Pau Municipales 2014 – Eurydice Bled serait-elle dogmatique ?

Capture d’écran 2014-03-14 à 12.47.07AltPy a contacté tous les candidats à l’élection municipale paloise en leur adressant un questionnaire et un projet de deuxième « Pacte des Nouvelles Pratiques Municipales ». Tous ont répondu soit au questionnaire, soit au pacte proposé, soit aux deux. Tous sauf un ou plutôt une : Eurydice Bled, candidate d’EELV.

Ce n’est pas faute de l’avoir relancée directement, via son site de campagne ou encore par l’intermédiaire de Danièle Iriart. Silence radio total. Eurydice Bled n’a rien à dire à Alternatives Pyrénées.

Pourtant, elle a signé la charte Anticor, pour l’éthique en politique. Une charte que le deuxième « Pacte des Nouvelles Pratiques Municipales » d’AltPy complète, puisqu’il cherche à provoquer des avancées concrètes, prenant en compte la situation paloise en matière de transparence, d’éthique, de pratique et de lutte contre le clientélisme et la corruption.

Passé le moment de questionnement sur ce « black-out », un seul motif semble plausible, Eurydice Bled, doit voir dans AltPy un support inconditionnel des bétonneurs, foreurs et autres destructeurs de ce qui nous reste de nature…

Il est vrai que sur AltPy s’expriment des partisans de la Pau-Oloron, d’une desserte LGV directe du Béarn et de la Bigorre ou encore de l’expérimentation en matière de recherche de gaz de schistes… Tout comme il est vrai que sur AltPy s’expriment, avec la même vigueur des opposants à ces mêmes projets et partisans du Bus-Tram et autres modes de transports doux. La richesse d’AltPy est là : créer le débat entre personnes souvent aux idées bien opposées.

Eurydice Bled serait étonnée de savoir qu’il y a parmi les adhérents d’AltPy, des gens de tous les horizons et de toutes les convictions différentes. En termes politiques, nous pourrions dire du Front de Gauche jusqu’à Debout la République.

Nous lui avons proposé de nous rencontrer autour du deuxième « Pacte des Nouvelles Pratiques Municipales ». Elle ne nous a jamais répondu.

Une position de fermeture bien peu compréhensible. Une position dogmatique qui ne serait que la traduction, au niveau local, de l’image véhiculée par les « verts » français, toujours arcboutés sur leurs idéaux et peu capable de discussion avec leurs partenaires politiques les plus proches. On le constate tous les jours au plan national. Force est de le constater aussi à Pau. Dommage…

– par Bernard Boutin

le site de la liste Passion Audace Urgence 2014 : http://pau2014.fr/candidat/ebled/

Crédit photo : le site de campagne d’Eurydice Bled

« Le Pacte des Nouvelles Pratiques Municipales » (nouvelle version)

Mairie pauEn octobre 2007, Alternatives Paloises introduisait dans le débat politique palois : « Le Pacte des Nouvelles Pratiques Municipales » (14.859 lectures). Dès son élection, Martine Lignières-Cassou a ouvert le chantier. Il est loin d’être achevé. C’est pourquoi Alternatives Pyrénées, association reconnue d’intérêt général, sollicite à nouveau les candidats à l’élection municipale. 

Le 20 février, tous ont reçu un nouveau pacte. Il  appelle  à des engagements concrets avant l’élection et porte sur la Transparence, l’Ethique, le refus de la Corruption et du Clientélisme.

Vous trouverez ci-dessous, le pacte adressé aux candidats. Nous vous tiendrons au courant des engagements signés reçus, des refus de signature ou encore des modifications demandées par tel ou tel candidat.

