de la logique, faisant payer les plus pauvres, les travailleurs et les personnes âgées qui ne peuvent pas faire autrement !

Très singulier pour un Président supposé être celui de tous les Français !

Si cette somme servait à atteindre ce but, on pourrait encore le comprendre mais ce n’est pas du tout le cas.

On ne nous dit pas tout !

En 2018, seuls 7,2 milliards d’euros issus des 33,8 milliards d’euros de la TICPE alimenteront un fonds spécial pour la transition énergétique, destiné aux énergies renouvelables. Le reste du montant file dans plusieurs directions et près de la moitié ira au budget général de l’État en 2019.

En arrivant aux affaires, Macron et son gouvernement ont accentué ce mouvement de hausse. Ces hausses décidées par l’exécutif bénéficieront presque entièrement au budget général insatiable de l’État.

Ras-le-bol de se faire manipuler par Grippeminaud le bon apôtre.

Une chose est certaine, si rien ne change et qu’on ne résout pas «l’équation impossible» (Daniel), la température continuera de s’amplifier et tout deviendra «possible», imprévisible, irréversible ; les conséquences négatives d’une décroissance progressive actuelle (Daniel) deviendront alors bien minimes.

La réaction aux gilets jaunes consistant à augmenter les cadeaux pour l’achat de véhicules moins polluants est la preuve que l’objectif n’est pas de lutter contre la consommation de carburants mais au contraire de permettre de continuer à consommer et à faire tourner la machine économique grâce à l’achat de voitures neuves.

Alors que nous n’avons aucune source significative d’hydrocarbures et de minerai d’uranium, nous en sommes de gros utilisateurs. Par contre, nous avons de nombreux fleuves et rivières, des canaux, des côtes à marées, du volcanisme ancien, des régions ensoleillées, des toits vierges…Les petits ruisseaux font les grandes rivières !

Pour les économistes qui mènent le monde, il n’y a pas d’avenir dans la sobriété.

Aimer est le grand point, qu’importe la maîtresse ? Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ? »A.De Musset.

Pour les scientifiques qui le déchiffrent, la croissance infinie, la démesure, les excès, non plus ; c’est la catastrophe sociale, civilisationnelle,  humaniste et humanitaire.

«Le dérèglement climatique est un problème créé par les riches dont les premières victimes sont les pauvres». – Gaël Giraud.

Conclusion:

«L’avenir ne sera pas ce qui va arriver mais ce que nous allons en faire.» H.Bergson

*1 René Dumont, pionnier de l’écologie politique – RFI

http://www.rfi.fr/emission/20180422-rene-dumont-pionnier-ecologie-politique

*2 René Dumont — Wikipédia

https://fr.wikipedia.org/wiki/René_Dumont

*3 Un monde intolérable. Le libéralisme en question, René Dumont …

http://www.seuil.com › … › Documents › Un monde intolérable. Le libéralisme en question

*4 Qu’est-ce que la transition écologique ? La transition énergétique …

https://www.gazenergiedespossibles.fr/…/quest-ce-que-la-transition-ecologique-la-tran…

signé:Georges Vallet

crédits photos:blog.defi-ecologique.com

Le risque environnemental, menace principale d’où découlent toutes les autres.

GV VDans un climat de panique économique, de croissance en berne, d’effondrement du prix du pétrole et du gaz, le vieux productivisme revient en force et le désastre écosystémique passe aux oubliettes, malgré les promesses d’une hypothétique «transition énergétique».

• Le comportement irresponsable de certains politiques qui se disent «spécialistes», ne fait que développer chez les Français l’idée que l’écologie est secondaire et n’est qu’une agitation groupusculaire d’hurluberlus.
• Le comportement ignorant, hypocrite et dangereux, des représentants des autres partis est conditionné par l’intérêt personnel immédiat ; ils caressent dans le sens du poil les aspirations d’électeurs potentiels inconscients : toujours plus de pouvoir d’achat pour consommer toujours plus, toujours nouveau, toujours plus loin, plus vite….
• La bonne conscience du raisonnement individuel irréfléchi consiste à se persuader : «Je n’y peux rien à mon niveau» !