  « Pacte des Nouvelles Pratiques Municipales »
(une suite du Pacte présenté aux candidats à l’élection municipale de mars 2008)

Ethique, Transparence, Pratique

Internet, depuis une vingtaine d’années, bouscule les comportements des électeurs vis-à-vis des élus. Ils cherchent à mieux comprendre leurs pratiques. Le net amplifie leur attente… et leur impatience. De nouveaux mots-clefs font de plus en plus partie des questionnements des électeurs : Ethique, Transparence, Pratique. Le devoir d’informer, mais aussi de consulter, les électeurs devient de plus en plus pressant, c’est pourquoi…

Elu, je m’engage dans un délai de six mois à publier, sur le site de la ville Pau.fr, les documents bruts des :
– comptes administratifs complets
– budget complet
– projets de délibérations (textes complets)
– procès-verbaux intégraux des conseils municipaux
– bilan annuel du fonctionnement des grands équipements (Zénith, Palais des Sports, Complexe de Pelote, Stade d’Eaux-Vives)
– textes des conventions passées avec les associations qui reçoivent des subventions
– comptes-rendus d’utilisation des subventions

Elu, je m’engage à proposer à la signature des élus une charte éthique dans les 3 mois suivant l’élection municipale. La lutte contre la corruption, le clientélisme, l’enrichissement personnel en seront les priorités. Une commission municipale, présidée par un membre de l’opposition, sera mise en place et rendra publiquement compte de ses travaux une fois par an.  La liste des élus signataires de la charte sera rendue publique.

Elu, je m’engage à maintenir les vidéos des conseils municipaux

Elu, je m’engage à publier sur le site Pau.fr :
– toutes les offres d’embauches réalisées au sein de la ville et les modalités pour y candidater
– l’état réel des effectifs par services municipaux et l’actualiser tous les trimestres

Elu, je m’engage à maintenir la mise en ligne de l’organigramme de la ville tel qu’il est réalisé maintenant.

Elu, je m’engage à maintenir et développer les Conseils de Quartier :
– en leur allouant un budget annuel de fonctionnement préalablement défini
– en leur permettant de choisir en leur sein un bureau exécutif

Elu, je m’engage sur les projets supérieurs à 10 millions d’euros à consulter les Palois au travers d’un référendum d’initiative locale, sur le choix d’un projet parmi plusieurs présélectionnés au préalable par un jury, afin de connaître leur opinion d’une façon formelle, avant que le projet ne soit adopté par le conseil municipal.

Pour finir, élu, je m’engage à mettre en place un adjoint chargé des « nouvelles pratiques municipales » qui s’entourera d’associations et de palois issus des conseils de quartier pour veiller à ce que tout ce qui a été nommé ci-dessus soit mis en place dans les meilleurs conditions possibles.

Par ailleurs, élu, si je venais à devenir Président de la Communauté d’Agglomération Pau-Pyrénées, je m’engage à mettre en place au niveau de l’Agglomération, toutes les mesures ci-dessus, chaque fois que possible.

A Pau, le ….
Signature du candidat

– par les Animateurs d’Alternatives Pyrénées

Pau Municipales 2014 – Bayrou, la liste « arc-en-ciel »

DSCF1326Les groupies de François Bayrou apprécieront ce label donné à l’équipe, présentée le 14 février, par le patron du MoDem : la liste « arc-en-ciel ». A l’image de l’ambition de Nestor Mandela qui voulait réconcilier, autour de lui, toutes les composantes de la nouvelle Afrique du Sud.

Des UPM, des UDI, des PS et bien entendu des MoDem, tous réunis sous une même bannière : « Aimons Pau ». Un arc-en-ciel qui sera probablement compliqué à faire fructifier mais, l’art du politique n’est-il pas de surfer au-dessus des différences ?

Un arc-en-ciel où la couleur orange domine néanmoins les autres. Parmi les 20 premiers, le « groupe des forces rapprochées » selon les mots de François Bayrou, la présence des troupes du MoDem est forte, avec notamment les MoDem identifiés François Bayrou, Josy Poueyto, Patricia Wolfs, Jean Lacoste, Régis Laurand, Laurence Despaux, Jean-Louis Pérès, Jean-Paul Brin, André Lestorte.

L’UMP ressort plutôt bien de la distribution des cartes avec 25% des 36 ou 37 conseillers municipaux éligibles et 4 parmi les 21 premiers, l’UDI a 3 représentants parmi les 20 premiers dont Véronique Lipsos-Sallenave et Thibault Chenevière. Les ex-PS/PRG, en provenance de la liste « Cap et Cœur » de Martine Lignières-Cassou, Anne Castéra, Pascal Boniface sont bien là parmi les éligibles, de même Odile Denis (sans étiquette).

« Chapeau l’artiste » –
François Bayrou revenait de loin après une défaite aux élections présidentielles et législatives de 2012. N’a-t-on pas déjà dit que Bayrou rebondissait toujours ? Deux ans plus tard, il est à nouveau là avec une belle dynamique lancée autour de la liste « Aimons Pau ». Quelle énergie ? Motivée par quoi ? Un destin local ou un destin parisien ? Vendredi 14, c’est le destin local auquel l’assistance voulait croire.

François Bayrou rappellera tous les efforts que demande une telle démarche de rassemblement, assimilable à celle d’un père de famille, qui doit regrouper autour de lui. Sa volonté, dépasser une vision traditionnelle de la politique, propre au PS, qui veut « faire triompher ses idées sur celles des autres ».

Patrick de Stampa – Alain Juppé –
On remarquera l’absence du Président de la CCI de Pau. Motif invoqué par François Bayrou : les possibles conflits d’intérêts juridiques entre sa présence au Conseil Municipal et les missions de la CCI qui est en affaire avec la ville par l’intermédiaire de la Chambre de Commerce et de l’aéroport. Un motif qui pourrait paraître satisfaisant sauf qu’à la lecture de la liste, on y retrouve Thibault Chenevière, « directeur de département à la CCI de Pau » ! Ce qui serait valable pour Patrick de Stampa ne le serait pas pour Thibault Chenevière.

A noter qu’à Tarbes, le Président de la CCI était aux cotés de Gérard Trémège au conseil municipal il y a peu. Il a démissionné depuis. Un lecteur juriste pourrait-il nous dire si le Président de la CCI de Pau peut ou non siéger aussi au conseil municipal palois ?

Il faudra probablement chercher une autre raison pour expliquer l’absence de Patrick de Stampa lors de la présentation de la liste :  L’accord UMP-MoDem ne convainc pas l’ensemble des cadres dirigeants de l’UMP national. Profil bas donc… Alain Juppé annoncé un instant dans la Presse n’est pas là non plus…

Du côté des « transfuges » du PS ou du MRG –
Odile Denis n’a eu aucun mal à quitter la liste de Martine Lignières-Cassou pour aller vers François Bayrou qu’elle connait depuis 30 ans. Son domaine de prédilection restera le développement économique et il lui semble que « Aimons Pau » lui donnera plus d’opportunités dans ce domaine qu’elle n’en a eu avec « Cap et Cœur ».

Pour Anne Castéra, le décision a été difficile à prendre. L’ancienne élue MRG de Martine Lignières-Cassou parle de « nuits blanches » et de « tourmente ». Pour elle, il n’y avait pas de capitaine à bord et le navire allait à vau-l’eau. Il fallait donc changer de capitaine. Une Anne Castéra qui voit en François Bayrou des valeurs humanistes, de droiture et d’amitié.

Pour Pascal Boniface, le choix n’a pas été difficile entre « ceux qui divisent » et souhaitent « un empire avec leur sujets » et les valeurs d’écoute, de respect, de rassemblement de François Bayrou. Un François Bayrou qui a plein d’idée pour un « projet béton ».

Josy Poueyto, PS passée au MoDem en 2008, se retrouve n°2 sur la liste et probable Maire de Pau si François Bayrou vient à quitter son poste. Une Josy particulièrement émue d’accueillir, dans la liste, des membres de sa famille : Anne, Odile et Pascal qui ont fait le même cheminement qu’elle, il y a 5 ans. Oui, dira-t-elle : « le cœur n’est pas toujours à gauche ».