Pourtant, la prise de conscience écologique n’a jamais été aussi urgente, à tous les niveaux. Elle est même la seule réflexion à désigner un horizon d’espérance.
Peut-on encore envisager un réveil à la 21ème conférence sur le climat ? J’en doute!

Un changement complet de paradigme énergétique est à mettre en œuvre. Les données satellitaires pourraient permettre une surveillance facile, notamment en étudiant l’élévation du niveau des mers car 93 % de la chaleur supplémentaire due à l’augmentation de l’effet de serre va dans l’océan, entraînant la dilatation de l’eau, la fonte des glaces, et ainsi l’élévation du niveau des mers.
Dérèglement climatique, financier, économique, social ; pollutions de la terre, de l’eau, de l’air, de notre alimentation, de notre santé, réduction de la biodiversité, épuisement des ressources énergétiques, désertification, acidification des océans, etc., nous sommes confrontés à un risque global majeur dont les racines sont communes : le dérèglement écosystémique provoqué par l’homme. Cette donnée scientifique devrait être au centre des préoccupations de tous !

Pour la présidentielle, tous les partis ne devraient parler que de cela !

Or, ils mettront en avant les conséquences mais pas les causes essentielles :

• Il n’a pas tenu ses promesses.
• Ils se chipoteront sur la baisse ou la hausse de quelques dixièmes de % du chômage et de la croissance.
• Sûrement des économies à faire et de la dette.
• Il n’a pas fait les réformes réalisées depuis longtemps par les pays «vertueux» c’est-à-dire ceux qui savent utiliser le matériel humain comme variable d’ajustement au bénéfice de l’économie.

Un cercle vertueux est un ensemble qui de cause à effet améliore le système entier ; ces pays-là en sont loin !

• Du terrorisme, des grands déplacements de populations que l’on ne peut pas accueillir car nous n’avons pas les moyens financiers pour cette humanité.
Pourtant, ces réfugiés qui nous «envahissent !» sont des gens instruits en grande majorité (les autres sont restés, ils ne peuvent pas faire face à de telles dépenses), ils représentent des idées nouvelles et un potentiel de matière grise pour l’avenir ; les Allemands l’ont bien compris !

Il ne faut pas calculer ce qu’ils vont coûter mais ce qu’ils vont rapporter !

Comme toujours on morcèle le dysfonctionnement général en une infinité de problèmes qui dépendent tous les uns des autres et on cherche à les résoudre séparément. C’est l’erreur fondamentale du raisonnement analytique réducteur.

Tout provient en fait d’un désastre environnemental.

Ainsi, par exemple, un peu d’histoire montre que tous les pays du Moyen Orient et de l’Afrique subsaharienne sont confrontés à une pénurie de plus en plus importante en eau. Le besoin vital a conduit ces états à élaborer des stratégies visant à s’approprier les grands réservoirs d’eau aux dépens de leur(s) voisin(s). Cette raréfaction de l’eau et ses enjeux imposent une relecture des conflits de la région et ses conséquences, entre autres le problème des «migrants».

Trois facteurs se conjuguent :

• Le taux de croissance démographique combiné à une forte urbanisation. La population de la Syrie est passée de quatre millions dans les années 1950 à 22 millions récemment.
• La mise en œuvre d’ambitieux projets de développement agricole nécessitant une importante irrigation. Les forages illégaux ont fortement réduit les réserves d’eau souterraines et provoqué la salinisation des nappes phréatiques.
• Des scientifiques ont montré que depuis 1900 le «Croissant fertile» a connu une augmentation de 1 à 1,2°C de la température et une réduction de 10% des précipitations. Ceci explique la sécheresse qui a frappé la région qui s’étend du nord de la Syrie à certaines parties de la Turquie et de l’Irak. Elle a dévasté le secteur agricole de la Syrie de 2007 à 2010 et fait chuter la production agricole de plus de 30%. Dans les régions les plus durement touchées du nord est du pays, les troupeaux ont été presque entièrement abattus et les prix des céréales ont doublé, forçant jusqu’à 1,5 million de personnes à quitter les campagnes pour les banlieues des villes déjà envahies par des réfugiés de la guerre en Irak. La pauvreté, la mauvaise gestion, les rivalités pour le pouvoir, la religion…, ont nourri la révolte du printemps 2011.