Ambiance
Il est certain que l’atmosphère de la présentation de la liste « Aimons Pau » était plus chaleureuse et détendue que celle de David Habib, « Pau, le Mouvement », qui au moment de faire la sienne venait d’apprendre qu’un sondage lui donnait le rôle de challenger.
François Bayrou donna la parole largement à chacun lors de la présentation, ce que ne fit pas David Habib qui souhaitait probablement mieux contrôler la présentation. La plupart des colistiers de « Aimons Pau » se connaissaient, les sourires étaient de sortie. Le challenger, en effet, ne semblait pas être François Bayrou.

– par Bernard Boutin

PAU, municipale 2014 : l’enjeu sécuritaire.

imagesVoilà un domaine, la sécurité, auquel les candidats, quelles que soient leurs convictions, vont devoir répondre. Il s’agit en effet d’une préoccupation, justifiée ou non, mais constante des électeurs. Alors chacun y va de sa petite mesure de sa mise en place d’un système ceci ou cela. Il s’agit de démontrer qu’on s’intéresse au problème. Mais les propositions seront-elles vraiment efficaces ?

 Lors de sa conférence de presse sur la sécurité, le Préfet a soigneusement pris soin de ne livrer que des chiffres globaux. Par catégories d’infractions, en fonction du découpage Police Gendarmerie, mais surtout pas par villes ou par agglomérations. On peine à  connaître la raison de ce silence ; celle qui est officiellement affichée est que ces chiffres sont donnés aux maires et pas à la presse.  Allez comprendre !

 Alors on pourra s’interroger à loisir pour savoir si à Pau, par exemple la délinquance est en hausse, en baisse ou bien stable. Vous vous rendez compte, il en va de la réputation de la municipalité, comme si, les élus en étaient responsables.

 Considérons que les candidats ont eu accès à ces informations. Certain, comme François Bayrou, dit en avoir eu connaissance. Il laisse entendre par ailleurs que ce sujet revient souvent  lors des échanges avec les électeurs. David Habib, de son côté, dit ne pas avoir réellement été interpellé à ce propos tant sur les quartiers réputés difficiles comme Ousse des Bois ou Saragosse que dans d’autres lieux. Yves Urieta pense renforcer la police de proximité.

 Alors pour bien comprendre l’importance de l’enjeu il faut savoir que, entre la réalité de l’insécurité et l’idée que chacun s’en fait, il y a un espace d’une largeur difficilement mesurable. Le sentiment d’insécurité est fort et c’est ainsi dans toutes les villes. Et comme le reconnait fort justement David Habib, c’est un peu «  la faute » à la presse, ou plus exactement sa propension à relater ou non les faits divers. Plus ils sont rapportés, plus on se sent en insécurité mais l’inverse n’est pas forcément vrai, si la presse n’en parle pas, on croira qu’on vous cache quelque chose, la conséquence devient pire. La juste appréciation est difficile à trouver surtout que tous ceux qui se sont essayé à mesurer le sentiment d’insécurité ont échoué.

 Donc les candidats doivent répondre à des préoccupations plus qu’à une réalité. Ainsi chacun affiche sa mesure phare. Après tout elle est un peu la même pour les trois principaux candidats, elle se nomme vidéo surveillance ou vidéo protection, peu importe d’ailleurs, il ne s’agit pas ici d’un problème de sémantique.

 En matière de sécurité, il faut distinguer ce qui est préventif de ce qui est répressif. En l’occurrence, la vidéo surveillance-protection a certainement un effet dissuasif mais offre peu la possibilité d’identifier les auteurs d’infractions. Dissuasif dans la mesure où les potentiels malfaisants, sachant qu’ils sont filmés, peuvent craindre d’être retrouvés. Mais il est établi que ceux qui sont déterminés à commettre un acte délictueux prennent les dispositions nécessaires pour ne pas être identifiés par une caméra.

 Si la vidéo surveillance n’est pas la panacée,  il s’agit cependant d’une mesure qui plait et est une réponse aux inquiétudes formulées.

 Mais il est une disposition certainement plus efficace, la présence des policiers sur la voie publique, qu’ils soient de la municipale ou de la nationale. A Pau, il est rare de rencontrer des policiers en tenue lors du marché du samedi aux Halles.  Une exception pour le marché de Ousse-des-Bois où l’on voit des A.S.V.P. (agent de surveillance de voie publique) déambuler à pied au milieu des étals.  Cette police de contact a disparu ;  les candidats  seraient bien inspirés de lui reconnaître toute sa pertinence.

 Il est par ailleurs une instance qui, selon ce que l’on sait, a disparu des radars, « le comité intercommunal de prévention de la délinquance ». Se trouvait là l’occasion donnée à toutes les personnes en charge de la sécurité : services de l’Etat, procureur de la République, police nationale, gendarmerie, police municipale et autres de se rencontrer, d’échanger et de coordonner leurs efforts. Cette instance se réunit-elle encore ?

 Le domaine de la sécurité est un domaine difficile où les mesures préventives affichées à grand coup de promesses électorales  n’ont qu’une portée relative. Pau est une ville où la délinquance  est contenue, il faut être réaliste.

                                                                                               Pau, le 12 février 2014

                                                                                               Par Joël Braud

Pauvre campagne !

Bayrou Hollande La campagne pour l’élection municipale paloise est lancée. Une fois de plus les bonimenteurs y vont de leurs promesses toutes plus extraordinaires les unes que les autres. Le citoyen palois, endormi, succombera-t-il à ces paradis artificiels ?

Les campagnes électorales se succèdent et nos professionnels des promesses font toujours preuve de peu de considération pour les citoyens. Pourtant les choses sont simples et le parallèle avec la dernière présidentielle est évident. Rappelez- vous, Sarkozy ou Hollande promettant monts et merveilles alors qu’ils savaient pertinemment la France à l’agonie, tous indicateurs au rouge.

Il en est un peu de même pour Pau. La ville vit au dessus de ses moyens suite à une série d’investissements pharaoniques soit inutiles soit surdimensionnés. Car chaque fois qu’un investissement est fait ce sont des coûts de fonctionnements à vie qui sont rajoutés entraînant un budget en augmentation continue. Evidemment le bilan financier de Monsieur Lavignotte est convenable, mais ceci grâce au report d’investissements. Il faudrait donc continuer sur cette voie, en diminuant significativement les coûts de fonctionnement de manière à dégager des marges pour l’investissement.

Quant à la CDAPP (Communauté d’Agglomération Pau Pyrénées) dont le rôle aurait dû être de mutualiser les moyens pour faire diminuer les coûts de fonctionnement, elle a totalement échoué. A périmètre constant, en dix ans de fonctionnement communautaire, c’est 1000 emplois de fonctionnaires supplémentaires qui ont été créés, alors que leur nombre aurait dû diminuer ( « Gabegie à gogo à l’agglo » AP du 9/7/2012).

Mais que proposent donc les candidats ?

Ils proposent tous de dépenser plus encore : salles de spectacles, stade, événements culturels, musées, etc. Sans parler de l’inéluctable projet des Halles destiné à alimenter les polémiques puériles sur la couleur des murs ou la forme de la toiture. Et pas un seul qui envisage la réalité : une baisse des rentrées fiscales combinée à une baisse annoncée (et approuvée par les deux principaux candidats) des subventions d’Etat. Pire, alors que l’échec majeur de Martine Lignières-Cassou est l’impasse totale dans laquelle se trouve l’agglomération, pas un seul qui propose une ligne directrice pour cet échelon majeur du millefeuille. Alors que la CDAPP n’a aucun lien réel avec le bassin de vie et que les communes qui devraient y participer la fuient ( « L’agglomération paloise perd le Nord » AP du 20/02/2012) pas un seul qui ne propose le moindre remède.

Citoyen, circulez, ce genre de problème n’est pas de votre niveau ! On fera notre bidouillage entre nous !