Comme pour le «Beauté» ou «l’Horreur», il n’y a pas qu’une seule cause, la sécheresse naturelle amorcée au cours du quaternaire a été accélérée par le réchauffement climatique provoquée par l’homme ; si elle ne justifie pas entièrement le chaos actuel, elle a été le terreau favorisant l’engrenage de la violence et le départ d’une population sans espoir de survie dans un pays ne pouvant plus, après une éventuel retour au calme, nourrir sa population convenablement.
En 2013, les catastrophes naturelles ont forcé 22 millions de personnes à fuir Avec le chaos climatique qui s’annonce, on ne comptera plus en centaine de milliers ceux qui franchiront la méditerranée mais en millions.
On ne peut s’empêcher de faire un lien avec une des causes, naturelle cette fois, rarement retenue, ayant déclenchée la Révolution de 1789 et la «Terreur» qui en est résultée.
«L’éruption du Laki, en 1783 au sud de l’Islande, a provoqué un bouleversement climatique tel qu’il a jeté les prémices de la révolte du peuple français. (Le Point culture).
Pendant cinquante jours, la fissure de plus de 40 km vomit des torrents de lave… Les projections de cendres et de gaz hautement soufrés forment un nuage d’une telle intensité, d’une telle opacité que tout le climat insulaire en est bouleversé, avec un hiver permanent en plein printemps, puis en plein été.
Et de fait, à partir de 1783, la France connaît des hivers terriblement froids, des printemps catastrophiques, avec orages, pluies diluviennes, grêles, toujours au moment où les récoltes à venir sont sur pied. Puis, peu avant 1789, les jonctions d’approvisionnement en denrées agricoles entre deux saisons deviennent impossibles à réaliser. Le blé est si cher que le travail d’une semaine d’un ouvrier lui permet alors à peine d’acheter le pain nécessaire à sa propre nourriture. La situation des paysans est désespérée». La Révolution éclate en 1789 ; en 1793 on avait la Terreur.

L’évolution environnementale, naturelle ou provoquée, est rarement retenue pour expliquer l’histoire.

En ce qui concerne la France, c’est au niveau culturel qu’il convient d’agir : d’abord au niveau des jeunes qui deviendront adultes, travailleurs dans tous les domaines : politique entre autres, électeurs, formateurs dans l’économie (recherche, enseignement, industrie, agriculture, diffuseurs d’information comme les médias) ou la finance, pour favoriser une vraie révolution des consciences.

>Convaincre culturellement passe par l’instauration d’une éducation en Science en général et en SVT en particulier. Elle doit être délivrée, à tous les citoyens, tout le long de la vie. C’est une priorité intellectuelle, politique, économique, financière, de santé publique, de survie sur la planète ; tous les autres problèmes : économiques, financiers, sociaux, la violence, la délinquance, le terrorisme, les déplacements de populations.., en découlent.
Il est complètement illogique de constater que :

• Le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie soit élevé au rang de N°3 du gouvernement alors que l’écologie a si peu de place dans notre enseignement et dans la formation des adultes.
• Les députés, les ministres, les élus en général, le ministère de l’Écologie lui-même, sont représentés par des personnes n’ayant reçu aucune formation solide en biologie et écologie pour affronter logiquement les domaines qu’ils ont à gérer, à décider, à un moment ou à un autre. Il en est de même dans toute la hiérarchie des entreprises, CAC 40 ou pas ! Ne parlons pas de la nullité scientifique des médias dont le rôle est capital !
• Les disciplines relevant de la Vie et de la Terre doivent avoir une place prépondérante dans TOUS les cursus scolaires, de la maternelle à toutes les écoles techniques, commerciales, de journalisme, et les grandes écoles d’ingénieurs ainsi naturellement que Science Po et l’ENA.

>Un comportement responsable passe par le refus d’apporter son vote aux candidats de partis ne mettant pas, en engagement prioritaire, dans leur programme, la lutte contre le péril environnemental. Pour les autres, le choix de l’électeur porterait sur l’appréciation personnelle des mesures prévues.