Ce qui n’empêche d’ailleurs pas ces candidats d’embrouiller allègrement le citoyen endormi, mélangeant allègrement ce qui est du ressort de la ville de Pau et ce qui est de la responsabilité de la CDAPP. Le PDU (Plan de Déplacement Urbain) et le bus tram : c’est l’agglomération. Le PLH (Programme Local de l’Habitat ) c’est l’agglomération. La culture : c’est une compétence déléguée à l’agglomération. La nouvelle Foire expo : ce devrait être l’agglomération …etc.

Pourtant, rappelez-vous, dans la campagne présidentielle, un homme avait un programme réaliste, décoiffant pour l’époque : F Bayrou. Bien conseillé au plan économique, il avait fait le choix de dire la vérité aux Français. Je ne résiste pas et vous cite un passage de l’article que j’écrivais sur le sujet dans AP du 23 janvier 2012, « Bayrou apprend l’arithmétique » suite à son passage dans l’émission « Des paroles et des actes » :

« Si son constat est analogue à celui des grands partis, ses propositions font plutôt penser à un remède de cheval. Je suis même très étonné de sa position qui se rapproche plutôt de la droite pure et dure que de celle toute en nuance d’un centrisme humaniste classique. Il n’y va pas par quatre chemins : « il faut redresser les comptes de 100 milliards d’euro, 50 milliards de coupes budgétaires et 50 milliards d’impôts supplémentaires, ceci en deux ans… »

« Les dépenses de la nation budget de l’Etat et dépenses sociales doivent être diminuées de 5% » soit 50 milliards sur un total de 1050″

Et pour ceux qui déjà sont au bord de la révolution quand Sarkozy rabote 8 milliards, il rajoute que « ce n’est pas avec une diminution de 5% des dépenses que la France va s’arrêter de fonctionner… »

Concernant les impôts, deux tranches supplémentaires d’impôt sur le revenu à 45% et 50%, 20 milliards à récupérer sur les 70 milliards de niches fiscales, et deux points de TVA en plus…Qui sera dans la soustraction ? Fonctionnaires ? Personnel Hospitalier ? Retraités ? Quelles niches seront supprimées ? Quelques réponses :

15 milliards d’économie sur les dépenses sociales sur 620 Mds, ce doit être facile dit-il…(sauf que, quand Sarkozy touche à moins d’un milliard, un vent de révolution gronde…Surtout dans un contexte de vieillissement de la population… )

10 milliards sur les transferts de l’Etat (50 Mds) vers les collectivités territoriales. Ah quelle superbe mesure ! Je ne puis qu’applaudir ! Enfin les riches collectivités qui dépensent sans compter, embauchent à tout va seront enfin mises à contribution (On rappelle que, ces dernières années, l’Etat supprime 35 000 fonctionnaires par an, alors que les collectivités territoriales en embauchent autant !). Ces collectivités toutes trop riches qui subventionnent à tout va qui les clubs de rugby, de basket, ou les stations de ski au lieu de se consacrer à leurs domaines de compétence.

Les 35 heures passent à la trappe : « Je me suis battu toute ma vie contre les 35 heures »

Pour le détail précis des mesures, son équipe y travaillera durant le premier trimestre, cela sera public. (Fin de citation).

Finalement c’est Hollande qui a voté Bayrou. Il planche d’ailleurs en ce moment sur la réduction des dépenses publiques de …50 milliards… Bravo les François ! Quant à David Habib, il ne peut qu’approuver la démarche de son Président.

Alors chiche appliquons la recette de Francois : « ce n’est pas avec une diminution de 5% des dépenses que Pau  va s’arrêter de fonctionner… »

Le budget de la ville est de 150 millions d’euro, celui de l’agglo de 115 millions d’euro. Diminuez donc ces budgets de 13 millions d’euro. Car effectivement, c’est ce qu’il faut faire pour rendre la pression fiscale acceptable. Alors un peu de courage pour Pau ! Dites nous :

– Quel projet (périmètre, gouvernance, but, …) et quel programme pour donner un sens à l’agglomération et obtenir ainsi des économies d’échelle significatives ?

– Dans quels domaines diminuera-t-on les dépenses de la ville de Pau ? de l’Agglomération ?

– Combien de centaines de fonctionnaires en moins ? Et où ?

Ensuite, si les soustractions sont suffisantes, on pourra parler de vos rêves, cauchemars du contribuable.

Quand les citoyens s’éveilleront…

 – par Daniel Sango

Pau Municipales 2014 – Habib : la liste PS dévoilée

DSCF1304 La liste, que David Habib va proposer aux Palois, est de gauche. Majoritairement PS. Prise en tenailles entre celle du Front de Gauche d’Olivier Dartigolles et le très large coup de râteau de François Bayrou, de centre-gauche à droite, le choix qu’a fait David Habib est de se recentrer sur sa base : le PS. Pouvait-il faire autrement?

C’est une liste jeune, 46 ans en moyenne composée de 24 membres du PS, deux du mouvement occitaniste « Bastir » (Sommes-nous en Occitanie, à Pau, capitale du Béarn ?) et deux « verts » . La société civile est représentée… plutôt en fin de liste.

Les noms connus sont nombreux en début de liste et possèdent souvent une réelle expérience de la « chose publique » : 1 David Habib, 3 André Duchateau*, 4 Frédérique Espagnac*, 5 Patrice Manuel (Ancien directeur des Franca, de la Mission locale, directeur artistique), 7 Frédéric Fautoux*, 9 Jean Christophe Tixier (Ecrivain, « Un aller et retour dans le noir »), 10 Louisette Mayerau (engagements présents ou passés : CODE, Ecocene, Conseil Régional, Conservatoire des espaces naturels d’Aquitaine), 11 Jean-François Maison*, 13 Jérome Marbot*, 14 Nathalie Cabannes*, 16 Stéphanie Maza*, 17 Pierre Cheret (ancien patron du PS pour les Pyrénées-Atlantiques), 18 Françoise Etchèbar (RezoPau, Coordisanté), 21 Jean-Noël Drault (président de la commission médicale du CHP), 22 Nicole Juyoux*, 23 Marc Jubault-Bregler*, 24 Anne Bernard* et pour finir, à mi-liste, Jean-Pierre Barthe ancien syndicaliste et membre pendant 15 ans du Conseil Economique et Social d’Aquitaine. Pour plus de détails sur l’intégralité de la liste, se reporter au site du candidat : www.davidhabibpau2014.fr

Au fur et à mesure de la présentation, David Habib se détendait et semblait prendre un réel plaisir à présenter ses colistiers, souvent avec une pointe d’humour. Il faut rappeler qu’avant d’en arriver là, le candidat avait du batailler ferme pour imposer sa méthode. Une page se tournait. Une autre s’ouvrait : celle de la campagne.

André Duchateau affirmait de son côté, après les « petits problèmes de l’automne », sa fierté de contribuer à « bâtir les conditions d’une victoire de la gauche à Pau ».

Toute la liste semblait donc à l’unisson, studieuse et prête à en découdre, forte de son rôle de « challenger » (Bayrou étant souvent donné devant). Pas de grande clameur parmi le public d’un théâtre Saragosse plein et convaincu d’avance.

Au-delà des notions de lien social, d’attention à l’autre, de service publique, et de toute la rhétorique habituelle propre à un PS « progressiste », David Habib est souvent revenu sur une notion importante pour lui : Certains de ses élus seront en pointe pour défendre au conseil général, au conseil régional, au Parlement, auprès des ministères les grands projets pour la ville de Pau. Il faudra « aller chercher du pognon … ».  Il le répète à Jean-François Maison qui siège au Conseil Général, à Anne Bernard et Pierre Chéret qui siègent à la Région ou encore à Frédérique Espagnac, sénatrice qui a déjà travaillé avec le Président ou encore Laurent Fabius. On a compris, pour ceux-là, s’ils sont élus, ils ne devront pas faire de la figuration ! D’ailleurs, David Habib participera aussi à cette recherche de fonds pour appuyer de développement local.