>C’est aussi, partout, inlassablement, s’appuyer sur les explications objectives des faits dramatiques dans tous les domaines du quotidien, en mettant en valeur les liens qu’ils ont avec le non-respect des exigences environnementales. Par exemple, nous vivons actuellement une catastrophe économique consécutive aux attaques destructrices d’un grand nombre d’arbres : orme, châtaignier, figuier, platane..; dernièrement le journal Sud Ouest en a fait une double page, il ciblait les dangers d’un petit ver de moins d’un millimètre (nématode) capable de tuer la forêt de pins des Landes. Originaire sans doute d’Amérique du N, il s’est répandu dans le monde ; sa dispersion et sa prolifération ont été favorisées par les très larges enrésinements, les monocultures de pins, le transport par l’homme de grandes quantités de bois infecté et par la pollution de l’air (pluies acides, ozone,…), dérèglement climatique.

L’irradiation dans le domaine économique est considérable : emplois, pertes pour les producteurs et les entreprises dérivées, sur l’habitat et la démographie régionale, les transports ; retombées sur le tourisme, les écoles, les ressources financières des municipalités….

Pour le bordelais Jacques Ellul, mort il y a 20 ans, il convient de privilégier les initiatives locales pédagogiques, les mouvements sociaux démonstratifs et le combat associatif juridique. Convaincre les citoyens, c’est convaincre a posteriori leurs représentants !

– par Georges Vallet

Crédits photos: franceinfo.fr

Précisions sur l’avenir des barrages français

???????????????????????????????Le gouvernement vient de transmettre à la Commission spécialisée du Conseil national de la transition énergétique, les premières orientations de son projet de loi sur la transition énergétique. Toutefois, avec le remaniement ministériel de début avril, le projet de loi a été reporté au mois de juillet par Ségolène Royal. Parallèlement, la commission européenne pousse Paris à libéraliser son secteur hydraulique, autant d’acteurs impliqués que de solutions proposées. C’est pourquoi, quelques explications sur l’avenir de nos barrages s’imposent…

D’après un sondage de l’institut CSA publié le 20 mars, « les Français sont prêts pour la transition énergétique ». L’étude montre ainsi que 87% des Français considèrent avoir leur mot à dire dans le choix de la politique énergétique. Ils sont par ailleurs aussi nombreux à penser qu’il faille un équilibre entre les différentes sources d’énergie.

Pourtant le secteur de l’hydroélectricité qui représente la première énergie renouvelable de France, soit plus de 13% de l’électricité, pourrait être prochainement réformé par le gouvernement. En effet, « la libéralisation du marché de l’énergie européen pousse l’État à réfléchir à une nouvelle organisation de la filière » en dépit de l’avis des citoyens…

Arnaud Gossement*, juriste en droit public et avocat spécialiste de l’énergie, s’est chargé sur son blog de décrypter les notes rédigées par les services du Ministère de l’Energie. Selon lui, « le projet de loi devrait organiser une réorganisation des concessions en fonction de la méthode du barycentre avant mise en concurrence ». Ce choix avait déjà été évoqué dans un courrier conjoint des ministres du budget, de l’énergie, et de l’économie, nous rappelle le bloggeur.

Pourtant il y a quelques jours la nouvelle ministre de l’énergie a créé la surprise en affichant sa préférence pour une option bien différente. En effet, les journalistes de BFM révèlent que celle qui a succédé à Philippe Martin aurait une préférence pour la constitution de « sociétés d’économie mixte à majorité publique en s’inspirant de la Compagnie nationale du Rhône (CNR), qui est détenue à 50,1% par la CDC et des collectivités locales et à 49,9% par GDF Suez ». Une solution qui prendrait à contrepied les technocrates Bruxellois à seulement quelques jours des élections européennes…

– par NM

* http://www.arnaudgossement.com/archive/2014/03/19/transition-energetique-les-premiers-elements-du-projet-de-lo-5327019.html

Opinion : Pour que le gaz de schiste finance la transition énergétique

Capture d’écran 2013-07-25 à 20.14.51Des « Ecolos », la France, la terre entière, ont besoin d’eux parce que celle-ci a des ressources limitées. Ils sont notre sonnette d’alarme. Sept milliards d’habitants ne peuvent rêver de multiplier voitures, hi-fi, « produits blancs », tous énergivores. Déjà, à force de tirer sur les ressources de la planète, la vie s’efface, celle des animaux d’abord**. La notre ensuite ?

Alors, les écolos, dans leur rôle, parlent de « transition énergétique » : « fermons les centrales nucléaires, ne touchons pas au gaz de schiste, développons des énergies alternatives (les marées, l’éolien, le solaire) »… sans jamais rien financer !

Les besoins énergétiques sont un enjeux majeur. « Fermons les centrales ». Coût pour la nation : des dizaines de milliards d’euros par an (voir ICI). Il y a le coût de la fermeture puis celui du démantèlement de nos 58 réacteurs nucléaires, celui pour recréer des énergies alternatives, celui pour faire face aux destructions d’emplois (la fermeture d’un réacteur en détruirait 12 500)… bref des sommes « faramineuses » à trouver alors que les déficits des comptes publics sont « gigantesques » et que les français n’en peuvent plus de ponctions fiscales. Le compte n’y est pas et les écolos s’entêtent.

Pourquoi dès lors ne pas imaginer de financer la transition énergétique par les bénéfices que l’on pourrait tirer de l’exploitation du gaz de schiste national ? Une exploitation sous contrôle de la puissance publique, comme le propose le Ministre Montebourg, et à laquelle il conviendrait d’appeler les écologistes dans le tour de table. Oui, Gasland ne doit pas se produire en France.

« Ils n’y viendront pas » beaucoup penseront. Sauf que si toutes les parties prenantes s’engageaient à utiliser un pourcentage important des bénéfices, tirés de cette nouvelle énergie, pour financer la transition énergétique, les blocages pourraient alors commencer à sauter…

Le raccourci est rapide mais l’idée est simple : Répartir la richesse qui se trouve dans notre sous-sol* pour rebondir au lieu de rêver d’une transition que nous ne pouvons pas financer. A quand un « Grenelle III de l’environnement » ?

Let’s have a dream…

– par Bernard Boutin

* A ceux qui veulent en finir avec le nucléaire, il convient aussi de rappeler ces 68,5 milliards d’euros, en 2012, de facture énergétique française au titre de la balance commerciale.
** En vingt ans, la moitié des papillons des prairies ont disparu en Europe. Souce :  BFM TV

crédit photo : http://www.alterre-bourgogne.org

Ecologie de la transition énergétique/Economie de la transition écologique

logo_dnte_quadriGérard MEDAISKO, adhérent de l’Amicale des Foreurs et métiers du Pétrole, nous communique son intervention au cours du Forum qui a suivi l’AG de l’Amicale, le 22 Juin dernier, dans l’amphi Lamartine du Palais Beaumont à PAU.

« Je m’appelle Gérard MEDAISKO et je suis Géologue-conseil. Je vais essayer de vous parler de l’écologie de la transition énergétique et de l’économie de la transition écologique en espérant ne pas vous endormir. En réalité, je vais tout simplement vous entretenir, à nouveau, des huiles et gaz de schiste tant décriés, sans rimes ni raison et qui sont devenus le symbole d’un clivage idéologique majeur opposant deux modèles de développement qu’il semble bien difficile de réconcilier. C’est une nouvelle version du combat des Anciens contre les Modernes.

Bien malin celui qui peut dire de quoi demain sera fait. Contrairement à notre Ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie (MEDDE), termes antinomiques s’il en est, je n’ai pas de boule de cristal pour prédire la nature du bouquet énergétique à l’horizon 2025, encore moins à l’horizon 2050.

On ne manquera pas de remarquer que, par définition, l’horizon est une ligne virtuelle qui recule au fur et à mesure que l’on avance ! Bruxelles nous a donné deux années de répit pour réduire notre déficit et commencer à rembourser notre dette à l’horizon 2015, ce dont je doute fort, mais Dieu le Père devra nous en accorder bien davantage pour que nous puissions transformer ce bouquet en une véritable gerbe… à moins que ce ne soit une couronne !

La transition énergétique est un concept franco-français avant tout, car nous sommes à peu près les seuls au monde à en parler. A la manière de Monsieur Jourdain, l’Humanité la vit depuis des siècles, en fait depuis que Prométhée déroba le feu du ciel pour le transmettre aux hommes. Nous sommes ainsi passés, sans transition si j’ose dire, du bois au charbon de bois, de la tourbe à la houille, puis au pétrole, au gaz, au nucléaire sous toutes ses formes bien que la fusion soit encore en filigranes et nous abordons maintenant le chapitre des énergies renouvelables en ayant stupidement fait l’impasse, en France tout au moins, sur les hydrocarbures dits de schiste comme nous la ferons, je n’en doute pas, sur les clathrates de méthane lesquels, comme la femme, sont l’avenir de l’homme.