Et quels projets à défendre ? L’heure était à la présentation de l’équipe et non du programme. Quelques pistes entendues cependant : l’extension du Stade du Hameau qui doit obtenir de l’argent de la Région (le stade Chaban Delmas n’a t’il pas reçu de l’argent de la région ?), la défense à Paris d’une stratégie LGV, le déplacement de la Foire-Exposition (une idée que l’on ne savait pas défendue par David Habib), un projet innovant pour les Halles qui sera présenté semaine prochaine, défendre le « patrimoine municipal », la réhabilitation du Stade de la Croix du Prince…

Ces projets, et d’autres, seront présentés aux Palois à l’occasion de 3 grandes réunions publiques : « Pau, ville dynamique », « Pau, ville moderne », « Pau, ville solidaire ».

Autre idée forte du candidat Habib : « l’attractivité d’une ville commence par la culture » et à ce titre, Jean-Christophe Tixier aura une totale liberté comme adjoint à la culture et bénéficiera d’un « important budget »….

Lors de la présentation de la liste, Martine Lignières-Cassou, députée-maire PS de Pau n’était pas présente, retenue à l’assemblée et, il n’a jamais été fait mention des « pratiques municipales », de transparence, de consultation des citoyens ou de cumul des mandats…

– par Bernard Boutin

* Conseiller municipal sortant

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Pau Municipales 2014 – Chute de la population de la ville de Pau !

IMGP2104L’INSEE publie ses chiffres de population légale 2011 qui entrent en vigueur le 1er janvier 2014. La population municipale de la ville de Pau chute de – 5% par rapport à 2006. Cette baisse représente 4.105 habitants de moins et la ville repasse sous la barre des 80.000 habitants.

Pendant ce temps les villes de l’agglomération progressent souvent dans de fortes proportions : Plus de 10% de population entre 2006 et 2011 à Idron (+11%), Ousse (+11%), Lee (+11%) et Artigueloutan (+11%). On notera qu’il s’agit là de communes à l’est de Pau. La proximité de Turboméca et du centre scientifique de Total ainsi que des impôts plus raisonnables semblent attirer particulièrement de nouvelles populations vers ces villes.

Les communes à l’ouest de Pau progressent moins : Lescar (+4%), Lons (+5%) pendant que Billère et Jurançon ne font que plus 1%. Baisse de population à Gelos et Mazères-Lezons.

Cela dit, la perte de plus de 4.000 habitants à Pau n’est pas compensée par les augmentations des autres communes. La CDAPP entre 2009 et 2011 perd 1.938 habitants.

Le manque d’attractivité de la ville de Pau pour un ensemble de raisons, dont très certainement le niveau des impôts locaux, pousse une partie de sa population, mais une partie seulement, à s’installer dans les communes de l’agglomération. Les autres partent plus loin.

Serres-Castets passe à 3.678 habitants contre 3.461 en 2006. Morlaas grimpe à 4.431 contre 4.121. Sauvagnon passe la barre des 3.051 habitants contre 2.791 en 2006.  Pour ce qui est de Mourenx, M. Habib ne semble pas avoir de recette miracle : Population municipale 6.998  habitants en 2011, contre 7.550 en 2006.

Gageons que ces mauvais résultats pour la ville de Pau vont être au cœur de la campagne pour les élections municipales. Jusqu’où va descendre la ville alors qu’elle a tant et tant d’atouts économiques autour d’elle ? Le taux de chômage du Béarn, n’est-il pas inférieur de plus d’un point à la moyenne nationale ?

L’élection du nouveau maire de Pau, en mars, est un moment capital dans la vie de notre agglomération. De la politique qui sera mise en place, résultera la place de notre agglomération dans le grand Sud-Ouest et au-delà.

Il appartient aux citoyens d’exiger des candidats une vision claire pour Pau et son agglomération au risque de voir celle-ci végéter voir péricliter.

– par Bernard Boutin

PS : Demain l’évolution de la population dans les principales villes du bassin de l’Adour.

Participez au sondage : Pau, à votre avis quelle est la principale raison de la perte de population de la ville ?

Source : http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/populations-legales/commune.asp?depcom=64445&annee=2006
http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/populations-legales/default.asp?annee=2011

Evolution population Feuil1