Si l’on avait dit à l’Américain moyen, voici dix ans, que l’Amérique concurrencerait un jour l’Arabie Saoudite en produisant 12 millions de barils d’huile par jour, il aurait éclaté de rire. Et pourtant, cela devrait se réaliser aux alentours des années 2020 grâce aux huiles de schiste.

Mais cette transition n’est pas celle dont rêvent nos écologistes ainsi que les pouvoirs publics qu’ils ont infiltrés. Ils ont à l’esprit une transition vers une économie sobre en énergie, dans le droit fil du Traité de Rome qui, le 1er janvier 1958, préconisait en quelque sorte l’abstinence. Qui plus est, ils la veulent décarbonée et moins polluante (sic) or, les spécialistes que nous sommes, après une vie passée au contact de l’or noir dans des fonctions diverses, savent qu’à l’horizon 2030-2050 (en espérant qu’il reculera) les hydrocarbures fossiles entreront encore pour 70 à 75% dans la composition du bouquet énergétique. La recherche et la production de ces hydrocarbures ne coûte rien aux contribuables puisqu’elles sont payées par les sociétés exploitantes, contrairement aux ENR.

De récents sondages effectués dans le Midi Libre et le Figaro notamment indiquent que 74 à 76% des Français consultés sont en faveur de la recherche et de l’exploitation des gaz et huiles de schiste. Leur mise en production permettra d’attendre que l’hydrogène soit enfin domestiqué car je considère l’hydrogène comme le carburant de l’avenir.

La vie nous a appris que seule une énergie abondante et à bas prix est le principal moteur de la croissance mais, en France, nos élus ne l’ont pas encore compris. La Taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), devenue depuis peu la Taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques (TICPE) au cas où les renouvelables mettraient sur le marché une énergie qui cesserait d’être virtuelle, est là pour en témoigner : Que nous produisions demain des hydrocarbures MADE IN FRANCE, provenant de schistes (qui ne sont pas des schistes mais des pélites, c’est-à-dire des boues séchées), la TICPE se chargera de nous les livrer à la pompe au même prix que le pétrole que nous importons des pays d’Afrique et du Moyen Orient.

En tant que professionnels, nous savons que le pétrole n’est pas polluant quand il est produit par des gens qualifiés (comme nous il va sans dire). Une fois détecté dans la couche productrice, il jaillit ou il est pompé, c’est selon et passe ensuite dans des tubes, des tuyaux et des flexibles pour finalement atterrir dans le réservoir de votre automobile sans que personne ne l’ait jamais vu à moins que vous ne soyez maladroits et laissiez tomber quelques gouttes sur vos pieds. Macondo est l’une des exceptions qui confirme la règle.

N’oublions pas non plus que le pétrole est à la base de nombreux détachants et qu’il a même été utilisé comme médicament, mais nous ne savons rien toutefois du sort des patients qui ont été traités par ce pétrole…lampant.

Les écologistes veulent faire de l’environnement un élément clé de la transition énergétique. Pour le préserver, ils n’hésitent pas à rencarder les énergies fossiles et l’atome pour instaurer un nouveau système reposant uniquement sur les énergies nouvelles renouvelables (ENR) qui, pour l’instant, sont loin d’être fiables (J’invite celui ou celle d’entre vous qui a des dispositions musicales à composer un nouveau tube sur l’air de « comme la plume au vent, souvent flamme varie).

Peu importe le coût de ce projet puisque de toute façon nous n’avons pas les centaines de milliards d’euros qu’il faudrait investir pour le réaliser. Il n’est pas réaliste de vouloir remplacer notre mode de production d’électricité actuel par les énergies renouvelables. Les éoliennes sont un mythe coûteux car elles ne fonctionnent, dans les pays exposés aux vents, que 20 à 30% du temps. Le solaire quant à lui, se limite à 10-15% sauf en Normandie et dans les pays nordiques où le jour s’apparente à la nuit. Quant aux carburants verts, les agro-carburants, ils reviennent très chers à produire quoiqu’on en dise et nécessitent d’énormes quantités d’eau sans commune mesure avec les quantités requises par la fissuration hydraulique. Quant au bilan carbone des ENR mieux vaut ne pas en parler car il est bien plus élevé que le MEDDE ne le pense.

J’ai assisté à plusieurs séminaires sur le sujet mais le sabir des économistes n’est pas à ma portée. J’ai entendu parler de macroéconomie, d’économies sectorielles, de sciences de toutes sortes dont celles du vivant et celles de l’Univers mais je n’avais personne pour me traduire ce vocable.

MOI GEOLOGUE-CONSEIL, je parle de forage, de géologie, de géophysique, de géothermie, d’essais de couches, d’essais de production et de logs électriques. Dans les meilleurs des cas, quand il y a découverte d’hydrocarbures, je m’aventure à parler de tonnes métriques, parfois de barils ou de pieds cubes et plus rarement de kilowatts et de kilowatts/heures auxquels je ne comprends pas grand chose. Enfin, lorsque je passe à la pompe je parlais de gallons dans ma jeunesse car j’avais de grosses cylindrées mais j’en suis maintenant réduit à parler en litres puisqu’on ne peut pas acheter moins de cinq litres à la fois.

Le 25 mai 2013, le gouvernement avait organisé une journée citoyenne pour débattre de la transition énergétique. Une fois encore, tous ceux qui n’avaient rien à dire ont pris la parole. A nouveau, le CO2 a cristallisé toutes les attentions et sa séquestration réclamée à grands cris alors qu’elle engendre des mini-séismes d’amplitudes très réduites dont on aimerait bien se passer néanmoins. L’Europe produit environ 10% des émissions de CO2 de la planète et la France 1%, mais nous sommes pratiquement les seuls à nous pénaliser et à nous astreindre à des dépenses inutiles en voulant réduire de 20% à l’horizon 2020 notre quote-part d’émission, car 20% de 1% représentent 0,20% mais coûte cependant très cher à notre économie vacillante en terme d’emplois et de niveau de vie des ménages. A noter que sans le CO2, la température de notre planète ne dépasserait guère 15°C. Ne le séquestrons pas mais utilisons le pour extirper le méthane des clathrates, c’est-à-dire des hydrates de méthane gazeux, par exemple. On peut aussi en faire de l’eau de Seltz !!!

Cette rage à vouloir détruire le milieu environnemental qui nous est familier, pour le remplacer par un système qui n’a pas encore fait ses preuves, me fait songer à cet auteur espagnol pour qui l’Europe de notre enfance est morte à Auschwitz : cette Europe de tradition judéo-chrétienne que le clan au pouvoir cherche à remplacer par une Europe, voilée de pied en cap, qui adorera un autre dieu que le nôtre et risque fort d’y parvenir…à « l’horizon » 2040, mais cette fois, je crains que l’horizon ne soit pas virtuel et qu’il ne reculera pas. Inch Allah !

En un mot comme en cent, vous avez compris qu’à mes yeux, la transition énergétique, dont notre ex Ministre de tutelle nous a rebattu les oreilles, n’est qu’un débat idéologique, inutile et coûteux qui va faire grossir impunément les factures d’électricité des industriels et des particuliers, dont près d’un million de foyers connaissent déjà une précarité énergétique.

A la manière d’Emile Zola, j’accuse le titulaire du MEDDE, parmi d’autres, d’avoir fait de notre industrie une industrie sinistrée et de continuer à le faire. Puisse la justice des hommes les juger pour leur comportement indigne de notre pays cartésien lorsque justice juste elle redeviendra. »

– par Gérard Medaisko*
22 juin 2013

* Géologue-conseil, Docteur-ès-Sciences, ancien conseiller technique en exploration pétrolière du Secrétariat Général des Nations Unies
Courriel : gerardmedaisko@aol.com
Blog :  http://legeoloblog.wordpress.com/
Amicale des Foreurs et métiers du Pétrole : www.foreurs.net

crédit photo : http://www.asder.asso.fr/actualites/236-propositions-pour-la-transition-energetique